Jhoannes


4 mai 1469 — Lice de Limoges
- « EEEEEEET C'EST L'AFFRONTEMENT QUI SE PRÉPARE DAMES ET MESSIRES ! LE CHOC DES TITANS ! À MA DROITE UNE... UNE DAMOISELLE HABILLÉE COMME UN SAC, HEUREUSEMENT QU'ELLE EST PAS SI MAL ROULÉE EN D'SSOUS, ME DIREZ-VOUS, UNE DAMOISELLE AVEC UN DRÔLE DE BONNET QUI EST EN TRAIN DE ME FOURDOYER DE SON REGARD heu... FOUDROYANT, TANDIS QU'À MA GAUCHE SE TIENT UN... UN TYPE EN HAILLONS AVEC UNE BARBE DE VIEUX ET DES CHEVEUX DE JEUNE, C'EST, JE DOIS L'AVOUER, EXTRÊMEMENT LOUCHE, MAIS OH ! ATTENTION, LE DUEL VA COMMENCER, J'APERÇOIS LES PARTICIPANTS SE TENDRE LEURS GODETS RESPECTIFS EN GUISE DE SALUT, C'EST BEAU, L'ESPRIT SPORT... »
Ce sont les pognes bordées de biscuits aux noisettes (et sans coquilles d’œufs, s’il vous plait) que la Brune se ramène fièrement sur le lieu du duel. Agata ne triche pas, non. Agata est stratégique, parce qu’un jour, on lui a dit qu’un sac vide ne tenait pas debout. Et c’est justement l’objectif de cet épique combat sans violence qui les attend. De tenir debout. En attendant, on a tous bien compris le petit manège de Guillermo, vous en faîtes pas. Amadouer le badaud, se faire ami-ami dans l’espoir de partager avec ses poch’potes la goutte… que dis-je, le fût de l’amitié. Mais bon, comment lui en vouloir ? Quel poivrot qui se respecte ne tenterait pas l’affaire, après tout ? Et puis, malgré son nez de fraise et sa voix déraillée par trop de pitanche encaissée, il a une bonne bouille, le bougre. Bon. Ça rendra la scène sans doute moins malaisante s’il fait public de qualité. Pensez-vous qu’il fait aussi le cheerleader ? Et le vendeur de hot-dogs. Il fait faim, non ? Un dernier biscuit, pour la route. Hop.
Mais bon sang, il beugle sacrément fort, quand même. Et parlant de sac, d’ailleurs…. Habillée comme un sac ?! Mais. Mais pour qui il se pr…Oh… Pas mal roulée ? Mh.. Là, tu m’parles mon coco. C’est qu’il sait flatter l’égo, lui. La Vagabonde cligne un peu de la paupière en zieutant l’individu. Il a l’air heureux comme un prince, revivant avec nostalgie la Coupe du Monde 1998 avec cinq siècles d’avance. Déchaîné, le Guillermo. Lui filez pas de vuvuzelas, sinon c’est la fin. La fin, vous dis-je. Kaput. On le perd. Plus de super commentateur. Un petit hochement de tête vers l’adversaire du soir s’en suit. En garde !
- Hé ! Jhoannes ! Vous avez entendu ? Il parle de vos qualités capillaires originales ! Puis d’interpeller le sobre Guillermo et sa bouteille pleurant encore ses dernières gouttes de 8.6, Boris, vous permettez que je vous appelle Boris ? Vous avez une tête de Boris. Votre teint, sans doute. Vous ne trouvez pas que Bijou, ça lui colle à la perfection, comme p’tit nom ?
Et la chope, pleine à ras-bords, se tend vers "Il Rettore", et d’un geste assuré, elle est éclusée. Le liquide chauffe le gosier, le regard se plisse. Aucun ne flanche. Ce premier godet n’est qu’un petit échauffement.
