Bitterly

Crécelle, crécelle... pourquoi être si cruelle !
Pourquoi devoir hurler tant de haine à mes esgourdes et me sortir ainsi d'mon univers enchanteresse ?
Bitterly la regarda froidement. La gamine parlait lentement, comme si ces mots lui coutaient. Peut-être l'avait-elle trop amoché... Peut-être.
Cependant elle étira son visage en un sourire qui se voulait angélique, ou fou... Peut-être les deux. En tous les cas une chose était sûre, la pauvre n'avait visiblement pas toute sa tête. Etait-ce dû aux coups ? Ou cela remontait-il à quelques temps pour ne pas dire toujours ? L'Esquire n'avait aucun moyen de le savoir. Et après tout, elle s'en fichait royalement.
P'tain mais foutez moi la paix,... !
Là c'était certain. Elle se parlait toute seule, entendait des voix, ou était proche de l'agonie ? Non elle avait l'air bien en vie, à gigoter un peu, Bitterly se demandait d'ailleurs ce qu'elle allait faire ? Devait-elle tuer cette sale mioche ? A y penser, elle aussi s'parlait à elle même. Cela l'enragea, non pas de point commun avec son ennemie. Ennemie au nom de quoi ? Son esprit commencait peu à peu à gagner du terrain, à la raisonner. Surtout lorsqu'elle regardait le visage ensanglanté de la petite sous elle.
Mais ces pensées si belles, si honorables, si raisonnables s'évanouirent d'un coup d'un seul lorsqu'elle sentit, contre elle, la pointe si familière d'un acier bien aiguisé. Leger coup d'oeil rapide vers son ventre. C'était bien ca. La diablesse avait une sorte de couteau. Celle ci semblait d'ailleurs tout à coup plus joyeuse, elle déglutit avant de dire, lentement, pour changer :
Alors qu'allons nous faire, ma belle ?
Nous entre-tuer ?
Ça pourrait-être sympathique pour moi que d'te voir tomber ainsi dans mes bras pour ton dernier souffle, tu serais mon linceul,...même si j'te l'avoue quand même et ce malgré ton joli minois, j'en aurai préféré un autre que toi mais ce ne sera pas l'cas, ainsi va la vie !
Sa main trembla legerement, non pas de peur, ca non, qu'elle la tue, après tout, au fond, mis à part sa vie, elle n'avait rien d'autre à perdre, personne qui ne dépendait vraiment d'elle. Non. Rien.
Elle aurait voulu l'égorger sur le champs. S'entretuer, ma foi pourquoi pas ? C'était là une idée. Elle se pencha un peu vers les p'tits yeux de son adversaire. Laissant la pointe de la lame s'enfoncer legerement dans son bidou.
J'ai d'autres projets. Lui murmura-t-elle.
Elle s'écarta vivement, se jetant en arriere pour s'eloigner de la lame de la folle dingue. Du sang lui coula le long du ventre, dans un mince filet chaud et poisseux.
A quatre pattes elle s'avanca à nouveaux, du plus rapidement qu'elle put.
Elle lui frappa alors la main avec le plat de sa dague, pour lui faire lacher son arme, ce qui réussi sans mal, puis sans plus reflechir, dans un mouvement de rage mêlé à de la pseudo survie, elle profita du moment de surprise et lui planta la fine lame dans ce qu'elle estimait être le foie. Devrait-elle ensuite remercier sa marraine Claudi pour lui avoir enseigné des rudiments de medecine et lui permettre approximativement d'identifier l'organe qu'elle venait de toucher ? Surement pas...
Elle retira sa dague et s'écarta vivement de nouveau, se faisant efilocher le bras au passage par la vilaine gamine.
Humpf ! Ca fait mal !
Certes l'autre devait souffrir un brin plus. Mais à chacun ses problemes. La question desormais était... Allait-elle mourir ? Etait-ce suffisant ? Ou bien... Devait elle la soigner ? Devait-elle faire quelque chose ? L'achever ?...
