Andrea_


Citation:
Un lieu tenu secret mais vraiment pas loin de Ventadour, 21 janvier 1469.
Quignon ronchon,
J’ai eu peur en vous voyant à Ventadour hier. Je vous ai aperçu, visage fermé, épaule à la ceinture, et vous aviez la mienne si sombre que j’ai eu peur de vous déranger, un coup d’épée est si vite arrivée lorsqu’on surprend l’ours dans sa tanière. Aussi, quelle ne fût ma surprise et mon bonheur en vous croisant en taverne, j’avais cru l’espace d’un instant qu’échanger des missives avec moi vous rendrais plus heureux, voir même agréable, je suis maintenant rassurée : Vous êtes toujours aussi froid, distant et antisocial. Vous savez qu’à ce niveau il faudrait penser à en faire une discipline reconnue ? Vous gagneriez sans aucun doute à faire connaitre votre talent, et les gens du monde entier se presseraient de rencontrer l’Homme, moitié blaireau, moitié ours, et re moitié blaireau derrière qui de protecteur de chaises est devenu l’excellence en matière de vent d’hiver.
De partout les gens chanteraient « vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soupirant, soufflant, avec son p’tit cahier OH ! ». Grand Dieu, qu’Astana vous remette entre mes mains et je ferais de vous un homme riche. Et de moi, une femme plus riche encore.
Concernant Hazel, commencez par me transmettre l’index de termes à retenir, je pourrais dès lors m’atteler à les apprendre. Voyez je ne reculerais devant rien et en un temps record pour enfin faire connaissance avec la fille de mon amie à cinq doigts et de celui à deux doigts –bientôt trois-. Vous dites ne plus être là dans dix ans, et l’espérance de vie de la Danoise ne me semble guère plus longue, avez-vous pris vos dispositions quant à l’éducation que vous souhaiteriez que votre fille reçoive en cas de disparitions parentales ?
Vous avez, contrairement à moi, la possibilité de choisir ce qu’il adviendra d’Elle, vous devriez en profiter, mais je vous épargne un sermon à votre missive retour, ceci ne sont pas mes oignons et je me garderais bien de l’évoquer à nouveau. Peut-être est ce deux doigts trop tôt.
Ne me remerciez pas quant au catalogue de mes dons, je vais de ce pas vous partager trois faits que vous ne savez pas sur moi, nous sommes vendredi et le vendredi, tout est gratuit !
1. J’ai été juge voilà deux ans. Elue légalement par les habitants du Béarn, j’ai ensuite été choisie par le Comte pour devenir Juge. Cet homme, pourtant mon époux, encore à ce jour et pour encore quelques jours, s’était mis en tête que personne n’était mieux placé qu’une brigande pour comprendre les méfaits, et que par conséquent, ma place était derrière le marteau de la justice. Ce fût la première fois que je n’étais pas sur le banc des accusés, et lors de mon premier procès à juger, j’ai tout naturellement pris place sur la mauvaise chaise, l’habitude !
2. C’est moi qui ai tendu mon annulaire à Vran pour qu’il le sépare du reste de mon corps. Parce que je n’ai qu’une parole, aussi lorsque je la trahie, je récolte sans broncher le fruit de mon erreur. C’est à cette fin et seulement à celle-ci que je demande toujours « et si je ne le fais pas ? », je préfère connaitre les tenants et les aboutissants, cette formulation n’est donc en rien une manière de défier les personnes qui me demandent quelque chose, fût-il ma main.
3. Je ne refuse jamais aucun défi. Jamais. Et je n’ai pas de limites sinon celle d’attenter à la vie des personnes que j’aime. Voyez Quignon, vous êtes passé à deux doigts de crever bêtement.
Rouge et Moi sommes bien arrivés là où vous savez, je me garde bien de dévoiler le nom dans une missive, au cas où cette dernière se perdrait. Ne râlez pas, je ne sous entend pas que vous la perdriez, vous êtes archiviste et j’ose espérer que vous êtes doué pour cela –il faut bien un domaine-, mais si ce satané courtier se perdait ou pire, se faisait attaquer. Tout se passe comme sur des roulettes, Rouge et Moi mettons en pratique la théorie que vous avez évoquée hier sans grande conviction : nous sommes discrètes, et subtiles.
Le fait que nous ne croisions personne aide grandement. Il me semble avoir aperçu Rouge parler en taverne, mais je ne peux pas vous assurer qu’elle n’était pas seule avec sa boutanche. On la connait, de 10h à 13h, elle est bourrée, de 13h à 17h elle est saoule, de 17 à 1h, elle est ronde comme une queue de pelle et le reste du temps elle est simplement avinée à haut niveau. Aussi je ne saurais dire à quel moment elle est capable de parler avec sa meilleure amie à la robe carmine.
La Colombe.
P.S. : Vous seriez étonné de la personne que je peux être quand je n’ai pas envie de faire chier les gens. Probablement aussi agréable que vous quand vous avez tiré autre chose qu’une chaise.
