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[DUCHE] Salle des Doléances

Hardryan
Le Montagnard attendait toujours dans la salle de doléances que le page revienne en compagnie du seigneur de Tassin la Demi Lune. Une heure passa puis, lorsque le quart d'une autre se fut écoulé, Hardryan se leva du siège où il avait trouvé à s'asseoir et prit la direction de la sortie.

Le page n'étant pas revenu, Hardryan, bien que mécontent et ne sachant pas si Phelim avait bien reçu la missive qu'il avait voulu lui faire transmettre, lui accorda le bénéfice du doute, se disant qu'autrement Phelim n'aurait pas refusé de le rencontrer.

C'est donc à cheval qu'il s'engouffra dans les rues de Lyon où il ne désirait pas s'attarder, devant se rendre à Saint-Antoine. Il avançait tranquillement à travers la foule des passants quand, telle ne fut pas sa surprise, il aperçut un page aux couleurs du Dauphiné et, y regardant à deux fois, y reconnut celui qu'il avait envoyé trouver Phelim. Sautant de cheval, il s'empressa de mettre la main au collet de celui qui n'avait pas rempli sa mission:


Hep toi! Que fais-tu donc là, n'as-tu pas trouvé le seigneur de Tassin comme je te l'avais demandé?

Regardant à droite et à gauche, ce dernier finit par répondre:

Si, je l'ai trouvé, mais il m'a dit d'aller à Die plutôt que de retourner vous voir. Il a dit que vous sauriez qu'il serait là vendredi, et il a dit que vous auriez qu'à venir vous y frotter les fesses et que si vous rentriez en marchant en canard jusqu'à Briançon, vous sauriez que vous vous êtes trompé.

Hardryan stupéfait relâcha le page dont les pieds avaient quitté le sol un instant.

Ma parole! Je savais que tout n'allait pas bien dans sa tête, mais serait-il tombé si bas dans sa dépravation qu'il se livrerait à des perversités contraires à la nature! Qu'Aristote ait pitié de lui...

Laissant là le page qui semblait tétanisé par les propos du seigneur de Tassin la Lune dont il venait de saisir la nature, Hardryan ne perdit plus de temps et poursuivit son chemin. Le pleutre lui en ayant déjà assez fait perdre.

LJD Phelim et moi ouvrirons bientôt un topic pour que les posts étant rattachés à ce RP puissent y être transférés.

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Zwyrowsky
Vêtu d'un chatoyant pourpoint de velours et de soie à manches crevées, un léger bonnet de velours sur la tête, Jean Zwyrowsky s'avança au-devant de la salle des doléances du château de Pierre-Scize. Il tenait dans sa main un parchemin de bonne facture, roulé, et son visage affichait une satisfaction souriante.

Il avisa un garde, et lui lança:


Faites savoir à Sa Grâce le Gouverneur Lavoyageuse que le vicomte de Crots demande à la rencontrer en audience publique.

Restant seul au milieu de la salle déserte, il se tint un moment face au trône, à bonne distance. Puis, l'esprit léger, il fit quelques pas vers la fenêtre de carreaux troubles, pour se distraire du spectacle des quais de Saône.
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Lavoyageuse
Un messager arriva dans le bureau du Gouverneur la prévenant que le Vicomte de Crots était en salles de doléances.
Se demandant bien la raison de sa présence elle prit le chemin de la salle pour aller à sa rencontre.

Elle savait que le vicomte ne se déplaçait jamais pour rien, et connaissait sa réputation, ancien gouverneur, il était doué, et avait le sens de l'argumentation.

Elle arriva donc en salles de doléances pensant à tout ça et accueillit le Vicomte:


Bonjour Vicomte, soyez le bienvenu ici, que puis-je pour vous?

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Zwyrowsky
Le vicomte se retourna prestement en entendant les pas du Gouverneur et de sa suite, et se présenta à eux, d'une révérence mesurée.

Votre Grâce, je suis ici pour vous annoncer que vos fidèles vassaux (ou du moins des présents, songea t'il), constitués en Assemblée Nobiliaire, se dont enfin dotés d'une règle de discussion. Celle-ci m'impose de vous en faire l'annonce publique.

