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[RP]Cathédrale de Reims

Pernelle
Pernelle prit le parchemin et fit la bise à Mytia, elle le sera contre son coeur.............

Pernelle regardit Igue et lui fit signe de s'approcher, elle fit la bise à tout les autres baptisés et en donna une grosse à son parrain raja
Calice93



Chacun des accompagnant avait offert la lumière, restait a Euladie de la recevoir. N'ayant pas de parrain ou marraine pour l'accompagner dans sa futur vie de croyant, Mytia pris elle même un cierge et s'approcha d'elle le lui donnât:

Ma fille, que cette bougie vous apporte la lumière nécessaire a votre chemin. Qu'elle chasse l'ombre et vous guide dans votre futur. La sainte église est une grande famille, vous en êtes ce jour son enfant, elle sera toujours la pour vous si vous en avez le besoin.

Elle lui adressa un sourire sincère avant de revenir auprès des autres et reprendre la paroles:

Mes enfants, je suis ravie de ce jour de tous vous accueillir dans la grande famille Aristotelicienne. N'oubliez jamais ce jour qui vous a vu naitre comme enfant de Dieu et de la sainte église. Portez haut cette lumière qui vous fut offert afin de faire rayonner l'amour et l'amitier du Très Haut autour de vous. Qu'elle puisse toujours vous garder du sans nom.

Elle se signa puis pris les qutre parchemins qui etaient posé sur l'autel pour le donner a chacun des baptisés accompagné de la medaille aristotelicienne:



Émus d'avoir mon certificat de Baptême entre les mains, je fis une bise a son Excellence Myhtia de Bearn avec une larme a l'oeil.
Merci vous êtes une Sainte que le très haut vous garde et vous protège. Vous nous avez offert une magnifique cérémonie Merci votre grâce.

Calice

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Chpiot
Alors que Mytia se présentait devant Chpiot, pour lui remettre son certificat et la petite médaille symbole de son entrée dans la grande famille aristotélicienne.
Profitant de la proximité de l'abbesse, Choron mit genoux à terre et lui fit le baise main. Mytia lui sourit en posant sa main sur son front.

Chpiot Prit Nathy dans ses bras. Cela faisait tellement longtemps qu'elle ne l'avait pas vu. Elle était si heureuse que Nathy ait fait le déplacement pour cette occasion. Des larmes de joies montaient aux yeux de la jeune femme alors qu'elle était dans les bras de sa marraine.
L'émotion était trop grande pour être contenue plus longtemps. Les larmes coulaient sur les joues de Chpiot.
Choron se releva et prit les deux femmes dans ses bras et déposa un bisou dans les cheveux de chacune d'elles tandis que Chpiot essuyait ses larmes pour y voir plus clair.

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Rajavidia
Le forgeron s'approcha de son Excellence Mytia de Béarn. La jeune et noble femme avait une ascendance sur lui, nul ne l'ignorait. Le forgeron fit une profonde réverence, ces doigts en touchérent le sol. Puis, il se tourna dans la direction de Chpiot, il lui fit un émerveillable sourire plein de lumiére. Mais il ne put lui dire un mot, l'émotion était une chose que le forgeron avait du mal à maitriser...
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Nathy6905
L'émotion était à son comble, Nathy serra très fort sa filleule et la félicita, lui murmurant qu'elle l'aime et qu'elle est très contente de la revoir
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Chpiot
Chpiot parvenait à maitriser cette vague d'émotion qui faisait couler les larmes sur ses joues.

Elle alla à la rencontre de Pernelle et la prit dans ses bras. Elle la félicita chaleureusement.
Raja était revenu a coté de sa filleule, le sourire toujours fiché sur le visage.

