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[DUCHE] Salle des Doléances

Plumedange
*Plume avait informée de ce qui ce passait en salle de Doléances, le fait qu'Isa ne se nourrissait plus l'inquiétait.
Après avoir parlé avec Léo, ils avaient décidés d'un commun accord de faire quelque chose.
La jeune fille se rendit donc à la salle de Doléances avec Léo et ils arrivèrent sur les dernières paroles d'Isa.*


-Parfait prévôt, alors j’attends ici cet agent et je le ramène avec moi à Valence.
Quand au recrutement, je ne doute pas que la mission soit impossible, Valence compte bien quelques habitants prêts à donner de leur temps pour elle, et si ce n’était ce passage obligatoire à l’école pour cette validation nécessaire des compétences qui, avouons le est bien trop long, nous aurions sans doute plus de candidats mais ceci est un autre problème.


-Bonjour Isa, vous avez de la chance car vous aurez deux agents pour le prix d'un.

*Elle sourit avant de continuer.*

-Le sergent Léo et moi même allons nous rendre dès ce soir à Valence, le temps de faire préparer nos bagages et nous serons là.
Pour ce qui est de l'école, nous faisons en sorte d'avoir des agents compétents et présent.
Elle est aussi un test pour que les recrues démontrent une certaine patience.
Il est néanmoins possible de faire une formation en une semaine, j'ai réussis cet exploit avec une recrue dénommée Crasing qui fut très studieuse et finit ses apprentissages en a peine cinq jours.
Si un Valentinois est près à sacrifier une petite semaine pour étudier studieusement et ainsi participer au maintien de l'ordre de votre ville, sachez que je m'occuperais particulièrement de sa formation.


*Sortant alors un pain, une pomme et ne bouteille de lait de sa besace elle tendit le tout à Isa.*

-Il serait bon que tu manges un peu maintenant Isa, ses quelques jours sans manger n'ont pas dû te mettre en grande forme.

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Dameisabeau
A peine sa voix s’était t’elle éteinte sur sa dernière réplique que Plume fit son entrée, Léo sur ses talons.
Un sourire s’élargit sur son visage au fur et à mesure des paroles de la jeune femme qu’elle écouta attentivement.
Plume et Léo à Valence.
Voilà qui était une idée superbe.
De par le moyen emprunté somme toute peu commun pour attirer l’attention , une solution avait émergé et elle en était plus que satisfaite.
L’ordre régnerait de nouveau à Valence.
Elle n'avait plus de raison à s'attarder davantage ici.

Elle se jeta littéralement sur le fruit qu’elle croqua à belles dents, petite libation avant un festin gargantuesque qu’elle se promit de faire sitôt rentrée.


Merchi à vous deux, che vais de che pas annoncher votre venue.
Les echcrocs n’ont qu’à bien che tenir niark niark.

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Thiberian


Thiberian était quelque peu énervé depuis quelques temps et ce matin encore plus que d'habitude, il prit alors son chapeau et partit trouver la fameuse salle des doléances pour qu'elle serve à ce dont elle est sensée servir, oui, il allait pour une fois se plaindre.
Au fur et à mesure qu'il s'en approchait sa fureur grandissait, ou plutôt, il la nourrissait de sombres pensées, il n'aurait pas fallu se dégonfler une fois devant les membres du conseil il avait donc choisi de galvaniser sa mauvaise humeur et son énervement.
Il arriva enfin et attendit son tour...puis quand il fut arrivé il parla :


Bonjour éminent conseil, avant toute chose je vais clarifier ma situation, je m'appelle Thiberian et viens vous voir ici en tant qu'humble Dauphinois malgré le fait que je sois sympathisant des idées Gones.
Autre chose je ne vous ferais pas perdre le temps que vous allouez à toutes vos petites mesquineries et autres manigances, il n'y aura pas de discussion, en gros je viens râler et vu qu'il est de votre devoir de m'écouter et bien vous allez le faire.


Thib leur dédia un sourire radieux et poursuivit.

Première chose, je viens ici car je me suis rendu compte d'une chose : les élections sont une vaste blague ! J'en tiens pour preuve que c'est par deux fois qu'une grande partie du peuple de ce duché et moi même avons choisi en majorité de confier notre gouvernement aux Gones et que c'est par deux fois que vous vous permettez par je ne sais quel pouvoir illusoire de rediriger NOTRE CHOIX.

