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[DUCHE] Salle des Doléances

Invictus
Le meunier valentinois avait entendu parler d'un défilé d'un genre particulier en salle de doléance. Bien sûr, c'était une occasion à ne pas rater. Il ne perdit pas de temps, siffla sa fidèle compagne, et l'enfourcha.

Allez ma vieille, direction salle de doléance du château des tyranneaux !!
Taïaut !!!


La chèvre renacla quelque peu, puis se dit que c'était pour la bonne cause. Elle traîna donc son lourd fardeau jusqu'à la destination indiquée.
Arrivée à la porte, elle fit entendre sa présence.


Bêêêêêêêêêhhhhh...

Les portes s'ouvrirent. Invictus put alors voir un des nobles, et ancien gouverneur du duché, chevauchant un mouton. C'est donc tout fier qu'il s'avança au milieu de la salle, toujours chevauchant Biquette.

'Lut la compagnie !

Ah, j'vois qu'c'te salle retrouve un peu d'vie. Ma foi, c'est pas plus mal.
Bon, voilà l'motif d'ma visite.

En taverne, on m'a causé d'une nouvelle décision du conseil ducal. Ben ouais, vous les gens d'en-haut, z'avez tout plein d'idées qu'on s'demande où vous allez les chercher. Si z'avez aussi des idées pour qu'nous, les gens du peuple, on mange à not' faim, ben ma foi, vous gênez pas hein...

M'enfin, j'viens pas polémiquer, pas mon genre hé. Nan, j'viens donc pac'que, d'après c'que j'ai compris, vous récompensez les vergettes. Alors, j'vois pas trop pourquoi qu'vous dénommez ça des vergettes, ça pourrait en vexer certains...
Mais, toujours selon c'qu'on m'a dit, les vergettes, c'est des gens qu'ont donné des sous au duché hein ?

Donc, d'après c'te définition, j'crois qu'on peut m'honorer comme l'plus grand vergette du duché !
Ouais, pac'qu'avec mes condamnations, j'ai offert au duché...mmm...dans les 500 écus ! Comme j'vous dis !

Moi c'qui m'plairait pour qu'on m'honore, ce s'rait une statue monumentale. Du genre qu'on m'voit chevauchant ma Biquette triomphalement. Et tenant une matraque dans une main, et une bouteille de liqueur de l'aut'...

Voilà voilà...

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Phelim
Toujours cherchant à guetter la moindre réaction de Samarel, savoir s'il resterait et persisterait ou rentrerait chez lui, il finit par abandonner. Le baron semblait pétrifié et lui se contenta de hausser les épaules à son adresse et but une gorgée de sa boisson.

Il recracha bruyamment. Ce n'était pas du thé qu'il y avait dans sa tasse mais de la tisane. Il lança un regard furibond à Nynaeve. La connétable avait la facheuse manie de faire avaler de son liquide calmant au conseil des que les esprits risquaient de s'échauffer... de gré ... ou de force, comme le cas présent en en ayant mis en cachette de tous dans la théière.

Finalement, les ennuis causés par l'ancien capitaine étaient désormais bien loin de son esprit face au problème réel que posait l'Embrunaise ... Et le pire était qu'il n'aurait jamais le courage d'en vouloir trop longtemps à la jolie brune !


Il eut un mouvement agacé et son regard se porta sur un étrange bruit qui venait de se faire entendre soudainement. Le duc d'Albon venait d'apparaitre sur son fougueux mouton punk. Il rit et alla jusqu'à sa rencontre. Il l'écouta et lui répondit solennelement dans un sourire.


Coppensbe, duc d'Albon, le conseil vous remercie pour votre don.

Sachez que l'argent sera utilisé à bon escient, pour le duché !


Par contre il se demanda s'il devait répondre à Invictus ...

Hum, je ne sais pas si la salle des évergètes sera assez bien, ni nos sculpteurs assez bons, pour que vous puissiez avoir une statue à votre convenance dans un endroit qui vous siera. Aussi, je vous suggère de la faire et de la mettre chez vous, aucune autre configuration ne vous honorera assez pour tout ce que vous avez apporté au duché ...