Chpiot s'approcha du forgeron qui n'avait pas osé venir à sa rencontre jusque là. Elle passa ses bras autour de sa taille et déposa un petit baiser sur son torse, à l'endroit ou battait son cœur avant de l'étreindre en toute simplicité.
Elle senti un bras s'enrouler autour de ses épaules et un main lui maintenir un instant le front contre son torse. Il posa un petit bisou au sommet du crane de la jeune femme et la libéra de sa douce étreinte dans un sourire.

Puis Chpiot se dirigea vers ses amis Ananke et Iguemar qui étaient restés dans les rangs. Elle déposa un bisou sur la joue de chacun, et leur attribua une brève accolade.

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Mytia
Messe fait a Compiegne avant de prendre la route pour Reims ou elle devait rejoindre la cathedrale pour l'hommage. Une nouvelle fois elle officerai dans ce saint lieu qui l'avait vu si mal a l'aise la premiere fois et la raison de son intervention pour ce nouvel office etait loin d'aider a mettre son coeur en joie.

De nouveau elle avait revetu ses habits qu'elle ne gardait que pour les ceremonies de grande importance. Blanc immaculé et croix brodé d'or sur l'etole. Alors que le carillon de la ccathedrale fit entendre son glas, elle traversa le choeur pour rejoindre l'autel, les mains jointes dans une priere silencieuse adressé au Tres haut, un signe de salut de la tete a chacun des clercs qu'elle croisait sur son passage et avaient coutume de servir le cardinal.

Le choeur entama un chant lancinant appelant au receuillement, tandis que les orgues pleuraient leur complainte. Sous cet appel, Mytia posa son regard sur la nef qui se remplissait des fideles de Champagne venu rendre hommage a feu Averos.

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Demande de bapteme
Clotus
Clotus avait fait plusieurs heures de route pour se rendre à la cathédrale de Reims pour pouvoir assister à l'office dominical n'ayant plus d'officiant à ste Ménéhould.
Elle entra dans ce prestigieux édifice avec humilité trempa ses doigts dans le bénitier se signa et se dirigea vers un banc , vit son excellence Mytia vint la saluer .


Je vous souhaite la bonne journée,votre excellence.

s'en retourne s'assoir et attends l'office qui apparement serait aussi pour rendre hommage a un homme ,encore un ancien qui s'en allait cela faisait beaucoup en ses moments troublés à ce train là les bonnes volontés disparaissaient rapidement.
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Siva
Le Carosse portant les armes de la GM de Champmarin,arriva bientot devant la Cathedrale de Reims.
La Baronne en descendit,alors que le glas s'echappait des majestueux clochers.Le son fit descendre un frisson glacé ,le long de son echine,et la dame releva la capuche de sa tenue,pour couvrir sa tete,comme pour s'en proteger.

Les deux gardes qui l'avait escortés firent redemarrer le coche,et allerent se placer non loin,sur la Grand' place.
La Baronne,elle,se fraya un passage,qu'un troisieme garde creusait dans la masse de fideles,a coups de "Place,place" criés d'une voix autoritaire.
La silhouette vetue des couleurs du deuil,repoussa legerement la fourure de lapin qui bordait la capuche blanche,laissant deviner sa couronne,tout en levant les yeux sur la facade du sainte edifice.Elle resta ainsi un court instant,songeuse face au labeur passé d'un peuple croyant,pour rendre hommage au Tres haut.
Une certaine serennité se fit en elle,alors qu'elle reprit son chemin,et penetra dans la Cathedrale.

Ses pas la menerent vers les premiers bancs,reservés a la noblesse.Un signe de la tete a son Chapelain,pour la saluer,et elle y pris place.
Une fois fait,et dans l'attente du debut de la ceremonie,sa tete se baissa,et ses yeux se fermerent,alors que ses mains se joignirent,en de profondes prieres,adressés a ses proches,vivants et disparus.
Pas un mot n'avait franchi ses levres encore.Elle les gardait pour parler de cet homme,a qui un homage etait rendu ce jour.
Elle apprehendait cet instant,ou si elle devrait rappeler a la memoire l'existence d'un grand nom de la Champagne aujourd'hui disparu,elle rapellerait de fait,l'echec qu'elle ressentait a l'egard de ses noces,et la souffrance qu'elle tentait de vaincre encore ce jour.

