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[RP]Au printemps se fane la fleur de Margency.....

--Raven_mordcoeur_


[Incursion par la proue]

Raven jeta un dernier coup d'oeil vers Grolard avant de quitter les murailles. Il n'aimait pas trop l'idée de le laisser en arrière. D'un autre côté, s'il fallait cavaler à la sortie, c'était mieux ainsi. Et puis les chevaux seraient bien gardés. Un miaulement de tous les diables le sortit de ses pensées. Se faire pincer à cause d'un sale matou, ce serait pas de veine.

Sonja, agace pas l'chat !*

Il sourit dans le noir et pressa le pas vers la porte. A l'ombre de la nuit, blottis contre la façade, ils entraient par un trou de souris dans le palais des merveilles. Les rats prenaient le navire d'assaut. Silencieusement. Avec leur cohorte de puces et de poux. Et leurs sales pattes qui se posaient sur les boiseries cirées. Bon dieu, c'que ça sentait bon là-dedans. Ca sentait le bois chauffé par le chiffon des domestiques appliqués. Et quelques effluves parfumées. Oui ça sentait l'opulence, qui se mélangeait maintenant à l'odeur de leurs vêtements moisis et fumés par trop de soirées à se cailler les miches dans la tanière. Mais ça sentait aussi la morgue de toute cette noblesse sûre d'elle-même et de ses principes. L'assurance d'être obéi des pauvres gens et d'imprimer au monde son empreinte éternelle et immaculée. Qu'ils soient maudits !

En silence, il s'attaquèrent à l'escalier de pierre qui colimaçonnait vers les riches appartements de la propriétaire. Vers leur avenir doré. Raven comptait les meurtrières qui, à espaces réguliers, leur prodiguaient une légère lumière bleutée. Histoire de se faire mentalement un plan des lieux. En cas de retour chaotique, ça pourrait servir.

A la quatrième donc, ils atteignirent une petite porte et Tuemouches s'arrêta. Ils se massèrent tous sur le microscopique palier de pierre. Raven posa une main sur le loquet, l'autre sur sa rapière, et murmura ... c'est parti.


*Dixit Madame Germain Lesage !

--Rucsbo


Se fondre dans la perspective.


Le sombre vigilant n'avait pas répondu, ni négativement, ni positivement. Ce qui laissait le choix de l'interprétation du silence. Enfin de là à dire que cela rendait sa position plus confortable, Rucsbo en était encore bien loin. Néanmoins, il s'était éloigné à petits pas et l'œil en coin. Le garde semblait absorbé par quelque chose. Un mouvement, là haut? Lui seul le savait.

En tous cas, le peintre venait d'en profiter pour disparaitre dans l'encadrement de la porte de l'aile du château, précautionneusement. Et maintenant qu'il avait délibérément disparu aux yeux du terrible garde, jouant et profitant des perspectives du bâtiment, l'étrange bonhomme lacha prise et s'en fuit dans le dédale des couloirs du castel.

Ca et là, des bruits de voix montaient... il prit soin d'en éviter la direction. Assez de funestes rencontres, maintenant il voulait retrouver sa sérénité pour envisager trouver, ensuite, source d'inspiration artistique. Les êtres humains inspiraient de magnifiques œuvres mais faisaient de piètres modèles… car trop capricieux et égocentriques, ils ne se pliaient que peu aux rigueurs de l’art et à ses priorités.

Petit être chétif, hirsute et à l'allure sauvageonne, arpente, essoufflé, les couloirs enluminés d'un château exquis et raffiné. Ses yeux couraient en tout sens, avides et un peu fous.
Encore un peu et on l'entendrait susurrer:


Inspiration y es tu?
pnj
Tour Ouest biblio/Y a comme un truc dans l air vous sentez pas ? Ca sent la vrille