Il avait parlé avec un brin d'hilarité ... ce lieutenant alors ... il les fera vraiment toutes !
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Samarel
le vieux baron s'était assoupis à coté de la monumentale cheminée de la salle de doléance. le feu crépitait, il était entouré de gens qu'il connaissait bien et malgré la récrimination, sans aucun doute justifiée de walan, il avait le coeur serein. c'est ainsi qu'il avait fini par s'assoupir sur le banc en attendant phelim et qu'il ne l'avait pas entendu arriver.

l'entrée fracassante d'invictus le ramena à ses esprits.

mhh. je vous prie de bien vouloir me pardonner. le travail... tout ça... j'ai du m'assoupir un bref instant...

phelim, je suis venu t'apporter une nouvelle que nous attendions tous les deux avec impatience, j'en suis sur. mais comme me l'a fait comprendre notre gouverneur, ce n'est pas vraiment le lieu pour en parler. j'ai sur moi, dans ma besace, deux bonnes bouteilles de cote roties qui font le bonheure des papilles. je te propose d'aller les boire dans la taverne la plus proche afin que nous puissions discuter tous les deux.


[hrp : désolé de ne pas avoir répondu plus tot. j'ai été pas mal pris ces derniers jours fin hrp]
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papa de richard
Zwyrowsky
Un coursier porta une missive venue de Die jusqu'au castel de Pierre-Scize, où il avait ordre de la présenter au porte-parole ou à tout conseiller ducal qui se trouverait en salle d'audience.

S'inclina humblement, il tendit ladite lettre:




De Jean Zwyrowsky, vicomte de Crots et seigneur d'autres lieux, présentement résidant à Die,

A Sa Grâce le Gouverneur Walan de Meyrieu, et à ses conseillers,

Salut, longue vie à vous et prospérité au duché!

Messeigneurs,

Ce n'est pas sans étonnement que j'ai ouï ce matin par le crieur public un point du bilan de votre Conseil. Je le cite de mémoire, le mot était de notre procureur:

Procureur a écrit:
Aussi je ne désespère pas de voir un jour se calmer le flot incessant des délits en tout genre que je traite chaque jour, avec toute la partialité et le sérieux qui incombe à ma charge.


Est-ce à dire que dame Pénélope est la seule procureur suffisamment honnête à ce jour pour admettre ouvertement que notre justice est partiale? Ou faut-il n'y voir qu'un lapsus calami fruit de son acharnement et de son épuisement au travail?


Cela dit pour la plaisanterie (j'espère), le Conseiller Phelim regrette dans son bilan que la maison d'Albon ait seule à ce jour versé aux nouvelles mesures d'évergétisme prises à l'initiative du sire Salah ad'Din, qu'il surnomme affectueusement Salade, comme nous tous.

Je ne peux que féliciter le duc d'Albon de sa munificence.

Toutefois, d'autres dont il ne m'appartient pas de citer les noms pour ne pas en froisser la modestie, pratiquent un évergétisme ancien, certes moins tape-à-l'oeil, peut-être, et non pas attendu que le Conseil le leur suggère.

Ainsi que plusieurs autres nobles personnes de ce duché, j'ai combattu en Bretagne (certains furent en Artois) pendant trois longs mois. Ces trois mois furent à mes frais, à l'exception d'une épée (la mienne ayant été brisée au combat) et de quinze ou vingt morceaux de pains. J'ai par avance refusé toute solde à ces trois mois. A dix-huit écus le jour de solde (si elle n'a pas changé), je laisse le conseil faire ses comptes. D'autant que je ne suis pas le seul.