Il déroula son parchemin, et avant d'y porter le regard, attendit la permission de quitter la discussion pour en faire lecture.

Si vous me permettez...

Citation:
Des discussions et résolutions de l'assemblée nobiliaire.

- Chaque noble vassal du duché, ainsi que le Gouverneur en fonction peut proposer à l'assemblée nobiliaire un sujet de débat touchant aux affaires nobiliaires ou à tout sujet concernant le duché du Lyonnais-Dauphiné, sous la forme d'une motion rédigée.

- Le dépositaire d'un sujet se voit responsable de la modération et du suivi de la discussion, jusqu'à sa conclusion. Il doit avertir par missive le Gouverneur et l'ensemble des feudataires du duché de la tenue du débat.

- Une séance de discussion sera ouverte 10 jours minimum, et limitée au maximum à 20 jours. A cette date:
  • soit la motion proposée, ou sa plus récente évolution, ne recueille aucune opposition exprimée: elle est alors déclarée adoptée par consensus, et la discussion est close;
  • soit la motion proposée, ou sa plus récente évolution, ne recueille pas l'unanimité des avis exprimés: est mis au vote alors une alternative entre la motion, et l'ensemble des options qu'elle exclut;

  • si l'option mise au vote recueille plus de 2/3 des voix exprimées en 7 jours, la motion liée est déclarée adoptée à la majorité, et la discussion est close;
  • si l'option mise au vote recueille entre la moitié et 2/3 des voix exprimées en 7 jours, la motion reste à débattre en vue d'un consensus plus large;
  • si l'option mise au vote recueille moins de la moitié des voix exprimées en 7 jours, la discussion est close sans suite.

  • il ne peut être procédé à plus de trois discussions et votes successifs à propos d'une même motion et le dépositaire peut à tout moment prononcer la clôture sans suite d'une discussion s'il l'estime utile.
- Une motion adoptée par consensus ou à la majorité est transmise au conseil ducal et proclamée publiquement par son dépositaire "adoptée par la haute assemblée des feudataires du Lyonnais-Dauphiné", datée, et le mode d'adoption étant clairement spécifié.

- Un sujet dont la clôture a été prononcée ne peut être rouvert avant un mois; l'option contraire peut cependant être défendue en une nouvelle motion, à l'initiative d'un nouveau dépositaire.


Il revint au Gouverneur et à sa suite, roulant discrètement le parchemin.

Cette motion a été adoptée par la haute assemblée des feudataires du Lyonnais-Dauphiné, à l'unanimité des votants, le dimanche 7 juin courant.

Elle permettra à vos feudataires, je l'espère, d'assumer à l'avenir pleinement et en corps constitué leur devoir d'avis et de conseil, dans un esprit tout à la fois de consensus et de décision.

Je dois préciser, puisque ce n'est point par écrit, que par convention, nous rapporterons à part l'avis officiel les éventuels points de divergence.


Il s'inclina, attendant une éventuelle réaction avant de se retirer.
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Elorane
Fraichement revenu de leur traversée du Royaume, après s'être battue pour défendre la capitale de la Guyenne au coté de Garzim et bien d'autres courageux hommes et femmes, après avoir passé des jours et des nuits à panser les blessures de son mari adoré, l'avoir consoler de la mort de son frère, Averos, dont ils avaient ramener le corps à sa veuve, la baronne Siva.

Elorane avait même du donner naissance, au premier héritier de Salah, dans une capitale dévastée pas la guerre. Eloï avait été mis au monde par l'actuel duc et ancien Régent de Guyenne, le pauvre il en gardera un souvenir à vie, à cette pensée elle ne pu s'empêcher de sourire.

