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[DUCHE] Salle des Doléances

Invictus
Au cours d'une de ses tournées en taverne, le lieut' de Valence avait appris l'inacceptable. C'en était trop, et il prit de nouveau la direction de la salle de doléance. Ne se contenant plus, et oubliant toute forme de protocole, il défonça sauvagement la porte, toisant du regard au passage les gardes. De sa voix forte, qui trahissait une certaine émotion, ainsi que son état quelque peu aviné comme à l'habitude, il apostropha l'assemblée.

MORDIOU !!!
Qu'est c'que j'apprends ?!
L'Ost a zigouillé deux de nos éminentes valentinoises ?!
Sélène, not' ancienne maire adorée, et Calembredaine, fille de not' grand maître, le Wulfen !!!

Je réclame hautement vengeance pour cette forfaiture ! Qu'on punisse impitoyablement les coupables et qu'on leur fasse endurer les pires souffrances.
Que cherche le duché ? Après avoir attaqué la flicaille valentinoise, on se débarrasse physiquement d'nos amies !!!
Je dénonce un casus belli !!!

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Sagaben
Sagaben écoutait Phelim. Son visage était sombre. Il semblait affecté par ce qu'il entendait. Selene, qu'il connaissait, enceinte, à l'article de la mort... On le reprochait... Il comprenait. Il en restait affecté. Un coupable? Un coupable? Le monde est-il coupable de ce qui s'y passe? A coeur de réparer l'erreur causée... Cette phrase résonnait. Réparer? Comment?

Il était encore perdu dans ses pensées qu'Invictus déboula dans la salle et voriféra des demandes de vengeances et de réparation. Cela le ressaisit.


Messire Invictus... Comme d'habitude, la délicatesse et les convenances ne sont pas votre fort. La colère ou la tristesse peuvent-elles tout excuser?Je vous laisse méditer là-dessus.

Sagaben se tourna vers Phelim. Les deux hommes avaient une mine grave. Il se recala sur son siège mais n'était pas très droit.

Phelim... Tu nous demandes si nous avons à coeur de réparer l'erreur causée. Réparer cette erreur? Comment le veux-tu?

Nous avons appris ce qu'il s'est passé. Nous avons des explications... Nous en avons... suffiront-elles? sûrement pas. Une femme enceinte a été frappée jusqu'à être à l'article de la mort.
...
Je suis également sous le choc. Un coupable? quel coupable? Un homme qui frappe? un homme qui commande? un homme qui ordonne? Un homme qui dirige? ...

Vous voulez une explication? Qu'avez-vous envie d'entendre? Rien ne pourrait faire changer quoi que ce soit. Vous voulez entendre qu'il y a eu erreur... Certes...

Je me rendrai personnellement au chevet de dame Selene après avoir visité les soldats blessés au cours de la dernière bataille. Puisse Aristote veiller sur elle.


Sagaben s'enfonça encore un peu plus dans son siège. La salle était silencieuse. Il pensa... Tout en se disant que quelqu'un romprait ce silence...
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Invictus
Le gouverneur avait parlé, ce fut au tour du lieut' de vociférer.

Ah, messire gouverneur, vot' discours me laisse sans voix...enfin presque...

Alors quoi, tout ceci est la fatalité ? Pas de coupable ? C'est dans la nature des choses de voir les Valentinois se faire trucider par des soudards de leur duché ?! Si c'était des Viennois encore...mais non !
Si la "fatalité" me mettait une torche entre les mains que je lancerais sur le château de Lyon pour le flamber, on me dédouanerait ? Vous pensez bien que non !!!

Pour c'que j'en dis, le sang appelle le sang !
Justice doit s'exercer, même et surtout au plus haut niveau !!!

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Donlope
Messire Sagaben...
Si je peux me permettre, entre l'indélicatesse et l'inaction, mon choix est fait.

Je sais bien que vous êtes affecté par cette tragédie, et même si mon coeur souffre le martyre, nous avons une responsabilité et un statue de conseiller ducal à entretenir.

Si je choque par l'illusion de mon indifférence, tant pis, mais la justice et le Duché méritent la vérité.

Que s'est il passé ?
Nakuneuil
Un coursier portant les couleurs du Comte de Jublains fit son arrivée à Lyon, après avoir pris renseignement auprès d'un quidam, il prit la direction de la salle de doléance du Dauphiné, il y entra portant une lettre scellée à destination du Gouverneur.

