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[RP] L'ange orphelin

Uriel
A la mention que l'eau n'était pas venue, il fut soulagé ; d'ailleurs son visage se détendit, cela voulait dire qu'il restait quand même quelques heures devant eux.
Yarwelh n'était donc venue que sur une impression ... mais Uriel avait appris à fait confiance aux intuitions, spécialement les féminines ... et puis il ne pouvait se prononcer sur la date de l'enfantement. Une femme ayant porté la vie et l'ayant déjà donné devait ressentir ces choses, tant en son corps qu'en son esprit.


Oh mais je te crois, et te fais pleinement confiance. N'aie crainte. Si tu as cette impression, alors nous devons nous y fier, car mère tu es, mère tu vas devenir à nouveau, il y a des choses en toi qui font que "tu sais".
Cela n'est pas explicable, c'est ainsi, et comme la nature est bien faite, nous devons lui faire pleinement confiance.


Aucunement il n'avait l'intention de rire ou de se moquer. Si il avait étudié la médecine de manière scientifique, il fallait aussi et surtout écouter les patients, car ce qu'ils avaient à dire permettait le plus souvent de faire le diagnostic.

C'est d'accord, nous irons chez Line.
Peu m'importe l'endroit, du moment que toi tu t'y sentes bien, aussi. Quant à mes herbes, elles ne sont pas bien lourdes, je vais les porter et puis nous avons la charrette d'Armael.

Bon, donnez-vous quand même la peine d'entrer, car même si c'est pour aujourd'hui, on peut encore prendre une tisane.


Il s'effaça donc pour les laisser pénétrer à l'intérieur de sa bâtisse. Une grand pièce assez lumineuse et sobre, sans décoration extraordinaire, sans richesse ostensible, l'on aurait dit un intérieur des plus banals.
D'aucuns auraient pu s’attendre à de beaux tapis, des meubles sculptés et des tapisseries fines, mais rien de tout cela.

Il sortit trois gobelets de bois et servit quelque tisane puis invita les deux femmes à s'asseoir, tandis qu'il fouillait les armoires à la rechercher de bassines en cuivre, de linges propres et encore des fameuses herbes. Heureusement, il n'en fallait pas des tonnes et tout était transportable.
Il pouvait être vite prêt, si il le fallait.

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Yarwelh
Apparemment la perte de l'eau signifiait quelque chose. Mais la dernière fois, elle avait perdu l'eau bien après les premières douleurs. Alors elle était tranquille. Enfin, façon de parler.
Et Uriel ne lui en voulu pas qu'elle n'ai pas attendu la perte de cette fameuse eau ou la venue des douleurs. Il paraissait au contraire soulagé. Cela rassura la future mère. Si Uriel était stressé, angoissé ou je ne sais quoi encore, elle savait qu'elle allait paniquer. Elle tenait à cet enfant plus qu'à tout autre chose. Plus que sa vie. Car ce n'était pas seulement sa vie que l'enfant représentait. Mais celle d'O. C'était un bout de son Amour et c'était tout ce qui lui restait. Deux petites moitiés d'O.
Mais Uriel avait l'air de savoir ce qu'il faisait et la prenait au sérieux. Il ne se moqua pas d'elle, la crut sur parole. Tant mieux, sinon elle n'aurait su quoi faire. Là, elle était prise en charge, sérieusement.

Uriel était d'accord pour l'accoucher chez Line. Ce n'était pas qu'elle tenait absolument à enfanter là bas, mais elle ne connaissait pas d'autres endroits à Dole. Elle avait bien été deux ou trois fois en tavernes, mais ce n'était guère un lieu pour engendrer. Hormis cela et quelques rares cours à l'université en tant que professeur ou étudiant, elle ne sortait pas de la maison. Elle ne voyait donc pas d'autre lieu pour que son enfant voit le jour.
Il proposa toutefois de passer un moment chez lui. Ce n'était pas de refus pour la parturiente. Son ventre était certes un peu plus petit que la première fois, alors que la grossesse était plus avancée, mais elle la supportait moins bien. Et malgré ce qu'elle avait dit à Armael, elle se sentait fatiguée et les cahots de la route, mesme peu nombreux lui avait donné mal au dos. Que du très supportable. Malgré tout, s'assoir sur un sol plat lui paru une bonne idée.

Au moment d'entrer, elle se rendit compte d'une présence. Seule Yarwelh l'avait vu. Elle était sombre et furtive et se faufilait partout sans estre vue. Elle l'avait déjà vu quand elle s'était retournée, et la voilà qui était passée le long de ses jambes, avant de disparaître de nouveau. Elle avait pénétré la maison d'Uriel. Enguerrand avait du la voir aussi. Il s'était baissé mais avait visiblement échoué à faire ce qu'il voulait. Étonnamment, il arrivait à l'approcher, comme sa mère, mais contrairement à sa mère, il arrivait à la caliner sans subir ses foudres. Là, elle avait filé, ne voulant estre vue, se faisant des plus discrètes. Elle s'était surement déjà installée sur l'armoire ou le meuble le plus haut, une forme noire dans un coin d'ombre, immobile telle une statue mais observant la scène avec ses yeux perçants. Il n'y avait là aucun danger, elle ne ferait pas de dégast. Le mobilier d'Uriel ne craignait donc rien. Ni les personnes présentes.

