Zakarine

Et le doute persistait parmi les gens. Les rumeurs avaient plus de force que les actes. Zakarine les regrettait au plus au point: on mettait en doute sa parole même si cela n'était pas dit directement. Elle reçut la réponse d'Anastriana. Elle la montra à son amie Edwige en soupirant.
Tiens, regarde... Qu'en penses-tu?
Tiens, regarde... Qu'en penses-tu?
Citation:
Zakarine,
C'est bien triste. Néanmoins pour acter de la mort d'une personne il faut un certificat de l'église. L'église est la seule institution compétente pour certifier un décès. J'ai trop souvent vu des morts qui n'étaient pas morts revenir, pour prendre ça à la légère. Je suis d'ailleurs étonnée qu'elle soit restée si longtemps dans l'eau, j'ai un témoin qui l'a vue au marché de Rohan il y a peu, deux jours je crois. Un corps resté un long moment dans l'eau peut ressembler un peu à n'importe qui, tant il est abimé. Et quand un de nos proches disparait subitement sans donner de nouvelles, on a souvent tendance à voir facilement son visage au moindre corps que l'on retrouve, c'est bien normal.
Quoi qu'il en soit, si le corps que vous avez retrouvé serait d'aventure, bien le sien, je n'ai strictement aucun droit dessus. Elle doit être inhumée selon ses voeux. Mais sans un curé qui actera officiellement de sa mort, aucune cérémonie ne peut être faite. Si ce n'est une veille privée.
Quoi qu'il en soit elle est je crois en procès par contumace, j'ai reçu hier une missive me demandant de me rendre au tribunal pour une affaire la concernant. Si sa disparition était un jour confirmée par l'Eglise, je songerai à peut-être la grâcier à titre posthume, si le juge la déclare coupable. Ca ne sert à rien de taper sur les morts. Si par contre elle revenait ou même était prise à tenter de disparaitre sous un déguisement, je laisserai la peine, s'il y en a une, se faire.
Au delà de toute cette histoire je pense principalement à ceux qui eux, restent, et étaient ses amis. Mes pensées vous accompagnent.
A galon,
Sa Majesté Anastriana de Walsh-Montfort
Dugez Meur Breizh
C'est bien triste. Néanmoins pour acter de la mort d'une personne il faut un certificat de l'église. L'église est la seule institution compétente pour certifier un décès. J'ai trop souvent vu des morts qui n'étaient pas morts revenir, pour prendre ça à la légère. Je suis d'ailleurs étonnée qu'elle soit restée si longtemps dans l'eau, j'ai un témoin qui l'a vue au marché de Rohan il y a peu, deux jours je crois. Un corps resté un long moment dans l'eau peut ressembler un peu à n'importe qui, tant il est abimé. Et quand un de nos proches disparait subitement sans donner de nouvelles, on a souvent tendance à voir facilement son visage au moindre corps que l'on retrouve, c'est bien normal.
Quoi qu'il en soit, si le corps que vous avez retrouvé serait d'aventure, bien le sien, je n'ai strictement aucun droit dessus. Elle doit être inhumée selon ses voeux. Mais sans un curé qui actera officiellement de sa mort, aucune cérémonie ne peut être faite. Si ce n'est une veille privée.
Quoi qu'il en soit elle est je crois en procès par contumace, j'ai reçu hier une missive me demandant de me rendre au tribunal pour une affaire la concernant. Si sa disparition était un jour confirmée par l'Eglise, je songerai à peut-être la grâcier à titre posthume, si le juge la déclare coupable. Ca ne sert à rien de taper sur les morts. Si par contre elle revenait ou même était prise à tenter de disparaitre sous un déguisement, je laisserai la peine, s'il y en a une, se faire.
Au delà de toute cette histoire je pense principalement à ceux qui eux, restent, et étaient ses amis. Mes pensées vous accompagnent.
A galon,
Sa Majesté Anastriana de Walsh-Montfort
Dugez Meur Breizh





























































































































aint Tugdual, considéré comme fondateur du diocèse de Tréguier, naquit dans une famille princière du pays de Galles. Ses parents sont aussi vénérés comme saints. Elevé dans à lécole monastique de saint Iltud avec son frère saint Léonore, le jeune Tugdual demanda son admission au monastère. Son noviciat fut semé dépreuves spirituelles : « le démon ne lui donnoit le repos ny jour ny nuit ; luy, pour se conserver, se mattoit et affligeoit de jeûnes, veilles et abstinences continuelles et dune continuelle oraison : son manger étoit un peu de pain et quelques légumes ; son boire de leau claire ; son lit de plancher ».
abbé de son monastère étant décédé, il fut nommé à sa place. Tugdual fut averti par une vision de la nécessité démigrer en Armorique. Prenant avec lui sa mère, sa sur et 72 disciples, il sembarqua de façon miraculeuse et accosta de même en face du Conquet. Il sen fut trouver le comte dOccismor, actuel Saint-Pol-de-Léon, qui lui accorda un domaine, averti de sa sainteté par la guérison dun boiteux. Le lieu sappelle aujourdhui Trébabu, la paroisse de Pabu, déformation du nom de Tugdual.
entant venir sa fin, Tugdual désigna comme successeur le moine Ruellin. Il séteignit un 30 novembre 553, dirait-on...











n jour sur la terre,
homme nosait pas répondre. Il était conscient de son péché mais ne pouvait agir, opprimé par la peur. Il rentra chez lui, un soir, et tomba sur sa paillasse, en pleurs. Il confia à Dieu les difficultés quil avait pour assumer sa foi devant ses amis, il dit, pleurant de plus belle, quil ne rêvait que de lannoncer mais quil avait peur. . . Comment pouvait-il faire pour oser proclamer sa foi? Il ne pouvait plus rester comme cela, à garder Dieu pour lui, il fallait quil le dise et quil le crie à la Terre entière ! Alors Dieu, entendant son enfant, envoya Raphaëlle par ces mots : « Va Raphaëlle, quil triomphe ! »Telle une présence que lon sent mais que lon ne voit pas, Raphaëlle descendit auprès de lhomme et laccompagna. Le lendemain, lorsquil vint voir ses amis, ceux-ci commencèrent à parler de Dieu en de mauvais termes, il faillit ne rien dire puis sentant cette force invisible près de lui, il dit dun ton ferme quil ne voulait que lon use du nom de son Dieu à mauvais escient.
en était fini de ne rien dire. Dieu était son Dieu, il en était ainsi, on ne dirait plus dhonteux blasphèmes lorsquil était en mesure de les entendre ! À ce moment-là, lorsque ses amis levèrent vers lui un regard mauvais, lorsquil faillit tomber sous le poids de la peur, Raphaëlle lui insuffla son souffle et le poussa. Il se mit alors à poursuivre calmement mais ses paroles avaient la force dun cri. « Dieu nous aime, Vous navez pas le droit de dire cela de lui ! »Alors, les hommes qui lentouraient, ne comprenant pas ceci et ne lui laissant même pas la liberté de le penser, sautèrent sur lui et lui arrachèrent les membres. Il rendit lâme en ce jour, sous datroces souffrances, mais fier davoir pu enfin honorer ses convictions. Raphaëlle prit alors lâme de ce bon homme, et la présenta elle-même au Très Haut.





