Mais depuis son retour a Lyon, des bruits, des rumeurs étaient venu aux oreilles de la vicomtesse, des rumeurs qui lui avaient donnés la nausée, elle en avait parlé a son mari, lui aussi avait été choqué, et il lui avait répondu une chose qui l'avait ému et en même temps lui avait pincé le coeur...
«  Si Geoffroy me considérait comme son père j'y serais allé moi » Salah avait toujours aimé Geoffroy comme son fils depuis le premier jour et même avant.
Bien qu'Elorane n'est jamais vraiment su qui était le père de Geoffroy, cela pouvait tout aussi bien être Salah que Kalten. Son fils avait le même caractère que Kalten, grognon, mais celui de Salah l'était aussi...étant petit il avait les même cheveux bouclés que Salah, Geoffroy aimé les femmes et l'alcool tout comme les deux hommes, encore à ce jour elle ne pouvait dire avec certitude qui était son père, si au moins il avait eut les yeux verts elle aurait su de qui il était, mais non il avait hérité de ses yeux bleus.
Pleins de souvenirs lui revint en mémoire, comme celui ou Geoffroy haut comme 3 pommes sur les genoux de Salah, qui venait de lui offrir sa première dague. Ou celui de Kalten qui lui avait forgé de petits soldats en fer,ou encore le sourire de son fils quand Salah, l'emmenait se baigner sur les rives du Rhône...
Elle se remémora aussi le jour de la naissance de son fils chéri, c'était Voya qui l'avait mis au monde... C est sur cette pensée qu'elle s'arrêta devant la porte de la salle de doléances. Elle ne pouvait entrer sans être prise d une vague de colère, son coeur battait férocement dans sa poitrine, il fallait qu'elle se calme, elle serra les dents en poussant la lourde porte.

Que de monde dans cette salle et que de remue ménage, a un moment elle se cru sur la place du marché...
Elle regarda un moment Hard puis Phelim, deux hommes qu'Elorane appréciait, chacun a leur tour l'avait a un moment ou un autre déçu, mais tous les deux étaient des hommes bons. Elle fut quelque peut abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre, mais en aucun cas ne prendrait parti ni pour l un ni pour l'autre, elle comprenait Hard qui avait vu son honneur bafoué et qui demandé justice, et elle comprenait Phelim qui avait accepté le défis, il ne pouvait passé pour un pleutre aux yeux de tout le duché. Elle n'avait envie de voir mourir aucun des deux hommes, pourtant elle ne fit rien pour les en dissuader, c'était ainsi que se laver l'honneur entre deux hommes...
A ce moment précis elle aurait aimé elle aussi être un homme, elle aurait aussi pu laver son honneur de cette façon...

Après un long soupire et toujours sans dire un mot de peur de ne pouvoir s'arrêter...elle s'approcha d un jeune page et lui demanda de transmettre un message a celle qui était assise sur le trône (métaphore je sais pas ou se tient Voya réellement)


Jeune homme va t'en demander audience privée à celle qui est assise sur le trône, au nom de la Vicomtesse de Crest, dis lui que c'est très important que cela concerne mon fils et que je l'attend rapidement sur mes terres de Saint-Symphorien-sur-Coise.

Après avoir donné un rapide regard sur Phelim et Hard en se disant qu'un des deux serait bientôt plus de ce monde, elle reparti les poings serrés, sans rajouter un mot de plus, elle devait allé voir son amie la duchesse de Brienne pour discuter de la promesse de mariage entre Isalyne et son fils.

je prend aussi en compte le défis qui se passe sur un autre topic mais qui a lieu en salle de doléances

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Lavoyageuse
Le gouverneur n'eut pas le temps de répondre au Vicomte pour le remercier de l'information, elle voulait lui dire qu'elle prenait note de la décision et irait elle même à l'AN dès que possible, mais un messager arriva lui transmettant le message de la Vicomtesse de Crest.

Elle s'excusa auprès du Vicomte et répondit au messager :


Va dire à la Vicomtesse que je m'y rendrai dès que possible, je dois encore assurer mes fonctions, mais elle n'aura pas longtemps à attendre pour me voir.


Voya se demandait pourquoi la vie était si compliquée parfois, qu'avait-elle fait de mal aux yeux d'Elorane? N'a-t-elle donc jamais aimée pour lui en vouloir à ce point? Non Voya refusait de croire ça.


