Monseigneur Gragblod sourit à la réponse de Soeur Lirok en guise d'approbation paternelle puis reprit :
Ma Soeur, avant d'être ordonnée prêtre, il convient que vous déclariez devant l'assemblée votre intention de recevoir cette charge.
Voulez-vous être consacré à la prêtrise de l'Église Aristotelicienne ?
Oui
Voulez-vous accomplir votre mission de prêtre avec charité et simplicité de cœur, pour aider votre évêque, et faire progresser le peuple aristotélicien ?[/b]
Oui
Monseigneur Gragblod ouvrit le Livre des Vertus pour continuer la cérémonie d'ordination.
Il allait maintenant choisir un passage subtil où Lirok devait se retrouver , pour s'identifier pleinement à la lourde responsabilité qu'elle allait décider de prendre :
Dans "La Vita d'Aristote, Partie I, Dialogue XI : le songe, il y a écrit:
Citation:La troisième classe de citoyens est celle des philosophes rois, la classe d’or. Ceux là sont les plus anciens, recrutés parmi les gardiens qui se sont montrés les plus braves, les plus aptes au commandement, et les plus doués en matière de philosophie. Leur seul bien est la raison, car ils sont délivrés de leurs possessions terrestres. Leur foy en Dieu est leur seule arme. Ils s’illustrent par la pratique des vertus de la manière la plus parfaite. Ils sont un exemple pour tous, et le peuple est heureux de sacrifier un peu de sa propriété pour assurer la survie de ses maîtres. Les philosophes rois constituent le gouvernement de la cité. Ils décident collégialement de ses destinées. Ils sont également les ministres du culte rendu au Tout-Puissant, et là réside leur légitimité. On tient leur pouvoir comme inspiré par le Très-Haut, de part leur condition de prêtres. Ils organisent l’ensemble de la cité, planifient la production, rendent la justice, et légifèrent."
Sargas : "Par ma foi, voilà une formidable cité que vous me décrivez."
Aristote : "Certes, c’est vrai. Et j’ai la conviction intime qu’elle doit exister, quelque part."
Sargas : "Croyez-vous, maître ? N’est-ce pas là un simple songe ?"
Aristote : "Non, je crois plutôt qu’il s’agit d’une prémonition. Et je veux m’en assurer par moi même. J’ai fait mon temps ici, et de ta condition de disciple, tu vas passer maître. Le lycée t’appartient."
Sargas : "Comment, maître ? Mais j’ai encore beaucoup à apprendre."
Aristote : "De moi, non, mon cher ami."
Et le maître, toujours aussi grave, laissa Sargas décontenancé, pour s’intéresser aux préparatifs de son voyage en orient…
Vous l'aurez compris dans ce passage les serviteurs du Très Haut, mes enfants, les ministres du culte sont donc redevables entièrement à leurs fidèles pour les mener quotidiennement vers le droit chemin, droit chemin semé d'embûches par le Sans-Nom !
Le fait de choisir ce sacerdoce est lourd de conséquences pour votre vie quotidienne.
Seigneur, prend pitié de nous, et regarde l’abnégation de Lirok, qui, en devenant curé, veut se rapprocher de toi.
Qu’elle tende à ressembler aux justes, aux brebis, à ces bénis qui feront le bien et gagneront ainsi le royaume des Cieux.
Et toi, Lirok, rappelle toi du sacrifice que Christos fit pour nous sauver, essaie de t’en monter digne et de vivre maintenant à l’image de Christos. Sers les humbles, nourris et aime ton prochain, car c’est le Très Haut que tu aidera et que tu aimera.
Ton sacerdoce ressemblera beaucoup à celui de quelqu’un qui honore le Très Haut en honorant les Hommes.
Seigneur, bénis Lirok, et inspire la pour ses vœux.
Lirok, relève toi, pose toi sur les genoux et prononce tes vœux._________________