Yarwelh, suivit donc l'ombre et Uriel à l'intérieur de la maison en poussant doucement Enguerrand devant elle.
Elle n'était jamais entré chez lui. Enfin, elle avait déjà été convié à Herbevillier, son castel lorrain. Enfin surtout celui de Sybille à l'époque. Elle avait trouvé le domaine immense et magnifique. Il reflétait parfaitement le statut de duc qu'Uriel pouvait arborer. Pourtant, ce n'était guère comme cela qu'elle voyait l'habitat du jeune homme. Elle avait toujours trouvé que son titre de duc ne lui allait pas. Non pas qu'il ne le méritait pas, ou qu'il ne le tienne pas. Mais elle voyait plus en lui le clerc simple, toujours prest à aider qu'un duc siégeant dans son castel.
Ce qu'elle découvrit ne l'étonnant donc guère. Des murs et des meubles sobres. A l'image de des habits qu'il portait: une simple robe de bure. A l'image du jeune homme tout simplement.
La seule façon de percevoir sa richesse était dans la grandeur de la pièce.
En faisant le tour de celle-ci du regard, elle aperçut bien deux minuscules lueurs vertes, là où elle pensait les trouver. Un fin sourire: un ange gardien veillait.

Uriel s'affairait déjà. Il attrapa de la vaisselle, aussi dépouillée que le reste et y servit une tisane encore chaude. Il les invita à s'assoir, puis reparti aussi sec.
Yarwelh se baissa avec difficulté à coté d'Enguerrand. Elle souleva ensuite celui-ci et l'assit sur une des chaises avant de s'installer sur celle avoisinante. Elle aurait bien aimé aider à tout préparé. Mais elle n'en avait pas la force, et elle le savait. Elle se força donc à rester sur la chaise à fulminer.

Uriel continuait d'entasser cuvettes et draps et Yarwelh d'ouvrir encore plus ses yeux. Elle était stupéfaite de tout ce qu'il prenait. Surtout les étoffes. Ça, c'était sure qu'il y en avait chez Line.


Tu as dit que nous avions le temps, alors ne te presses pas autant. Tu va me donner le tournis.

Yarwelh sourit. Mais bébé n'eut pas l'air d'apprécier sa remarque. Il donna un violent coup dans l'abdomen de sa mère. Pas une de ces douleurs liées à la naissance. Non juste ce qu'elle interpréta comme une volonté de vouloir faire parler de soi. Elle posa la main sur son ventre, espérant le calmer et lui parla.

Non, on ne t'oublie pas. Alors reste sage mon amour.

Mais celui-ci préféra lui répondre par un autre coup. Elle grimaça légèrement. Il n'y allait pas de main morte.
Un troisième coup survint, suivit d'une sensation étrange. Yarwelh fut immédiatement désolée pour la chaise d'Uriel: elle venait d'estre trempée.


Je crois que je retire ce que j'ai dit...
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Créatrice de fresques et de portraits
Armael
A la proposition de Uriel d'entrer boire un bonne tisane elle avait un petit peu avancé la charrette afin de pouvoir attaché les chevaux qui même très braves pourraient avoir envie de se faire une petite ballade ce qui était a éviter si on devait repartir chez Line et surtout si ce départ devait se faire en urgence sait on jamais .

Oui elle était un peu inquiète et elle savait très bien que Uriel le savait mais il avait toujours eu le don de 'pousser ' les gens ce qui la fit sourire .

Elle les suivit donc dans sa demeure , assez grande mais simple et chaleureuse a son image en fait malgré ses titres .

Une fois assise elle apprécia la chaleur de la tisane , il commençait a faire de plus en plus frais dehors d'ailleurs si on devait refaire le chemin il serrait bon d'avoir quelques couvertures se dit elle .

Uriel s'affairait pour tout préparé , elle aurait bien aidé mais mis a part charger tout dans la charrette des les préparatifs terminés , elle risquait d'être plus dans ses pieds qu'autre chose pour le moment .

Enguerrand était sage comme une image pour son age ou peut être se doutait il bien que quelque chose d'important se préparait .

On était bien au chaud et au calme tout compte fait tout se passerait bien , elle avait vu deux yeux verts qui surveillaient tout de loin elle sourit pensant que les animaux avaient vraiment un don pour sentir les choses , elle se rappelait ce jour ou l'étalon de Melrikk était soudain devenu nerveux peu après elle avait compris pourquoi .

Soudain le visage plus ou moins détendu de Yarwelh changea a plusieurs reprises , sans avoir d'enfants elle savait que parfois ils donnaient de bons coups de pieds pour se faire entendre a leur façon .
Elle eu envie de rigoler pensant qu'il serait un bon joueur de soule si il frappait déjà comme ça si petit quand .....

Citation:
Je crois que je retire ce que j'ai dit...


La plus besoin d'un dessin elle avait compris rien que a voir Yarwelh

Uriel je crois qu'on devrais sérieusement penser a se mettre en route et de rendre la charrette le plus confortable possible avec des couvertures , Il y en a plusieurs dedans dans le coffre mais je n'ai pas de coussins .
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--Boule_de_suif




Comme toujours, je veille
Sur elle. Sur son petit aussi.
Comme je veillerais sur sa deuxième portée.
Elle va venir.
Bientôt.
Mais cette fois, elle sait.
Je le sens.
Mais les deux pattes sont idiots.
Elle sait et elle s'en va.