Diane avait déménagé. Elle qui avait toujours logé au Sud quelque soit l endroit etait passée à l Ouest. Pour un tas de raisons dont l une sera pragmatique et de garantie d intéraction.
A l Ouest donc. En même temps pas trop étonnant...Si elle avait perdu le Nord on l aurait su. A l Ouest résumait assez bien ces derniers temps, au propre comme au figuré, les Tournesols en prime, les champs et le coquelicot, patati...
C est que c etait tout un programme. Avorté avec une liste inéligible puisqu il fallait suivre la procédure et qu'à son habitude, Diane et Constant avaient un peu inversé l Ordre si bien etriqué et établi des choses.
Bref, Le Béarn avait un Comte réelu, avec douze conseillers uniques, pour une liste toute aussi unique. Ils avaient donc gagné les elections à la majorité. Bravo! Une unanimité pareille et 100% des voix c'etait euh..ah oui normal en l etat. Rien de glorieux donc.
Pour l heure Diane se trouvait donc dans cette bibliotheque..ecoutant les salamecks d'un bon pere...avec sa capuche. A croire qu il faisait froid chez elle et que les invités se pelaient! Ou alors qu'il etait si laid qu'il avait à coeur d epargner les âmes sensibles. Ou les yeux indiscrets...
C est louche tout ça!^^

Ahem..Un coffret lourdement rempli tronait sur le bureau..Il contenait une fortune...En divers gains de propriétés terriennes, et un cadeau ultra secret Béarnais pour une armée aujourdh ui disparue... L'argent servirait à financer le retour au pays des defunts, funerailles etc etc..
Merci pour les bonnes oeuvres. Il n y a pas deux poids deux mesures dans la vie...Dans la mort non plus.

Neammoins son interlocuteur avait langage des plus..policés et elle comprenait parfaitement chaque mot. Non car la gouaille populeuse Diane avait du mal..Ca lui rappela d ailleurs un certain et Ô combien disparu qui faisait souvent expres d argoter, pour mieux la voir courir chercher un traducteur ou un expert en jaspinerie bigorne.
Souvenirs...
Un peu comme Constant en somme..Avec lequel il fallait impérativement commencer toute relation par l achat d un Petit Constant de poche. C etait livré avec, une sorte de package. On vous file le type avec le manuel d emploi.
Que c est pratique! Utile surtout...

Hum..Où en étions nous Ô lecteur ?
Ah oui!
Diane à l Ouest donc de répondre...

Sieur, etes les bienvenus aussi longtemps que souhaiterez. Je vous appelerai sieur avec tout autant d honneur, car voyez vous, mon pere est mort et.. enfin vous comprenez.. Et je dois donner déjà du mon pere à mon propre frere, c est assez compliqué, mais je ne doute pas que vous soyez bon. Voilà! Je vous appelerai mon bon et ma maison est la votre en mémoire de ce cher Mercoeur.Et pour vos manants et marauds j en ai vu de bien plus... particuliers pour vous citer et je ne me fais aucun soucis pour cette cohabitation nouvelle...

Un courant d air soudain interrompit le dialogue comme la porte s ouvrait..
Diane ressenti le vent frais qui traversait la piece de cette porte à la fenêtre ouverte sur la nuit et le parc.

Avril ne te decouvre pas d un fil..mais Mars non plus! Brrr..Mais que...

Sur le seuil se tenait une troupe des plus chiches.. Parfumée à l Envie.Ce qui lui arracha un commentaire admiratif pour ce si agréable fumet à son nez délicat.

Wow! Diantre..


Diane de reconnaitre sans l ombre d un doute, l allure des visiteurs ayant ouvert le "rideau" sur leur décor. A priori ils devaient s etre trompés de théatre.. Aussi insolite que l aurait été Diane Comtesse se balladant comme une fleur à la Cour des miracles par exemple...

Un temps de battement, un regard à son fils, un autre au Bon, une incompréhension peinte au visage avec haussement d epaule incrédule pour Rosa qui allait s etouffer...Si Diane eu une pensée pour sa fortune placée à portée d yeux, nul ne put savoir.
Elle resta où elle etait contemplant les nouveau venus. Sans doute s etaient ils perdus...

Particulier là serait approprié mon Bon.

Un menton fier tourné vers le seuil.