Citation:
À Messire Bastien d’Amilly, Gouverneur du Lyonnais-Dauphiné

Nous avons appris par le biais de messire Phelim l’agression de Sélène, Dame d’Hambers et notre vassale, par l’ost de votre duché.
C’est une terrible inquiétude qui nous étreint suite à l’annonce de ce fâcheux évènement, inquiétude renforcée par la grossesse avancée de celle-ci.
Nous sommes fort courroucé qu’une armée sensée défendre les plus faibles, combattre la canaille et le félon s’en prenne à une jeune femme enceinte, sans autre défense que ses seuls bras. Nous en ressentons une profonde incompréhension et exigeons une explication.
En tant que suzerain nous devons protéger notre vassale ainsi que lui rendre justice. C’est suivant ces devoirs que nous viendrons dès que possible en personne constater les dommages causés ainsi que le cas échéant demander réparation.

Faict à Dieppe le sept avril de l’an de grâce Mille quatre cent cinquante-six.

Théobald d’Azayes
Comte de Jublains
Vicomte de Carlat et Pair de France

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Forum boisé...oooh mon amour mon doux mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube clair jusqu'a la fin du jour je t'aime encore tu sais
Elorane
Elorane écouta le Gouverneur, parler, elle attendait une explication avec impatience, elle voulait savoir comment une telle chose avait pu avoir lieu, comment notre ost si dévouée pour son duché avait pu faire une erreur aussi terrible...
Selene, Calembraine, leur famille et amis avaient droit a une explication, elle même avait demandé une explication.


Gouverneur avec tout le respect que je vous dois, je rejoins DonLope, donnez nous une explication.
Je sais que cela vous touche, comme je pense a majorité des conseillers...mais la famille de Selene, son futur époux et ses amis on le droit de savoir ce qu il c est passé.
Et je voudrais aussi qu'on nous tienne au courant de l'etat de santé de Calembraine, Selene et de son enfant...


Elorane posa sa main sur son ventre, et pensa a la peine qu 'aurait Selene si elle perdait son enfant, si elle meme survivait a ses blessures.
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Phelim
Si tôt après avoir fini de parler, il laissa ses pensées vagabondaient du côté d'Alençon. Un pigeon portant une missive à Nakunueil, trop grande était la difficulté de se faire entendre seul, au conseil, il avait au final si peu de poids après tout.

Il se retint de se ronger les ongles, le conseil n'avait pas besoin de voir qu'il était en proie à des émotions qu'il avait du mal à garder au fond de lui, qu'il pourrait avoir une crise de fureur d'une minute à l'autre ...

Alors il enfouit ses émotions encore plus profondément en lui, laissant un vide l'engourdir.
Ses yeux vagues et indifférents ne réagirent pas aux paroles de Donlope et il ne cilla même pas quand Invictus apparut subitement. Il se contentait de rester assis, à regarder le gouverneur.

Il but les paroles de ce dernier quand enfin il daigna s'adresser à eux.

Est-ce l'incrédulité, la fureur ou encore un profond chagrin qui le posséda soudain? Quoique se fut, ses épaules s'affaissèrent soudain et il fixa le sol afin que personne ne voit sa souffrance intérieure.

Les paroles d'Invictus puis de Donlope bourdonnèrent dans ses oreilles, lointaines. Il n'aurait jamais du accepter de venir ici, il aurait du se douter qu'il serait incapable de se contenir.... fuir plutôt que d'affronter ce qui était trop dur à accepter ... c'est toujours ainsi qu'il avait agi ...

La voix féminine d'Elorane, changement soudain avec les précédents grognements du lieutenant, lui fit soudain reprendre conscience de là où il était ...
Non cette fois-ci il n'abandonnerait pas... lentement, prudemment, comme s'il marchait sur un fil fin, il reprit contrôle de lui même malgré un cerveau bouillonnant et releva la tête.

Le gouverneur s'enfonçait dans son siège ... tentative pour paraître à l'aise alors qu'il ne l'était absolument pas? ou encore, l'envie de ne plus être là, de disparaître ....