Malgré tout, je ne peux la laisser.
Je la suis.
La charrette ne va pas vite.
Je suis sans problème.
Personne ne voit le noir dans l'ombre.

La charrette s'arrête.
La ville offre autant de cachettes que la forêt.
Ou que sur les routes.
Ma deux pattes est repartie encore une fois.
Depuis elle est triste. Toujours triste.
Je ne comprends pas.
Mais je ressens sa peine.
Grande.
Et j'entends ses pleurs.

Son petit aussi souffre.
Il joue peu.
Pour un petit, c'est pas normal.
Les chatons doivent jouer.
Je joue avec lui.
Mais ma deux pattes ne sait plus jouer.
Je ne peux la réconforter ainsi.

La vue est bien.
Ils discutent.
Ils ont l'intention d'entrer.
Je dois entrer aussi.
Vite mais pas trop.
Trop vite attire l'œil.
Trop lentement majore le risque d'être vu.
Sous ses jambes, personne ne verra.
Enguerrand veut jouer.
Pas le moment.

Le lieu est grand.
D'en haut, je vois bien.
C'est sombre.
Je me fond dans le décor.
Mais je veille.
Je surveille.


Uriel
Gauche, droite, linges, bassines, herbes, ... rien ne manquait ... En vérité tout avait été préparé de longue date, il avait espéré y avoir recours pour faire naître son propre enfant. Mais les potions des nonnes avaient affecté le développement du fœtus et au final après être resté trop longtemps, il était quand même né prématurément, parfois, la vie était bizarre ... l'on pouvait s'effacer du monde mais en général si c’était trop longtemps plus rien ne restait comme avant, tant de choses changeaient ...
En quittant Herbéviller, il se demanda si il devait garder tout cet attirail, si il ne devait pas en faire cadeau à quelqu'un ou simplement le laisser là, dans des caisses en bois ... les draperies auraient sans doute fini par être rongées par les nuisibles, quant au cuivre, il serait devenu bleu d'oxydation ... et il aurait pu y revenir, par nostalgie.
Son éternel besoin d'aider les autres avait pris le dessus, s'étant dit qu'avec cela il pourrait toujours aider quelqu'un, cela viendrait surement, et de fait, il n'avait pas fallu attendre très longtemps.

Affairé comme il était, il ne remarqua pas la silhouette sombre qui s'introduisait en sa demeure, veillant sur sa maîtresse comme sur une partie de sa meute.

Alors qu'il était en train de tout charger sur la charrette, le gamin mandaté pour aller chercher les biscuits au miel revint. C'était un bon petit, l'archevêque prit donc livraison express des friandises, et posa à l’enfant un choix cornélien ... que souhaitait-il ... un biscuit ou un écu ... cruel dilemme ... la vue et l'odeur du petit gâteau avait éveillé l'estomac du jeunot, tandis que son esprit lui soufflait qu'avec la piécette, il en aurait plus d'un ...
Une leçon de vie, choisir entre tout de suite et reporter, entre obéir à l'instant présent ou planifier ... l'enfant céda à la tentation et désigna le gâteau au miel. Uriel ne jugea pas ce choix, car il en valait bien un autre, mais il prit quelques instants pour lui expliquer les conséquences de son choix, afin de lui faire comprendre que dans la vie, tout acte posé entraînait d'autres actions. Le petit vagabond grimaça en se rendant compte qu'au final il aurait pu avaoir davantage et que dans sa précipitation, il avait raté quelque chose. Mais le religieux n'était pas pingre et comme il voyait que la leçon avait porté ses fruits, il fouilla dans sa poche pour donner aussi un écu à l'enfant. Ce dernier le remercier et s'en repartit dans les ruelles.

Uriel revint alors avec les biscuits et les déposa sur la table, continuant la discussion. Et soudain, ce qui devait bien arriver un jour arriva.
Voyant le visage de son amie changer de couleur et sa mâchoire se crisper, la déduction fut rapide, ce qui lui fut vite confirmé.

Il bondit comme un chat qui attrapait une souris en tapant dans ses mains.


Et bien voilà. Le signe annonciateur est là.
Yar', tu peux, si tu le souhaites, passer dans la pièce d'à côté, tu trouveras ce qu'il faut.

Il n'en rajouta pas davantage, ne souhaitant pas la mettre encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'était. Puis regardant la Baronne de Gondreville.

Oui Armael, nous allons pouvoir nous préparer. Allons installer les couvertures, veux-tu. En en repliant une ou deux, je pense que cela fera l'affaire pour s'appuyer.
Et puis .... Enguerrand viendra bien nous aider, nous allons avoir besoin d'un homme fort ! Il aura la responsabilité de garder la charrette, n'est-ce pas ?! Voilà digne tâche pour un futur Seigneur !

Une fois encore, il faisait fi de ses propres problèmes, leur sourit et les invita à le suivre tandis que Yarwelh pourrait changer quelque vêtement.
Certes, elle ne trouverait aucune robe, quoique ... une robe de bure, oui.

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Armael
Terminant son petit gâteau au miel et sa tisane tout en écoutant Uriel elle se leva l'entendant confirmer le départ prochain .