Alors le plan c'est quoi ? Deux partis qui obtiennent des résultats minables s'allient pour vaincre à 24 contre 12 le parti qui a légitimement le droit de diriger notre beau duché ? Pensez-vous pouvoir continuer ces magouilles impunément et indéfiniment ?

La chose importante que je retiens sous vos sourires enjôleurs et vos discours enflammés c'est que vous êtes là pour SERVIR ce duché et ses habitants, pour moi quand on ne sert pas ceux que l'on est sensé SERVIR on se rend coupable de TRAHISON...et oui...c'est moche hein? Honte à vous qui dites être notre VOIX et qu'alors que nous crions GONES vous criez GOLD ou APD.
Votre avidité de pouvoir fait honte à ce duché que j'aime de tout mon cœur et c'est le pourquoi de ma visite.
Continuez ainsi et plus personne ne votera puisqu' apparemment notre DROIT de choisir notre gouvernement n'est qu' illusoire.
Mais sachez tous une chose, un jour le peuple Dauphinois reprendra les droits qui lui sont inaliénables et n'oubliez pas que vous n'êtes que 12 sur vos sièges si "puissants".
Vous vous targuez sans cesse du fait que jamais une ville de ce duché n'ait été prise mais vous vous exposez à la reprise des dites villes par son propre peuple...pathétique !

Merci à tous de m'avoir écouté bien sagement, vous pouvez reprendre ou vous en étiez et laisser champ libre à votre perversité sans limite.


Thiberian, soulagé d'avoir enfin lâché ce qu'il avait sur le cœur lança un regard de défi au conseil puis tourna les talons et prit la direction de la porte...
Tenshikuroi
Tenshi visitait la salle des doléances pour la première fois depuis le début de son premier mandat. Il ne s'attendait pas vraiment à ce que se soit un havre de paix mais, à peine arrivé, il entendit déjà un homme qui semblait vouloir déverser sa colère. Il connaissait bien cette voix et s'approcha donc pour mieux comprendre. A priori il n'était pas satisfait du Conseil en place et tenait à le faire savoir. Alors qu'il commençait à tourner les talons,Tenshi décida d'intervenir.

Bonjour Thib.

Tu vas peut-être attendre une réponse avant de repartir non ? Bien. Je vois que tu as compris que c'était le lieu pour se plaindre, tu ne t'en prive pas. Tu as le droit d'être mécontent de la composition du Conseil, mais sache simplement que c'est ainsi que les choses se passent. Chaque conseiller vote en son âme et conscience pour la personne qu'il considère comme la plus apte à Gouverner... ce n'est pas toujours la tête de liste du parti majoritaire qui en sort vainqueur, loin de là. Les électeurs désignent un Conseil, pas un Gouverneur. C'est là, le mode de scrutin de notre Duché. Tu peux le critiquer, certes, mais c'est ce qu'il est.

Tu as le droit d'être en colère, tu as aussi le droit de t'exprimer. J'aimerais juste que tu fasses preuve d'un peu de retenue quand tu t'adresses au Conseil. La passion n'empêche pas d'exposer ses arguments sans utiliser de grands mots tels que trahison. Tout les membres de ce Conseil ont passé l'épreuve du suffrage populaire, tous sont donc légitimes dans leurs fonctions.

J'aimerais aussi que tu prennes garde lorsque tu évoques la possibilité de "reprise des dites villes par son propre peuple". Tenir des propos séditieux n'aidera pas à faire passer ton propos. Alors s'il te plaît, tu peux venir ici pour exposer tes griefs mais fais-le avec respect. Sans menacer en plus, tes amis qui siègent au sein de ce conseil. Nous faisons le choix d'aller au delà de la polémique car il faut bien que le Duché soit administrer dans de bonne condition, c'est bien là ce qui compte finalement non ?


Tenshi observa la réaction de son ami. Comme lui il avait eu le cœur lourd ce jour là, mais pourtant il convenait maintenant de se mettre au travail. Le Conseil désigné, il n'était plus l'heure d'ergoter sur tel ou tel poste mais bien de se relever les manches pour faire en sorte que le Duché n'ai pas à pâtir des querelles politiques.[
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Raithuge
Raithuge qui passait par le château de lyon, ne put s'empêcher de sourire face aux remarques du jeune garçon..Certes, il avait raison en disant que le gouverneur ne faisait pas partie de la majorité, mais cela n'arrivait quasiment jamais....On pouvait notamment rappeler les fous où l'APD avait été majoritaire mais où les GONES et GOLD avait obtenu la gouvernance, ainsi va la politique....