Plait il ?^^

Avec classe et dignité, un sourcil haussé. Voyons, une clique en haillons puants, rapières en main, ouvrant une porte sur la pointe des pieds, de nuit, avec des trognes pareilles ce n est pas forcément dans de mauvaises intentions.
Pas de délit de sales gueule à Margency...
En même temps la confrontation de deux mondes qui viennent de tomber nez à nez devrait être interessant...
Mais pourquoi ce suspens étrange et calme dans la piece ?

Bizarre vous avez dit bizarre ? Diane elle respire discretement un air pur venu du dehors. mais avec discrétion. Faudrait pas vexer, ils sont armés...Et venu du plus profond de la Plume comme un déclic...
Misère... Les pauvres chéris...^^
--Tuemouches
Le fou prend d'assaut la tour et ramasse au passage



Tourne l'escalier, tourne et monte, monte vers les cimes. La porte . Trouver la porte. La bonne. Juste la bonne. Là, oui Raven là, se trouve la fortune, derrière sont les draps de satin et de soie, tapisserie et argenterie. Emporter et tout prendre, tout les amis tout ! Sourire de l'édenté . Visage qui se décrispe et vers les siens des yeux qui disent Venez oui Venez ! Porte qui se pousse et Raven rapière en main qui avance.

La chambre ?

Il ne connait de la rumeur que la petite porte qui mène dans les jardins à l'arrière. Légende dit que par ici bien des corps se sont enfuis. Poètes ou encapuchonnés, conteurs à l'esprit maléfique. La dame des lieux n'est pas attentive à les protéger. Bien mal lui en aura pris. Oh oui bien mal.
Jamais ici, toujours partie. Se servir et remplir les besaces de mille métaux brillants. Ne rien laisser , oh non pas de quartier. Se saisir. Les mains tremblent, et le rire devient nerveux et psychotique.


Hihihihihihihihihihihi.....

Heureux Tuemouches , heureux de croiser les yeux. Sentinelle et Sonja oh oui. Pas de Folasse oh non pas de Folasse mais de la lumière, de la lumière et son ombre sur le reflet de la pierre. Pas voulu venir pas voulu. Festin sera sans elle, richesses seront pour elle, folasse dansera dans la cour sur des chemins de pétales argentés. Mais pour l'heure se reconnaître et emboiter le pas dans la tanière de la fortunée. Piller, oui piller !

Nonnnnnnnnnnnnnnnn !!!

Affolement ! Panique, rage. Des livres, des gens, trop, trop de gens, trop de lumières, trop de bruits. Le névrosé rejoint le psychotique. Se bouscule les informations, submergent les questions. Pourquoi ? Pourquoi là ? Pourquoi aujourd'hui ? Comment ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoiiiiiiiiiii ? Non pas perdant , pas perdant! Pas aujourd'hui, pas ici, pas comme ça. Réagir Tuemouches, réagit vite. Trouve ! Trouve ! La grivoise les prend de haut à se gausser de ses mots et ses allures charitables. Mais non pas cette fois, pas cette fois. L'enfant ! Oui l'enfant. Le chérubin. Prends Tuemouches, prends !

Glisser des frusques charpies une lame élimée. Tranchant ni de dague, ni d'épée mais brillant de sa rouille affutée. Vif, rapide et bondissant sur le plancher. Les yeux ne sont que terreur des fous qui prennent peur. Danger oh oui danger. Pour eux, pour lui, pour tous. Courir, vite. Ne pas les laisser comprendre, ne pas réfléchir aux conséquences. Prendre au col et tirer le poids léger devant les yeux de la mère effrayée mais trop tardive à pouvoir agir. Trop près du vieux pour protéger le jeune. Trop tournée d'un coté sans avoir compris le danger de l'autre. Trop à ses hauteurs pour voir s'effondrer la pyramide de ses priorités.
Dans le bras tirer et enserrer la gorge. Plaquer la lame contre la peau juvénile. Sentir l'enfant résister mais faiblir. Fixer l'assemblée, l'encapuchonné. Oh oui bouge, essaye, juste un doigt, bouge d'un pas et l'enfant crèvera. Et maintenant, et maintenant qu'il est à toi ? Recule avec , oui recule avec lui. Murmure lui à l'oreille, confie à l'enfant qu'il doit être obéissant. Oui il va obéir, il va. Pas de sang, pas de cris, non, pas de cris...