Se faisant elle se tourna vers le petit garçon resté assis sur sa chaise il avait l'air fort inquiet mais ne disait pas un mot .
Logique pensa elle il ne devait surement pas comprendre grand chose de ce qui se passait en ce moment et après avoir perdu son père il devait inquiéter voyant tout ce qui se préparait pour sa maman.


Vient avec moi Enguerrand on va mettre des couvertures en lace pur installer confortablement ta maman et après tu restera près des chevaux pendant qu'on l'installe tu verra il sont très gentils malgré leur taille .


Elle lui sourit pour le rassurer puis faisant le tour de la table pour sortir ele passa près de Yarwelh et lui dit :

Si vous avez besoin d'aide n'hésitez pas appelez moi .

Etant une femme et accessoirement la seule présente hormis Yarwelh bien sur elle savait qu'il était très difficile de partager son intimité encore plus surement pour donner naissance .

Elle pris les quelques couvertures préparées qui restaient et se dirigeant vers la sortie fit un petit signe au petit garçon pour qu'il la suive .
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Yarwelh
Yarwelh était gesnée. Oh, cette fois-ci, elle était sure qu'elle ne s'était pas souillée. Malgré tout, c'était le mobilier de son ami qui venait d'estre sali et elle ne souhaiter pas l'abimer. Mais maintenant c'était trop tard, c'était ce qui venait de se passé.

Je suis vraiment désolée Uriel. Pour ta chaise. S'il le faut, je demanderai à un charpentier de t'en faire faire une à l'identique.

Mais Uriel avait l'air plus préoccupé par elle que par la chaise. Yarwelh l'était pour sa part, en sus de la chaise, pour sa tenue. L'élégance était loin d'estre sa priorité, mais le tissu trempé n'était vraiment pas présentable. Il était en plus extresmement désagréable vu qu'il collait à la peau. Le trajet jusqu'à chez Line risquait donc de l'estre davantage. Et le froid à l'extérieur n'aiderait pas.

Mais Yarwelh n'aurait pas du s'inquiéter. Uriel lui proposa gentiment de lui prester quelques vestements. Malgré son embestement pour tout ce qu'il faisait déjà pour elle, avec Armael, elle n'allait pas dire non. Mais encore fallait-il qu'il ai des vetesments à sa taille. C'est qu'avec son ventre, il lui fallait des braies assez larges.

Avant d'aller se changer, elle se baissa face à la chaise d'Enguerrand pour estre à son niveau et lui parler face à face. La position était désagréable mais elle ne voulait pas qu'il se sente délaissé, oublié ou peu important en ce jour.


Mon cœur. Tu te rappelles? Je t'avais expliqué qu'un jour, maman serait très occupée et ne pourra estre avec toi. Ce jour c'est aujourd'hui. Cela ne veut pas dire pour autant que je ne t'aime plus autant ou que je ne veux pas estre avec toi, bien au contraire. Mais aujourd'hui, je dois m'occuper de moi et du bébé qui est dans mon ventre. Alors j'ai besoin que tu écoutes tout ce qu'on te dit. Je sais que tu seras sage comme d'habitude et tu feras ce que maman te dit. Mais il faudra aussi que tu fasses ce que te dit Uriel ou Armael. Yarwelh désigna de la main les dites personnes. Elle n'avait aucun doute sur le fait qu'il écouterait. Il était d'une sagesse exemplaire et anormale pour son age. Elle s'était tellement murée dans la tristesse qu'il en avait déduit qu'il ne fallait pas l'embeter avec ses jeux. Elle le regrettait, elle ne voulait pas d'une vie triste pour un enfant si jeune.

Quand son rayon de soleil acquiesça, elle se releva avec peine et alla se changer. Elle fit rapidement le tour de la pièce du regard. Elle chercha et trouva des braies de remplacement qui avaient l'air de lui aller. Il y avait des robes, mais des robes de bure. Et de toutes façons, elle ne mettait plus de robe depuis longtemps.
Elle se changea avec difficultés. Certes Armael lui avait proposé son aide. Mais mesme si elle la verrait dénudée lors de l'accouchement, elle préféra par pudeur ne pas l'appeler.
Elle passa les braies d'Uriel. Y rentra sa large chemise comme elle pu et plia ses braies mouillée. Elle les mettrait dans la charrette.

Elle rejoignit ses compagnons dehors, à costé de la charrette. Ils avaient aménagé celle-ci avec des couvertures. C'était gentil mais elle n'en voyait pas l'intesret. Elle ne se sentait pas pas différemment que lors de l'aller. Elle avait perdu l'eau oui, mais les douleurs n'avaient pas commencées.
D'ailleurs, elle voulait voir Uriel pour cela. La dernière fois, elle avait perdu l'eau longtemps après les premières douleurs. Très longtemps après. Etait-ce normal? Ou y-avait-il un problème?
En tout cas, elle n'était pas plus douloureuse, plus empestrée. Elle aurait très bien pu s'assoir directement sur le bois sans problème.
Mais pour ne pas les vexer, elle s'installa sans broncher dans la charrette, avec les couvertures. Boule de Suif s'y glissa aussi. Yarwelh fut étonnée. Elle aurait pensé que la chatte cheminerait sur le bas costé, comme à l'aller mais non. Yarwelh haussa les épaules: peu importait au final tant qu'elle avait Enguerrand avec elle.