Cependant, Raithuge cru bon d'intervenir sur un point dissident:


Cher ami, je me permet de vous reprendre sur un point: Si le peuple reprend les villes, cela ne concernera absolument pas le duché, puisque vous vous en prendrez aux maires, élu légitimement par les habitants dudit village...
Cependant si vous jugez que le gouverneur n'est pas légitime, vous pouvez toujours essayer d'assiéger le château et de renverser le duc, la révolte est toujours possible, mais soyez sur de votre coup car vous risquez le gibet en faisant cela....Mais de garde, n'attaquez pas les villes, elles composent le duché mais ne sont pas liées au conseil ducal.
Sur ce, j'espère que le duc fraichement élu viendra vous expliquez comment il a été élu légitimement par le conseil ducal.


Raithuge se retourna vers la tribune pour voir si Phelim était arrivé, lui l'ami de toujours, enfin, à sa place....
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Thiberian


Thiberian fut arrêté par Tenshi au moment de passer la porte car celui ci lui demandait d'écouter sa réponse...ce qu'il fit.
Puis un homme qu'il ne connaissait pas fit irruption et lui dit autre chose...


Thiberian répondit ensuite :

Conseiller Tenshikuroi, nombreux sont ceux au conseil que j'apprécie énormément, que ce soit chez les Gones, les Golds ou les Apdiens, le gouverneur en fait d'ailleurs partie mais la n'est pas la question car il n'y avait nulle menaces dans mes propos, je soulève simplement le fait que le jour ou le peuple de ce duché en aura marre de toutes ces manigances et qu'il commencera à se révolter ça ne sera que justice. Maintenant comme je vous l'est dit il n'est pas matière à discutions puisque de toutes manière ces "excuses" ont un air de déjà entendu...et pas qu'une fois qui plus est...

Il regarda le messire qu'il ne connaissait pas et lui dit :

J'espère vous avoir aussi répondu messire, je suis soldat et sais qu'il sera de toute manière de mon devoir de défendre les villes ou le château mais si c'est pour se battre contre un peuple que j'ai juré de défendre et qui réclame justice c'est autre chose...

Il reporta ensuite son regard sur Tenshikuroi et ajouta :

Ensuite comme je le disais je suis sympathisant Gones et je tiens à dire à ceux pour qui j'ai voté ici que je serais très déçu qu'ils agissent de cette manière si ils venaient à perdre les élections. Comme tu le disais chaque conseiller vote en son âme et conscience pour élire le gouverneur, c'est là que l'on voit justement quel conseiller se fiche ou pas de l'avis des dauphinois.

Bien je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps, au revoir.


Puis il sortit et rentra chez lui...
--Frere_estienne


Frère Estienne, qui aimait à se promener dans son nouveau Duché d'adoption, et aspirait à bien le connaître, écoutait un peu tout ce qui pouvait se dire dessus. Aussi, prêta-t-il une oreille attentive lorsqu'il pénétra dans la Salle des Doléances où plusieurs personnes semblaient contester le choix du nouveau Duc... Gouverneur plutôt, puisqu'il avait appris le régime particulier qui régnait ici.

En fait, il ne voulait pas trop s'immiscer dans les affaires politiques. Après tout, il était un homme du spirituel alors que la majorité des hommes se tournaient vers le temporel. Pauvres brebis égarées qu'ils étaient. Bref...

Le moine ne semblait pas vouloir intervenir, juste écouter. Mais il se trouvait pourtant certaines interventions qui nécessitaient le rétablissement de la vérité. Non pas au nom du Duché, ou de telle ou telle personne de l'actuel et nouveau Conseil, mais bien au nom de ce qu'il est, le rétablissement des faits. Aussi, prit-il la parole :


'scusez-moi m'sieur... Il regardait l'avant-dernier intervenant, qui, comme beaucoup en ces lieux, était assez malpoli pour prendre la parole sans se présenter. A moins qu'il soit tellement connu qu'il n'ai nul besoin de présentation. J'm'appelle Frère Estienne. J'viens juste d'arriver alors j'vais p'têt dire des bêtises.