– AAAH, ET C’EST PARTI ! REGARDEZ-MOI COMME ILS SONT BEAUX ! PERSONNE ENCORE NE SE TIENT AU BANC DE TOUCHE, ILS SONT SOLIDES, ILS SONT VALEUREUX ! AH, ÇA PITANCHE TRANQUILLE… VA FALLOIR LEUR MONTRER COMMENT FAIRE, M’SIEURS DAMES ! LA PETITE DAME EN ROUGE TIENT LA MARÉE A L’AISE, ET SON INCROYABLE ADVERSAIRE, LE PETIT BIJOU, C’PAS SI MAL ! MAIIIS… SERAIT-CE UNE GRIMACE QUE JE VIENS DE VOIR ? NON, NOOON, PAS DEJA ! AH, NON. C’ÉTAIT UN SOURIRE !
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En noir c'est Jhoannes.
En vert c'est Caillou, une de ses voix intérieures. Caillou est vil.
- Minuit sonna, et deux silhouettes remontèrent cérémonieusement la palissade pour se faire face au centre de l'arène, où un duo de fûts avait été déposé, étranges items nécessaires au combat épique qui allait se tenir là. Non, l'accessoiriste ne s'est pas planté dans la disposition du décor. Les tonnelets auront un rôle à jouer. Un rôle important. Guillermo le réalise immédiatement, alors qu'il ouvre les yeux sur la scène et se redresse paresseusement du banc sur lequel il était en train de décuver. Guillermo, vénérable pochtron de son état, pige instinctivement ce à quoi il est sur le point d'assister. Il songe que le hasard de la vie est parfois merveilleux, et qu'il a envie de la remercier, la vie, pour ça, de montrer de l'enthousiasme et de la gratitude, pour changer. Non, ce soir, Guillermo ne se contentera pas d'être un témoin silencieux. Ce soir, il va tremper sa chemise, comme on dit. Emporté par sa vague d'euphorie, Guillermo dévale l'estrade pour se percher au premier rang, et sans trop savoir pourquoi, se met à crier en direct live ce qu'il voit dans un goulot de bouteille vide.
- « EEEEEEET C'EST L'AFFRONTEMENT QUI SE PRÉPARE DAMES ET MESSIRES ! LE CHOC DES TITANS ! À MA DROITE UNE... UNE DAMOISELLE HABILLÉE COMME UN SAC, HEUREUSEMENT QU'ELLE EST PAS SI MAL ROULÉE EN D'SSOUS, ME DIREZ-VOUS, UNE DAMOISELLE AVEC UN DRÔLE DE BONNET QUI EST EN TRAIN DE ME FOURDOYER DE SON REGARD heu... FOUDROYANT, TANDIS QU'À MA GAUCHE SE TIENT UN... UN TYPE EN HAILLONS AVEC UNE BARBE DE VIEUX ET DES CHEVEUX DE JEUNE, C'EST, JE DOIS L'AVOUER, EXTRÊMEMENT LOUCHE, MAIS OH ! ATTENTION, LE DUEL VA COMMENCER, J'APERÇOIS LES PARTICIPANTS SE TENDRE LEURS GODETS RESPECTIFS EN GUISE DE SALUT, C'EST BEAU, L'ESPRIT SPORT... »
Ce sont les pognes bordées de biscuits aux noisettes (et sans coquilles d’œufs, s’il vous plait) que la Brune se ramène fièrement sur le lieu du duel. Agata ne triche pas, non. Agata est stratégique, parce qu’un jour, on lui a dit qu’un sac vide ne tenait pas debout. Et c’est justement l’objectif de cet épique combat sans violence qui les attend. De tenir debout. En attendant, on a tous bien compris le petit manège de Guillermo, vous en faîtes pas. Amadouer le badaud, se faire ami-ami dans l’espoir de partager avec ses poch’potes la goutte… que dis-je, le fût de l’amitié. Mais bon, comment lui en vouloir ? Quel poivrot qui se respecte ne tenterait pas l’affaire, après tout ? Et puis, malgré son nez de fraise et sa voix déraillée par trop de pitanche encaissée, il a une bonne bouille, le bougre. Bon. Ça rendra la scène sans doute moins malaisante s’il fait public de qualité. Pensez-vous qu’il fait aussi le cheerleader ? Et le vendeur de hot-dogs. Il fait faim, non ? Un dernier biscuit, pour la route. Hop.
