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[RP]Cathédrale de Reims

Crxman84
Crx n'avait pas connu cette bataille, mais depuis tout petit on lui en parlait et c'est en honneur de ces hommes allant au front qu'il avait décidé de s'engager dans l'amrée..

Il se tenait fierement pres du soldat Kyllie, son amie à Varennes et pria pour mémoire de cette date mémorable

_________________
Averos
Au paroles d'Aaron, Les triste souvenires enfouit au plus profond de lui resurgirent brusquement

Cette grande bataille l'avait marqué,et boulversé à tout jamais.
Il était Changé par ce qu'il avait vu et ce qu'il avait fait. Si jeune à l'époque des faits, c'était ça première mission "La Guerre" On l'avait autorisé a tuer ses semblables des hommes comme lui.

Il pensa et pria pour tout ceux qui été tombés au combat mort trop jeune pour connaitre les plaisire de tout une vie, pour une cause des plus juste.


Tant de souffrance,l'odeure du sang mélangé à la boue,l'odeure de la guerre.
Aaron
Citation:




    Conformément au choix de l'Assemblée Épiscopale de France et au Droit Canon de la Sainte Eglise Aristotélicienne et Romaine, Monseigneur Lodovicus recevra le pallium le dix-huitième jour du mois d'octobre de l'an de grâce 1454 en la cathédrale de Cambrai en gargote artésienne, des mains de Son Éminence le Cardinal-Archevêque de Reims Aaron de Nagan.

    La remise du pallium conférera à Monseigneur Lodovicus la charge de l'archidiocèse suffrageant de Cambrai. La cérémonie est prévue trente minutes après les cinq coups de l'après-midi. La présence des curés est des autorités comtales sont vivement attendues.


    Aaron de Nagan
    Cardinal-Archevêque de Reims



    Fait à Reims le 19 octobre de l'an de grâce 1454



Aaron


    Les cloches de la cathédrale de Reims se mirent à battre à toute volée... On pouvait les entendre à des kilomètres à la ronde. A l'heure du crépuscule, la ville se faisait plus silencieuse. Le son des cloches résonnait à travers toutes les rues de la capitale champenoise... Dans un peu plus d'une demi-heure, la messe de la Toussaint allait être célébrée en la Cathédrale par l'archevêque de Reims.


Aaron




    Dóminus vobíscum.
    Et cum spíritu tuo.
    Benedícat vos omnípotens Deus Pater
    Amen.

    Champenois, Champenoises, aujourd’hui nous célébrons la mémoire de tous les hommes devenus saints par leur vie vertueuse. Chaque saint que nous connaissons, Sylphaël d’Oanylone, Olcovidus le persécuté, Abysmo de Luxeuil, et bien d’autres encore, qui ont fait de l’Eglise Aristotélicienne une Eglise plus grande qu’Elle ne l’était, mérite qu’aujourd’hui nous nous souvenions d’eux. N’oubliez pas mes amis que nous sommes tous invités à devenir saint, à suivre par-là même le chemin de la Vertu et de la vraie Foi, le chemin qui nous mène directement sur les voies du Seigneur.

      Prions ensemble :

      Dieu Créateur de toutes choses, nous te remettons cette journée !
      Guide-nous dans nos actes, nos pensées les plus intimes,
      Toi qui sais tout, purifies-les afin qu'ils soient conformes à Ta volonté.
      Toi le Très Haut, qui a tout prévu, mais nous laisse libre de notre destin,
      inspire ceux qui s’écartent de ta parole Divine,
      Pour qu’ils nous aident à préserver le monde.
      Amen



    Lecture du Livre sacré – La Fin des Temps I : Le Rêve .:: Ysupso ::.