L'homme qui frappe n'est pas censé réfléchir, il doit obéir, c'est tout, c'est ainsi que ça fonctionne.
L'homme qui commande transmet les ordres et règle les problèmes de moindre importance, lui non plus n'a pas à penser, lui aussi est un pion...
L'homme qui dirige rassemble bon nombre de responsabilités, il ne peut pas se charger de tous, il délègue alors.

L'homme qui ordonne, oui, c'est lui qui indique qui doit mourir et qui peut survivre...

Je n'ai pas besoin d'explications pour trouver le responsable, cela me semble clair si on s'en tient au corpus, c'est celui qui dirige l'ost qui est responsable de leur action, à moins que les soldats n'aient agi indépendamment.



Il avala péniblement sa salive, puis poursuivit malgré la douleur qui lui martelait les tempes. S'il avait pu, il se serait volontiers allongé...

Comment réparer l'erreur?

Tout d'abord il y a les dégâts matériels, il faudra la rembourser, s'il elle meurt, confiez cet argent à Fab...
Puis les dégâts moraux, il faudra lui présenter des excuses sincères, peut-être cela la réconfortera et l'aidera.

Mais aussi mettre fin à la persécution des libertadiens, ce ne sont pas des brigands, la confrérie est composée d'hommes et de femmes qui ont oeuvrés loyalement pour ce duché et qui ne méritent point cela !
Punir le responsable pour montrer l'exemple, afin qu'une telle tragédie ne se reproduise jamais.
Légiférer, pour que les personnes non désirées soient prévenues et ne se fassent empaler qu'en leur âme et conscience...

Sagaben, vous êtes gouverneur, vous avez le devoir de protéger vos sujets même si cela vous empêche de couvrir un ami. Vous devez redonner à la populace confiance en l'ost, et à l'ost, la confiance en l'homme qui la dirige...


Il s'enfonça dans son siège. Lui aussi avait envie d'être ailleurs, prêt de Fab, pour avoir des nouvelles de Sel, il n'irait pas la voir elle, il n'aurait jamais le cran de la voir allongée, mourante, sur un lit.
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Heratus
L'homme arrive...il connait les lieux désormais. La mine sombre et le regard noir, il aperçoit quelques personnes qui discutent de manière agitée...

J'ai appris la terrible nouvelle depuis Valence. Sélène, assassinée par des soldats de l'Ost. Une femme enceinte attaquée par huit personnes solidement armées.

Sélène est mon amie depuis des années. Une amie sure, aimante et fidèle. Ce qui vient de se passer est inacceptable!

Dans quel duché sommes nous? Avons nous atteint le comble de l'horreur et du ridicule. Qui a ordonné cet acte monstrueux...?

La réponse se doit être clair et précise. Comme le lieutenant Invictus l'a dit...il faut des coupables. Je ne lancerai pas de menaces en l'air....mais soyez certain que cet incident ne peut rester impuni!
---fromFRIntendant_William
S'occupant des affaires de son Maistre en son absence, l'Intendant William vint à être informé des derniers évènements concernant deux proches de Charles de Savigny-Sur-Orge, dont la propre fille de son suzerain.

Aussi, comme il lui fut mandé, il adressa au nom de son Maistre une missive auprès des autorités ducales du Lyonnais-Dauphiné.


Citation:
Au Gouverneur du Lyonnais-Dauphiné,
Aux membres du Conseil Ducal du Lyonnais-Dauphiné,
Aux Haut-Commandement des Compagnies d'Ordonnance du Lyonnais-Dauphiné,

    En tant qu'Intendant en second des domaines de la Baronnie de Montmeyran, de la Seigneurie de Chasteauneuf-Sur-Isère et de la Seigneurie de Claveyson, je représente les intérêts de Charles de Savigny-Sur-Orge, dict 'Strakastre', actuellement sur le front de la guerre entre l'Artois et le Domaine Royal.

    Nous avons été récemment informé et choqué d'apprendre l'attaque d'une armée de l'Ost du Lyonnais-Dauphiné, dirigée par Messire R@oul, envers les personnes de Dame Rufuzz, dicte 'Calembredaine' et Dame Sélène d'Hambers, voyageant seules sur les routes de leur duché de résidence, sans aucune intention belliqueuse envers les institutions du Lyonnais-Dauphiné, ni n'étant sous le coup d'un mandat judiciaire entrant dans le cadre d'un traité de coopération avec un quelconque comté/duché partenaire.