A mon retour de Bretagne, j'ai trouvé Lyon en état d'alerte. Ni une ni deux, j'ai participé, comme cela est normal, à la défense de la ville; huit ou dix jours passés à monter la garde. J'ai également refusé la solde que le duché aurait pu me verser pour cette astreinte. Peu de choses, certes, à peine huit ou dix fois sept écus. Mais enfin... Il n'y a pas de petit profit, surtout si l'on est plusieurs à agir ainsi, et je sais que c'est encore une fois le cas.

Petit profit, mais bon moyen d'y vider sa bourse: n'importe quel marchand de Die vous dira que je n'ai plus un écu sonnant en mes coffres ce jour. Être noble, ça eut payé, comme on dit, mais ne paie plus...

D'autres soldats, d'autres nobles, ont fait, ou feront, les mêmes gestes. Ils mériteraient d'être cités, eux aussi, et de trouver leur place dans les tablettes du maréchal Salah ad'Din.

Sainct-Georges et Dalphiné!

A Die, ce vendredi, troisième jour d'octobre MCCCCLVI



Il s'inclina encore quand le conseiller eu lu la missive, attendant de rapporter une éventuelle réponse, orale ou écrite.
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Dameisabeau
On lui avait rapporté qu’une certaine missive émanant du vicomte était parvenue en salle de doléances et qu’un passage la concernait à priori, à moins que ce soit dame pénélope qui eut rapporté sa parole, ce qui lui sembla étrange.

Comme elle était très polie de nature, elle prit, après lecture de la dite missive, plume et encrier et s’appliqua dans ses pleins et ses déliés pour en faire réponse.



Citation:
Messire vicomte,

Si je puis me permettre, je dirai que vous êtes très taquin et observateur pour relever une petite erreur de plume.

En effet Il ne s’agit pas d’un lapsus révélateur, loin de moi l’idée de porter jugement sur l’intégrité de la justice effectuée par mes prédécesseurs et, en ce qui me concerne, puisque il s’agit bien de moi et de mes mots, soyez assuré, de ma parfaite impartialité. Qu’Aristote m’en soit témoin.
Ceci, je vous rassure n’est qu’une petite erreur de mot, tiens d’ailleurs, au même titre que la votre, mais je ne vous en veux pas de ne pas avoir retenu le nom du procureur, le mien en l’occurrence et c’est bien normal, je ne fais que travailler dans l’ombre pour le bien des Dauphinois et je n’en demande pas plus.

Et puis, nous avons encore un point commun, si , si, j’y étais.
Deux longs mois à combattre en Bretagne dans l’armée royale, j’y ai gagné 4 pains , 9 écus de solde et une jolie entaille au poignet en guise de bracelet.
Et je ne suis ni noble ni même soldat.

Je pense que nous pouvons dire un partout ? et….
Errare humanum est.

Mes respects, Monsieur le vicomte.

Dameisabeau
Procureur du LD

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Zwyrowsky
La réponse fut portée sans tarder, et Jean Zwyrowsky, surpris, retourna lire son brouillon, et s'aperçut en effet de son erreur... et se souvint des cris entendus ces derniers jours à Die.

Aussi écrivit il:




De Jean Zwyrowsky, vicomte de Crots et seigneur d'autres lieux, présentement résidant à Die,

A Son Excellence dame Isabeau, Procureur ducale

Salut et paix

Dame Procureur,

Je vous prie en effet de m'excuser pour la confusion sur votre nom. Je ne sais ce qui m'a pris de vous appeler autrement, si ce n'est qu'un braillard s'époumone dans les rues de la ville depuis hier à propos de dame Pénélope, et m'aura ainsi brouillé l'esprit.

J'espère que vous aurez pardonné aussi cette espièglerie à propos de votre lapsus. C'est que je lis régulièrement les compte-rendus du conseil, et qu'il est rare qu'il me fassent sourire. Cependant, ce n'est pas au Procureur que j'apprendrai que rien ni personne, et surtout pas un lapsus, n'est totalement innocent...

J'espère surtout que vous aurez compris que le but de ma lettre était bien plus de questionner la définition de l'évergétisme proposé par le conseil ducal. Peut-être messer Phelim, ou tout autre membre du conseil, pourra t'il nous donner son sentiment.