J'vous entends dire que l'fait qu'le peuple reprenne les villes, ça concerne pas l'Duché. Une histoire de maire d'après vous. 'z'avez raison dans un sens. Les villages, c'est b'en gérés par les maires. Mais l'truc, c'est qu'les maires, y zont un minimum de compte à rendre au Duché quand même. Y sont pas complètement indépendant. Pis si y'a une ville qui subit une révolte, c'est l'prestige de tout l'Duché qui en pâtira. Et pour que l'Duché y soit mieux vu des aut', faudra sortir les écus.
Alors entendre que l'un n'affectera pas l'aut', j'trouve ça un peu fort.

Voilà voilà, c'est tout pour moé.


[EDIT : Correction d'une erreur qui faisait un contre-sens]
Raithuge
Raithuge avait écouté avec attention la réponse du sieur Thiberian et apprécia sa réponse franche.
Cher sieur, vous êtes un brave homme et je vous offrirai volontier une choppinette de clairette. Je comprends la raison pour laquelle vous vous sentez trahi mais la politique n'a jamais été le reflet des urnes, bien malheureusement. Je vous souhaite un bon retour en votre ville

Pendant ce temps, un écclésiat avait fait son apparition, Raithuge ne le connaissait guère vint se présenter, du nom de Frère Estienne, et qui avec un langage assez rustre pour un homme d'esprit, lui tint un discours sur les mairies et le conseil ducal.

Raithuge laissa l'homme finir puis repris:


Monseigneur, je pense que c'est à moi que vous vous adressez. Je me présente, Raithuge, seigneur de la Vallouise.
Concernant vos propos, il semble judicieux de ne point mélanger l'aspect économique des interractions avec le duché et ses villes avec l'aspect politique des élections de conseillers ducaux comme le faisait mention sieur Thiberian.
Bien sur que les villes ont des interractions vaec le duché, mais d'un point de vue politique, ce n'est pas par une révolte dans une ville que vous allez faire changer le conseil ducal...il restera toujours en place..c'est sur ce point que voulait se faire entendre sieur Thiberian. Enfin il me semble...


Raithuge retomba dans une certaine méditation sur le fait que cet homme soit réellement un écclésiat...
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--Frere_estienne


Son interlocuteur répondit, et au fil de la réponse qu'il apportait à Frère Estienne, ce dernier se rendit compte qu'en fait, il n'avait rien suivit de l'intervention initiale et avait fait une sorte de hors-sujet complet.

Avec quelques couleurs sur les joues, il se mit à siffloter et à hocher la tête en signe d'assentiment, pour finir par un "Tout à fait, tout ça fait !", en espérant que messire Raithuge ne se soit pas aperçu qu'il s'était en quelque sorte "incrusté" dans la conversation.

Puis, histoire de donner le change :


J'été heureux d'faire vot'connaissance m'sir Raithuge. V'm'avez l'air d'un homme qu'y sait d'quoi y parle. Pas comme l'aut' qu'appelle à la révolte et qui croit qu'parc'qu'une liste arrive première d'une élection, sa tête doit être Comte, ou Duc, ou Gouverneur.... aaah pis zut, c'que vous voulez quoi !
P'têt à une prochaine fois.


Sa langue claquant dans sa bouche, il se rendit compte que l'intérieur de celle-ci était soudain bien sec. Une délicieuse Karlsdötter se mit à faire des aller-retour devant ses yeux et le moine tomba dans les pommes.
--Gaston_le_dru
Un homme entra dans la salle des doléances, accompagné par un enfant. Dans la main, il tenait une missive scellée et la tendit au gouverneur. On pouvait y lire :

Citation:
Nevers, le 27 de Juin 1457,

Messire Gouverneur,

Comme vous le savez, la Bourgogne est en guerre. Ma fille aînée va s'engager dans la défense, mais mon plus jeune fils, bien qu'il se soit fort entraîné avec son épée de bois, et malgré le désir qu'il a de se battre lui aussi - bon sang ne saurait mentir - j'ai cru bon l'envoyer dans le Duché où j'ai soin de son douaire.

Il sera accompagné de son valet, Gaston le Dru, qui saura en prendre soin.