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Créatrice de fresques et de portraits
Uriel
Lorsque Yarwelh se leva, il constata son air ennuyé ; elle lui proposa alors de lui rembourser la chaise de bois. Celle-ci n'avait rien d'extraordinaire, c'était une simple chaise. Ses paroles le firent sourire et il balaya l'air de la main.

Pfff, ne t'en fais pas pour une chaise, il y en a encore au moins deux-cent-vingt-cinq à Herbéviller.

Il rit, une fois de plus, davantage par dérision pour lui-même que pour autre chose, qu'allait-il faire de tout cela ? Une certitude, au moins, c'est que les villageois ne manqueraient jamais de rien. Il n’aurait probablement pas de descendance alors à sa mort, si il ne restait rien, peu importait, après-tout.
L'enfant reçut consignes de sa mère et fut rapidement pris en charge par Armael et tous trois ils s'occupèrent de la chariote pendant que la parturiente se changeait.

Ainsi quelques instants plus tard, ils étaient prêts, tous. Uriel referma la porte puis le quatuor humain se mit en route vers chez Line, arpentant les rues.

Yarwelh installée dans la charrette, Armael et Enguerrand pour la conduire, quant à lui, il marchait devant, tenant les petits chevaux par la bride. On ne savait jamais, mieux valait être prudent ...

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Yarwelh
Yarwelh était à l'arrière de la charrette. Seule. Enfin, seul estre humain. Elle aurait apprécié de la compagnie. Surtout celle de son fils, son petit Olivier. Il était beau son fils. Mais plus grand il serait magnifique. Aussi magnifique qu'Apollon. Elle était sure qu'il aurait droit au mesme surnom qu'elle donnait à son père. Toutes les femmes l'appelleraient lui aussi Apollon. Mais pas trop tost. Elle ne voulait pas que son fils parte avec une autre femme qu'elle. C'était son fils. Le sien. Son petit homme. Pas celui d'une autre. De l'arrière, elle arrivait à le voir. Elle le regardait fixement. Elle aurait tant l'avoir près d'elle. Mais il valait mieux pour lui qu'il reste devant avec Armael. Il ne comprendrait pas qu'on lui permette d'estre avec elle à un moment et pas à un autre.
Elle soupira.
Sous les couvertures, Boule de Suif avait glissé sa teste près de la main de la parturiente. Yarwelh ne réagit mesme pas à l'incongruité de la chose. Elle ne fit que la caresser avec plaisir. Son pelage était très doux. Surprenant pour un animal sauvage. Malgré tout, cela l'apaisait. Surement pour cela qu'exceptionnellement, elle se laissait faire.
Mais le trajet lui paru quand mesme interminable. Elle s'ennuyait. Et puis, elle n'appréciait pas d'estre au centre de toute les attentions. Ce n'était pas son genre et cela la mettait plutost mal à l'aise. Certains appréciait. Le recherchait mesme. Surtout les plus titrés en général. Mais elle... elle n'aimait pas cela. Elle préférait l'ombre à la lumière, comme Boule de Suif.

Quand enfin la charrette s'arresta, elle descendit avec haste. Elle n'en pouvait plus. Elle descendit précautionneusement. Ce trajet lui avait fait mal au dos. A moins que cela soit l'accouchement? Elle ne savait pas trop.
Elle s'inquiétait vraiment de ne pas avoir de douleur.

En attendant, elle sortit la clé de sa bourse. Bien sur, quand elle quittera la maison de Line pour d'autre cieux, ici ou là, à Dole, ailleurs en Franche-Compté ou plus loin, elle laissera la clé là où elle l'avait trouvée, dans la fissure où Line la cachait. Mais en attendant, Yarwelh préférait la garder à l'abri des voleurs.
Elle ouvrit la porte et laissa entré tout le monde, humain et félin, avant de refermer la porte doucement.
En pénétrant dans la pièce, elle remarqua que Boule de Neige n'avait pas bouger d'un poil. Le chat blanc, aussi paresseux que Boule de Suif nerveuse, dormait devant la cheminée. Le pauvre, il allait surement devoir bouger.

Yarwelh alla à la cuisine. Elle prépara du thé et trouva mesme des gasteaux. Elle mit le tout sur la table de la pièce à vivre.


Servez vous.

Elle ne toucha à rien. Elle n'avait envie de rien.
En attendant, elle entreprit de défaire tout les nœuds de la pièce: elle ne voulait pas que son enfant naisse le cordon autour du cou. Elle défit les liens retenant les rideaux et tout ceux qu'elle voyait. Elle ferait le reste de la maison plus tard.


Faites comme vous devez. Si vous devez prendre du matériel, du linge ou autre, faites. Cela ne me dérange pas.

Yarwelh regarda les personnes présentes. Armael donnait un biscuit à Enguerrand. Elle profita de ce moment pour tirer Uriel un peu à l'écart. Elle ne voulait pas inquiéter Armael s'il y avait lieu de l'estre. Parlant doucement pour ne pas estre entendu par la baronne et par son fils:

Dis moi Uriel. La dernière fois, j'avais perdu l'eau bien après les premières douleurs. Presque à la fin. Et là, je n'ai pas encore mal, tout juste mal au dos, mais j'ai déjà perdu l'eau. Il y a un problème?
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Créatrice de fresques et de portraits
Uriel
Désolé pour le retard, semaines très chargées jusque fin d'année ...