Le gouverneur épuisée, lasse de tout cela, de ses fonctions, de ces histoires, de ces duels, s'en alla dans l'arrière salle où personne n'allait jamais et s'assit, se laissant aller à la tristesse.

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Tandark
Lei Maistre Fourbe entra dans la salle de doléance avec fracas.

"Bon, faisons vite et bien! La raison de ma présence ici est très simple: je voudrais des explications sur ceci:"

Citation:

Toute personne embauchant un employé à un salaire inférieur au minimum imposé par le duché comme indiqué dans la grille qui suit sera jugé comme esclavagisme
-Pour une embauche Très Peu Qualifié (de 0 à 4 points de caractéristiques) : 18 écus minimum
- Pour une embauche d'Ouvrier Peu Qualifié (de 5 à 8 points de caractéristiques) : 15 écus minimum
- Pour une embauche d'Ouvrier Qualifié (de 9 à 18 points de caractéristiques) : 17 écus minimum
- Pour une embauche d'Ouvrier Très Qualifié (de 19 à 255 points de caractéristiques) : 20 écus minimum


"Qu'est-ce à dire exactement? L'embauche d'un gueux totalement inapte devrait nous revenir plus cher que celle d'un ouvrier compétent? Tout maistre fourbe que je suis, je me demande comment une idée aussi tordue a pu germer dans l'esprit de quelqu'un, et surtout comment elle a pu être débattue, et acceptée!
J'aurais trouvé mille fois plus sain et honnête de votre part de clairement interdire l'embauche de vagabonds plutôt que de leur couper l'accès au marché du travail d'une façon aussi vicieuse: car personne n'est dupe, et tout le monde a compris que cétait bien le but final de la manoeuvre..."
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Anne_blanche
Bruit de porte qui claque, fracas de talons qui claquent, grincement d'une voix énervée... Tout pour plaire à Anne, qui se retourna le plus lentement possible, et prit le temps de toiser l'homme pressé avant de lâcher d'un ton calme :

Bonjour, Messire.

Le ton ne lui plaisait pas, la façon de considérer implicitement que "tout le monde" était forcément de son avis, non plus. Pas plus que cette entrée cavalière en un lieu où elle aurait aimé voir plus de solennité, d'ailleurs...
Mais question était posée.


C'est-à-dire exactement, Messire, que l'embauche d'un gueux totalement inapte doit vous revenir plus cher que celle d'un ouvrier compétent, en effet. Et tout maître-fourbe que vous vous dites, vous ne l'êtes encore pas assez, puisqu'il ne vous vient pas à l'esprit que tout le monde n'est pas fait à votre aune.

Puisque vous vous demandez comment cette idée, lumineuse dans sa simplicité, a pu être débattue et acceptée, je vous répondrai "très sereinement".

Quant au but, que votre fourberie vous fait imaginer à votre image, il est tout aussi simple que l'idée : remplir les mines. Un rapide passage dans mon bureau public vous montrera d'ailleurs que les progrès en la matière sont sensibles, depuis la mise en œuvre de cette loi. Il ne s'agit donc nullement d'interdire le marché de l'emploi aux vagabonds. Ils ont un emploi, à 15 écus ou 15.10 écus, c'est-à-dire au tarif qui leur était généralement proposé par l'ancienne grille de salaires.
Pourquoi ne pas interdire l'embauche de vagabonds dans les champs ? Parce que ce serait stupide. Notre duché ne manque pas d'âmes généreuses, le Très-haut en soit remercié, qui n'hésitent pas à embaucher les faibles, les sots ou les inconnus à 17 écus, voire davantage. Au nom de quoi leur en ôter la possibilité ?

Je vous remercie, Messire, de votre avis... éclairé sur les capacités des membres du Conseil Ducal.
Pouilleux
Le Bailli vit arriver le Maistre Fourbe, qui avait suivi ses conseils pour venir en cette salle.

"Mais bien sûr Sieur Tandark, le but du Conseil est depuis des années (comme chacun le sait) de ruiner les vagabonds. L'accusation tombe bien plus mal de votre part. N'est-ce pas vous, en halle de Dié, qui prônez la hausse du prix du pain pour empêcher les vagabonds de devenir paysan assez rapidement, causant par là la mort de beaucoup ?