Viens, viens avec moi et ne tente rien, rien ou je te tranche la gorge et ta mère suivra.

Quelques pas vers l'arrière, quelques pas. Puis le voir là. Ouvert à refléter de toutes ses pierres. Le coffre. Raven le coffre !!

Ne bougez pas ! Non ne bougez pas ! Ou je le tue. Oh oui crois moi femme je le tue !

pnj




Il s'échoue en fond de siège, lâchant un soupire satisfait d'homme repu avant de lâcher un rot léger, à peine contenu, lèvres légèrement entrouvertes.
Lissant sa moustache pensivement, il contemple son assiette de cadavres, se demandant si la pomme qui lui fait de l'oeil serait de trop.
Certes il ne mangeait pas autant tous les jours, mais l'hiver touchait à sa faim, les réserves n'avaient plus de raison d'être faîtes. Et puis ça n'était pas le moment pour faire une indigestion. Repoussant son assiette du bout du doigt, il attrapa son verre de rouge et fit glisser entre ses lèvres un peu de vin, avant de glisser sa langue sur ses dents pour ne pas en perdre une goutte. Pas assez boisé à son goût. Il n'apprécie rien de plus qu'un bon cru boisé et corsé. Un alcool d'homme.
Il jette à peine un oeil aux femmes qui se lèvent pour partir en goguette. A tous les coups elles voulaient aller visiter les dentelles et fanfreluches de la maîtresse de maison. Lui préférerait étudier la joaillerie que devait refermer cette maison.
Fouillant dans ses poches sa pipe et ses feuilles mortes, il ne fit pas de commentaire sur le silence régnant dans la pièce.
Pour bien digérer, rien de tel qu'une bonne sieste n'est ce pas?
Fourrant l'objet, il attrapa une bougie allumée sur la table, la renversa quelques secondes sur son assiette afin d'en renverser la cire, et porta la flamme au fourneau pour embraser les feuilles.
Puis, il porta la pipe à ses lèvres et aspira profondément, accueillant la fumée avec un soupire de soulagement.
Il observa quelques temps la fumée dessiner dans les airs arabesques et valses nébuleuses, puis reporta son attention sur le passage emprunté par le bon père.


Je ne sais pas vous, mais je commence à m'emmerder dans ce trou.

Il jeta un oeil aux derniers présents et haussa un sourcil interrogateur. Aspirant une bouffée supplémentaire, il releva légèrement son chapeau et se leva.
Récupérant les feuilles mortes laissées sur la table, il indiqua d'un signe de têtes les directions empruntées par les femmes et le bon père.


Au choix, on suit les gonzesses et on apprend à s'habiller comme telle...
Ou...


Il daigne lâcher un sourire en coin à ses compagnons et ajouta:

Ou bien on va faire la fête du côté de la maitresse de maison?

Question rhétorique, réponse inutile. Pour lui il ne planait l'ombre d'un doute, il fallait qu'il bouge pour ne pas s'endormir, et l'animation serait plus intéressante à l'étage.
Sans plus attendre, il prit la suite de l'encapuchonné, embaumant le couloir sur son passage.


Come as you are....

--La_sentinelle
Reine à senestre.







La montée se fait discrète, l'opulence à portée de souffle. Une dernière marche avant le nirvana.
La porte s'ouvre sur une scène qui ne présage rien de bon. Une jolie scène de famille, deux femmes, un gosse et un ecclésiastique sans doute... Ils viennent sûrement d'interrompre une série d'avé Christos et de Pater noster enchaînés pour le salut de ces âmes pieuses... Pieuses et riches. Et ils sont de trop.


Tuemouches... Elle regarde sa nuque avec avidité, s'imaginant déjà la broyer entre ses doigts effilés. C'est fou ce à quoi l'on peut penser en situation d'urgence.

