Aimelin
[Reims, fin décembre]
"A la limite de la lumière et de l'ombre
Je remue un trésor plus fuyant que le sable
Je cherche ma chanson parmi les bruits du monde..."
(O.J. Périer - A la limite de la lumière et de l'ombre)
La noël un jour comme un autre, à rédiger des réponses, à essayer dêtre agréable tout en restant ferme. La Champagne nétait pas à labri et il veillait du mieux quil le pouvait sur les voyageurs imprudents ou pas qui saventuraient sur les terres que la neige avait recouvert doucement au fil des jours.
La deuxième journée qui avait suivi la noel avait été animée et tendue. Des courriers pour répondre à quelques malotrus profitant dêtre dans lentourage royal pour malmener de leurs mots et leur mépris lune de ses douanières. Une colère pour un bien, puisquil avait pu échanger à nouveau avec lAmirale de France dont il avait croisé la plume quelques semaines avant. Mieux valait sadresser au Très Haut plutôt quà ses saints, il lappliquait bien souvent.
Tempête et calme revenu et avec lui, une lanterne.
Un sourire en pensant à celle quil avait faite porter à Terwagne et Dotch et un air amusé en constatant que si lidée lavait effleurée pour sa blondinette, il lavait remplacée par des fleurs.
Et ses pensées qui senvolèrent vers celle qui lui avait fait parvenir ce petit objet. "Merci d'être pour moi comme cette lumière" éclairer ma route. Par combien de doutes était il passé depuis ce mois de mai, où quelque chose détrange le préoccupait. Cet étrange sentiment qui le liait à la fille de Magdeleine et celui qui le liait à Terry. Des jours et des nuits à se persuader quil nétait plus fait pour aimer depuis Dance et sa disparition, pour fuir cette nuit qui fonçait sur lui comme un orage en plein été, crevant son ciel déclairs et nuages sombres.
Avait il choisi la facilité en ne donnant plus son cur ni de promesse ? Pourtant.. tout ce quil avait ressenti pour la Vicomtesse et ce quil ressentait pour Alie se mélangeait sans cesse. Pouvait on aimer deux femmes et ne pas le dire pour ne pas avoir ce fameux choix à faire, ce choix que la brune présidente de cours dappel voulait lui éviter en seffaçant, et avait fait pour lui.
Serait il plus heureux sil partait ? non.. il savait que quoi quil fasse elles étaient là au fond de lui, et il savait quelle avait raison de ne pas lui imposer ce choix que de toute façon il ne saurait faire sans blesser lune des deux, et sans se perdre lui aussi.
Sa rencontre avec la vicomtesse et cette discussion dans cette salle darchives, un lien bien trop fort pour quil le néglige. Et puis leurs chemins qui sétaient séparés, elle repartant vers sa vie, et lui vers ce quil ne connaissait pas, entretenant ce lien par des missives parsemées de non dits. Et puis cette rencontre à ces joutes des Grandes Ecuries avec celle quil était allé retrouver en Champagne et avec qui il vivait cette relation à laquelle il tenait, même sans promesses. Peut être que cétait ça tout simplement, aimer. Ne rien promettre, ne rien dire et laisser la vie nous emporter au gré de ses caprices.
Au fond de lui il était persuadé quelle partirait un jour, quand elle aurait suffisamment grandie pour désirer voir autre chose. Bien sûr quil appréhendait ce jour, mais il nen parlait jamais. Et c'est peut être pour cela qu'il laissait des portes ouvertes, pour ne pas finir enfermé dans du vide. Pas de je taime, pas de mots qui finissaient de fixer des liens, juste des regards et des non dits sans doute bien plus forts. Lui qui aimait à prononcer ces mots ne se rendait même plus compte de leur absence. Et pourtant combien de fois sétait il surpris à avoir envie de les dire à lune et à lautre comme pour se persuader quil était encore vivant.