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Pourquoi devoir hurler tant de haine à mes esgourdes et me sortir ainsi d'mon univers enchanteresse ?
Bitterly la regarda froidement. La gamine parlait lentement, comme si ces mots lui coutaient. Peut-être l'avait-elle trop amoché... Peut-être.
Cependant elle étira son visage en un sourire qui se voulait angélique, ou fou... Peut-être les deux. En tous les cas une chose était sûre, la pauvre n'avait visiblement pas toute sa tête. Etait-ce dû aux coups ? Ou cela remontait-il à quelques temps pour ne pas dire toujours ? L'Esquire n'avait aucun moyen de le savoir. Et après tout, elle s'en fichait royalement.
P'tain mais foutez moi la paix,... !
Là c'était certain. Elle se parlait toute seule, entendait des voix, ou était proche de l'agonie ? Non elle avait l'air bien en vie, à gigoter un peu, Bitterly se demandait d'ailleurs ce qu'elle allait faire ? Devait-elle tuer cette sale mioche ? A y penser, elle aussi s'parlait à elle même. Cela l'enragea, non pas de point commun avec son ennemie. Ennemie au nom de quoi ? Son esprit commencait peu à peu à gagner du terrain, à la raisonner. Surtout lorsqu'elle regardait le visage ensanglanté de la petite sous elle.
Mais ces pensées si belles, si honorables, si raisonnables s'évanouirent d'un coup d'un seul lorsqu'elle sentit, contre elle, la pointe si familière d'un acier bien aiguisé. Leger coup d'oeil rapide vers son ventre. C'était bien ca. La diablesse avait une sorte de couteau. Celle ci semblait d'ailleurs tout à coup plus joyeuse, elle déglutit avant de dire, lentement, pour changer :
Alors qu'allons nous faire, ma belle ?
Nous entre-tuer ?
Ça pourrait-être sympathique pour moi que d'te voir tomber ainsi dans mes bras pour ton dernier souffle, tu serais mon linceul,...même si j'te l'avoue quand même et ce malgré ton joli minois, j'en aurai préféré un autre que toi mais ce ne sera pas l'cas, ainsi va la vie !
Sa main trembla legerement, non pas de peur, ca non, qu'elle la tue, après tout, au fond, mis à part sa vie, elle n'avait rien d'autre à perdre, personne qui ne dépendait vraiment d'elle. Non. Rien.
Elle aurait voulu l'égorger sur le champs. S'entretuer, ma foi pourquoi pas ? C'était là une idée. Elle se pencha un peu vers les p'tits yeux de son adversaire. Laissant la pointe de la lame s'enfoncer legerement dans son bidou.
J'ai d'autres projets. Lui murmura-t-elle.
Elle s'écarta vivement, se jetant en arriere pour s'eloigner de la lame de la folle dingue. Du sang lui coula le long du ventre, dans un mince filet chaud et poisseux.
A quatre pattes elle s'avanca à nouveaux, du plus rapidement qu'elle put.
Elle lui frappa alors la main avec le plat de sa dague, pour lui faire lacher son arme, ce qui réussi sans mal, puis sans plus reflechir, dans un mouvement de rage mêlé à de la pseudo survie, elle profita du moment de surprise et lui planta la fine lame dans ce qu'elle estimait être le foie. Devrait-elle ensuite remercier sa marraine Claudi pour lui avoir enseigné des rudiments de medecine et lui permettre approximativement d'identifier l'organe qu'elle venait de toucher ? Surement pas...
Elle retira sa dague et s'écarta vivement de nouveau, se faisant efilocher le bras au passage par la vilaine gamine.
Humpf ! Ca fait mal !
Certes l'autre devait souffrir un brin plus. Mais à chacun ses problemes. La question desormais était... Allait-elle mourir ? Etait-ce suffisant ? Ou bien... Devait elle la soigner ? Devait-elle faire quelque chose ? L'achever ?...
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