Aussi, ce jour, je demande en tant que vassale protection pour l'un des miens, et petit-fils du Roy. Je sais sans l'ombre d'un doute qu'en les terres où feu son père a vécu et s'est dévoué, le meilleur des accueils lui sera fait.

Avec gratitude,
Armoria de Mortain

PS : il pose beaucoup de questions, est persuadé que les femmes enceintes sont des ogresses qui viennent de manger, mais malgré un caractère assez facétieux, c'est un enfant sage et qui aime par-dessus tout apprendre à lire sur le Livre des Vertus



Gaston pris ensuite la parole, lorsqu'on l'y invita

Bien le bonjour à vous, messires. Nous avons fait bon voyage. Nous avons élu domicile à Montélimar, où nous comptons séjourner pendant une période indéterminée. Nous espérons ne point trop perturber le cour des choses ici. Par ailleurs, j'ai moi-même pris l'initiative de contacter le sire Argael, Vicomte de Monestier de Briançon, Seigneur de Montgenèvre, Seigneur de Saint Giraud afin qu'il s'occupe de représenter au mieu l'hospitalité et la protection dont vous nous ferez don. Je..

L'homme se fit couper par une petite voix, jeune, farfelue mais autoritaire.

Dis, c'est quand qu'on va lire ? Dis ?

L'homme repris la parole en tentant vainement d'ignorer l'impatience du jeune enfant.

Je... Dès à présent, hum, donc, je me porte garant et responsable et servirai d'intermédiaire. Je... Désolé, j'interrompais quelque chose ?
Phelim
Phelim, tout occupé qu'il était avec sa paperasserie, écoutait néanmoins d'une oreille distraite, ce que disait Thibérian.
Le soldat avait l'air grognon ... et le gouverneur espérait que ça lui passerait vite cet excès de mauvais poil, car sinon, avec qui casserait-il du pélerin et du breton en taverne?

Comme Tenshi intervenait pour répondre, le Seigneur de Tassin la Demi Lune repartit dans sa lecture des rapports qu'on lui envoyait de Bourgogne.


Salut vieux loup.

Cela s'adressait à la voix de Raith qu'il venait de reconnaitre, et malgré la surprise de sa présence ici, il n'avait point écarté son regard du parchemin qu'il lisait, tant il était absorbé.

Par contre, celui qui intervint ensuite eut droit à une rapide oeillade.


Frère Estienne?

Mais comme le moine entrait lui même en grande conversation avec les autres personnes présentent, il préféra se reconcentrer sur ses rapports, qui n'avaient rien de réjouissifs. Sa correspondance régulière avec la conseillère militaire Mallory, Sa Grasce Erik de la Josselinière, le colonel Migisti et sa Grasce Vaxilart n'apportait aucune bonne nouvelle et les quatre personnes étaient bout. Pénélope, elle, trépinait d'impatience et le manifestait avec des claquements de bottes plus nombreux que d'habitude.

Il fut sorti de ses pensées par le moine qui s'évanouissaitet il haussa un sourcil.


Et bien,à quoi vous jouez? Raithuge, veux-tu lui mettre quelques claques pour le ramener à lui? Je vais mander la mairesse de Lyon pour qu'elle vienne le récupérer.

Un homme entra alors, avec un enfant. Il lui remit une missive donc il en brisa le scel pour pouvoir la lire. Les premiers mots, portant encore sur la Bourgogne, le fit soupirer et poser la lettre de côté dans un premier réflexe. Puis, se demandant ce qui pouvait motiver la Princesse à lui écrire, il la reprit et la parcourut rapidement des yeux.

Enfin, il invita l'homme à parler. Celui-ci s'exécuta, mais il fut interrompu par l'enfant, et au final, le Seigneur de Tassin la Demi Lune douta d'avoir parfaitement tout compris.

Il me semble que Messire Argael est loyal et donc un très bon choix mais ..

Il fit une pause, ne sachant trop comment avancer la chose sans être trop cru ... Enfin, il fallait qu'ils en aient envie du Premier Secrétaire d'Etat pour faire fi de son caractère râleur et du fait qu'il n'était absolument pas adapté pour rester à proxmité du moindre chérubin.

Enfin, non rien .. vous verrez.

Il esquissa un sourire en se levant et se présenta devant l'enfant. Il posa un genou à terre pour être face à son visage et y jeta un rapide examen à ses traits.