Cordialement

A Die, ce samedi, quatrième jour d'octobre MCCCCLVI


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Phelim
Il allait répondre à Samarel quand un coursier lui tendit une missive. Il la décacheta et la parcourut rapidement des yeux avant de les lever à nouveau sur le vieux baron.

Je peux vous assurer que l'occasion nous sera offerte d'en reparler, non pas que je lise l'avenir .... vous verrez. En attendant, j'ai du travail, je ne peux pas vous rejoindre maintenant.

Il esquissa un sourire avant de rajouter.

Si l'âge vous a rendu impatient, moi j'ai appris à l'être un soupçon moins.

Il le salua puis fit lecture de la lettre de Zwyrowky au gouverneur et aux autres conseillers. Il jeta un coup d’œil furtif à Walan pour guetter sa réaction, voici que le Renard venait contester la justice et les décisions de son conseil. Il se demanda comment aurait réagi le goupil si le seigneur de Meyrieu avait eu le même genre de réaction à l’époque sous son règne … parce que sans aucun doute il y avait eu fort à dire mais il avait gardé le silence …

Dame Isabeau donna la première une réponse puisque la première touchée par la plume acérée. Mécontent que la procureur ait été la seule intéressée par son courrier, une réponse ne tarda pas à apparaître, demandant aussi des explications au porte parole.

Phelim se résigna donc à lui en fournir une. Il s’approcha du coursier.


Retenez bien chaque mot que je prononcerai car je ne répèterai pas et cela constituera la seule réponse que votre maître aura de moi.

Il toussota et commença la diction.

A jean Zwyrowsky,
Salut.

Messire, je ne vous suis pas trop ….
Vous vous plaignez que le conseil n’a pas donné assez d’importance à ceux qui n’ont pas souhaité percevoir leur solde de Bretagne … mais je me demande ce que moi j’y puis. Il y a eu une cérémonie à ce sujet et si vous trouvez que votre nom n’a pas été suffisamment cité, c’est au gouverneur ou au capitaine qu’il faut en faire la remarque, pas à moi.

Le projet évergétisme est censé justement remédier à cela. Autrefois, un don était rarement suivi d’un remerciement, désormais, le conseil y prêtera une meilleure attention.

Vous conviendrez que cependant, nous ne pouvons prendre en compte les actes d’évergetisme qui furent fait avant le lancement du projet, car il nous faudrait alors remonter jusqu’à la gouvernance du prince Morgennes. Je suis dans le même cas que vous, car moi aussi j’ai refusé de percevoir des soldes. Peut-être votre situation est-elle particulière et merite t-elle qu’on s’y attarde davantage, si c’est votre souhait, nous pourrions nous rencontrer et en parler de manière plus aisée que par courrier.

Cordialement,
Phelim,
Porte parole du Lyonnais-Dauphiné.



Il fit signe à la personne au service du Vicomte de Crots qu’il en avait fini et qu’il pouvait y aller.
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Zwyrowsky
[A Die, une douzaine d'heures plus tard]

"... Peut-être votre situation est-elle particulière et merite t-elle qu’on s’y attarde davantage, si c’est votre souhait, nous pourrions nous rencontrer et en parler de manière plus aisée que par courrier... " Et il s'est arrêté là avec les salutations pour vous, messire. Enfin, des salutations.

Le ton de la remarque ne laissait aucun doute. Jean Zwyrowsky regardait son courrier. Il avait bien fait d'envoyer Aymeric plutôt qu'un de ses pages. Au moins le soldat était-il assez phlegmatique pour ne pas se laisser démonter, et il avait parfaitement mémorisé chaque mot d'une réponse jetée comme un os à ronger à un chien.

Ses interlocuteurs n'avaient rien compris de son interrogation. Ça lui apprendrait. Avec ces gens-là, pour avoir une réponse, il fallait poser la question directement et sans fioriture, sans quoi on se heurtait à un mur d'incompréhension. Quoi que. C'est ce qu'il avait fait dans son second courrier. Mais enfin...