    Par ma qualité de représentant de Messire Charles de Savigny-Sur-Orge, lui-même vassal d'Anthony de Massigny, dict 'le Wulfen', nous demandons au Duché du Lyonnais-Dauphiné une déclaration officielle quant aux évènements, raisons et conditions qui ont valu à deux femmes nobles, elles-même sujets du Lyonnais-Dauphiné, d'avoir été attaquées aux portes de leur propre ville de résidence, elle-même éloignée de tout axe frontalier, par une armée les ayant considérées comme ennemies, alors qu'aucune des deux ne représentaient un quelconque danger, ni pour les populations, ni pour les institutions.


Faict à Montmeyran, le septième d'avril 1456,
par William, intendant en second des domaines,
pour Charles de Savigny-Sur-Orge, dict 'Strakastre'

Walan
Walan n'avait dit un mot depuis le début de la séance et avait assisté, incrédule, à l'arrivée de personnes qui pénétraient dans la salle de doléances comme si ce fût d'un moulin, le tout sans que cela ne semble gêner quiconque. Il eut un froncement de sourcils à l'intention des gardes, afin de leur signifier que cette pièce n'était pas une foire, et se tourna alors vers ceux qui réclamaient audience, le visage sombre. Lorsqu'il prit la parole, son ton était grave.

Une erreur a été commise, je ne le nie pas, ne l'ai jamais nié et ne le nierai jamais.
Les faits sont les suivants :

Il y a quelques semaines, l'armée "l'Ancile", commandée par le Chef de Lance R@oul et composée de soldats de l'Ost Dauphinois, a été envoyée en Bourgogne pour prêter main forte aux forces locales et les aider assurer la sécurité de leur territoire. Durant cette opération, une liste de suspects et de leurs signalements a été fournie aux soldats de l'Ancile par les autorités bourguignonnes, avec ordre d'attaquer les personnes de cette liste à vue s'ils les rencontraient.
Sur cette liste figurait effectivement, entre autres, les descriptions de membres des compagnies connues sous les noms de "Lucioles" et "Libertad". Compagnies dont, je suis navré de le dire, le passé est considéré comme tendancieux dans de nombreuses provinces de France même si leur présent tendrait à infirmer ce jugement.
Une fois que l'armée commandée par le Chef de Lance R@oul eut terminé sa mission en Bourgogne, avec un succès d'ailleurs salué par le Duc lui-même, celle-ci est rentrée à Lyon il y a de cela quelques semaines.

L'annulation des ordres donnés auparavant et concernant l'attitude à avoir en cas de rencontre avec l'un de ces "suspects" a été décidée sur mon ordre, qui a d'ailleurs été quelque peu discuté. Mais -et c'est là qu'arrive l'erreur- cette annulation n'a pas été transmise à temps car une alerte d'importance a focalisé l'attention du Conseil de Guerre dans son ensemble sur d'autres faits.
C'est pourquoi, lorsque les soldats de l'Ancile en déplacement pour faire face à cette autre alerte ont croisé sur leur chemin deux personnes répondant à des signalements de leur liste et n'ayant pas eu ce contre-ordre, ils les ont attaquées sans reconnaître qu'il s'agissait des dames Sélène et Calembredaine.*

C'est ce malheureux concours de circonstances et cette erreur qui sont à l'origine de tout ceci, ni plus, ni moins.

Mes hommes, ceux du Duché, n'ont pas à être blâmés. Ils offrent leur vie pour le Lyonnais Dauphiné, récoltant parfois -souvent- ignorance, réflexions ingrates voire insultes. Encore récemment, certains d'entre eux ont offert leur vie pour protéger une de nos villes et nos frontières, dans une indifférence presque générale, et en devant souffrir en plus des calomnies de certains.

J'ai quant à moi ma part de responsabilités dans cette erreur et je l'assume. Cette part est la même que celle de chacun des membres du Conseil de Guerre, ce même conseil dont la fidélité au Lyonnais Dauphiné et à ses habitants n'est plus à prouver tant il leur a évité guerre, pillages et malheurs. Ce même conseil en lequel j'ai pleinement confiance et qui a toute mon estime pour le travail et l'action qu’il a toujours fourni.