    Gloire aux Saintes Ecritures

    Citation:

      J’avais en face de moi tous les humains qui, par leur sainte vie vertueuse, avaient accédé au statut d’anges. Sept d’entre eux dépassaient leurs compagnons par la sensation de bien-être que je ressentais en leur présence. Je reconnus sans difficulté les sept archanges bénis de Dieu: Georges, patron de l’amitié, Miguaël, patron de la conservation, Raphaël, patron du don de soi, Gabriel, patron de la tempérance, Michel, patron de la justice, Sylphaël, patron du plaisir, et Galadriel, patron de la conviction.

      Derrière eux, je voyais de vaste paysages idylliques. Tout resplendissait la beauté et donnait envie d’y rester pour l’éternité. Mais cela semblait bien vide. Je pouvais admirer les innombrables élus, peuplant le Paradis, sur le visage desquels s’affichait la béatitude. Voyant un tel bonheur emplir ceux qui avait vécu dans la vertu, je me réjouissais pour eux et espérait pouvoir les rejoindre.

      Alors, j’entendis une voix dure et sereine me dire: “Ceux que tu vois ici sont ceux qui ont su gagner le Paradis, suivant la parole que J’ai confié à Aristote et à Christos. Mais sache que l’avenir ne sera pas aussi radieux pour tous”. Je compris que c’était Dieu Lui-même qui m’adressait ce divin message. Alors, les anges me laissèrent seul, en communion avec le Très Haut. “Regarde dans la flaque d’eau à tes pieds”, me dit-Il.

      J’y vis alors un beau pays. La douce chaleur du soleil caressait les arbres des vergers, nourrissait les épis de blé, qui se dressaient, fiers, vers le ciel, et donnait tout son amour aux légumes, qui prospéraient. Plus loin, je pouvais voir les vaches paître placidement, accompagnées de moutons gardés par leur pâtre. L’agréable brise prêtait sa force au travail du meunier en faisant tourner les ailes du moulin.


    Bénit soit cette parole

    Mes amis, vous avez entendu. Comme je le disais au début de l’office, nous sommes tous invités à entendre le Très-Haut, entendre Sa voix et suivre les voies dont Lui-seul a le secret, et dont Lui-seul à le dessein. La vie est une étape le l’existence de l’âme. Après la mort, selon la vie que vous aurez menée, selon les péchés que vous aurez commis et les actes que vous aurez faits pour les compenser, vous accéderez au Paradis, vous accéderez au soleil ; cet astre même qui nous dispense chaque jour de sa lumière, pour y rejoindre les autres hommes qui avant vous ont vécu dans la Vertu. Qui sait, certain d’entre nous, certain d’entre vous, seront peut-être choisi par Dieu pour remplir une tâche dans les Cieux. Saint ? Ange ? Nul ne le sait, sauf le Très-Haut lui même et la Foi qu’Il a mis en vous! Pensez-y mes amis, pensez-y…

    Avant de poursuivre, réaffirmons ensemble, notre foi en le Très Haut et en l’Eglise :



    Préparons-nous maintenant à la célébration du repas, symbole de l’Amitié Aristotélicienne qui nous lie, en reconnaissant que nous sommes pécheurs.

      Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j'ai péché, en pensée, en parole, par action et par omission, oui, j'ai vraiment péché.
      C'est pourquoi je supplie les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
      Amen.


    Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde; qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.



    Partageons ensemble le pain et le vin, symbole de l’amitié Aristotélicienne et du peuple des hommes réuni tous égaux devant Dieu et en toute humilité. Prions ensemble au moment de ce partage, prions le Seigneur pour ses biens faits, pour son amour et sa grande générosité.

    Prions ensemble et recuiellons-nous un instant…

    Tout au long de cet office j’espère que vous aurez pensez à ce qui à été dit dans les Ecritures et à ce que je vous aurais fait transparaître à travers Elles. Peut-être que c’est aujourd’hui même, à la sortie de cette Eglise, sur le parvis même de la maison de Dieu, qu’il faut se remettre en question, qu’il faut remettre en question son existence et la Vertu, qui je l’espère, là construite. N’oubliez pas mes amis que le soleil n’est pas donné. Le sol Sélène existe, ne l’oubliez pas ! Champenois, Champenoises, Dieu vous aime, ne l’oubliez pas, Dieu est à votre écoute, n’en doutez pas, les saints aussi, c’est une certitude, quant à moi je vous bénis. Allez…



    Le Seigneur soit avec vous.
    Et avec vous aussi.
    Que Dieu tout-puissant vous bénisse.
    Amen.
    Allez, dans la paix.
    Nous rendons grâce à Dieu.



