Au fil des mois, il sétait installé dans cette étrange relation à trois. Heureux près dAliénor, heureux de voir Terwagne, essayant de ne lui donner que ce quelle désirait, son amitié et sa tendresse à elle pour la vie. Prenait elle ce respect pour de l'éloignement ? il espérait que non.
Elle était venue à Etampes, discussions, confidences et promesses leur avaient tenu compagnie, sans quils ne franchissent ce pas et ne se mêlent lun à lautre. Retenue, désir, respect. Il avait déposé un anneau dans le creux de sa main, celui qui était retourné dormir dans son coffret de bois, depuis le jour où il avait mis celui de sa blonde sénéchal autour de son cou cet anneau quil tenait dans sa main ce jour là en audience à la cour dappel, cet anneau qui avait attiré le regard de la juge "il a créé notre rencontre et pour ça je le remercie et je vous l'offre, c'est un bout de moi".
Un léger froncement de sourcils en observant la lanterne posée sur le bureau devant lui, et mirettes grises qui parcouraient la moindre partie "il y a, dans le fond de cette lanterne, un petit compartiment secret qui contient une autre petite chose."
un compartiment secret moui
Il avait attrapé la lanterne, l'avait regardé sous toutes ses faces, passant ses doigts et guettant un quelconque défaut, s'était arrêté moultes fois pour réceptionner des parchemins, avant de reprendre son exploration.
Une petite aspérité avait attirée son regard mais nulle petite cachette nétait apparue, comme si la lanterne voulait garder jalousement son petit secret. Et cest avec une mine perplexe et résignée quil avait continué son travail, non sans jeter de temps à autre à la rebelle quelques regards emplis de reproches.
tu es belle mais comme toutes les femmes tu aimes à garder tes mystères
Parce qu'il était persuadé que cette lanterne était une femme qui se jouait de lui et le narguerait jusqu'à ce qu'Aliénor vienne le délivrer de sa curiosité.
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Merci aux merveilleuses rpistes avec qui je joue
"A la limite de la lumière et de l'ombre
Je remue un trésor plus fuyant que le sable
Je cherche ma chanson parmi les bruits du monde..."
(O.J. Périer - A la limite de la lumière et de l'ombre)
La noël un jour comme un autre, à rédiger des réponses, à essayer dêtre agréable tout en restant ferme. La Champagne nétait pas à labri et il veillait du mieux quil le pouvait sur les voyageurs imprudents ou pas qui saventuraient sur les terres que la neige avait recouvert doucement au fil des jours.
La deuxième journée qui avait suivi la noel avait été animée et tendue. Des courriers pour répondre à quelques malotrus profitant dêtre dans lentourage royal pour malmener de leurs mots et leur mépris lune de ses douanières. Une colère pour un bien, puisquil avait pu échanger à nouveau avec lAmirale de France dont il avait croisé la plume quelques semaines avant. Mieux valait sadresser au Très Haut plutôt quà ses saints, il lappliquait bien souvent.
Tempête et calme revenu et avec lui, une lanterne.
Un sourire en pensant à celle quil avait faite porter à Terwagne et Dotch et un air amusé en constatant que si lidée lavait effleurée pour sa blondinette, il lavait remplacée par des fleurs.
Et ses pensées qui senvolèrent vers celle qui lui avait fait parvenir ce petit objet. "Merci d'être pour moi comme cette lumière" éclairer ma route. Par combien de doutes était il passé depuis ce mois de mai, où quelque chose détrange le préoccupait. Cet étrange sentiment qui le liait à la fille de Magdeleine et celui qui le liait à Terry. Des jours et des nuits à se persuader quil nétait plus fait pour aimer depuis Dance et sa disparition, pour fuir cette nuit qui fonçait sur lui comme un orage en plein été, crevant son ciel déclairs et nuages sombres.