Cela n'excuse pas cette erreur, j'en suis conscient. Cela ne soignera pas les plaies de ces deux femmes, ni la douleur de ceux qui les aiment. Mais malheureusement, l'homme est faillible, et il n'y a qu'Aristote et ses Saints qui ne font jamais d'erreurs.

Maintenant, je prie les dames Sélène et Calembredaine, leurs proches, leurs amis, ainsi que toute personne estimant les mériter, d'accepter mes plus plates et plus humbles excuses, en mon nom, en celui de ma fonction et en celui de l'Ost.

*[HRP : Il est impossible de savoir précisement qui l’on va attaquer sur la liste des ennemis avant de les avoir effectivement attaqués. On sait que si l'on croise -et que l'on repère, ce qui n'est pas obligatoire- des personnes membres de la liste d'ennemis, elles seront attaquées, mais pas plus.]
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Numalane
Alors là, c'était du foutage de gueule comme elle en avait rarement vu. Mais qu'était devenu le dauphiné pour être tombé si bas? Dire qu'elle en avait été à sa tête ainsi que Wulfen et qu'il venait d'attaquer leur fille et la filleule de son époux, deux enfants du duché! Elle n'en revenait pas.

D'un pas qui raisonna dans le couloir très loin jusqu'aux oreilles du Capitaine de l'Ost qui allait surement encore se demander qui osait pénétrer en salle des doléances, salle prévue à cette effet justement... chercher l'erreur... elle arriva en se contenant difficilement et en poussa la porte à temps pour entendre les paroles des derniers intervenants. Elle se tint devant le Gouverneur et son Capitaine, le regard inflexible et les bras croisés sur son nouveau bustier que son amour lui avait offert.
Machoires serrées, elle venait demander des comptes. Apparement elle n'était pas la première et çà lui faisait bien plaisir. Elle écouta donc attentivement les explications du Gouverneur puis celles du capitaine. Profitant d'un silence elle prit la parole.


Et c'est tout? L'homme est faillible? Nous voulons entendre qu'il y a eu erreur? Mais ce que nous voudrions entendre, du moins moi, Messieurs les dirigeants de l'ost, c'est un peu de sincérité dans vos propos et de la contrition et là je n'en vois nulle trace. Vous dites avoir fait une erreur mais qu'est ce qui me prouve que ce n'était pas intentionnel bien au contraire? Est ce qu'un retard de plusieurs semaines, selon vos dires et un délai acceptable pour effacer des noms d'une liste de pseudo ennemis au duché alors qu'un de ces noms et justement celui d'une conseillère ducale du mandat précédent? Est-ce à dire que Sélène, alors commissaire au commerce aurait pu se faire attaquer par l'Ost pour une liste obsolète?

Elle en avait tellement à dire qu'elle reprit son souffle. L'Ost elle connaissait, elle en avait été Capitaine en son temps, Gouverneur aussi, elle connaissait et ces deux energumènes ne donnaient pas l'impression d'en avoir saisi toutes les implications d'honneur et de responsabilités.
Wulfen
Le capitaine de la garde Clérieu avait été dépêché en personne pour porter la réponse de son seigneur à l'affront fait à tout le castel.
Il avait eu du mal à refreiner les ardeurs vengeresses de certains gardes qui avait voulu faire rendre gorge aux marauds qui avaient outragé deux Dames qu'ils respectaient.
Il se préparait à faire lecture de la missive qui lui avait été confié lorsque la Louve de Clérieu fit une irruption fracassante dans la salle de doléance du conseil pour une fois dédié son usage et non pas laissée à la seule satisfaction des courants d'air.
Il sourit en l'entendant et profita qu'elle reprenait sa respiration pour intervenir à son tour.

Il se présenta devant le trône et fit lecture calemement des propos de son seigneur... il savait que le Loup n'était jamais aussi dangereux que lorsqu'il était calme...


Citation:
    A tous qui le présent écrit liront ou se feront lire, salut,

    A vous Messire Bastien d'Amilly, dict Sagaben, Gouverneur du Duché du Lyonnais et Dauphiné,

    Après avoir été informé de l’agression de ma fille, Dame Rufuzz, et de ma filleule, Dame Sélène, par la bande armée de « l’Ancile » commandée par le sieur R@oul, j’ai préféré attendre la réponse du Conseil Ducal du Lyonnais et Dauphiné avant de réagir.
    Cette réponse est venue mais elle me donne aucunement satisfaction... tout au contraire.