Très bien Aymeric. Tu peux aller.

Il chercha un écu dans sa bourse, ne tomba que sur quelques francs d'argent dont il sortit quelques pièces.

Voilà pour ta peine... Et prends ta journée demain. Affronter le conseiller Phelim vaut bien ça.

Le vicomte se demandait toujours ce qu'était l'évergétisme pour le conseil au-delà du mot, mais après tout... Il retourna à sa table, où l'attendaient les cartons pour le mariage. Voilà qui ne serait pas perdre son temps.
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Lapetitenadia
Nad' s'approcha du bureau de doléances et y déposa un pli, scellé et portant le sceau de la mairie Montilienne.

Elle n'était pas ici en tant que citoyenne mais en tant que maire, bien que terminant son mandat prochainement.

On aurait pu lire sur la lettre:


Citation:
Lettre au conseil ducal

Je me permets cette missive car je suis en plein désarroi sur certains points et nécessite vos lumières.

Ma première demande concerne la prévoté. En tant que maire nous n'avons plus du tout accès à ces bureaux.
Alors qu'à Montélimar il a fallu trois semaines avant d'avoir un nouveau sergent, que mon lieutenant, enfin je dis mon...La prévoté et le maire sont si loin l'un de l'autre qu'ils ne se trouvent plus....Soit....Le lieutenant joue très bien les hommes invisibles.
Que suis je censée faire si en plus je n'ai pas accès au bureau de la prévoté.
Il est où mon lien avec le prévot?

Au moins l'armée a ouvert un bureau, l'un progresse, l'autre au contraire régresse.....

Alors requête: redonnez nous un bureau de contact et si certains maires font du zèle, donnez leurs noms au portier et laissez les autres essayer de faire leur travail.

Le second et dernier point abordé sera pour moi le plus douloureux et délicat, le sujet étant le CAC.
J'ai été maire il ya quelques mois et je dois dire que le changement est radical. Avant les CAC nous pourissaient la vie, maintenant on le voit plus jamais.
Il est où?
En train de compter ses sacs de blé ou quoi?
Parce qu'avouez: aucun sujet ouvert en légature ne voit venir le CAC, les seuls biens rachetés sont les sacs de blé.
Ne fait on donc plus du tout d'exportation? Mais comment remonter les fonds alors? Juste en misant sur les bêtes?
Et après on nous dit on doit racheter de la viande mais on attend parce que la on peut pas....
Ben en même temps si on revend rien ailleurs, on risque pas de pouvoir....
Et puis pour revenir à moi particulièrement, j'ai eu un gros souci avec mon marché, souci qui doucement tente d'être résolu.
J'ai pas vraiment eu l'impression que le CAC était intéressé par le sujet.

Mais nous sommes bien dauphinois non?
Il est bien le commissaire au commerce du Lyonnais Dauphiné non?

Parce que franchement on dirait pas.
Et pour cloturer cette missive je ferai remarquer le manque de rapport à mi mandat qui non pas arranger les choses me fait me demander plus que tout: Mais il sert à quoi?

Permettez moi cependant après toutes ces raleries de saluer le travail de votre porte parole qui lui au moins fait savoir pourquoi il a un poste.

Cordialement
Lapetitenadia, bourgmestre de Montélimar
Phelim
Quand on lui apporta un pli, il crut d'abord que ça venait du Renard et soupira à l'idée d'avoir à affronter à nouveau sa pédanterie et ses blablas.

Il sourit de soulagement en reconnaissant le sceau montilien et le rompit pour parcourir la lettre avec interêt. Si la mairesse prenait la peine d'écrire, c'est surement qu'elle avait préféré ne pas venir pour ne pas faire d'esclandre et si elle avait choisi ce lieu pour s'exprimer, c'est qu'elle pensait qu'il y avait un malaise et qu'il fallait que tout le monde le sache.