Quignon ronchon,
J’ai eu peur en vous voyant à Ventadour hier. Je vous ai aperçu, visage fermé, épaule à la ceinture, et vous aviez la mienne si sombre que j’ai eu peur de vous déranger, un coup d’épée est si vite arrivée lorsqu’on surprend l’ours dans sa tanière. Aussi, quelle ne fût ma surprise et mon bonheur en vous croisant en taverne, j’avais cru l’espace d’un instant qu’échanger des missives avec moi vous rendrais plus heureux, voir même agréable, je suis maintenant rassurée : Vous êtes toujours aussi froid, distant et antisocial. Vous savez qu’à ce niveau il faudrait penser à en faire une discipline reconnue ? Vous gagneriez sans aucun doute à faire connaitre votre talent, et les gens du monde entier se presseraient de rencontrer l’Homme, moitié blaireau, moitié ours, et re moitié blaireau derrière qui de protecteur de chaises est devenu l’excellence en matière de vent d’hiver.
De partout les gens chanteraient « vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soupirant, soufflant, avec son p’tit cahier OH ! ». Grand Dieu, qu’Astana vous remette entre mes mains et je ferais de vous un homme riche. Et de moi, une femme plus riche encore.
Concernant Hazel, commencez par me transmettre l’index de termes à retenir, je pourrais dès lors m’atteler à les apprendre. Voyez je ne reculerais devant rien et en un temps record pour enfin faire connaissance avec la fille de mon amie à cinq doigts et de celui à deux doigts –bientôt trois-. Vous dites ne plus être là dans dix ans, et l’espérance de vie de la Danoise ne me semble guère plus longue, avez-vous pris vos dispositions quant à l’éducation que vous souhaiteriez que votre fille reçoive en cas de disparitions parentales ?
Vous avez, contrairement à moi, la possibilité de choisir ce qu’il adviendra d’Elle, vous devriez en profiter, mais je vous épargne un sermon à votre missive retour, ceci ne sont pas mes oignons et je me garderais bien de l’évoquer à nouveau. Peut-être est ce deux doigts trop tôt.
Ne me remerciez pas quant au catalogue de mes dons, je vais de ce pas vous partager trois faits que vous ne savez pas sur moi, nous sommes vendredi et le vendredi, tout est gratuit !
1. J’ai été juge voilà deux ans. Elue légalement par les habitants du Béarn, j’ai ensuite été choisie par le Comte pour devenir Juge. Cet homme, pourtant mon époux, encore à ce jour et pour encore quelques jours, s’était mis en tête que personne n’était mieux placé qu’une brigande pour comprendre les méfaits, et que par conséquent, ma place était derrière le marteau de la justice. Ce fût la première fois que je n’étais pas sur le banc des accusés, et lors de mon premier procès à juger, j’ai tout naturellement pris place sur la mauvaise chaise, l’habitude !
2. C’est moi qui ai tendu mon annulaire à Vran pour qu’il le sépare du reste de mon corps. Parce que je n’ai qu’une parole, aussi lorsque je la trahie, je récolte sans broncher le fruit de mon erreur. C’est à cette fin et seulement à celle-ci que je demande toujours « et si je ne le fais pas ? », je préfère connaitre les tenants et les aboutissants, cette formulation n’est donc en rien une manière de défier les personnes qui me demandent quelque chose, fût-il ma main.
3. Je ne refuse jamais aucun défi. Jamais. Et je n’ai pas de limites sinon celle d’attenter à la vie des personnes que j’aime. Voyez Quignon, vous êtes passé à deux doigts de crever bêtement.
Rouge et Moi sommes bien arrivés là où vous savez, je me garde bien de dévoiler le nom dans une missive, au cas où cette dernière se perdrait. Ne râlez pas, je ne sous entend pas que vous la perdriez, vous êtes archiviste et j’ose espérer que vous êtes doué pour cela –il faut bien un domaine-, mais si ce satané courtier se perdait ou pire, se faisait attaquer. Tout se passe comme sur des roulettes, Rouge et Moi mettons en pratique la théorie que vous avez évoquée hier sans grande conviction : nous sommes discrètes, et subtiles.
Le fait que nous ne croisions personne aide grandement. Il me semble avoir aperçu Rouge parler en taverne, mais je ne peux pas vous assurer qu’elle n’était pas seule avec sa boutanche. On la connait, de 10h à 13h, elle est bourrée, de 13h à 17h elle est saoule, de 17 à 1h, elle est ronde comme une queue de pelle et le reste du temps elle est simplement avinée à haut niveau. Aussi je ne saurais dire à quel moment elle est capable de parler avec sa meilleure amie à la robe carmine.
La Colombe.
P.S. : Vous seriez étonné de la personne que je peux être quand je n’ai pas envie de faire chier les gens. Probablement aussi agréable que vous quand vous avez tiré autre chose qu’une chaise.
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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.