Aaron
Citation:



    Nomination de Poltau au poste d'évêque du diocèse de Beauvais, canton suffrageant de Reims.


    Nous, Aaron de Nagan, Cardinal-Archevêque de Reims, Cardinal-Chancelier de la Nonciature Apostolique, Vicomte d’Ivry, devant le Très Haut, et sous le regard d’Aristote,

    Faisons savoir en ce 14 novembre de l'an de grâce 1454, que Poltau, ancien curé de Sainte-Ménehould, a été choisis par l'Assemblée Épiscopale des évêques de France siégeant à Rome, pour remplacer l'évêque Kolmar et prendre sa place en tant que nouvel évêque du diocèse de Beauvais en Artois-Beauvaisie, canton suffrageant de Reims.

    Le siège épiscopal de Beauvais étant désormais occupé, l'Artois devrait voir ses villages rapidement recouvrer le chemin de la foi grâce à la nomination de curé, notamment à Bertincourt. L'intronisation de Monseigneur Poltau aura lieu dans le courant de la semaine.


    Ad perpetuam rei memoriam


    Aaron de Nagan
    Cardinal-Archevêque de Reims
    Vicomte d'Ivry







    Fait à Reims le 2 décembre de l'an de grâce 1454


Aaron
Citation:



    Nomination de Lison au poste de Vidame de la province ecclésiastique de Reims


    Nous, Aaron de Nagan, Cardinal-Archevêque de Reims, Cardinal-Chancelier de la Nonciature Apostolique, Vicomte d’Ivry, devant le Très Haut, et sous le regard d’Aristote,

    Faisons savoir que nous avons nommer Lison, ancienne juge d'Artois, au poste de Vidame de la province ecclésiastique de Reims en ce 10 décembre de l'an de grâce 1454. La cérémonie eu lieu devant son Emience Aaron, cardinal-Archevêque de Reims, en la Basilque d'Arras.


    Ad perpetuam rei memoriam


    Aaron de Nagan
    Cardinal-Archevêque de Reims
    Vicomte d'Ivry







    Fait à Reims le 10 décembre de l'an de grâce 1454


---fromFRSoldats In Tenebris
Aux alentours des trois heures du matin.


Au sortir de la guerre, chacun s’était octroyé un peu de repos. Panser les blessures, se délecter de la chair des défunts, avant qu’ils ne gagnent le Circulus pour un sommeil éternel. Toujours profiter de ces moments de quiétude, lorsque les dieux le permettaient. Nul ne savait quand l’occasion se représenterait à nouveau. Si elle venait à se représenter…


Une cinquantaine de sabots caressait la pierre dans la pénombre. Traits tirés, visages lugubres et parsemés de cicatrices, les cavaliers apocalyptiques progressaient calmement, sans bruit. Leurs capes trouées ondulaient, épousant le souffle nocturne des Dieux. Nestrecha veillait sur eux. L’illustre Déesse ne manquerait point de les accompagner dans leur périple.

Ils avaient quitté l’Antre depuis fort longtemps pour s’en aller cavaler sur les routes et rejoindre le lieu. Ce lieu… Qui se dressait majestueusement devant eux…
Les survivants de la grande guerre Biterroise contemplaient au loin cette cathédrale, qui semblait les narguer de son impressionnante hauteur. Qu’elle en profite tant qu’elle en a encore le pouvoir. Ils avaient conquit une cité, fait frémir un comté. L’heure d’ébranler un culte était venue.