Bienvenue en Lyonnais-Dauphiné Altesse. Soyez persuadé que mon duché et son Conseil Ducal prendra très au sérieux l'honneur qui lui ait fait de pouvoir veiller sur vous.
Je suis votre serviteur.


Il se releva et s'adressa à nouveau au valet.

J'écrirais à sa mère pour la rassurer. J'aimerais maintenant vous présenter la nièce de la femme qui sauva la vie de l'enfant et de la princesse à l'époque.

Comme il faisait toujours quand il faisait mention d'elle, s'était plus fort que lui, il joignit ses mains et s'exclama.

Mentaïg était une sainte femme.

Il se tourna vers une conseillère et lui fit signe de s'avancer.

Voici la nièce en question, Anne de Culan, ma Première Conseillère. Je suis persuadé qu'elle saura elle aussi représenter dignement le duché auprès de Philipe Levan.

Quand à moi, j'ai le devoir de rester à Lyon qui est bien trop proche de la Bourgogne pour être délaissée. Je regrette, mais je ne peux vous accompagner jusqu'à Montélimar.

Soyez persuadé, que notre capitaine, Pénélope, dame de Mirmande et de Neuville sur Saone, et moi même, faisons le maximum pour assister le duché d'origine du Grand Maistre de France.


Il se tut, pour laisser Anne prendre la parole ou aux Conseillers qui le souhaitaient pour se présenter ou proposer leur aide pour la protection de l'enfant.
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Raithuge
Raithuge vit que l'écclésiat aquièscait sur sa deuxième intervention alors qu'aà la première cela avait été le contraire..peut etre que Frère Estienne avait mal compris la conversation...Cependant Rai se moquait de ce qui n'acquièsçait pas son point de vue, cela était fort possible, seulement, il fallait que cela soit justifié avec de vrais arguments comme tout bon débat politique.

Ah ce moment, le gouverneur prit part à la conversation d'une façon qui dû étonné plusieurs personnes mais point Rai...En effet, le gouverneur était absorbé dans une paperasse assez prenante, ce qui devait changer le pauvre Phélim, lui qui était habitué à boire à la taverne et à courir la gueuse ou les gueuses...il lança un:


Salut Vieux loup!

Rai comprit que c'était à lui que s'adressait le gouv et lui répondu avec l'honneur dû à son rang:

Salut mon petit phéphé, alors comment ça va la prise en main, pas trop dur?

A ce moment, le clerc partit voir si le sol était plus frais que l'air ambiant....
A la remarque de Phelim, Raihuge répondit:


Non, pas de claques à un ecclésiat, un bon coup de clairette dans le gosier, et ça marchera tu vas voir!!

Raithuge introduisit sa fiole de clairette dans le gosier du clerc et le fit boire en espérant le réveil immédiat...avant que ne se vide la fiole!!!
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Anne_blanche
Du monde en salle de doléances !

Le page qui venait de porter la nouvelle au Conseil Ducal aurait bien eu besoin de quelques leçons de bienséance. Anne regarda distraitement son collègue bailli et le gouverneur sortir de la salle pour aller répondre aux questions posées, et se remit à ses fastidieux calculs de remplissage de mines.
D'ordinaire, ça ne lui semblait pas fastidieux du tout, bien au contraire. Mais, depuis la mort de sa mère, tout était ou fastidieux, ou inutile.
Il fallait qu'elle définisse avec la Commissaire au Commerce la valorisation moyenne de la pierre et du fer. Elle n'en avait pas le courage. Avec un soupir, elle repoussa le parchemin noirci de chiffres, remisa son abaque dans sa besace.


Je vais faire un tour en salle de doléances.


Pourquoi pas ? Là ou ailleurs...
Sur le seuil, elle faillit buter sur un corps étendu. Effrayée, elle crut tout d'abord que le moine était mort. Mais on ne fait pas boire les morts. Or, quelqu'un dont elle ne voyait pas le visage était en train d'insérer une fiole entre les lèvres de l'ecclésiastique.


Bienvenue en Lyonnais-Dauphiné Altesse. Soyez persuadé que mon duché et son Conseil Ducal prendra très au sérieux l'honneur qui lui ait fait de pouvoir veiller sur vous.
Je suis votre serviteur.