    Les Dames Sélène et Rufuzz sont des citoyennes du Dauphiné depuis très longtemps et n’ont jamais représenté une menace pour le Duché. Dame Sélène a esté conseillère ducale, maire et est toujours membre de l’Ordre du Mérite Dauphinois. Dame Rufuzz fut un temps sergent de la maréchaussée de Valence.
    Certes elles sont proche de Libertad, mais si ce groupe a une sulfureuse réputation il n’a jamais porté les armes contre un quelconque Duché ou Comté ni semé le trouble dans le Royaume. C’est d’ailleurs en tant que membre de Libertad que Dame Sélène a été conseillère ducale en Alençon sous la tutelle de son altesse Juliano du Juliani alors Grand Maistre de France qui l’avait choisi personnellement pour intégrer le Conseil d’Intendance de ce Duché.

    Que Libertad puisse estre comparé voire mesme assimilé aux Lucioles est déjà une offense à l’intelligence…

    Mais que les noms de ma fille et de ma filleule puissent estre mis sur une liste de personne « à abattre » et qu’elles aient été livrées à la soldatesque comme des moins que rien est une insulte personnelle et un affront pour lesquels je demande réparation.

    Messire Gouverneur vostre devoir de suzerain est de me protéger en tant que vostre vassal contre mes ennemis et de me rendre bonne justice.
    J’en appelle donc à vostre sens de l’honneur pour vous acquiter de ce devoir.

    Sincères salutations,




Lecture faite il confia la missive au Capitaine qu'il toisa avec dédain pour se tenir au côté de Dame Numalane.
Phelim
Hum, veuillez m'excuser, j'en ai pour quelques minutes.

Il sortir prestement de la salle et marcha jusqu'à Rouge. Il sortit de ses fontes encre et parchemin, s'assit sur le rebord d'une fontaine et écrivit un rapport soigné aux libertadiens qui étaient resté sans nouvelle de l'avancée des discussions. Il y reporta tout ce qui avait été dit ainsi ses impressions personnelles, n'omettant pas la réponse du gouverneur visant à les faire passer pour des idiots.

Il accrocha le message à la patte du pigeon et lui murmura doucement.


Au palazzo, à la cour des miracles....

Le volatile n'avait en fait pas besoin d'entendre l'adresse pour savoir où aller, mais, ce fut un pur bonheur pour lui de s'adresser enfin à un être intelligent.

Il retourna ensuite dans la fourmilière, l'esprit tellement préoccupé que l'état santé de sélène occupait une moins grande part de son esprit. Les gardes lyonnais firent mine de vouloir l'arrêter mais s'abstinrent finalement, une bonne chose, il n'aurait pas à demander l'autorisation d’entrer à chaque fois qu'il aurait à sortir.

Il s'installa dans le même siège que précédemment et reprit la discussion. Bizarre, les lieux semblaient encore plus remplis que précédemment…..

Déjà en soi, cela fut absurde qu'une armée soit envoyée en bourgogne avec pour ordre de tuer sa propre conseillère ducale si elle la croisait ...

Mais aussi de demander à Fablitos de revenir pour comparaître en cour martiale alors que justement vous aviez conscience que la troupe ostienne devait tuer les libertadiens à vue ...

Enfin Walan, ce n'est pas parce que l'on murmure en taverne que vous êtes naïf que vous devez tout faire pour donner raison à ces gens là... Il ne vous est jamais venu à l'esprit de vous renseigner sur les crimes qu'auraient pu faire Libertad avant de les pourchasser ainsi ?


Il réajusta sa chemise, encore légèrement humide par l’abondante sueur qu’il avait dégagé durant le trajet jusqu’à Lyon. On le regardait étrangement, comme s’il venait de répéter des phrases déjà dites… dommage que sa courte absence lui ait faite louper de si intéressants passages….
Il ajouta.


L’ost est toujours victime de la réputation de son chef. Lorsque le capitaine est compétent, l’ost brille, et lorsqu’il ne l’est pas, et bien elle s’en prend elle aussi plein la poire. Cependant, vos hommes n’ont pas à se sentir visé, c’est très clair pour tout le monde qu’ils ont seulement obéit et d’ailleurs ….

Il s’interrompit, un pigeon venait de se poser sur son épaule. Il détacha le message, le parcourut brièvement, et en fit lecture.