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Mytia
Un sourire courtois pour repondre au bonjour de Clotus, peut etre lui faudrai il la rencontrer, un peu plus tard, pourquoi pas a l'occasion d'un voyage sur Sainte.
Le bruissement qui s'etait fait entendre jusque la s'etait estompé quand la baronne entra pour prendre place. Son regard se posa quelques instants sur elle tandis que les orgues se turent. Bientot un silence presque totale avait empli la cathedrale. C'est le moment que choisi Mytia pour s'avancer par devant les fideles qui avaient repondu en nombre a l'appel.


Dóminus vobíscum.
Et cum spíritu tuo.
Benedícat vos omnípotens Deus Pater
Amen.

Soyez les bienvenues dans la maison de notre Seigneur. Ce jour est particulier entre tous qui nous voit reuni sous le regard de Dieu, pour faire memoire du souvenir, pour rappeler qui etait cet homme a qui nous rendons hommage.


Mytia se tu alors qu'un moine alla prendre place en face du lutrin pour faire lecture d'un extrait du livre des vertus:

Citation:
Mon rêve commença par une douce lumière blanche. J’avais la sensation de me réveiller et, comme au petit matin, j’émergeais petit à petit de mon état léthargique. La lumière apporta, au fur et à mesure de mon réveil imaginaire, son lot de nuances. Je finis par voir un groupe d’être humains aux grandes ailes d’oiseaux, surmontés d’un anneau lumineux. Ils resplendissaient d’amour et de douceur. Leurs regards étaient pleins de bonté et de tendresse.

J’avais en face de moi tous les humains qui, par leur sainte vie vertueuse, avaient accédé au statut d’anges. Sept d’entre eux dépassaient leurs compagnons par la sensation de bien-être que je ressentais en leur présence. Je reconnus sans difficulté les sept archanges bénis de Dieu: Georges, patron de l’amitié, Miguaël, patron du don de soi, Raphaëlle, patronne de la conviction, Gabriel, patron de la tempérance, Michel, patron de la justice, Sylphaël, patron du plaisir, et Galadrielle, patronne de la conservation.

Derrière eux, je voyais de vastes paysages idylliques. Tout resplendissait la beauté et donnait envie d’y rester pour l’éternité. Mais cela semblait bien vide. Je pouvais admirer les innombrables élus, peuplant le Paradis, sur le visage desquels s’affichait la béatitude. Voyant un tel bonheur emplir ceux qui avait vécu dans la vertu, je me réjouissais pour eux et espérais pouvoir les rejoindre.

Alors, j’entendis une voix dure et sereine me dire: “Ceux que tu vois ici sont ceux qui ont su gagner le Paradis, suivant la parole que J’ai confiée à Aristote et à Christos. Mais sache que l’avenir ne sera pas aussi radieux pour tous”. Je compris que c’était Dieu Lui-même qui m’adressait ce divin message. Alors, les anges me laissèrent seul, en communion avec le Très Haut. “Regarde dans la flaque d’eau à tes pieds”, me dit-Il.

J’y vis alors un beau pays. La douce chaleur du soleil caressait les arbres des vergers, nourrissait les épis de blé, qui se dressaient, fiers, vers le ciel, et donnait tout son amour aux légumes, qui prospéraient. Plus loin, je pouvais voir les vaches paître placidement, accompagnées de moutons gardés par leur pâtre. L’agréable brise prêtait sa force au travail du meunier en faisant tourner les ailes du moulin.

La mer fournissait aux pêcheurs moult poissons, afin de les nourrir, et exhalait ses senteurs rustiques mais si agréables à ceux qui savaient les apprécier. Au coeur de cette paisible vie, une ville, ceinte de murailles, fourmillait d’activité. Les artisans oeuvraient afin de fournir à la population tout ce dont elle avait besoin et les commerçants faisaient l’éloge de leur marchandises aux clients venant faire leur marché.

