Carensa.

....témoigne de la passion rêvée. » de Roland Delisle
Un mal de tête en prime, une gueule de bois pas franchement évitée, la rousse avait erré dans les ruelles du village en promenant son fils. Celui-ci fatigué avait été déposée à la nourrice et la rousse avait rejoint les bords de la rivière pour s'y noyer..à défaut de pouvoir le faire dans un verre.
Allongée sous un arbre à labri du soleil déclinant, le bruissement de l'eau sur les graviers, elle repensa à la soirée d'hier et de fil en aiguille le sommeil arriva bien malgré elle.
L'odeur du foin chatouilla les narines flaireuses alors que sur son corps uvraient des mains, des lèvres qui semblaient démultipliées. La rousse ronronna sous les baisers qui lui étaient gracieusement offerts. Ne pas ouvrir les yeux, juste imaginer celui qui s'amusait à ce petit jeu avec elle.
Des lippes chaudes vinrent à la rencontre des siennes tandis que le jeune homme en question capturait sa taille entre ses cuisses. Car il s'agissait bien là d'un homme, nul doute, son souffle, sa force ne laissaient paraître aucune autre possibilité. Elle croqua les lèvres qui s'aventuraient à portée des siennes, un frisson parcourant son échine comme autant de petites gouttes d'eau glacées l'aurait fait réagir.
Toute la soirée elle s'était refusée à lui, et là..à cet instant elle laissait tomber les barrières qui les séparaient. Le désir s'éveillait en elle et lhomme dû le sentir, il redoubla de délicatesse, posant ses lèvres ici et là, découvrant d'une main lépaule de la chemise blanche alors que l'autre s'appliquait à s'insinuer sous ses jupons.
Une boule chaude inondait son bas ventre, la douceur de l'individu, l'instant imprévu, l'endroit. Tout n'était que pur rêve, mais cela elle ne le savait pas encore..
Elle sentie son souffle glisser sur son sein, la chemise n'avait pu que céder sous les efforts du jeune amant . La généreuse poitrine diaphane aux mamelons ourlés de brun soffrait aux baisers.
Bientôt la bouche affamée vint engloutir un téton fièrement dressé et elle ne pu contenir un gémissement, ses propres lèvres sentrouvrirent, tandis quelle savourait la langue bienfaitrice.
Ses mains sagrippèrent aux épaules masculines comme si elle voulait malgré elle, le retenir. Entre ses cuisses, lentement se dessinait laquarelle du plaisir.
Elle avait lutté contre ce désir qui s'était alimenté au fil des jours mais qu'elle avait refusée pour quelqu'un, s'imposant une délicieuse frustration. Pour l'heure, il n'y avait plus de refus, plus d'interdit, elle s'abandonnait à cet homme plus jeune qu'elle. A lui elle ne lui avait rien appris, à lui elle ne demanderait rien d'autre que ce qu'il était capable de lui donner là..maintenant.
Lentement ses cuisses s'étaient entrouvertes et bientôt les mains larges et puissantes vinrent s'y glisser. Les lippes gourmandes happaient, mordillaient la peau laiteuse qui sous les assauts gargantuesques, frissonnait inlassablement.
Doucement il découvrait ce corps de femme, de mère, les hanches marquées, la taille affinée par la marche et l'effort. Ses mains à présent remontaient sur ses hanches et bientôt une étrange et divine chaleur s'insinua entre ses cuisses. Elle pouvait sentir le souffle chaud du visiteur, délicieux et léger comme une brise d'été.
Une main retomba dans le foin alors que l'autre vint se perdre dans les mèches brunes. Les yeux toujours fermés elle laissait son esprit divaguer..
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