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[RP]Cathédrale de Reims

Stannis
Ayant lui aussi répondu à l'invitation reçue, le hérault du Poitou était présent lui aussi pour la cérémonie, à laquelle il dut cependant assister de loin, étant malgré tout arrivé tardivement, les préparatifs au voyage ayant été plus longs que prévu. De sa position en lisière de la foule qui se massait devant l'église, il avait deviné plus que vu ou entendu les futurs époux échanger leurs anneaux, là-bas, sur le parvis. Le froid était nettement plus vif en cette partie de France qu'en sa province de Poitou, aussi fut-il soulagé quand enfin ils purent rentrer dans la cathérdale à la suite des deux jeunes gens, de retrouver un peu plus de chaleur. Une fois rentré et installé, il se joignit à la prière commune qui se tenait déjà à l'intérieur, menée par celui qui était aussi "Normandie"... Que de hérauts décidément en ce lieu.
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Legueux
LeGueux serra la main de Polstéfie, la sentant particulièrement énervée, ne sachant pas pourquoi elle l'était à ce point. L'émotion d'être témoin à ce mariage, sachant l'importance de la mariée pour elle ? Il savait qu'elle n'était pas enchantée mais à ce point...
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Le grand père était un aigle, le fils un faucon, le petit fils, un vrai.
---fromFRReginhart
Reginhart pria comme tout le monde, mais avec une voix encore plus basse que les autres. Il priait entre les dents, encore fou de rage. Mais il priait. Et il dit bien 'Amen'. Car il ne rejetait pas le Très-Haut. Il rejetait les hommes qui forçaient Marguerite à se trouver là, là ou elle ne voulait pas se trouver. Il avait vu son bras trembler et sa poitrine se soulever doucement... et là, aux paroles du Cardinal, comment aurait-t-il aimé crier que tout ça n'était qu'une mascarade horrible!
Il était près a croire que le père Aaron ne savait pas que le mariage était arrangé, pourvu que celui-ci puisse être annulé. Il serait près à tout croire, si seulement il se réveillait soudain, dans son lit, a Malpertuis!
C'est que, tout cela semblait tellement impossible... qu'il ose demander si c'était libre et sans contrainte que Marguerite épousait un Appérault! Qu'on lui parle d'Amour alors qu'elle n'aimait pas!

Reginhart laissait presque de côté le fait que l'époux soit un Appérault, laissait presque de côté que celui-ci serait son beau-frère. Si son orgueil, l'orgueil de son rang, de son sang, pouvait être plus faible qu'autre chose, c'était bien cet amour sans limites qu'il donnait à sa chère soeur... cette chère soeur qui était pour lui tant de chose, malgré l'éloignement dans lequel ils vivaient.

Et finalement, ce fut la phrase qui vint pour faire exploser la souffrance... intérieur, bien sur... toujours calme, a l'extérieur... toujours noble, hautain...
Et pourtant la Baronne-temoin et son époux LeGeux, près de lui... avaient sans doute put percevoir le frissonnement que ce 'oui' avait occasionné dans le frère de la présente épouse -et non plus, la future...

L'envie de Reghinart de se lever et partir, pour pouvoir se défouler et crier au dehors des regards, était grande, immense même. Mais il s'en empêcha... pour elle, pour sa soeur... qu'aurait-t-elle pensé de lui s'il lui faisait la honte de partir au milieu de la cérémonie... s'il l'abandonnait là ou elle ne avait le plus besoin...?

Et alors, prenant son courage à deux mains, il resta, mais dévia son regard. Il 'avait pas envie d'entendre ce maudit Appérault prononcer des veux d'amour.
Son regard tomba, comme c'est logique puisqu'elle était à un siège libre près de lui, sur la Baronne D'Alanha, et ses lèvres firent une imitation d'un sourire sincère, qu'ils ratèrent à moitié tant ils avaient envie de crier de douleur.

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---fromFRLouis Raphaël d'Appérault
Le rituel continuait. Louis n'avait jamais eut l'occasion d'assister à pareille cérémonie, même si on lui avait expliqué le déroulement. Se jurer fidélité. La première promesse avait été délicate, Louis ne se sentant guère libre de ce qu'il disait. Celle ci semblait plus simple, elle n'engageait pas à faire comme si. Il prit un instant de réflexion, avant de répondre :

"- Oui, ce sera pour toute ma vie, j'en fais le serment devant le Très Haut."