Les enfants jouaient, riant et courant le long des rues animées. Des tavernes sortaient des rires et des bruits de liquides que l’on versait dans les chopes. Un petit groupe était attroupé autour du maire, qui écoutait leurs interrogations et y répondait. Les cloches se mirent à sonner et nombre d’habitants sortirent de leurs maisons pour se rendre à la messe.


Reprenant la parole apres un court moment de silence:

Prions mes enfants

Seigneur, fait de moi un artisan de paix.
Seigneur nous t’en prions…
Fait moi vivre dans l’amitié Aristotélicienne.
Seigneur nous t’en prions…
Fait que je sois à la hauteur de ma tâche.
Seigneur nous t’en prions…
Fait que je vive dans la dignité.
Seigneur nous t’en prions…
Fait moi grandir dans ton amour.
Seigneur nous t’en prions…
Accueil nos ancêtres, nos familles et nos compagnons partis à ta rencontre.
Seigneur nous t’en prions…
Seigneur, exauce nos prières, prend-nous dans ton amour, fait nous vivre dans ta grandeur mais aussi dans ta miséricorde et pardonne-nous nos offenses…
Seigneur, exauce-nous. Amen.


Les mains jointes, égrainant les perles de son chapelet, elle avait fermé les yeux durant la priere et les ouvri denouveau sur une assemblé plongé dans le receuillement.
Elle repris doucement la parole:


Mais qui d'autre que celle qui accompagna ses jours durant ces années, celle qui le soutenu par la force de son affection est mieux placé que quiconque pour nous faire partager ces moment qui furent la vie d'Averos.

D'un signe, elle invita Siva a la rejoindre, laissant sa place devant l'autel pour lui laisser la parole.
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Demande de bapteme
*bombadil*
Bombadil, une fois n'était pas coutume, avait fait le déplacement jusqu'à Reims, pour assister à un office. Mais celui-ci revêtait un caractère particulier, en ce sens qu'il rendrait également hommage à un grand nom de la Champagne. Il ne connaissait pas le baron Averos personnellement, bien entendu, mais ce nom, bien évidemment résonnait dans ses oreilles comme le souvenir d'un lointain passé, d'une autre vie pour l'évêque de Langres. Il se souvenait notamment d'une chanson relatant la bataille de vendôme, ayant pour héros, le baron de Montmirail.
C'est donc en l'honneur de ce grand homme de Champagne, mais également pour soutenir la famille du défunt, qu'il était venu prendre place dans la cathédrale.

Il était venu s'installer aux places réservées au clergé, revêtue de ses habits cérémoniels, même s'il n'aurait pas officier cette fois-ci. Il salua Mytia d'un signe de tête, signalant par la même sa présence, même si la mitre qu'il portait sur la tête ne lui permettait pas de passer inaperçu.

A l'arrivée de la Baronne, il adressa à cette dernière un regard profond de soutien. Il pourrait éventuellement s'entretenir avec elle à l'issu de la messe, si tel était son désir. Mais pour l'heure, il suivit la messe, comme l'ensemble des fidèles.

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Tristan.
Il s'était déplacer de clermont a reims, il se devait d'assisté a cet office non pas pour célébré la mémoire d'un grand de champagne qu'il n'avait que connu que dans les récits qu'on lui avait rapporté, mais pour soutenir sa veuve comme il l'avait fait depuis longtemps.

Depuis le départ de conflans il ne s'était pas retrouver, il arriva devant le parvis regardant longtemps les tours se rappelant le précédent enterrement a notre dame pour un autre grand un certain fauville a notre dame. il se perdit dans ses songes un instant puis poussa les porte de la cathedrale, il regarda au loin vit la baronne puis salua l'évêque de langres qu'il avait croisé dans des circonstances bien plus joyeuse.