Il la lut à haute voix pour les gens présents dans la pièce et demanda à un serviteur d'aller l'apporter à monseigneur Ingresstar1er.

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Kernos
Au loin, les chanoines de Lyon faisaient résonner les cloches de la cathédrale, annonçant l'office des Vêpres, annonçant la fin de la journée. Comme annoncé lors de la cérémonie des allégeances, Kernos se rendait en salle des doléances afin d'obtenir audience avec son suzerain. L'affaire qu'il avait traité et ses conséquences possibles ne le réjouissaient pas, loin de là, mais comme pour les blessures, plus on attendait pour les soigner, plus l'infection risquait de s'aggraver. Aussi, c'est d'un pas résolu qu'il franchit les portes et d'un ton calme, mais ferme, qu'il s'adressa au page présent.

Cours prévenir Sa Grâce Walan de Meyrieu que Kernos Rouvray, Seigneur des Lances de Die et Seigneur de Genay, demande qu'une audience lui soit accordée, dès que le Gouverneur en aura la possibilité, afin qu'une affaire d'honneur soit réglée.

Il laissa le garçonnet filer auprès du Gouverneur et attendit, debout, en espérant que le messager qu'il avait envoyé, un homme qu'il avait payé juste pour la course, ne disposant pas de gens attachés à son service, auprès du Vicomte de Crots ait fait son office.
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En deuil d'une amie, en deuil d'un chef, en deuil de Linala
A nos compagnons morts pour la Couronne
Walan
Un page était d'abord venu porter une lettre de la mairesse de Montélimar, lettre qui avait déjà reçu une partie de sa réponse en légature et ne tarderait pas à recevoir l'autre, avant d'être suivit par un second page annonçant que l'on demandait audience à la salle des doléances.
Quittant bureau et organisation du voyage de la Cour, Walan se rendit donc dans ladite salle pour y trouver Kernos. Il le salua d'un signe de tête avant de prendre la parole.


Seigneur de Glandage et de Genay commença-t-il avec un sourire avant de reprendre une expression plus sérieuse. Le page a parlé d'une affaire d'honneur, je suppose qu'il me faut m'attendre à voir venir le Vicomte également ?
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Kernos
Toujours debout et droit, Kernos vit Walan arriver. Aussitôt, il mit genoux à terre, son poing se plaçant devant son coeur et sa tête s'inclina en signe de salutation et de respect envers l'homme qui s'adressait à lui.

Mon suzerain, il redressa son visage avec un léger sourire avant de se recomposer une expression plus solennel puis de poursuivre, J'ai en effet envoyé un messager au Vicomte Jean Zwyrowky pour le prévenir de l'heure de mon arrivée icelieu, ainsi que des motifs de l'audience que vous m'avez généreusement accordé. Mais je ne sais s'il viendra, l'homme que j'ai engagé pour le prévenir ne m'ayant pas encore donné de nouvelles... toutefois, il me paraîtrait fort étonnant que le Vicomte, si ma lettre lui a été remise, ne se présente pas sous peu. Souhaitez-vous que nous attendions quelques instants ou bien préférez-vous que je vous remette l'affaire en mémoire en attendant son arrivée?
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En deuil d'une amie, en deuil d'un chef, en deuil de Linala
A nos compagnons morts pour la Couronne
Lapetitenadia
Un nouveau passage de la petite blonde, un nouveau pli pour le conseil.
Elle avait peur que sa lettre précédente ne voit pas venir les réponses qu'elle attendait.


Citation:
Nouvelle lettre au conseil:

Chers conseillers ducaux, tout d'abord je vous adresse mes remerciements pour les accès en prévoté, bien qu'un point me pose toujours souci.
L'accès est au bon vouloir du prévôt, ainsi si le prévôt décide de ne pas travailler, il ne donne pas accès....
Hmmmmm.... Bizarrement cette mesure me laisse perplexe...
Peut être serait il bon d'y penser, car en nous ouvrant la prévôté j'ai pour mon compte eu quelques surprises et fort désagréables....
Ainsi je ne comprends pas cette nouvelle façon d'agir...

