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[RP]Cathédrale de Reims

Marguerite
Rien. Rien à dire. Attendre, parce que ce mot, ce mot si simple, était bien résistant entre ses lèvres. Pourquoi le dire ? Parce qu'elle en avait fait le serment. Parce que tout avait été ficelé pour que cette pieuse aristotélicienne le fasse. Car jamais elle n'oserait se parjurer.
Alors, sans tous les détours et les "je te reçois comme époux et je me donne à toi pour t'aimer fidèlement tout au long de notre vie." qu'elle n'aurait pu faire sonner juste, elle dit simplement, encouragée par l'étreinte qu'elle avait reçue de la baronne, et les mots de son frère qui avaient suivi :


-« Oui. »
Aaron


    L'archevêque se recula légerement, ouvrit les main après avoir entouré celles des mariés dans un bandeau de velours tissé de motif floral. Ce signe symbolisait l'union de cet homme et de cette femme devant Dieu et devant les hommes.

    Par les pouvoirs qui me sont conférés, par l’autorité du Tout Puissant et avec la bénédiction du ciel, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage.

Knightingale
Le duc de Nevers s'était déplacé de ses majestueuses terres pour se venir donner le gîte en la ville de Reims. Il y savait retrouver son frère, Phelipe de Saunhac, et — à son grand dam — sa mère, Jehanne de Cassagnes. Le duc de Nevers n'était pas accompagné de sa femme, Maialenn de Mazerolles, restée à Dijon.

Paré de pourpre, le duc de Nevers pénétra dans la cathédrale de Reims, si chargée d'histoire de sacres et de serments. Il se vint placer dans le collatéral nord, près de l'escalier en califourchon qui mène au deuxième étage du massif occidental (ici quoi). De là, il pouvait voir la cérémonie entre le pilier cruciforme de la quatrième travée et celui de la cinquième en s'appuyant de l'épaule contre le mur et si Valandil consentait à pousser sa grosse tête hirsute légèrement sur la gauche.

De là, il était loin de la mère Castelmaure, totalement en dévotion devant Aaron, à chanter à tue-tête les psaumes et les cantiques nuptiaux, voire à murmurer du bout des lèvres les serments que s'échangeaient les amants. De là encore, il était suffisamment loin pour achever dans la fraîcheur des murs et la solennité des lieux son mémoire sur l'opinion publique dans le comté de Nevers pour servir à l'usage des générations futures.

Le duc de Nevers avait quand même ramené de quoi crier des
Gaudeamus ! : des joutes seraient organisées, et il avait apporté tout son attirail que le Gros Gimont, bête à manger du foin, nommait bling-bling en référence au bruit qu'il faisait lorsque le cheval se mettait en course.

Tout de même, se disait-il, ce mariage a coûté cher en non gain immédiat à la famille Castelmaure... Et ils ont le culot de nous y convier, les bougres.
Legueux
LeGueux resta pantois du geste de Polstéfie. Au moment d'aller la rattrapper, le frere de la "petite baronne" avait bondi la chercher.

La scène fit apparaitre sur ses lèvres un léger sourire en coin qui passait pour de la gène, et lorsque l'un des témoins ramena l'autre, l'ex Coms de Lengadoc gratifia son épouse de son premier regard de reproche, ce qui ne l'enpecha pas de reprendre tendrement sa main.

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Le grand père était un aigle, le fils un faucon, le petit fils, un vrai.
Polstephie
Elle retourna auprès de son époux, qui "souriait" en coin... à sa place, celle qui lui était dévolue... Et elle fut surprise du regard de reproche qu'Il lui administra. Elle en baissa les yeux et ses joues se colorèrent de rose virant vite au rouge...

La Baronne se sentit alors étrange, partagée... Mais quand Il lui prit la main tendrement, elle sut qu'Il ne lui en tenait pas vraiment rigueur. Cela la rassura.

Toutefois, le rouge de ses joues la brûlait encore...

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---fromFRTiercelet
Tiercelet fut surpris par la réaction des époux a l'annonce de leur uion... Ils n'ont pas bronché... il sont sans doute timide. Ah la jeunesse!tiercelet enchaina sur le rituel


Dans ce moment de joie, ensemble, réaffirmons notre foi en le Très Haut et en l’Eglise !


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"Conflandais un jour, conflandais toujours tel est mon honneur mais Boulet un jour, boulet toujours telle est ma punition."
Siège administratif de l'Archevêché de Sens
Fauconnier
Les jeux étaient faits...le destin lancé. L'obéissance, plus que le mal, détruit bien souvent les hommes. C'était l'obéissance qui avait détruit notre histoire...