Au contraire de notre dame ou il s'était installé a ses cotés, il se mit cette fois en retrait, puis s'assît sur un des derniers bancs ecoutant la ceremonie.
il ecouta attentivement la celebrante son regard porté sur l'autel.

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http://www.youtube.com/watch?v=BOdfPQ9LvLE
Elvisdeserage
[Eglise St Nizier de Troyes]

Au même moment à Troyes, un petit groupe de vieux amis s'étaient réunis à l'église afin de prier pour le repos de l'âme du guerrier Averos, enfant du village.

Dans une ambiance de recueillement ils se remémoraient le baron disparu.
Sans le dire chacun se demandait quel serait le prochain rappelé auprès du Seigneur...

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Beeky
Beeky d’Apperault avoit eu vent d’un placard invitant la population à venir se recueillir en la cathédrale de Reims. S'agissant de rendre un dernier hommage au baron Averos, elle en avoit noté la date avec grand’soing.

Adoncques, la disparition inexplicable de cest homme s’estoit close par un funeste denouement… La vicomtesse d’Attigny en avoit eu le pressentiment mais lorsqu’elle venoit prendre nouvelles auprès de son espouse, onc elle ne l’avoit laissé paraistre. Beeky avoit mené enqueste zélée sur les champs de batailles lorsqu’elle s’estoit retrouvée en Maine mais elle avoit perdu tout espoir de retrouver iceluy quy fut son conseiller militaire sous son mandat de duc.

En ce jour hélas, le trespas de ce vaillant soldat bourru estoit cognu et une foy nouvelle, la famille d’Apperault se voyoit endeuillée. La veille au soir, Beeky avoit regagné, l’Hostel de la Veuve, hesritage de son defunt espoux, afin d’estre à Reims pour se rendre à la ceremonie. Les fenestraux de l’hostel particulier rémois, donnoient sur la grand’place de la cathédrale où se dressoit tousjours la statue de Caedes brandissant fièrement son espée vers le ciel.

Attigny arriva sans équipage, le simple faict de traverser la place, le justifioit amplement. Sans peyne, elle se fraya un chemin sur le parvis, la populace reculant au vu de sa courone. Un mendiant ou deux reçurent obole d'un écu trebuchant lorsque la vicomtesse franchit le seuil du portail. Après s'estre signée et faict genuflexion, elle remonta la nef centrale d'un pas decidé et alla rejoindre la place quy luy estoit reservée. A costé d'icelle-cy, un prie-Dieu libre à jamais avec une plaque d'or massif, gravée au nom de Ricoh d'Apperault... Sa machoire se serra.

L’affliction au sujet de la mort estoit l’expression naturelle du deuil. La vicomtesse estoit passée par ces affres depuis peu et pourtant, poinct encore elle ne s’estoit résolue à achever le rituel funéraire. Non obstant, Beeky cognoissoit qu’il appartenoit à la foy de ne poinct le faire outre mesure, aussy, en ce jour d'huy, elle avoit revestu ses atours de grand deuil, sa mine se faisoit grave mais son cueur estoit en paix.

Lorsqu'elle estoit passée près de la nièce de son espoux, elle luy avoit posé discrètement une main sur l'épaule et exerçé une pression appuyée. Poinct elle n'avoit ralenti sa marche, l'heure n'estant gueres aux epanchements et noblesse demandoit tousjours courage.

Beeky sortit son breviaire et comme l'assemblée icelieu reuinie, elle suivit le cours de la messe officiée par son Excellence Mytia. Son regard se fict doulx pour ceste femme quy continuoit courageusement sa tasche en nostre Saincte Eglise.