Traversant les rues doloises, le curieux convoi passait en face d'échoppes et de maisons, une forge par-ci, un tisserand par là, il faisait au final assez bon vivre dans la capitale comtoise.
Le château dominait la ville, perché sur le haut de la colline, résultat des fortifications moyenâgeuses qui en leur temps avaient du remplacer un oppidum romain.

Ils arrivèrent à la maison de Lineluna, une petite masure bien décorée, et qui sentait bon tant la sincérité que la joie de vivre.
Depuis son arrivée à Dole, Uriel n'avait pas rencontré Line, enfin, il fallait avouer qu'il ne sortait pas énormément et que sa première soirée en taverne ne s'était pas passée pour le mieux, ayant été invectivé par une personne aux à prioris encore bien engoncés.
Pour l'heure il avait préféré laisser tomber, mais la prochaine, cela ne se passerait pas de la sorte. Enfin pour l'heure, il pénétra dans la maison lorsque Yarwelh ouvrit la porte et regarda l'intérieur, s’imprégnant du lieu.

Il fallait ressentir ce que la maison avait à raconter, afin que chacun s'y sente bien. Il en fit un tour rapide, non par curiosité malsaine mais bien pour choisir le meilleur endroit.
Repérant le feu, il y jeta quelques bûches supplémentaires, puis entreprit le va et vient avec l'extérieur pour y entrer tout ce dont on aurait besoin, et s’affaira à faire chauffer l'eau dans laquelle il plaça quelques herbes afin de la désinfecter au mieux.

Tout était prêt, il n'y avait plus qu'à attendre le moment.

En attendant et à l'invitation de Yar', il saisit un des gâteaux et en croqua une petite bouchée puis lui répondit.


Non, je ne crois pas qu'il y ait de problème, rassures-toi.
Tous les accouchements sont différents et pourtant similaires, c'est un peu comme les baptêmes ...


Il rit ... une fois encore, il avait trouvé une comparaison digne de lui.

Nous attendrons ici le temps qu'il faudra, à mon sens ce ne devrait plus être long avant que l'enfant ne souhaite sortir ...

Il sourit, se voulant une fois encore rassurant ...
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Armael
Le trajet de retour avait été calme et sans soucis , Uriel a pied a côté des chevaux les guidait doucement vers la bonne destination .
Rassurée elle avait passé les rennes a Enguerrand qui avait fini par sourire timidement et s'était pris pour un grand conducteur de charrette prenant son rôle très au séreux .

Ses pensées a elle avaient donc eu tout loisir de s'évader un peu vers son passé , son présent et son futur totalement inconnu il fallait bien le dire tellement inconnu même que par peur de rester a tourner en rond elle avait fait ce qu'elle n'aurait jamais fait avant non que son époux ne voulait pas il était mais vrais qu 'il n'avait jamais vraiment soutenu cette idée , idée qui était d'avoir été s'engager a l'Ost .

Elle l'avait fait juste avant de croiser Yarwelh au matin et avait depuis dissimulé au mieux le petit écusson personne ne le savait encore elle avait fait le choix de ne pas attendre les années qui passent seule devant sa cheminée et tant pis si cella raccourcirait sa petite vie.

On était arrivés sans encombres et dès l'arrivée elle avait aidé a décharger la charrette des affaires amenées pour ce grand évènement.

La maison était chaleureuse et comme Uriel elle s'installa attendant la suite des évènements le calme avant la tempête surement .
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Yarwelh
Uriel s'était affairé à préparer son matériel. Il grignotait maintenant un des biscuits mis à disposition. Il l'avait rassurée sur le déroulement de l'accouchement. Enfin, temporairement et en partie seulement. La parturiente restait nerveuse. Elle fit le tour de la maison et dénoua tout les nœuds qu'elle trouvait. Elle les referait plus tard, pour que quand Line rentrerai de voyage, elle ne trouva rien de changer à sa maison. Si elle revenait. Sinon, Yarwelh la rejoindrait quelque part avec ses enfants. Line était maintenant sa plus vieille amie, pas étonnant avec tout les décès ayant eu lieu dans son entourage, et un soutien indéfectible pour elle. Elles avaient toutes deux envie de changement, alors autant changer ensemble.

Yarwelh passait de pièce en pièce, continuant sa tache. Elle détacha mesme la bride retenant Sol, son étalon. Elle savait qu'il ne partirait pas. Elle lui prit la teste et le caressa affectueusement. Sa robe palomino ressemblait à un soleil dans la grisaille des jours de fin novembre. Il tirait d'ailleurs son nom de cet état de fait. Il était calme et se laissa faire. Puis il lui donna de petits coups de museau. Il lui intimait de partir. Il devait lui aussi sentir que le moment approchait de plus en plus: elle avait commencé à ressentir les premières douleurs. Très faibles. Très espacées. Mais c'était la mesme sensation, l'impression que le corps se repliait sur lui mesme, que lors de la naissance d'Enguerrand.
A costé de l'étalon, il y avait les deux frisons d'Armael. Elle aurait bien voulu défaire les nœuds les retenant. Mais sa main hésita. Elle n'avait pas le droit, par respect pour Armael. Elle laissa donc les frisons comme ils étaient avant de revenir par la pièce principale.