Sachez que la possibilité d'interdire totalement l'embauche de vagabonds a été débattue également, mais ce serait plus qu'abusif, des Dauphinois bien intentionnés proposant souvent à des vagabonds de les engager.

Ici, nous permettons toujours l'embauche de vagabonds de se réaliser, et les plus riches continueront certainement à le faire pour aider ces pauvres vagabonds. Mais pour le commun des Dauphinois, ce ne sera plus fait. On préférera bien sûr engager à 5 points de caractéristiques pour payer moins cher.

Les vagabonds auront, eux, toujours du travail, des une centaine de places étant perpétuellement vides dans nos mines. Sans oublier qu'un vagabond se doit de travailler par deux fois dans son église pour être accepté par le Conseiller du Gouverneur."

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Arkadien
Arkadien n'avait pas une idée très claire de l'économie du duché. A vrai dire, ces questions ne l'intéressaient que très moyennement. Mais il constatait que le marché ne tournait plus rond depuis son retour d'armagnac.

Il admirait Tandark pour son opiniâtreté et sa tenacité, guère pour ses idées. Néanmoins comme lui la réforme de la grille des salaires le laissait plus que dubitatif.
Comme le bailli répondait au maitre fourbe, c'est sans préambule qu'il s'adressa à son ancien maire :


Messire De Navarre, cette mesure va-t-elle lutter contre la surproduction qui mine notre marché ?
Lorsque je suis parti en Armagnac, en décembre dernier, j'achetais mes carcasses à 31 écus et revendait ma viande au détail entre 18 et 18.5 écus.
Je ne parle même pas du prix des légumes et des fruits qui ont chuté de 10,2 écus à 9,10, ou du lait du 9,5 à 8,9. J'ai renoncé à produire par moi-même.
Depuis que je suis revenu, j'ai acheté mes carcasses au même prix que l'hiver dernier, mais même à 17 écus mes morceaux de viande sont restés plus d'une semaine à attirer les mouches sur mon étal.
J'ai de forte répugnance à continuer à produire des denrées d'une aussi mauvaise qualité, d'autant plus que la majeur partie m'a été racheté par la mairie.
Je ne voudrais en aucun cas risquer d'empoisonner le conseil municipal.

Donc ...


Arkadien rassembla ses pensées pour exposer son cas le plus clairement possible :


J'ai dépensé 155 écus dans l'achat de la matière première, vendu le produit d'une journée de labeur pour 170 écus soit un bénéfice net de 15 écus, auquel il faut retrancher les taxes prélevées par le Duché.

Arkadien sentait qu'il commençait à s'embrouiller dans sa démonstration.

Bref, ne serait-il pas plus ... Il allait dire intelligent, mais cet adjectif risquait d'être mal interprété, aussi lui préféra-t-il un terme moins connoté : ... judicieux, de plafonner le salaire maximum à 14 écus, quelque- soit les compétences de l'ouvrier ?

Cette mesure rendrait le métier de mineur beaucoup plus attractif, tout en permettant aux producteurs d'améliorer leur marge bénéficiaire, permettant ainsi aux artisans d'acheter moins cher leur matière première.


Non décidément, Arkadien n'aimait pas l'économie. Il sentait son raisonnement bancal. Mais il n'en demeurait pas moins qu'il était quasiment impossible de s'enrichir en travaillant honnêtement actuellement.
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Pouilleux
Cette nouvelle grille attirait bien du monde. C'était chose logique, une telle mesure pouvait facilement choquer.

"Bien entendu, cela peut limiter la surproduction : les vagabonds constituaient une bonne part de la demande sur le marché de l'emploi. Les écarter des embauches des particuliers peut empêcher la production d'une journée (notamment pour les producteurs décidant de publier leur annonce tardivement.