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Defuncti voluntas mihi antiquior jure est.
Siva
Elle s'etait agenouillée sur le prie dieu,prenant soin de ne pas froisser l'etoffe blanche finement brodée,alors que la ceremonie debutait.A la lecture du texte,elle s'imaginait ce doux paysage,la caresse des rayons,la douceur de l'air,le pafum ennivrant,melé a l'iode.La pression d'une main sur son epaule,la fit sortir de ses pensées,et un regard reconnaissant fut adressé a la silhouette qui deja gagnait sa place.
Tete baissé,mains jointes,elle sentit le poids de sa couronne sur sa tete,qui maintenait le voile de deuil,plus qu'a l'accoutumée.Ce jour y faisait,il lui rappelait qu'elle etait a present,seule a la porter.


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Seigneur nous t’en prions…
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Seigneur nous t’en prions…
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Seigneur nous t’en prions…
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Seigneur nous t’en prions…
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Seigneur nous t’en prions…
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Seigneur nous t’en prions…
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Seigneur, exauce-nous. Amen.



Mais qui d'autre que celle qui accompagna ses jours durant ces années, celle qui le soutenu par la force de son affection est mieux placé que quiconque pour nous faire partager ces moment qui furent la vie d'Averos.

Elle sentit une vive piqure dans la poitrine.Le Vicaire venait de lui envoyer en pleine face tout ce qu'elle aurait du etre,en bonne epouse,et tout ce qu'elle ne fut pas,cependant.Ses soldats avaient peut etre plus rempli cette charge que la propre epouse.
Un regard a Mytia,qui lui fit signe de la rejoindre,ce qu'elle fit,se relevant et venant se placer derriere l'Autel.Là,son menton se releva,et elle posa son regard sur la petite assemblée.Peu etaient venus,ce a quoi elle s'attendait,seuls quelques rares visages presents,avaient croisés celui du Capitaine,les autres,avaient partagé sa peine.Un rictus ressemblant vaguement a un sourire se dessina sur ses levres,empreinte de tristesse.
Elle preferait cela,et lui sans doute aussi,plutot que de voir l'hypocrisie d'une noblesse se bousculer.
Elle ne put cependant s'empecher de noter dans un recoin de son esprit,les visages absents,dont son époux avait pourtant fait tant d'eloges.

Le silence devint lourd,il etait temps de le briser.Elle s'eclaircit la voix avant de prendre la parole


Mes recherches pour le retrouver,m’ont fait prendre une route qu’il emprunta.Une de ces routes,poussiereuse,assechée par les belles saisons.Chaque pas qu’il fit,je le faisais,ce jour la,et ce qu’il put ressentir,me penetra.Je senti le poids de l’armure et de l’épée,mouillée de la sueur qui ruisselait sur la peau.Les muscles etaient tendus,la vue troublée par la chaleur,mais qui n’empecha pas de voir ces hommes qui chevauchaient,et marchaient derriere.
Tous etaient mués par ce meme refrain qui resonne dans le cœur d’un soldat.

Je continuais d’avancer,sentant a present la sueur du destrier s’immiscer sous le metal,et le parfum de crins mouillés se meler a celui des fleurs pietinées.Alors l’ombre se fit,quand une plaine se dessina devant moi,sur les hauteurs d’un paysage que certains vous diront bretons,que d’autres vous affirmeront francs…L’origine de ce paysage n’a pas d’importance,c’est bien ce qui s’y deroula,qui marqua cette terre…Tant de souffrances,de cris,et de sangs resonnerent,ce jour la,dans cette plaine,qui juste avant avait un gout divin,lui donnant l’apparence des enfers lunaires,le temps d’une bataille…

Bien sur,quand moi j’y parvins,peu de choses restaient de ce jour.L’herbe cachait les casques,et les armes abandonnées par leurs maitres…Depuis ce jour,la Nature,comme a chaque fois,dissimule les fautes de l’homme,sa soif de sang,comme pour l’effacer de nos esprits.Seuls les recits restent,comme un heritage.C’est un de ceux la,que je tente de vous conter aujourd’hui…