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Cristòl
Cristòl regardait ce mariage. La cérémonie avait des ressemblances et des différences avec celle à laquelle il avait assistée en Languedoc. Deux personnes ici, officiaient. Et le jeune seigneur écouta avec attention ce qui parvint à ses oreilles, à la mesure que l'office avançait.
Des phrases rituelles, qu'il entendrait un jour, s'il trouvait une noble à mariée et mariable, si...

Il y avait plusieurs femmes présentes, qui semblaient n'être point accompagnées, ou par un fils, enfin, qui peut-être étaient des partis. Mais voilà, tous les hommes n'ont pas l'assurance hautaine du frère de la mariée. Et Cristòl se demandait s'il trouverait plaisir aux festivités de ce mariage à l'ambiance si particulière.

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Enduril
[Voyage depuis le Languedoc]

Plus ils étaient montés vers le Nord, plus les températures avaient baissé. Confinés dans des voitures, avec les enfants, Enduril soulevait le lourd rideau de cuir qui les isolaient quelque peu blottie avec ses filles sous une couverture de fourrure, les garçons étant eux pelotonnés contre leur nourrice.

Maïthée avait quelque peu ronchonnée de devoir se passer de la compagnie de la soldatesque, mais ces derniers, sous le regard de leur Capitaine n’avaient pas osé ni lui tenir leurs habituels propos lestes, ni essayé de la coincer dans un soin tranquille.

Un coin tranquille… Depuis le début de se voyage à marche forcée, elle en avait rêvé, rêvé de passer un peu de temps seuls, avec lui.

A chaque instant, elle regardait ainsi subrepticement et pas trop longtemps pour garder un peu de chaleur son époux chevauchant fièrement à leur côté, le regard sans cesse en alerte. Leurs regards qui se croisent, un sourire furtif, un instant comme dérobé à la vie, le lourd rideau retombe et le voyage continue.

Comme pour répondre aux prières qu’elle Adressait à Aristote et Christo, la voiture s’était arrêtée un instant pour que les voyageurs puissent se reposer quelque peu. Au moment de repartir, Isabeau avaient réussit à se faire inviter, incorrigible qu’elle était dans la voiture de Vanyel sous le regard noir de son jumeau et Zacharia avait pris Falveta qu’il mit ensuite entre le bras de Maïthée. Alors qu’elle le regardait d’un air interrogateur, de ce rire qui lui était si familier, il avait posé ses mains sur sa taille, la perchant sur son monstrueux destrier avant de monter derrière elle, l’enlaçant et plaquant son dos tout contre lui. Pur moment de bonheur…

Sachant la cité proche, il avait tenu à ce qu’elle la voit de loin.

La Champagne pouilleuse avec ses champs et ses moutons… D'ailleurs, on le disait quatre-vingt dix-neuf moutons et un Rémois, ça faisait cent bêtes…

Des vignes aussi, de ces vignes plantées par les Romains qui, plantée dans la craie donnaient un petit vin excellent, même s’il n’avait pas le goût sucré de leur muscat languedocien. Là, devant eux, comme semblant flotter sur une mer de toit, la Cathédrale apparaît. La pierre blanche extraite des crayères situées sous la ville peinte de couleurs chatoyantes. Au fur et à mesure qu’ils s’approchent, la ville se fait plus grande engloutissant peu à peu le monument.

Ils passent la Vesle sur un pont étroit avant de se mettre à la recherche d’une Auberge, pas trop loin du lieu de culte. Laissant les autres s’établir et confiant leurs affaires à Maïthée ainsi qu’à un couple de Gangeois qui les avaient suivis, elle tire son mari par la main, demain ils n’auraient guère le temps et elle tient à tout prix à le lui montrer. Ils laissent l’hôtel Dieu sur leur gauche, prennent la rue qui longe la Cathédrale par la sénestre et là, parmi les statues, elle le lui montre, celle de cet ange au sourire étonnant qui l’avait tant marqué qu’après tout ce temps, elle s’en souvenait encore.