La voix du Gouverneur avait retentit dans la salle, et Anne tendit aussitôt l'oreille. Altesse ? Il y avait là un enfant, tout jeune, devant lequel Messire Phelim se tenait, genou en terre, et un homme dans la force de l'âge, qui semblait l'accompagner. Anne contourna le moine évanoui et son soigneur pour s'approcher du gouverneur, tâchant de trouver assez d'énergie pour assumer son rôle de Premier conseiller.

J'écrirais à sa mère pour la rassurer. J'aimerais maintenant vous présenter la nièce de la femme qui sauva la vie de l'enfant et de la princesse à l'époque.
Mentaïg était une sainte femme.


A cette phrase, Anne comprit aussitôt qui était l'Altesse en question. Elle savait que feue sa tante Mentaïg avait été, en son temps, une sage-femme réputée. Le hasard avait fait naître Son Altesse Philippe-Levan dans la chambre d'une auberge de Sancerre, en Berry. La chronique s'en trouvait relatée à l'Académie Royale, de la main-même de la Dame de Baugy.
Sa Grasce Phelim vouait au souvenir de feue Mentaïg une vénération que le temps ne faisait qu'augmenter. Il faudrait qu'elle pense à lui en demander la raison, un jour.


Voici la nièce en question, Anne de Culan, ma Première Conseillère. Je suis persuadé qu'elle saura elle aussi représenter dignement le duché auprès de Philipe Levan.

Dans ses vêtements blancs de deuil, Anne plongea dans une révérence à laquelle sa mère elle-même n'eût rien trouvé à reprocher. Le gouverneur expliqua rapidement qu'il ne pouvait se rendre en personne à Montélimar. Anne ne comprenait pas bien pourquoi il fallait accompagner l'enfant royal à Montélimar, mais puisque c'était le cas, aucune hésitation n'était possible. Un rapide regard au gouverneur, pour s'assurer qu'il en avait fini, et elle s'adressa à l'enfant.


Je suis de Votre Altesse la dévouée servante. Daigne Votre Altesse me considérer dès à présent à Ses ordres.
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APD, la compétence au service des Lyonnais et Dauphinois
Philippe_levan
Philippe-Lévan, visiblement, semblait prendre son pied. Tout, autour de lui, était sujet à distraction. Il y avait des couleurs, des odeurs, des bruits devant lesquels il ne cessait de s'émerveiller. Le monde qui tournait dans sa tête était à des lieux du monde terrestre. Du haut de son jeune âge, il s'amusait et touchait à tout. Malgré tout, il avait apris très tôt à se tenir quand il y avait du monde. Il avait souvent joué à ça avec sa mère et avec Gaston. "Il faut faire comme les grands, attendre qu'on te dise de parler et ne pas parler trop fort. Il faut respecter ton interlocuteur et il faut toujours être poli. Et par dessus tout, il ne faut pas manger ses doigts ni se dandiner d'un pied sur l'autre." Curieux jeu !

Bienvenue en Lyonnais-Dauphiné Altesse. Soyez persuadé que mon duché et son Conseil Ducal prendra très au sérieux l'honneur qui lui ait fait de pouvoir veiller sur vous.
Je suis votre serviteur.


Le Gouverneur avait une petite tache sur le front que Philippe-Lévan ne cessait de fixer de ses yeux curieux pendant qu'il parlait. Avec deux rides du visage, on aurait dit un nez et deux yeux à l'envers. Lorsque le Gouverneur eut fini de parler, Philippe-Lévan lui répondit comme il avait apris :

"C'est tononeur pour moi d'être ici ! Merle Duchesse Armoria vous transmet ses respects !"

Gaston semblait vouloir rentrer sa tête dans sa chemise.
Soudain, Le monde de Philippe-Lévan disparut. Ses yeux quittèrent cette petite tache et se rivèrent sur ceux du Gouverneur qui étaient devenus sérieux. Un de ces regards sérieux et importants comme quand sa mère le grondait quand il faisait une bêtise, mais en pire. Bien pire. L'enfant n'avait encore jamais vraiment vu un regard si expressif, et pourtant, le Gouverneur ne devait sans-doute pas vouloir être si sérieux.


J'écrirais à sa mère pour la rassurer. J'aimerais maintenant vous présenter la nièce de la femme qui sauva la vie de l'enfant et de la princesse à l'époque.