Son regard se baissa un court instant,les yeux rivés sur l’Autel,alors que sa voix continuait,malgré l’emotion qui l’emplit a cet instant,de resonner dans la Nef

On m’a dit que la derniere chose qu’il offrit a ses hommes,fut son courage.Qu’il ne demerita pas au combat,pas moins que ceux qui le suivaient depuis des mois.On m’a dit qu’il savait la bataille perdue,mais qu’en bon Capitaine,et en loyal soldat de Sa Majesté,il avait pris la tete de ses hommes,les preferant au confort d’une tente de strategie militaire,la ou bien d’autre se serait cachés.On m’a dit,que le reflet du soleil sur son épée levée sur l’ennemi de Son Roy,ne cessa de guider ses hommes dans la bataille…Enfin,on me dit que le son de la corne du Baron Averos de Montmirail,resonna dans la plaine,non le repli,mais la ferveur au combat.jusqu’a son dernier souffle,il tenta de transmettre sa force et sa loyauté a la Champagne a ses hommes…
Ce jour là,plus qu’un époux,plus qu’un Baron,ou qu’un Capitaine Royal,la Champagne a perdu des fils de tout horizon,un symbole.Elle en a perdu un,qui portait en lui sans doute plus de valeurs et d’honneur que bien de ceux ,restés ici a ne pas se soucier de ses enfants,perdus au loin...Qui donna sa vie pour ses hommes,et qui en avait prouvé plus d’une fois la volonté,en se livrant a l’ennemi,en echange des vies de ses soldats…


Son regard de jais se posa de nouveau sur l’assemblée,brillant de sentiments melés,alors que ses poings se serrerent inconsciemment,trahissant la force de ceux ci

Je suis fiere de mon époux,car il fut ,avec ses hommes et ses femmes,ce que la Champagne appelait fierement un Loup.Beaucoup,ce jour ont oublié,helas,les batailles sont des choses si honteuse,qu’il est de notre nature de les enfouir au fond de nos memoires.Cependant,je ne suis pas de celle la,qui se complait a vivre dans lepresent,sans garder en memoire le passé,tresor d’un peuple,histoire d’une Maison,ou d’un Duché…Je n’aurais de cesse,de marteler les esprits juveniles,ou hypocrites,du souvenir de ceux qui ont marqué l’Histoire de notre Champagne.Ce sera là,le combat que je menerais,comme fut celui mené par mon époux.
Comme vous pouvez le constater,mes recherches ne m’ont permis ,de retrouver le corps de ce grand homme.Mais je suis sure que son âme a trouvé la place qui lui revenait,et n’accorde donc que peu d’importance a la chair…Elles n’en sont pas vaines pour autant,car j’en suis revenue,avec une histoire a conter,une memoire a entretenir…Que tous,ici presents,sachiez que ma peine est apaisée,car quelle plus honorable mort pour un soldat,que celle rencontrée en combat singulier,sur un champs de bataille,arme au poing,pour defendre les terres de France…Qu’il soit dit,que le nom d’Averos de Nassyria,Baron de Montmirail et de Villemor,Capitaine Royal des Armées de Sa Majesté le Roy Levan le Troisieme,resonnera toujours en mon cœur,et en celui de ceux qui l’apprecierent vraiment.

Que son heritage ne reside pas en un heritier de chair,mais en des valeurs qui empliront un jour a nouveau,le cœur de nos Loups…Alors ,je prierais,non pas pour leur survie,mais pour la survie de leurs actes…Car la mort,ne doit pas etre une fin,mais le debut d’une vie solaire…Le debut d’une vie de memoire…


L'echo des derniers mots se faisaient encore entendre,quand Siva adressa un regard empreint de reconaissance au Vicaire.
les mots etaient venus sur l'instant,sans qu'elle n'eut rien preparé en ce sens,et son coeur s'en senti plus leger.comme si le recit qu'elle avait fait,pesait telle une pierre sur son ame.
La baronne retourna a sa place,la tete baissée

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