Ils avaient fini le tour de la Cathédrale et du Plais du Tau, résidence de l’évêque qui y était accolé. La boucle bouclée, ils attendraient le lendemain pour voir les fabuleuses tapisseries qui protégeaient du froid, ils étaient rentrés se reposer.

[Le jour des Noces]

Ca y était, aujourd’hui, celle qui était une grande Dame dans un corps presque encore de fillette allait prendre époux.

Elle se souvenait comment elle avait plus d’une fois râlé contre la petite Marguerite de sa soumission à la volonté de son père. Mais c’était sa vie, c’était son choix. Aristote préserve ses filles du même sort ! Mariée à peine pubère ! Enfin…

Après une rapide toilette, enserrer ses cheveux dans une résille parsemée de grenats comme la bague qu’il lui avait offerte en mars. Elle enfile une chemise de ce bleu que donne les fleurs de pastel près de chez eux et par-dessus une houppelande de velours de ce bleu un peu plus soutenus à peine rebrodée de fils d’argent et de petits grenats. Une ceinture d’argent et la voilà prête, sa rose d’émail et d’argent et son alliance, ces bijoux qu’elle ne quitte jamais et la voilà prête. Elle le regarde, splendide dans sa maille et son surcot aux couleurs de Ganges, son épée, celle des combats, celle qui fait des trous comme il dit, pas un truc pour faire beau au coté, il est splendide, comme toujours. Elle ôte un long cheveu blond du tissu noir sur son épaule, regarde en souriant Isabeau dans sa robe elle aussi en velours bleu pastel se ruer à la rencontre de sa marraine et s’installer d’autorité dans sa voiture. Un jour, il faudra qu’elles aient une conversation. Prenant la main de Nothias, elle embrasse le petit Arnault qui restera là avec Maïthée, dépose un baiser sur la joue de la petite Falveta dont les cheveux s’ornent de plus en plus des couleurs de l’automne et les voilà tous partis.

Le parvis est plein de monde. Difficile d’y reconnaître un visage ami, un visage languedocien. Restant à quelques pas de la Comtessa Vanyel, elle suit d’un regard intéressé la cérémonie, se mordant les lèvres devant le regard terne de la mariée. L’enterrer à Vaulx le Vicomte, proche de Melun, peu éloigné de Paris, mais si loin du soleil de Carcassonne ou de Montpellier… Quel sacrilège…

Echange des alliances, entrée dans la Cathédrale. Elle écoute d’une oreille distraite la cérémonie, préférant laisser son regard courir sur la tapisserie à ses côté, essayant de voir les autres, serrant dans ses mains celles de son époux et de son fils, ne voulant pas regarder ce qui se passe, comme pour nier tout ça. Seul le discours sur Saint Valentin l’arrache à sa contemplation et son regard croise celui de Zacharia. Oui, Aristote avait été bon pour eux, mais tant d’autres hélas… Un soupir et elle essaye de se concentrer à nouveau sur le morceau de vie qui se joue devant elle…

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Polstephie
Les mots étaient prononcés, et alors qu'elle détournait un instant les yeux de la scène, elle croisa le regard du frère de Marguerite.... Il ne pouvait qu'être son frère... lui qui l'avait accompagnée devant l'autel et non menée, lui dont le cuivre des cheveux et l'émeraude des yeux la lui rappelait tant... Et avec cet échange de regard beaucoup de choses furent criées, muettement, silencieusement,... Elle lut sa souffrance, partagée... Il put voir la sienne également... En un seul regard ils se comprirent...

Il lui adressa un sourire, en vérité un rictus déformé par la douleur de voir la Petite Fleur ainsi souillée, se voir sa corolle froissée... Elle lut sa sincérité... En vérité oui ils pensaient tous les deux que la place de Marguerite ne devrait pas être icelle... Elle méritait tellement mieux... La larme qui menaçait alors de passer la barrière de ses cils la franchit et roula sur la joue... Elle ne fit pas un geste pour l'ôter. Bien au contraire, puisant de la force dans la main de son époux, elle sourit au jeune garçon... jeune homme en cet instant... Elle lui sourit en partage, en apport de force, de courage... Ils se devaient tous les deux de la soutenir et de lui montrer qu'eux aussi, vaille que vaille, ils seraient là... Pour Elle...