Obéissance à une famille. A des intérêts. Plutôt que de suivre son coeur, la fleur d'oc avait choisi de s'en remettre aux voies de Dieu, et de l'intérêt commun. Et je ne peux m'empecher, encore aujourd'hui, de couler une larme à cette pensée. Tout aurait pu cesser. Tout aurait pu changer. Les destins auraient pus être autres, le monde aurait pu être différent. Si seulement l'on l'avait voulu...Plus de contraintes. Plus d'entraves. J'aurais pu fuir avec Marguerite, sûrement. Nous aurions pu nous établir sur mes terres. Nous aurions pu vivre heureux. Mais...cela n'existe que dans les contes de fée. Les contes de fée, avec le beau prince charmant qui, du haut de son cheval blanc, enlève la princesse. Cette princesse avait fait son choix. Et le prince ne pouvait que l'écouter...

Une larme, qui roule vers le sol. Un souffle, vite emporté par le vent. Voilà ce qu'est l'amour. La vie, et Dieu, avaient décidés pour nous.

A l'extérieur de la cathédrale, dans une ruelle, un cri silencieux et désespéré monte, perçant et haut-perché, vers l'univers. Une gorge, dressée vers le ciel, laisse échapper, un bref instant, son désespoir. Des genoux touchent terre, et la moiteur humide de la ruelle. Des poings se serrent, devant tant d'impuissance. La messe est dite. Et nul, désormais, ne pourra jamais changer la donne. Larmes et sueur se mêlent, alors que Dieu, mécontent, semble prêt à vouloir dévoiler à l'humanité l'iniquité de l'union. La pluie n'est pas loin, glacée et battante. Et moi? Et moi? Qu'allais-je devenir? Qu'allions nous devenir? Qu'est ce que le monde allait devenir?

Les cloches sonnent. Et, des années plus tard, une larme roule, en direction du sol, et se mêle au sang.

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- Seigneur de Parcey

- Fils de Bralic Fauconnier et de Daresha de Riddermark

- Bannière en attente de réalisation
Guidonius
Guidonius fut un peu chagriné par le oui glacial des époux. Ce devrait être un jour de joie pour eux, mais leur jeunesse et ce marriage arrangé devait les perturber. Guidonius mèla sa voix à celle du père tiercelet pour réciter son credo. Il prix la main de son épouse et le récitat en même temps qu'elle.


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Thegregterror
La Cathédrale de Reims... il n'y était jamais venu, même s'il la connaissait de nom. Qui ne la connaissait pas d'ailleurs... Lieu des plus importants dans la vie du Royaume de France, un véritable lieu d'histoire. Ces murs avaient vu défilé de nombreux évènements qui avaient marqués les hommes. Magnifique endroit... finit-il par penser lorsqu'il était encore à l'extérieur de l'édifice.

Le Comte de Sainct-Omer, tenant la main de son épouse, avait suivi avec attention le mariage. De l'échange des alliances sur le parvis aux voeux, en passant par les lectures... cela lui évoquait de nombreux souvenirs, de bons souvenirs, même si ce n'était pas en ce lieu, l'atmosphère était la même.

Il posa son regard sur Deedlitt en faisant un grand sourire. Plus le temps passait et plus il l'aimait, elle était chaque jour un peu plus radieuse. C'était chaque fois un moment de bonheur en sa compagnie... même si il avait parfois fallu fuir des loups pour poursuivre le chemin ensemble.
Il déposa un baiser sur le coin de ces lèvres avant de reporter son attention vers la cérémonie et les tout jeunes mariés à présent.

Nul doute qu'ils étaient magnifiques ainsi sur l'autel, il espérait que leur union vivra longtemps... dans l'amour, c'est toujours mieux. Il remarqua néanmoins qu'aucun des deux n'avaient bronché après qu'ils fussent enfin unis... pour le meilleur et pour le pire.

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---fromFRLouis Raphaël d'Appérault
"- Amen !"

Et voilà, la messe était dite, Louis était lié à Marguerite. Il passait vicomte par la même occasion, mais celà passait bien après d'autres pensées. Le cérémonial religieux achevé, il allait falloir retourner à Meaux, pour y prendre un repas, puis...puis...et puis se retrouver seul, en compagnie de Marguerite, dans les appartements qu'ils auraient à Meaux. Tout celà s'annonçait encore comme de dures épreuves. Mais, la fleur d'Oc devait vivre les mêmes épreuves. Il jeta un regard vers elle. Il aurait voulut lui parler, mais il ne trouvait rien à dire. Sans doute seraient-ils plus bavards dans le carosse qui les ramèneraient à Meaux. Sans doute... Mais peut être pas. Seul le Très Haut pouvait le prévoir.

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Catheolia
Ca y est, les voeux étaient échangés... mais il manquait quelquechose, une once de ce je-ne-sais-quoi qui faisait du mariage un moment de liesse pour les nouveaux époux.

Le regard de Catheolia croisa celui de Varden lorsque la jeune femme baissa la tête pour réciter le crédo. Elle repéra aussi Guido et Caro dans l'assemblée.
Ouf, elle se sentait moins perdue d'un coup... même si elle savait qu'elle pouvait compter sur Léah pour la guider...
Aaron


    Préparons-nous maintenant à la célébration du pain et du vin en reconnaissant que nous sommes pécheurs.

    Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j'ai pêché, en pensée, en parole, par action et par omission, oui, j'ai vraiment péché.
    C'est pourquoi je supplie les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
    Amen.



    Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde; qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.

    J'appelle maintenant les témoins à venir dire un petit mot.

Deedlitt
Deedlitt était venu d'Artois, sa nouvelle demeure accompagné de son époux. Le mariage du fils du très estimé SanAntonio, il ne fallait pas rater cela. Elle n'avait encore jamais aperçut la jeune épouse avant aujourd'hui. Il faut dire qu'elle avait entendu dire qu'elle était du Sud, une haute dignitaire sans doute.
Son nom en disait long sur sa lignée... Sans doute ceci avait été étudié avec minutie par le Vicomte de Melun.
Deedlitt espérait en elle même que les deux jeune époux se plaisaient. Après tout, les habitudes font beaucoup, elle avait en tête beaucoup de noms.
Eprouver un sentiment passionné et pouvoir le partager, n'était pas donné à tous. Peut-être était ce la passion de l'or des couronnes, ou celle des vastes terres...Peut importe c'était une passion quand même.

Hormis ces quelques interrogations, la comtesse de Lille avait trouvé la cérémonie fort bien mener jusqu'ici et les mariés fort bien mis pour l'occasion.
La mariée de rouge vêtu, portait de façon bien plus discrète son manteau de neurasthénie. Etrange mélange qui pourtant lui collait à la peau comme une évidence.

Quoi qu'il en soit réellement, cela restait quand même un grand évènement que l'on se devait de fester comme il se doit.

Elle serra la main de son époux dans la sienne un instant, décidément les cathédrales sont des lieux étranges...

Elle observa l'assemblée y vit un peu plus loin Ylalang, mais aussi le cousin maudit de Grégoire... Les festivités qui suivront ne manqueront sans doute pas d'animation...

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Marguerite
Marguerite récita son crédo, c'était machinal, c'était rassurant. C'était presque fini. Ensuite, le carosse, la route vers Meaux, les festivités, les joutes... La fatigue se ferait sentir, c'était certain, et il lui faudrait bien simuler la faim, manger, alors qu'un noeud lui serrait le ventre. Un noeud... rouge ?
Polstephie
La Dame de Cazilhac s'avança une nouvelle fois, mais cette fois-ci on le lui avait demandé... Elle lâcha doucement la main de son époux, se demandant encore ce qu'elle pourrait bien dire... Puis, elle repensa à tout ce qui les unissait au-delà de leurs traits physiques communs...

Marguerite.... Louis-Raphaël...

Louis-Raphaël... Margot...


Elle ne savait pas vraiment comment entamer ses propos... Aussi elle répéta un instant leurs deux prénoms... Puis elle ferma les yeux. Elle inspira puis... d'abord pesant ses mots, elle laissa ensuite son Coeur parler...

Vous avez choisi d'unir vos vies aujourd'hui... Ce choix a été guidé j'en suis certaine par l'un des plus beaux dons qui soit donné... l'Amour...

Elle regarda alors la jeune Margot... lui faisant comprendre qu'elle comprenait... mais la soutenait aussi.

Je me rappelle d'une jeune fille frêle et douce, d'une roseraie encore en fleurs, d'une alcôve tranquille et de cette jeune fille aux épaules basses sous le poids de la tristesse... Je me rappelle aussi de sourires, certains forcés, certains vrais.. et même de rires... Je me rappelle du soleil dans le feu de ses cheveux alors que ses joues étaient pâles de que la fatigue la marquait... Je me rappelle d'instants précieux, de rares moments partagés, de moments d'éternité et d'aveu... Je me souviens de cette jeune fille et j'espère toujours la voir sourire, mais pas de ce sourire dont elle abreuvait les autres, bien de ce sourire qu'elle m'a parfois offert...

Je me rappelle de vers...

La petite Fleur d’Oc
Croît et s’épanouit
Et pour le Languedoc
A offert part de sa vie.

Je me souviens de cela et jamais je ne l'oublierai...

Tout ceci, c'est la vie en Languedoc... La vie aux côtés d'une jeune fille apprenant à devenir femme, aux côtés d'une jeune femme merveilleuse, qui a tant à nous apprendre.

Marguerite, Margot... Jamais le Languedoc ne vous oubliera... Jamais je ne vous oublierai... Je vous ai vue grandir, je vous ai vue changer... Et je souhaite, malgré la distance, continuer à vous voir arpenter le chemin que vous avez emprunté...

Vous.... La petite Fleur d'Oc... Ma Petite Fleur d'Oc... Je serai toujours là pour vous aider... Totjorn !

Vos aimi...


Les derniers mots prononcés alors qu'elle se penchait vers elle... murmurés... Puis la Baronne d'Alaigne recula, mais elle ne regagna pas sa place... et resta à leur côtés... à tous les deux...

Et les larmes roulaient sur ses joues...

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