Les nerfs se tendaient comme cordes de violes.

La faction comptait quatorze guerriers. Ils devraient agir vite et discrètement. Sans un mot, le manteau serré sur leurs armes dissimulées, ils mirent pied à terre quelques rues avant leur destination finale, menant tant que possible les chevaux par les flaques d’ombre.

Sept des hommes furent postés en étoile autour de la Cathédrale afin de couvrir le plus largement la zone et ainsi avoir un potentiel de repérage maximal. Ils étaient également suffisamment proches pour converger vers le bâtiment rapidement si besoin.
Ceux ci resteraient afin de couvrir les arrières de leurs compagnons, prêt à éventrer le premier venu sans crier gare !
Bouffer des boyaux, se délecter de chair…
Halleck et Ilium rejoignirent leur éclaireur sous un porche et communiquèrent à voix basse. Mavlick avait en sa en possession les renseignements qu’ils attendaient. Ce dernier avait gagné la ville il y a un jour de cela afin de collecter les informations cruciales au bon déroulement de la mission.
Halleck fit quelques signes de la main, mandant ainsi aux quatre hommes restant à les rejoindre.

A sept ils exécuteraient la mission.

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в тенебрис !
---fromFRHalleck
Le colosse porte le crâne enfantin à sa bouche pour se délecter de lambeaux putréfiés. Quelques compresses bandent les moignons remplaçant l’index et le majeur de cette main gauche mutilée. Deux doigts perdus à Béziers, rudes blessures venant sanctionner la guerre dévastatrice qu’ils avaient menée en Languedoc. La cape noire claque au grès du vent. D’impressionnants filets de bave s’extirpent de sa gueule béante tant l’excitation est vive. Le musculeux s’enfile un nouveau morceau de chair qu’il avale goulument avant de s’emporter dans un grognement non maîtrisé.

Emmitouflé dans un épais mantel troué de toute part, Halleck progresse en direction de la cathédrale. Les rênes claquent sèchement, les tallons imposent une allure régulière à sa monture, un pur sang arabe aux muscles impressionnants qu’il chevauche vaillamment. Les traits serrés, le visage sinistre, le colosse mène la horde au combat. Ses yeux noirs exorbités témoignent de sa frénésie.

Tuer, tuer, tuer ! Pour In Tenebris, pour Krivda, pour Nestrecha !

Sous ses frusques, un linge enrobe soigneusement sa poitrine opprimée par une flèche fort bien ajustée qui le toucha au sortir de Béziers. Il se tenait néanmoins dressé come un roc aux côtés d’Ilium. Douze cavaliers leurs emboitaient le pas, visages lacérés de blessures, avides de passer à l’action. Le chant du clan résonne dans la tête d’Halleck, lui apportant force et courage :



в тенебрис ! Tel est notre nom.

Nestrecha, déesse de la Mort, accueille nos morts comme ceux que nous t’offrirons !
Puissent nos rangs t’apporter bien plus qu’eux même en semant la mort !

Krivda, Déesse des Larmes, prépare nos ennemis à recevoir leur dû !
Que la terreur ère sur eux à Jamais !

в тенебрис ! Que notre étendard triomphe.



Ils arrivent enfin à destination et mettent pied à terre. Le calme règne en maitre, les ruelles semblent désertes. Aussitôt, les troupes de divisent. Alors qu’une partie prend position à l’extérieur de la cathédrale, Ilium et quatre hommes accompagnent Halleck jusqu'au porche ou les attend Mavlick. Ce dernier leur fait un bilan rapide de la situation : Mislark et Rafiln, volontairement restés à l’intérieur du monument après fermeture ouvriront l'une des portes principales au signal. En cette heure tardive, l’ensemble des chiens d’Aristote ont déserté le lieu de culte. Il ne reste qu’à pénétrer dans celui-ci pour que dansent les flammes.

De sa voix nonchalante, Halleck lance aux hommes :


Naprzód marsz !