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---fromFRTiercelet
le père Tiercelet continua les serments des époux mais il percevait une grande tension dans l'assistance.

Dans le foyer que vous allez fonder, acceptez-vous la responsabilité d'époux et de parents ?
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"Conflandais un jour, conflandais toujours tel est mon honneur mais Boulet un jour, boulet toujours telle est ma punition."
Siège administratif de l'Archevêché de Sens
Ylalang
Le Héraut de Champagne regardait avec une mélancolie certaine les épousailles de son ancien poursuivant d'armes. Elle avait pu entreapercevoir la désorientation de Louis quant à cette union quelques jours auparavant, mais n'avait pas pu le rassurer comme elle l'avait souhaité.

Les hymens étaient généralement joyeux, mais celui-ci avait le gout étrange du paradis perdu pour les futurs mariés.

En plus il faisait un froid de canard, même dans la Cathédrale...



edit pour cohérence
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Nebisa
Elle avait assisté à l'échange des anneaux en bénissant le jeune couple de mettre ainsi fin au tourment du froid qui la faisait se changer en statue sur le parvis puis le mouvement l'avait porté dans la Cathédrale...

Un édifice magnifique il faut dire, qu'elle visitait pour la premiére fois... La cérémonie se poursuivi, lectures des textes sacrés, renouvellement des serments...

Jamais encore elle n'avait vu si jeunes époux... presque des enfants lui souflait son coeur tandis qu'elle jetait un regard sur Barahir assis prés d'elle... Son éducation ne l'avait pas préparé au mon de la noblesse et elle ne pouvait empécher cette résurgence qui lui faisait mal comprendre l'alliance à laquelle elle assistait...

Pourtant, aucun des deux promis ne se dérobait et chacun offrait le don de leur personne à ce rang qu'ils devaient honnorer... Des enfants oui... mais combien digne d'admiration...

Toujours pas de signe de son cavalier par contre nota-t-elle... peut être viendrait-il directement à la suite des festivités ? Il fallait le souhaiter sinon ...

Alors que le cardinal poursuivait son office, elle écouta les propos et se surprit à prier... comme il lui arrivait de plus en plus souvent, en silence, en secret, dans son coeur... Balbutiements maladroit à l'adresse d'aristote qu'elle avait fuit et dénié si longtemps...

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Marguerite
Peut-être était-ce là la seule question pour laquelle Marguerite n'eut pas besoin de se convaincre outre mesure. La vie, elle avait toujours voulu la donner...

Alors, après un regard très furtif sur le côté, vers les bancs des familles, elle répondit, de sa voix toujours haute :


-« Oui, j'accepte cette responsabilité. »

Son voile lui empêchait de voir parfaitement face à elle. Elle voyait par les trous, la vie comme en un kaléïdoscope, les vitraux par morceaux, les yeux parfois cachés de ceux qui lui parlaient, et déroulaient devant elle ce que serait sa vie. Fidélité, amour, enfants... Il le faudrait, c'était ainsi.
---fromFRLouis Raphaël d'Appérault
Une nouvelle question. Celà cesserait-il un jour ? Il faudrait bien. Il ne savait pas combien de temps il restait avant que l'office ne se termine. Résolu à franchir une nouvelle étape vers ce qui allait être une prison dorée pour les années et décennies à venir. Il ne sentait plus ses doigts, plus ses pieds. Il était vraiment temps que tout finisse. Enfin, ensuite, il y aurait le voyage jusqu'à Meaux, qui ne serait guère moins froid, et ensuite, enfin, le repas, dans une salle chauffée, où il serait sans doute mieux. En attendant, Louis répondit au père Tiercelet :

"- Oui, je l'accepte, j'accepte cette responsabilité. Le Très Haut en soit témoin."

/ Note HRP : Le RP prend une pause dîner (oui, il faut prendre des vitamines pour continuer...), il devrait reprendre aux alentours de 21heures, en fonction des retours des joueurs impliqués dans le dialogue. N'hésitez pas, en attendant, à continuer à réagir. Bon jeu. LJD Louis. /

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Fauconnier
J'étais là. Dans une ruelle, à proximité de la cathédrale. Le temps paraissait toujours gris et froid. La cathédrale s'emplissait de nobles venus des 4 coins de France. Les riches couleurs, pourpre, sinople, argent, or, azur et sable paraissaient ternes, et presque...babiolesques, dans le vent froid de cette fin d'octobre.

