Finn


Petites vacances en Anjou, loin de sa Bretagne en décrépitude, pour se ressourcer, recharger les fûts et entretenir les liens diplomatiques avec l’Archiduché voisin. Ce qui en langage irlandais consiste à squatter l’une des seigneuries inoccupée de l’Archiduchesse après l’avoir menacée de mort pour que son épouse bénéficie de son petit confort habituel.
Et en dehors de ça, à faire la tournée des rades avec les locaux... Ils ont la main lourde, les locaux, très lourde. Les réveils sont d’autant plus durs qu’ Ó Mórdha n’a jamais rien su refuser à son foie, surtout pas des tournées gratuites. Pris dans un guet-apens alcoolisé la veille, il décolle sa première paupière à none et s’enfonce dès lors au fond d’un transat tourné vers le soleil dans la cour du petit château de Denée.
Dans un transat voisin, son vieux compère et sous-fifre Mog cuve également son vin, la panse gonflée par les excès de la nuit.
- « J’ai l’caisson qui va exploser… »
- « On aurait pas dû boire en faisant le cochon pendu. »
- « On a fait ça ?... »
- « Juste avant que tu décrètes que la Reikrigen est ta fille et que l’Artésien propose de planter des tubes dans un Champenois pour souffler dedans façon cornemuse. »
De révélation en révélation, la brume s’efface sur une nouvelle que le gras du bide lance avec une pointe d'amertume.
- « Au fait, j’ai fait courir le bruit. »
- « Quel bruit encore ? »
- « Celui qui dit que tu cherches des paires de mains qui savent tenir une épée par le bon bout. Comme si je suffisais pas ! »
- « Qu’est-ce que… »
- « Oh pas la peine de faire l’innocent, je m’en souviens parfaitement : "À la recherche de membres – amputés et bras-cassés acceptés." »
Le soupir nauséeux, la trogne hémiplégique se détourne du trapu en pleine crise de jalousie pour s'échouer de l'autre côté.
- « Tu m’fais penser à ma femme, parfois… »
- « ... Tu devrais vraiment arrêter de boire à l'envers. »
Y a pas gravure, elle est infiniment mieux roulée.
_________________

Et en dehors de ça, à faire la tournée des rades avec les locaux... Ils ont la main lourde, les locaux, très lourde. Les réveils sont d’autant plus durs qu’ Ó Mórdha n’a jamais rien su refuser à son foie, surtout pas des tournées gratuites. Pris dans un guet-apens alcoolisé la veille, il décolle sa première paupière à none et s’enfonce dès lors au fond d’un transat tourné vers le soleil dans la cour du petit château de Denée.
Dans un transat voisin, son vieux compère et sous-fifre Mog cuve également son vin, la panse gonflée par les excès de la nuit.
- « J’ai l’caisson qui va exploser… »
- « On aurait pas dû boire en faisant le cochon pendu. »
- « On a fait ça ?... »
- « Juste avant que tu décrètes que la Reikrigen est ta fille et que l’Artésien propose de planter des tubes dans un Champenois pour souffler dedans façon cornemuse. »
De révélation en révélation, la brume s’efface sur une nouvelle que le gras du bide lance avec une pointe d'amertume.
- « Au fait, j’ai fait courir le bruit. »
- « Quel bruit encore ? »
- « Celui qui dit que tu cherches des paires de mains qui savent tenir une épée par le bon bout. Comme si je suffisais pas ! »
- « Qu’est-ce que… »
- « Oh pas la peine de faire l’innocent, je m’en souviens parfaitement : "À la recherche de membres – amputés et bras-cassés acceptés." »
Le soupir nauséeux, la trogne hémiplégique se détourne du trapu en pleine crise de jalousie pour s'échouer de l'autre côté.
- « Tu m’fais penser à ma femme, parfois… »
- « ... Tu devrais vraiment arrêter de boire à l'envers. »
Y a pas gravure, elle est infiniment mieux roulée.
_________________