Je me permets aussi cette nouvelle missive, bien que je doute que le travail ne manque pas et que cela doit être agaçant.
Je viens de lire le rapport tardif du CAC.
J'aimerais que cela ne soit pas une réponse à ma précédente missive.
Je n'abordais pas que ce point faible.

Et à lecture du rapport, mes doutes sont plus que doublés si je puis me permettre.

Merci de votre attention
Lapetitenadia
Bourgmestre de Montélimar
Hardryan
Le blondinet de taille moyenne passa par là et, comme il avait pris connaissance de la première lettre, il prit connaissance de la seconde et répondit à la partie qui concernait la prévôté, espérant qu'elle trouve un oeil attentif:

Citation:
Madame le bourgmestre,

Tout d'abord je tiens à vous remercier d'avoir informé le conseil de la non-accessibilité des maires à la Prévoté, car n'en doutez pas, je n'ai rien à cacher en ce qui concerne mon travail et j'ai toute confiance en celui que réalise les lieutenants et sergents, notamment ceux de Montélimar. Si je me souviens de la petite conversation que nous avions eu tout les deux il y a quelques temps où vous m'aviez mentionné, il me semble, ce manque d'accessibilité, je crois vous avoir dit que j'allais en glisser un mot au Gouverneur pour qu'il vous donne les accès et que cela m'étonnais que les maires n'aient plus accès. Malheureusement il semblerait que j'aie oublié de le faire, un simple rappel de votre part aurait été suffisant pour remédier à la situation. Évidemment, tout ceci ne se base que sur mes souvenirs et donc, je prends entièrement le blâme de ne pas vous avoir donné à vous, de même qu'à tout les autres maires, l'accès aux bureaux municipaux.

Maintenant, pour ce qui est des quelques surprises qui vous ont semblées fort désagréables, permettez-moi de remettre les choses en contexte, il me semble également que nous en avions discuté en même temps que nous avions discuté des accès aux bureaux municipaux. Le sergent Lion venait de partir en retraite spirituelle et assurait la majorité des dossiers en cours. Son absence a donc fait en sorte de retarder l'évolution de plusieurs dossiers en cours de médiation. Pour votre marché vous conviendrez qu'une remise en état ne se fait pas du jour au lendemain et nécessite des efforts du maire et des agents de l'ordre. Comme vous le dites une collaboration entre les deux parties est essentielles et passe par un minimum de communication. Pour reprendre vos mots, ils doivent se trouver. À cet effet, je crois que chaque maire est responsable d'un minimum de communication avec ses agents et si une salle ne peut être ouverte en mairie, un échange de mésanges est tout à fait indiqué, ce qui je crois n'a pas été fait dans votre cas.

En ce qui concerne le recrutement, vous savez sans doute que les vocations ne sont pas si nombreuses ou se font timides, il n'y aurait pas eu besoin de faire venir le sergent Lion à Montélimar autrement il y a de cela quelques mois. Mais je vous rassure pour le futur, comme vous avez pu le constater, damoiselle Stefie de Montélimar vient de se joindre à l'équipe actuelle, une première en plusieurs mois, et une nouvelle recrue vient de se pointer à l'École de la Prévôté à la suite d'une annonce que le lieutenant Kederick a placée à ma demande.

Enfin, je répète que j'ai entièrement confiance envers le lieutenant Kederick et le sergent Lion, de même qu'envers damoiselle Stefie qui, bien qu'exerçant déjà, est entre de bonnes mains pour parfaire son apprentissage sous la supervision du lieutenant. Si vous avez encore des interrogations ou des commentaires constructifs à faire sur la situation à Montélimar, je suis à votre entière disposition et je crois bien que nous trouverons un moment pour nous rencontrer et en discuter calmement. Si vous avez des critiques à faire sur mon travail, je suis également à votre disposition et prêt à y faire face et à les entendre de vive voix.

Respectueusement,
Hardryan
Prévôt des maréchaux


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