Avait il choisi la facilité en ne donnant plus son cur ni de promesse ? Pourtant.. tout ce quil avait ressenti pour la Vicomtesse et ce quil ressentait pour Alie se mélangeait sans cesse. Pouvait on aimer deux femmes et ne pas le dire pour ne pas avoir ce fameux choix à faire, ce choix que la brune présidente de cours dappel voulait lui éviter en seffaçant, et avait fait pour lui.
Serait il plus heureux sil partait ? non.. il savait que quoi quil fasse elles étaient là au fond de lui, et il savait quelle avait raison de ne pas lui imposer ce choix que de toute façon il ne saurait faire sans blesser lune des deux, et sans se perdre lui aussi.
Sa rencontre avec la vicomtesse et cette discussion dans cette salle darchives, un lien bien trop fort pour quil le néglige. Et puis leurs chemins qui sétaient séparés, elle repartant vers sa vie, et lui vers ce quil ne connaissait pas, entretenant ce lien par des missives parsemées de non dits. Et puis cette rencontre à ces joutes des Grandes Ecuries avec celle quil était allé retrouver en Champagne et avec qui il vivait cette relation à laquelle il tenait, même sans promesses. Peut être que cétait ça tout simplement, aimer. Ne rien promettre, ne rien dire et laisser la vie nous emporter au gré de ses caprices.
Au fond de lui il était persuadé quelle partirait un jour, quand elle aurait suffisamment grandie pour désirer voir autre chose. Bien sûr quil appréhendait ce jour, mais il nen parlait jamais. Et c'est peut être pour cela qu'il laissait des portes ouvertes, pour ne pas finir enfermé dans du vide. Pas de je taime, pas de mots qui finissaient de fixer des liens, juste des regards et des non dits sans doute bien plus forts. Lui qui aimait à prononcer ces mots ne se rendait même plus compte de leur absence. Et pourtant combien de fois sétait il surpris à avoir envie de les dire à lune et à lautre comme pour se persuader quil était encore vivant.
Au fil des mois, il sétait installé dans cette étrange relation à trois. Heureux près dAliénor, heureux de voir Terwagne, essayant de ne lui donner que ce quelle désirait, son amitié et sa tendresse à elle pour la vie. Prenait elle ce respect pour de l'éloignement ? il espérait que non.
Elle était venue à Etampes, discussions, confidences et promesses leur avaient tenu compagnie, sans quils ne franchissent ce pas et ne se mêlent lun à lautre. Retenue, désir, respect. Il avait déposé un anneau dans le creux de sa main, celui qui était retourné dormir dans son coffret de bois, depuis le jour où il avait mis celui de sa blonde sénéchal autour de son cou cet anneau quil tenait dans sa main ce jour là en audience à la cour dappel, cet anneau qui avait attiré le regard de la juge "il a créé notre rencontre et pour ça je le remercie et je vous l'offre, c'est un bout de moi".
Un léger froncement de sourcils en observant la lanterne posée sur le bureau devant lui, et mirettes grises qui parcouraient la moindre partie "il y a, dans le fond de cette lanterne, un petit compartiment secret qui contient une autre petite chose."
un compartiment secret moui
Il avait attrapé la lanterne, l'avait regardé sous toutes ses faces, passant ses doigts et guettant un quelconque défaut, s'était arrêté moultes fois pour réceptionner des parchemins, avant de reprendre son exploration.
Une petite aspérité avait attirée son regard mais nulle petite cachette nétait apparue, comme si la lanterne voulait garder jalousement son petit secret. Et cest avec une mine perplexe et résignée quil avait continué son travail, non sans jeter de temps à autre à la rebelle quelques regards emplis de reproches.
tu es belle mais comme toutes les femmes tu aimes à garder tes mystères
Parce qu'il était persuadé que cette lanterne était une femme qui se jouait de lui et le narguerait jusqu'à ce qu'Aliénor vienne le délivrer de sa curiosité.
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Merci aux merveilleuses rpistes avec qui je joue