Armes extirpées de leurs fourreau, brandies avec vigueur, la horde s’engage vers la Grand porte de gauche. Sur le dos des soldats reposent de gros sacs remplis d’alcools et autres liquides inflammables.

Hache en main, Halleck gagne la porte. Cinq coups secs résonnent contre le bois. Un grincement se fait entendre… Enfin, la voie leur est ouverte. Ils pénètrent dans la cathédrale, un sourire sinistre fermement accroché aux lèvres.

A l’extérieur, dans une ruelle annexe, Pavlov et Kralitz s’affairent à retirer la bâche qui couvre une charrette de foin dissimulée pour l’occasion…

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Mort au combat !

Né à la cour, Voué à la cour !
---fromFRIlium
Quatorze. Quatorze chevaux avancent doucement dans les ruelles de la cité. La nuit est froide, la lune s'élève dans le ciel. Illium leva la tête vers cette déesse, guide dans la nuit. Une larme glissa sur son visage.

Ô Krivda, ce soir tu les auras,
Toutes les larmes de cette cité,
Ils les verseront, emportés,
Dans la tristesse, par notre perversité.
Les esprits se perdront,
Tués, la cathédrale tombera,
Et encore tu vivras,
Au son des pleurs et des larmes,
De ces gens perdus.

Ô Krivda, ce soir tu l'auras,
Aristote sera à toi...

Chantonna -t-il jusqu'à leur arrivée en la cathédrale.
Ils mirent tous bien à terre. Elle se dressait là majestueuse. Ilium apréciait le paysage. Il observa son camarade Halleck. L'impatience l'avait emporté dans la frénésie du combat qu'ils allaient mener.
Sur un signe, les créatures de la nuit se séparèrent. Sept encerclant la cathédrale, Sept y pénétrant, Sept le chiffre parfait.
Ilium aborait une stature élancée même si l'âge et l'expérience se lisait sur son visage. Il abaissa son capuchon laissant découvrir sa chevelure blanche et observa cette cathédrale, symbole de la folie des hommes. Un sourire sadique se dessina sur ses lèvres fines.
Halleck leur donna le signal. Enfin. Les flammes de l'enfer allait lécher les portes du paradis. Aristote, nous sommes à tes portes.
Alors qu'ils pénétraient dans le sein de Dieu, Ilium s'en retourna près de la sombre charette, le sourire aux lèvres. Il avait une mission. In Tenebris serait à l'honneur ce soir, il illuminerait la tête de Dieu.
Il fit signe aux deux hommes et tout trois entreprirent de prendre sur leur dos de grande hotte. Ils y chargèrent le foin. Fort Heureusement, le tout était léger.
Et, enfin, l'homme à la rose noire pénétra dans l'antre de Dieu suivi de ses deux accolytes.
Déjà se dégageait dans l'air l'odeur de l'alcool. Quelle douce odeur... il s'en délecta quelques instants.
Et ils entreprirent l'ascension des marches.
Ils arrivèrent enfin sur le toit.
Les lumières de la ville s'étendait au dessous.
Bientôt celle d'IN TENEBRIS s'étendrait sur Reims, Capitale du Royaume de France. Il rit à cette pensée.
Ils entreprirent de placer les fagots de foin pour que lorsqu'ils y metteraient le feu, IT apparaissent en grand.


Brûle, brûle,
Krivda t'attend,
Brûle, Brûle,
Nestrecha te prend.