Cette phrase était anodine. Elle avait pourtant un poids qui donnait l'impression à Philippe-Lévan de ne plus pouvoir bouger et d'avoir le devoir de se taire et d'écouter. Le Gouverneur lui présenta une femme dont l'allure générale et le regard déclenchaient chez lui l'envie presque irrésistible d'aller se blottir contre elle. Quel stupide jeu que celui de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut et de devoir dire que ce qu'il faut dire !

Je suis de Votre Altesse la dévouée servante. Daigne Votre Altesse me considérer dès à présent à Ses ordres.


Et cette voix...

Haut-noré, Dame de Culan, votre dérouement est remaraquable !

Visiblement, il y avait encore du progrès à faire en diction. C'est du moins la première chose qui vint à l'esprit de Gaston Le Dru.
Adrienne
[ Lyon, Hostel de Ville ]

En cette journée étouffante, un valet au teint rougeaud et visiblement essouflé frappa contre l'huis du bureau de la bourgmestre de Lyon.

Vicomtesse, le Gouverneur vous fait mander au castel pour venir récupérer votre ecclésiastique qui a encore trouvé le moyen de se distinguer en salle de doléances. Il semble qu'il ait été victime d'un malaise ...

La brune releva son nez aquilin des relevés de comptes de la municipalité pour le froncer de son air contrarié. Sa journée s'annonçait des plus chargées et le moine à qui elle avait eu la bonté d'offrir son hospitalité lui donnait du fil à retordre. Laissant là le monticule de dossiers en maugréant, elle se leva prestamment pour suivre le valet et s'engouffrer dans le coche parqué devant la municipalité.

Allons donc, il ne manquait par plus que ça ! Pressons, j'ai un marchand à accueillir sur le coup de midi. Fouette, cocher, ou c'est moi qui te ferais fouetter !

[ Plus tard, au castel de Lyon, en salle de doléances ]

D'une démarche vive faisant claquer ses talons sur le sol lustré, la bourgmestre suivit le valet dans les dédales du castel avant de faire irruption dans la pièce. Balayant la salle du regard en une rapide introspection des lieues, elle se figea, restant interdite devant la scène s'offrant à elle et les paroles entendues.

Je suis de Votre Altesse la dévouée servante. Daigne Votre Altesse me considérer dès à présent à Ses ordres.

Haut-noré, Dame de Culan, votre dérouement est remaraquable !

Elle écarquilla ses yeux qui vinrent se poser sur le jeune enfant, comprenant qu'il s'agissait du petit-fils de Sa Majesté, la raison qui avait fait quitter si précipitamment la capitale à Son Excellence Argael. La Conseillère Anne de Culan s'était inclinée face à Son Altesse Philippe Levan tandis qu'icelui, sous le regard bienveillant de l'homme qui l'accompagnait, lui répondait d'une voix fluette, en tenant un discours sans doute appris par coeur et dont l'élocution maladroite lui arracha un sourire attendri.

D'un signe embarrassé de tête vers le coin de la pièce, le Gouverneur indiqua à la jeune femme le religieux en bure et sandalettes vautré à même le sol, qui ouvrait un oeil vitreux au contact de la clairette qu'un homme agenouillé à ses côtés lui faisait ingurgiter. Adrienne sentit le feu lui monter aux joues et ne put que répondre par une mine confuse, bredouillant en s'inclinant avec respect devant l'enfançon en une impeccable révérence.


Veuillez pardonner ... mon arrivée impromptue. Permettez que je me présente à vous, je me nomme Adrienne de Hoegaarden, bourgmestre de Lyon la Rugissante, Juge à la Cour d'Appel Royale et Chef de Cabinet Royal. Que votre Altesse sache qu'elle sera accueillie avec les plus grands honneurs en la prestigieuse capitale de notre Duché et sois assurée que nous saurons veiller à préserver sa sécurité.

S'excusant d'un regard contrit, elle se dirigea vers le religieux et l'éventa en lui tapotant la joue pour l'aider à recouvrer entièrement ses esprits, lui chuchotant à l'oreille d'une voix se voulant ferme.

Frère Estienne, de grâce, si vous tenez encore à savourer la sainte Karlsdötter que recelle ma cave, débarassez le sol sur le champ, c'est un ordre !!
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