Mange-rats a écrit:
Au soit-disant Seigneur de Meyrieu, Capitaine du criminel Ost Dauphinois,

Monsieur, vos plates excuses ont autant de sens que l’urine du gamin qui veut éteindre un incendie. Par votre faute, mais surtout par la faute des misérables qui ont commis le stupide amalgame entre la compagnie des Lucioles et la confrérie Libertad, et qui continuent de le faire, deux femmes et un enfant sont entre la vie et la mort.
Des plates excuses ? Alléguer à la faillibilité humaine une ignominie telle que celle-ci ? Monsieur, c’est l’excuse que les gamins présentent à leurs parents quand ils font une bêtise, et je ne m’en contenterai pas, pas plus que la confrérie Libertad, en le nom de laquelle j’ai l’honneur de me manifester.
Monsieur, marcher aux côtés des Lucioles pour un voyage, afin d’éviter d’être agressé par des brigands (ou par un Ost, puisqu’il semble que les armées telles que la votre en viennent à se comporter de la même manière) ne fait pas d’une femme une membre de la compagnie des Lucioles, et encore moins de la confrérie Libertad une annexe de cette compagnie.
La confrérie Libertad n’est pas une bande de brigands, dès le début, cette « liste » était une erreur digne du plus pusillanime bureaucrate.

Monsieur, vos fautes et celles du Lyonnais-Dauphiné sont multiples, les voici :
J’accuse le Lyonnais-Dauphiné d’être assez stupide pour confondre deux confréries distinctes,
J’accuse le Lyonnais-Dauphiné d’arbitraire tyrannique,
J’accuse le Lyonnais-Dauphiné de bassesse et de manquement à l’honneur et à l’amitié qu’elle devait à ceux qu’elle admoneste.

En conséquence,
J’exige du gouverneur du Lyonnais-Dauphiné et de votre personne des excuses publiques aux dames Sélène et Calembredaine, ainsi qu’à la confrérie Libertad, pour les avoir lâchement agressées,
J’exige une reconnaissance publique de la part du gouverneur du Lyonnais-Dauphiné de son entière responsabilité dans ces évènements, et de la distinction parfaite entre la compagnie des Lucioles et la confrérie Libertad,
J’exige le retrait immédiat des membres de la confrérie Libertad de cette méprisable et indue liste, que je soupçonne d’ailleurs d’être caduque,
J’exige un dédommagement financier des dames Sélène et Calembredaine ainsi que de la confrérie Libertad.

Monsieur, je vous laisse le soin de transmettre ces exigences à qui de droit, accompagnées de mon plus haut mépris.



Faict en la ville de Paris, le 7 d’avril de l'an de grâce MCCCLVI,
Par « Mange-rats », caïte de la confrérie Libertad.

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Donlope
Don Lope prit la parole après l'intervention de Phelim...

Il est dur, pendant cette tragédie terrible, de garder son calme.

Mais je vous prie à tous de remarquer, malgré la maladresse, l'effort du Capitaine de l'Ost à reconnaître ses torts.
Ainsi, et je pense que ce dernier aura l'intelligence de prendre en considération la lettre lue par Phelim, sans s'arrêter sur l'image sarcastique d'un goût douteux, mais original.

Ainsi j'espère que la confrérie Libertad ne sera plus attribuée à un vulgaire groupement de brigands, et que les preuves appuieront les jugements de l'Ost.

Poursuivons donc, sereinement, dans la réparation du presqu'irréparable.
Aribe
Aribe se leva et prit la parole devant l'assemblée.

Je suis certain que notre Gouverneur saura punir les coupables, puisqu’il est en quête de vérité, et du moins donner réparation aux préjudices causés à Dame Rufuzz, et Dame Sélène, car notre Gouverneur est un homme juste.
Maintenant il faut savoir qu'une armée a foulé le sol du Dauphiné sans autorisation du Conseil Ducal, et l'Ost ne peut pas être tenue pour seule responsable.
Concernant cette fameuse liste, elle devrait relever d'un travail quotidien et de la tenue d'un casier judiciaire, et donc d'une personne attentive qui ne s'occupe que de ça.
Cette triste affaire, prouve qu'il y a encore du travail à faire pour éviter de telles bavures.


Il se rassit et regarda l'assemblée présente.
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