Instaurer une grille des salaires à 14 écus minimum pour tout le monde supprimerait toute embauche pour ouvrier peut qualifié sauf pour les tâches ne nécessitant aucune conséquence : les vagabonds trouveront alors toujours beaucoup de travail à la Mairie, en oubliant parfois qu'ils peuvent aller à la mine.
De plus, les gens ne ressentiraient plus le besoin d'être fort et intelligent pour contenter les employeurs. Ils n'achèteront plus de viande, de poisson ou de lait et favoriseront la surproduction.
Ajoutons qu'un tel changement dans la grille des salaires devrait aller avec un changement dans la grille des prix, puisqu'un coût de production trop bas encourage rarement des producteurs peu scrupuleux à descendre leurs prix beaucoup plus bas que "le peloton". Un changement dans la grille des prix pourrait avoir de lourdes conséquences :
- Nous perdrions l'alignement de notre grille des prix avec nos principaux partenaires économiques, mettant en péril nos échanges commerciaux.
- Encore un grand chamboulement dans la Maréchaussée.
- Certaines marchandises sont déjà vendu le moins cher autorisé par notre Roy (exemple : les peaux). Ils seront "délaissées" d'une grille revue à la baisse."

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Nv68
Permettez à l'ignare que je suis d'essayer d'apporter ma pierre à l'édifice:
Quid des filières professionnelles? J'ai remarqué dans plusieurs villes qu'il avait existé ou qu'il existait encore des filières visant à réguler la production et l'activité de telle ou telle profession. Pourquoi ne pas généraliser ce système à l'ensemble du Duché?
Et pourquoi de ne pas réfléchir à un moyen de "mieux" orienter le choix des habitants qui sont appelés à élire une profession? N'ayant que peu de connaissances économiques, il me semble néanmoins que, si crise de surproduction il y a, elle est surtout due à la sur-abondance de bléiculteur, de meunier, de boucher ou d'éleveur dans certaines villes.
Dernière piste: quid de l'activité des CACs? Plutôt que de confier mandat à des gens qui endossent cette activité par complaisance ou intérêt personnel, pourquoi ne pas réfléchir à une véritable formation pour cette fonction, permettant ainsi de ne retenir que les candidats à ce poste aptent à l'exercer?

Voilà! Mon but n'était pas de blesser qui que se soit mais seulement d'ouvrir d'éventuelles pistes de réflexion. J'espère que cela vous aidera.
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Tandark
Décidément, l'air commençait à être vicié dans la salle de doléance, du fait des gens qui s'y entaissaient, et le Maistre Fourbe dû jouer des coudes pour passer devant tout le monde et reprendre la parole:

"Ah voila bien la réponse mielleuse que j'attendais de vous! Vous reconnaissez donc explicitement que votre but est bien d'empêcher l'embauche de vagabonds, mais vous ne pouvez pas vous empêcher de le faire de manière hypocrite, en vous cachant derrière une hausse de salaire qui a tout pour passer une mesure en leur faveur...

Quant à vous Messire Pouilleux, oui, je suis pour l'exploitation des vagabonds, mais je suis avant tout contres les mesures coercitives insupportables exercées par le Duché sur les producteurs. Et là, force est de constater que cela en fait une de plus. Si au moins elle était assumée et revendiquée avec panache, je pourrais avoir une once de respect pour ceux qui ont eu le courage de la prendre, mais je trouve cette façon de faire d'une telle hypocrisie...

Mais de toutes façons, cela se retournera contre vous: car cette loi est tellement illogique intrinsèquement, elle va tellement à l'encontre du bon sens que ce n'est pas en la publiant en cachette comme vous le faites que vous réussirez à l'imposer aux gens. Parce que là, excusez-moi, mais j'ai l'impression que vous vous êtes contentés de refiler le bébé aux municipalités en leur laissant la charge (titanesque) de son application... Comme il déjà été dit, je souhaite bon courage à la maréchaussée."
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Pouilleux
Le Maistre Fourbe fut rapidement devancé par un jeune homme qu'il avait déjà eu l'occasion de voir rôder autour des affiches des différents partis, l'air songeur.