Il y faisait chaud. Le feu sous la cheminée faisait son office. Yarwelh imagina un instant une maison similaire, ce mesme feu. Des cris d'enfants raisonnaient derrière elle. Elle se retournait, et souriait. Les enfants jouaient avec leur père, aux anges. Elle annonçait que le repas aller estre prest. Olivier se levait et venait l'enlacer avant de l'embrasser. Il lui caressait son ventre, rebondi encore une fois.
Ils étaient heureux et la joie de vivre raisonnait dans toute la maisonnée.
Mais elle était là, devant ce feu. Son ventre, pourtant petit, paraissait vraiment rebondi sur ce corps amaigrit, affaiblit, et carencé. Mais le reste ne correspondait pas. Dans sa pensée, elle était en bonne forme. Aujourd'hui, ce n'était pas le cas. Dans sa pensée, il y avait déjà deux enfants et le troisième était à venir. Or, elle n'attendait que le deuxième. Et n'aurait jamais de troisième enfant. Car elle ne voulait plus d'homme dans sa vie, plus après Olivier. Par conséquent, elle ne pouvait avoir d'autre enfant après celui à venir. Enfin, Olivier n'était plus. Sa mise en terre était la source de ses idées noires, de son anorexie, de son mal estre.

Enguerrand demanda un autre biscuit. Sa voix permit à sa mère de réagir. Plus consciente de l'instant présent, elle se rendit compte que les douleurs lui paraissaient plus franches, bien qu'encore peu douloureuses et encore éloignées les unes des autres.
Elle estima qu'il était temps de prévenir Uriel. Elle dit d'un ton neutre, dénudé de tout sentiment:


Les premières douleurs sont là.
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Créatrice de fresques et de portraits
Uriel
L'homme demanda à Armael de préparer la couche avec des draps et des linges propres, tandis que l'eau commençait à frémir.
Voilà qui augurait la suite des choses.

Il s'assit un instant, sortant de son sac à herbes un petit sachet contenant quelques morceaux de ce qui ressemblait à de la viande séchée.
Uriel empoigna l'ustensile du parfait herboriste : un mortier et un pilon ; il se mit alors à écraser la matrice de lièvre et versa la poudre obtenue dans un verre qu'il compléta de vin.
Il tendit alors le breuvage à Yarwelh ... à ce qu'il paraissait, le lièvre était un animal qui mettait bas assez vite, ainsi cette potion était sensée fonctionner ... superstition populaire sans doute, mais cela ne pouvait pas faire de mal.

Les premières douleurs sont là.

Il hocha la tête et se leva.


Bien ...
dit-il en lui tendant le bras ... allons faire un tour, veux-tu ?

Sourire alors qu'il l'invitait à sortir et non pas à gagner la chambre ...

Cette petite marche facilitera la venue du bébé.


Mais ils ne resteraient pas trop longtemps ... juste le temps de faire le tour de la maison, puis ils rentreraient et gagneraient le lit d'accouchement.
Tout en marchant, il donna quelques conseils à la parturiente, notamment de de retenir sa respiration puis de souffler, en association avec les contractions.

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Yarwelh
Toute à ses pensées, Yarwelh n'avait pas fait attention à ce que préparait Uriel. Elle s'était bien rendue compte qu'il avait sorti plusieurs sortes d'herbes, ou autres éléments, mais elle ne les avait pas détaillés. Et elle avait été encore moins attentive à ce qu'avait fait ses compagnons. Elle fut donc surprise lorsque le jeune homme lui tendit un verre de vin.
En fait, il lui tendait presque depuis son retour dans la pièce. Bien avant ses paroles. Cela accentua son impression d'estre simple spectatrice de la scène. Elle savait qu'elle était l'élément principal de la pièce qui se jouait. Elle le ressentait en elle, pour le moment faiblement, par les mouvements dans son ventre. Mais malgré cela, elle était comme ailleurs, voire carrément absente. Elle savait qu'il fallait qu'elle se ressaisisse mais n'y arrivait pas. Elle ne le voulait pas vraiment en fait. Dans son univers actuel, il n'y avait rien. Le néant. Cela impliquait pas de joie, de bonheur ou d'amour mais pas de tristesse, de peine ou de chagrin non plus. Pas de sentiments, pas de biens matériel ou de pensées. Le vide total. Cela avait ses avantages, et elle voulait y rester. Elle ne pouvait se le permettre.

Son ami lui tendait toujours le verre de vin. La jeune femme n'en avait pas envie. Elle aurait préféré de la mirabelle à la rigueur, mais vraiment, elle n'avait envie de rien. Comme depuis des mois. Elle le prit malgré tout, et d'un regard et d'un geste de la teste, Uriel réitéra son invitation. Elle comprit son insistance quand elle trempa ses lèvres dans le liquide. Le vin avait un goust bizarre. Il avait du y mettre quelques herbes aux vertus connues par les médicastres.
Lorsqu'elle eut fini le verre, il se leva et lui tendit son bras.
C'était une situation étrange pour la jeune femme. Elle n'avait plus eu de contact avec un homme depuis plus de 8 mois. Que ne donnerait-elle pas pour que le bras tendu soit celui de son Amour? Pas grand chose. Elle prit le bras offert.