A cheval, la capuche rabattue, j'assistais à la cérémonie du dehors. J'étais ému: je revoyais pour la première fois Marguerite depuis des mois. Elle était peut être le seul élément radieux de ce mariage farcesque. Rayonnante, dans une robe pourpre de la teinte de ses cheveux, faisant ressortir le sinople de ses yeux, et sa taille menue. Elle paraissait si fragile: une perle de cristal, lâchée dans un puit aux parois de basalte. J'eus quasi-instinctivement envie de la rejoindre. De la rejoindre, et de cesser cette farce.

Elle avait l'air pâle. Elle avait l'air...affaiblie. Je reconnus Reginhart à son bras. Marchait-elle? Ou la poussait-il vers la cathédrale? Je ne savais pas vraiment, de là où j'étais. Nul ne semblait heureux, dans ce mariage. Et de là où j'étais, je ne pus m'empêcher d'encore fredonner la chanson de mon maistre, en voyant les anneaux s'échanger. Des larmes, lentement, roulèrent sur mes joues, allant s'écraser à terre, avant qu'un torrent ne les suive.


- "Please remember me..."
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- Seigneur de Parcey

- Fils de Bralic Fauconnier et de Daresha de Riddermark

- Bannière en attente de réalisation
Catheolia
Au côté de Léah, Catheolia suivait la cérémonie avec attention. La jeune suivante frissonnait dans sa robe neuve. Il faisait frais et rester sans bouger ne l'aidait pas à se réchauffer. Elle avait pris Lorenzo dans ses bras et le petit bonhomme somnolait.

Elle se sentait perdue au milieu de cette foule mais la présence de Léah la rassurait quelque peu. Il y avait bien un ou deux visages familiers dans la masse, mais ils ne représentaient pas la majorité...

La cérémonie se déroulait dans une atmosphère étrange. Les mariés étaient sollennels, mais aucune joie réelle ne transparaissait...

Espérons qu'il seront tout de même heureux ensemble... se dit la jeune femme en les regardant.
Varden
Varden avait répondu à l'invitation du jeune Louis D'Appérault et toute la Champagne ne parlait que de ses noces, du frère de la Reyne, si jeune et si fragile, marié à une étrangère, à une jeune noble du Sud ... Varden avait lu, s'était empli de connaissance tant il avait soif d'apprendre qui pouvait tant mériter d'épouser du jeune Louis-Raphaël. Cette jeune femme presque une fillette au regard si sage et si lucide sur la vie, la fille de Elissa de Volpihat, que pouvait elle espérer ? Que pouvait elle penser en ces lieux si étrangers, si peu familiers ... Quelques frileux gens du Sud étaient encore là mais sous peu ils rejoindraient leurs vies au soleil, oublieraient celle qu'ils venaient voir icelieu ...

Tant de monde ... Et l'histoire qui s'éternise sur un moment plus tragique que romantique ...

Ainsi va la noblesse et tous ses aléas, nul ne peut prétendre faire un choix car le mot volonté n'existe pas ...

Varden regarda les gens, croisa les regards emplis de haine de certaines personnes présentes en la cathédrale ...
Il n'y aura pas de réjouissances ou de fêtes, ces gens ne souhaitent aucun bonheur et n'ont aucun espoir ... Aies pitié d'eux Aristote, ils ignorent le fond des choses et que le bonheur est à portée de tous si l'on prend la peine de lever les yeux sur ce qui nous entoure ...

A quoi bon fuir une région, ces gens venaient prouver que partout les choses étaient pareils voir même pire ... On n'y voyait que de l'animosité et de la rancoeur ...

Un sourire se figea sur le visage du jeune Seigneur, il regarda Léah, Lorenzo puis Catheolia et pensa à tous ses amis ... Là était son bonheur, d'avoir des gens qu'il appréciait auprès de lui tous les jours et sur qui il pouvait compter ... L'avenir n'est pas écrit par Christos, nous sommes acteurs et chacun peut trouver le bonheur malgré les obstacles de la vie ...

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