"Pourquoi ne pas généraliser le système de filières à l'ensemble du Duché ? Car ce qui est en surproduction à Vienne ne l'est pas forcément à Embrun. Les marchés peuvent être totalement différents d'une ville à l'autre. Les Mairies sont bien plus aptes à décider quelle filière doit être privilégiée.

Votre discours sur le poste de CaC peut très bien s'appliquer aux autres postes. Mais accuseriez-vous notre présent CaC d'incompétence ? Non, je peux peux vous assurer qu'il est compétent.

Néanmoins, ce n'est pas la peine de mentir. Malheureusement, la politique influe inévitablement sur les postes pourvus. On essaie de mettre ses colistiers aux postes importants pour imposer sa politique, que l'on trouve la meilleure. Mais de façon générale, il est rare d'avoir un Conseiller incompétent. Lorsqu'il n'y arrive pas, il demande conseil à son prédécesseur, ou à un collègue, et devient apte à occuper son poste en moins d'une semaine."

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Phelim
Phelim, qui courrait partout, arriva dans la salle des doléances où on l'attendait.

S'adressant à Pouilleux :


Mon fillot, je ne pense pas qu'il ait voulu me traiter d'incompétent, il est venu présenter des pistes de réflexions, innocemment. Je ne pense pas que ce soit un individu qui parle dans le dos des gens, ou qui pense contre eux avec la peur au ventre de parler à haute voix.

Il se tourna vers Nv.

Bonjour.

Déjà, une précision, j'ai pris le poste de cac pour un remplacement, pas le temps donc, de monter de gros projets économiques.
Je me suis contenter d'exporter le maximum de marchandises que je pouvais, et je dois dire, que je suis assez content des contrats inespérés que j'ai pu trouver.

Donc, les filières de régulation, qui concernent surtout les artisans ... politique économique que suivait à une époque Vienne je crois bien ..
Il s'agit de la vente par palier. Un tour chacun, les artisans mettent leur produit en vente 5 denier en dessous, et ainsi, chacun est sur de tôt ou tard vendre.
L'incovénient, c'est que je trouve que c'est trop contraignant, je suis quand même pour une certaine liberté pour les artisans, que ça demande beaucoup d'énergie, et que ça ferme la ville, en maintenant les prix hauts, à la concurrence, ce qui équivaut à moins de vente et donc à l'accumulation des matières premières ... donc à l'augmentation de la surproduction au final ...
Parallèlement, il y a Valence où ce genre de méthode n'est pas mis en place, et pourtant l'économie n'en a pas l'air affecté ... je pourrais aussi citer le travail d'Arwel à Dié, qui a exporté beaucoup de marchandises, voici qui régule aussi les marchés et c'est une méthode que personnellement je préfère. Après, je suis pour une communication entre les maires à propos de leur méthode pour réguler le marché s'ils le souhaitent, mais je n'irai pas obliger une mairie à suivre tel conduite, je ne me mêle pas de la politique municipale, je conseille juste.

J'en viens à "l'orientation". Les filières vaches et légumes sont déconseillées en principe afin de permettre d'écouler les produits des ressources naturelles. Pourquoi les ressources naturelles sont elles privilégiées? Parce qu'elles permettent un bon salaire aux habitants qui vont y travailler, et aux mairies de se faire de l'argent à la revente. Les remplacer par des champs de légumes et de vaches, cela serait envoyer ces gens à la mine, et baisser les revenus, et donc le niveau de vie de nos habitants.
Par contre, je vous rassure, certains maires ne déconseillent pas légumes et vaches, et sont quand même en surproduction, donc le problème n'est pas vraiment là.

Ensuite, j'en viens aux marchands ambulants que vous proposez de selectionner ... Nous ne pouvons pas les selectionner parce qu'ils ne sont pas suffisamment nombreux pour que nous selectionnons.
Comment les rendre plus nombreux? En leur permettant de trouver leur interêt personnel dans le métier .. il n'y a rien de dramatique à cela ...
Par contre, je ne connais pas de MA qui fasse ça par complaisance, certains le font par amitié pour moi .. dommage que vous ne connaissiez pas ce mot là alors que vous êtes encore jeune en politique..

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