Il l'invitait à faire un tour. Elle en déduisit qu'il avait à lui parler. Cela tombait bien: elle aussi avait des choses à lui dire. Et puis s'il restait trois ou quatre heures, autant ne pas les passer allongée.
Une fois dehors, il se mit à longer la maison. Il lui donna des conseils. C'était majoritairement les mesmes qu'Isis lui avait donné la première fois. Mais un rappel ne faisait pas de mal.
Ils avaient ainsi cheminé autour de l'habitat. Il se retrouvait maintenant à mi chemin environ quand Yarwelh arresta son ami dans sa lancée. Elle s'arresta aussi de marcher. Lachant son bras, elle lui fit face. Il fallait qu'il sache. Et qu'il promette. Surtout qu'il promette.

Yarwelh avait peur. Non, pas peur pour elle. Oh bien sur, elle savait que de nombreuses femmes mourraient en couche et que son état cachectique la plaçait en bonne position pour faire partie de ce grand nombre. Mais elle n'avait plus peur de sa propre mort. Au contraire, la mort la libérerait de ce poids si lourd à porter. Elle lui permettrait de se glisser de nouveau dans ses bras, de sentir son odeur, de ressentir sa peau contre sa peau et de rester ensemble à jamais. Et puis, elle avait demandé à deux personnes à qui elle faisait entièrement confiance d'estre la marraine de son fils et le parrain de son enfant à venir. Et elle savait que s'il lui arrivait quelque chose, ils s'occuperaient bien de ses enfants.
Et c'était tout ce qui comptait pour elle.
Non, elle avait peur pour son enfant. C'était le dernier souvenir d'O. Et cela serait son dernier enfant. Et il était en avance. Certes, Enguerrand était lui aussi prématuré et se portait bien, mais serait-ce le cas pour le second? Il avait déjà tant subit avant de naistre. Le décès de son père, le voyage, l'amaigrissement progressif mais continuel de sa mère. Elle se regarda. Au moins, n'avait-elle pas perdu plus de poids ces derniers jours. Elle n'en avait pas repris, mais ne pas maigrir encore plus était mieux que rien.
Alors il fallait qu'elle lui dise, mesme s'il refusait de l'entendre. Il fallait qu'il sache que si cela arrivait, qu'il doive choisir, il devait sauver le petit. Qu'il le baptise surtout. Avec son grand frère. Jade avait accepté d'estre la marraine d'Enguerrand. Elle ne l'avait pas fait avant à cause d'O. Mais maintenant, il fallait le faire. Il ne pouvait plus donner son accord, elle avait choisit seule parrain et marraine.
Il devait lui promettre. Seul l'enfant comptait. S'il lui assurait, alors, elle se laisserait guider.

Alors, elle lui expliqua pour Jade, ce qu'elle avait accepté de faire. Il connaissait déjà le nom de la personne choisie pour estre le parrain de l'enfant à venir. Elle lui demanda de veiller sur lui, de l'aider à grandir. Mais déjà, de l'aider à vivre. Il devait promettre. Elle ne bougerait pas d'un centimètre tant qu'il ne lui aurait pas répondu.

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Créatrice de fresques et de portraits
Armael
Uriel et Yarwelh étaient sortis dans le jardin marche run peu pour faciliter le 'travail' qui avait bel et bien commencé .

Suivant les conseils de Uriel elle s’affairait a préparer le lit , couvrant le matelas de plusieurs couches de draps , disposant au mieux les oreillers suivant ses souvenirs du dispensaire de Toul .

Régulièrement elle allait vérifier l'eau qui commençait a bien frémir mais ele ne savait pas trop si il fallait déjà y déposer des linges ou autres et donc en déposa simplement une petite pille a côté , une chose était sure si il fallait envelopper le bébé dedans il faudrait s'y prendre a temps sous peine que cella soit bien trop chaud.

Tout était propre et pret regardant la table elle y vit le verre de vin et le pris pour le déposer dans l'évier quand une odeur lui monta au nez .

Misère qu'est ce donc heureusement que je ne devrai jamais avaler une telle mixture.


Elle réalisa alors a quel point Yarwelh semblait comme une marionnette qui avançait manipulée par des ficelles , elle était trop calme faisait tout comme des gestes répétés plusieurs fois , pas de panique visible rien , et ça eu soudain l'effet de lui ouvrir les yeux on souffrait tous , tout les trois présents ici mais la elle réalisa l'état de Yarwelh elle ne la connaissait pas beaucoup mais rarement elle avait vu une femme enceinte aussi mince hormis son ventre bien sur .

Regardant par la fenetre elle les vit dans le jardin , sa charrette était de l'autre côté donc elle ne dérangerait pas en sortant prendre quelque chose .

Elle revint deux bouteilles en main qu'elle déposa sur la table , sur l'étiquette : Mirabelle cuvée "chez Armel" .
Puis elle se permis de fouiller dans les placard trouvant du pain et quelques salaisons , du fromage et disposa le tout sur la table .

On aurait bien besoin de quoi manger un peu et surement yarwelh au minimum après l'accouchement .
Elle prépara un petit pain a la viande salée qu'elle deposa sur une petite assiette et le montra a Enguerrand .

Tient mange donc un peu si tu as faim .

Puis elle retourna voir ou en était l'eau .
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