De son côté, la fête était prête... Il se redressa, il dominait la cité. Il huma l'air, hmmm un doux parfum se dégageait, le feu oui le feu. Sa cape claquait dans le vent, In Tenebris était en marche vers la gloire.
---fromFRHalleck
Animé d’une furie sans nul pareil, le colosse fait tournoyer sa hache qu’il envoie décapiter Aristote. La tête de la statue s’effondre pour se briser de toute part. La rage s’emparant de lui, Halleck coupe à tout va, saccageant inutilement les biens cléricaux destinés à crépiter sous les flammes ardentes. Les cris dévastateurs fusent, un chant guerrier s’évade, résonnant dans la grande cathédrale Rémoise :

Dans ce royaume immense,
Gronde la colère des Dieux,
Des fanatiques en transe,
N’obéissant qu’aux cieux,
D’une simple pensée,
Leur intimant croisade,
Guerriers noirs s’évadent,
Et s’en vont démembrer,
Les vieilles cités françaises,
Qui saignent et pleurent sous les coups,
Rah le bol des foutaises,
Au grand jour les tabous,
Haumes et casques dorés,
Tremblent aux premiers abois,
Face aux lames acérées,
Des soldats de la vraie foi,
Aristote le fourbe,
L’adulé impuissant,
Origine des troubles,
Pourrira dans le sang !


Les mots ne tardent pas à être repris en cœur par l’ensemble des soldats. La voix de Nestrecha gronde, appelle au désastre. L’apocalypse arrive, les hommes s’affairent sans halte, déchainer par le chant de la horde. Ci et la, les candélabres vacillent, la cire s’embrase.

Les tentures s’enflamment alors que certains soldats aspergent bancs, chaire et confessionnaux d’alcool. La lumière s’éveille, gagne progressivement en intensité.

Animé d’une folie incontrôlable, Halleck coupe à tout va en beuglant sans relâche…

_________________
Mort au combat !

Né à la cour, Voué à la cour !
---fromFRIlium
Ses longs cheveux blancs s'élancaient dans le vent. La douce brise de la nuit caressait son visage. Bientôt les flammes caresseraient la roche claire de la cathédrale.
En bas le sacage avait commencé, le chant guerrier s'élevait dans l'obscurité de la damnée.
Il retourna sur les planches du toit. Il se sentit envahir de plaisir lorsque elles craquèrent sous ses pas. La Charpente s'enflammerai dans un murmure rapide.
Il se tourna vers la Lune :


Tu vois Krivda, les larmes de feu lécheront bientôt les portes du paradis.

Les trois hommes de l'ombre s'occupaient sur le toit. Oui. Oui, bientôt la puissance d'IN TENEBRIS se révélerait aux yeux du Royaume de France. La Cathédrale sacrée brulera d'ici quelques minutes pour rejoindre l'enfer.

Ô Krivda, bientôt elle sombrera,
L'Achéron, ses portes, ouvrira,
Et leurs âmes perdus,
y flotteront d'autant plus
Que leur Dieu aura disparu.

Ô Krivda, récolte les larmes,
Récolte les larmes du malheur,
Et montre leur leur vraie peur.

Il partit d'un rire strident.
Reims, brûle, tes petites âmes vont brûler.
Nevrecha sera reine, et Aristote déchu.
Et dans son hilarité, il prit sa torche et la lança sur la paille étalé sur le toit. Avec rapidité, tout le foin s'enflamme, le symbole IT apparaissant à l'ensemble de la ville, majestueux.
Et il cria dans la nuit :


OH toi, Regarde et admire,
Le Sang coulera,
Notre puissance régnera...

Et dans un mouvement de cape, les trois hommes redescendirent rejoindre Halleck dans la cathédrale.
Le toit s'embrasait, ne restait plus qu'à la faire brûler de l'intérieur. Aristote nous ne sommes en ton sein...
---fromFRHalleck
La cathédrale crépitait de milles feux. Les trois hommes qui avaient gagnés la toiture venaient à l’instant des les rejoindre. Au centre de ce brasier ardent, Halleck agitait toujours aussi frénétiquement sa hache en tout sens. Pour Nestrecha, pour Krivda ! Que le royaume brûle, qu’il ne reste que des cendres de ces chiens d’Aristote. Mort ! Mort ! Mort !