Mais bon sang, il beugle sacrément fort, quand même. Et parlant de sac, d’ailleurs…. Habillée comme un sac ?! Mais. Mais pour qui il se pr…Oh… Pas mal roulée ? Mh.. Là, tu m’parles mon coco. C’est qu’il sait flatter l’égo, lui. La Vagabonde cligne un peu de la paupière en zieutant l’individu. Il a l’air heureux comme un prince, revivant avec nostalgie la Coupe du Monde 1998 avec cinq siècles d’avance. Déchaîné, le Guillermo. Lui filez pas de vuvuzelas, sinon c’est la fin. La fin, vous dis-je. Kaput. On le perd. Plus de super commentateur. Un petit hochement de tête vers l’adversaire du soir s’en suit. En garde !
- Hé ! Jhoannes ! Vous avez entendu ? Il parle de vos qualités capillaires originales ! Puis d’interpeller le sobre Guillermo et sa bouteille pleurant encore ses dernières gouttes de 8.6, Boris, vous permettez que je vous appelle Boris ? Vous avez une tête de Boris. Votre teint, sans doute. Vous ne trouvez pas que Bijou, ça lui colle à la perfection, comme p’tit nom ?
Et la chope, pleine à ras-bords, se tend vers "Il Rettore", et d’un geste assuré, elle est éclusée. Le liquide chauffe le gosier, le regard se plisse. Aucun ne flanche. Ce premier godet n’est qu’un petit échauffement.
– AAAH, ET C’EST PARTI ! REGARDEZ-MOI COMME ILS SONT BEAUX ! PERSONNE ENCORE NE SE TIENT AU BANC DE TOUCHE, ILS SONT SOLIDES, ILS SONT VALEUREUX ! AH, ÇA PITANCHE TRANQUILLE… VA FALLOIR LEUR MONTRER COMMENT FAIRE, M’SIEURS DAMES ! LA PETITE DAME EN ROUGE TIENT LA MARÉE A L’AISE, ET SON INCROYABLE ADVERSAIRE, LE PETIT BIJOU, C’PAS SI MAL ! MAIIIS… SERAIT-CE UNE GRIMACE QUE JE VIENS DE VOIR ? NON, NOOON, PAS DEJA ! AH, NON. C’ÉTAIT UN SOURIRE !
- Bijou Blondin, les panards plantés dans la bourbe, les jambes écartées dans un angle exact de 33°, se concentre. Les règles sont d'une élégante simplicité : à qui tombera la première ou le premier en s'enfilant des verres de liqueur. L'usage du majeur est autorisé pour tenter de pousser l'autre. Afin de vérifier que la distance réglementaire est respectée, il tend le bras et flanque son doigt dans l'épaule d'Agata. Poup. On se décale de deux centimètres vers l'arrière pour pas abuser. Impeccable. Les protocoles les plus rigides sont souvent créés pour les défis les plus bidons. Et l'enjeu de celui-ci est de taille. Alors Blondin se concentre, oui, et ne serait le reflet du lutin rieur qui se marre constamment au fond de ses billes noires, on pourrait croire qu'il est réellement sérieux. Figé au centre de la lice, il laisse tranquillement ses pieds s'ancrer dans sol boueux, sans lutter, attentif à son adversaire, au spectacle inquiétant des estrades désertes plongées dans une quasi obscurité, d'où parviennent les échos citadins de Limoges qui seuls, viennent perturber le silence de cette renc… Oui, aussi Guillermo.
Inspire.
Expire.
Premier verre. On recadre les épaules, on relève le menton. Petite grimace pour Guillermo. Tu veux pas attendre un peu pour faire du gringue ? N… Non ? Bordel. Non mais c'est pas grave. Liguez-vous contre moi les jeunes. J'vous doserai. Ma fierté c'est ma descente. Non c'est pas triste comme constat.
Deuxième verre.
Troisième verre.
Pour l'échauffement.
RP écrit à 4 mains avec JD Agata.
Le titre ne veut rien dire.
Le titre ne veut rien dire.
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En noir c'est Jhoannes.
En vert c'est Caillou, une de ses voix intérieures. Caillou est vil.