La bave dégouline le long de son coup, s’envole lors des assauts répétés sur les dernières statues qui ornent le lieu. Fureur, folie. Une cathédrale de plus s’embrase. Le royaume entier se consume. In Tenebris hurle !

De la bouche du colosse s’échappent ces mots qu’il ressasse sans halte :


Abîme profonde, ferveur maléfique.
Ta simple évocation,
Parsème le sol de tombes,
Dans un souffle diabolique.

Gloire ! Gloire ! Gloire !
Douleur anéantira !
Gloire ! Gloire ! Gloire !
Fureur démembrera !
Gloire ! Gloire ! Gloire !
Noirceur exterminera !
Gloire ! Gloire ! Gloire !
Mène nous au combat !

Ton nom si sombre,
Tes formes cadavériques,
T’iranisent au pas,
Ô Déesse Nestrecha !


La déesse les guide, il le sait. Nul ne peut les écarter de leur destinée. Mais déjà les flammes se font trop intense. Les visages perlent. Les gouttelettes de sueur dégoulinent au sol. Quitter la cathédrale, il est temps.

Mais Halleck ne veut pas ! Trancher, encore et encore, les représentations de ce vil pouilleux d’Aristote !

Deux hommes s’approchent et hurlent du plus fort qu’ils le peuvent…

Le colosse revient à lui, retrouve ses esprits… Tous gagnent la Grand porte, laissant les flammes poursuivre leur labeur…

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Mort au combat !

Né à la cour, Voué à la cour !
---fromFRIlium
Les gonds grincèrent. La grande porte s'ouvrit sur sept chevaliers noirs.
La fumée noire les enlaçait de ses bras fin.
Les Sept éclaireurs s'étaient rassemblés. Les chevaux attendaient. Mais c'est à pied qu'ils iraient. Les portes de la ville devaient déjà être fermées. Mais ils devaient s'en aller, déjà des passants arrivaient dans la rue. Les ombres s'engoufrèrent dans l'obscurité des petites rues de la vieille ville. Une seule direction : les remparts. Une seule opposition : le sang coulerait.
D'un signe de la tête, les ombres se séparèrent pour mieux se perdre dans les rues obscures.
Il s'éloignait de la cathédrale en feu. Quel spectacle reluisant... Ilium se retourna un instant pour l'admirer. Une larme coula sur sa joue. Pour toi Krivda.
Près des murailles, un léger silence régnait perturbé par les cris de la ville et les rues qui s'emplissaient. Tant mieux, ils passeraient plus inaperçu. La panique aveugle les gens.
Quatorze ombres s'allignèrent contre un mur. Le colosse en tête. Il fulminait. Une tour se dressait quelques pas plus loin, au dessus de leur tête des miliciens s'inquiétaient de ce qui se passait au loin. Ilium lui rêvait. Krivda. Je te dédie mes larmes de joie.
Il regarda Halleck en direction de la porte de la tour. Il lui dis oui d'un petit hochement. Un sourire mauvais luit sur son visage...
---fromFRfredstleu
Le père Fredstleu qui avait son appartement juste en face de la Cathédrale fut alerté par un bruit de chevaux au galop.
Il vida son verre et se dirigea à la fenêtre et vit que les portes de l'édifice avaient été forçées.
Au fond, de celle ci, il distingua une lueur qui s'amplifiait.
Aussitôt il enfila un mantel et courut vers le clocher afin de sonner le tocsin





Les habitants seraient sans doute réveillés et arriveraient promptement.

Puis il se dirigea vers la sacristie qui etait hors d'atteinte des flammes afin d'y sauver les vêtements et objets saints.

Déja de nombreus champenois étaient présent dans la nef munis de seau plein.

Il attrapa un enfant présent et lui dit :


Cours vite prévenir Son Eminence Aaron et ensuite prend ma mule et va au chateau afin de demander de l'aide.
_________________
Vicaire général de l'archevêché de Reims
Recteur de l'ordre cistercien
Curé d'Argonne
Evêque de Tripoli
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