Et là... Ces mots fous qui fusent, les catapultent dans une intensité dramatique qui les engage du côté des vilains. Les choses sont claires. Elles l'ont été dès le départ pour la blonde, sans conteste propriétaire de ces lieux, qui les a humectés de ses yeux froids méprisants, les frôlant de sa suffisance. Remarquez, elle est chez elle, ça doit faire drôle de voir débarquer un troupeau de gueux dans son boudoir.

Il se refait un peu en prenant une option sur le mioche qu'avait rien à y faire. Montre qu'il sait être un bon serviteur, prendre des initiatives. Elle le tuera plus rapidement en gage de reconnaissance, elle n'est pas rat même si certains pensent le contraire. S'il les sort de ce mauvais pas elle lui devra bien ça. Lui éviter d'inutiles souffrances.


S'approchant, lente, assurée, elle accentue dans leurs esprits l'idée lancée par le voleur d'enfants comme l'on assène avec une masse le coup final à un clou.

Et je l'y aiderai.

Joignant le geste à la parole, elle tend la corde de son arbalète, la fixant à la noix. Ses doigts placent le carreau sur l'arbrier prêt à être libéré au moindre mouvement. Le moine est le plus dangereux, c'est naturellement qu'elle dirige l'arme vers lui.



pnj
Le printemps est là. Timide, frais. Un homme, monté sur un cheval noir. Les étoiles, goutte à goutte, illumine le ciel sous les reflets de la lune. Peu d’arrêt lui furent nécessaire, mis à part le dernier, Où il avait ôté les poussières de la route, se regardant avec un demi sourire en se rasant dans un quart de miroir. Et il sifflotait.

-« Embrasse moi dessus bord
Viens mon ange, retracer le ciel
J'irai crucifier ton corps,
Pourrais-je dépunaiser tes ailes ?
Embrasser, te mordre en même temps
Enfoncer mes ongles dans ton dos brulant
Te supplier de me revenir et tout faire
ô tout pour te voir partir et viens!
Emmènes moi là bas
Donne moi la main
Que je ne la prenne pas
Ecorche mes ailes
Envole moi
Et laisse toi tranquille a la fois
Mille fois entre lassons nous
Et lassons nous même en dessous
Serre moi encore serre moi
Jusqu'a étouffer de toi

Il espérait presque voir les vases volés. Lalalalalaaa… Sur ses genoux reposait un bouquet. Bucolique, fleurs des routes. Sélectionnant les plus jolis spécimens sauvages, et quelques une, fleurs de rangée, dans des petits jardins proprets. Il dodelinait de la tête sur le trajet, pas de manque de sommeil, mais sa petite chanson allait bon train. Fallait il donc mourir pour se sentir vivant à ce point ?

-« Il y a des salauds
Qui pillent le coeur des femmes
Et des femmes qui n'savent plus trop
D'ou l'amour tire son charme
Papillons de fleurs en fleurs
D'amour en amour de coeur
Ce qui n'ont qu'une etoile
Ou ceux qui brulent leur voiles

Oh, s’il entrait par la grande porte, la surprise serait moindre. Il chuchotait à l’oreille de Sylphaël. Il eut un petit hennissement rigolard, comme s’il avait compris. Il défait de la selle ce qu’il avait besoin, tout en chatonnant. Et attache un truc dans les fourrés… Sifflotant parfois. Le dernier sifflement fait avancer le cheval, et sort la barque planquée dans les lychens… A la faveur de la lune…

-« J'aime tes larmes quand tu aime
Ta sueur le sang, rendons nous amants
Qui se passionne, qui se saigne
J'aime quand mon ecorché est vivant
Je ne donne pas long feu
A nos tragédies, à nos adieux
Reviens moi, reviens moi
Tu partira mieux comme ça
A force de se tordre,
On en finirai par se mordre
A quoi bon se reconstruire,
Quand on est adepte du pire
Malgré nous, Malgré nous,
A quoi bon se sentir plus grand
Que nos deux grains de folie dans le vent
deux âmes brulantes deux enfants

Et le voilà, tel gondolier, non, pas de sole mio… Debout sur sa barquette moisie… Et les souvenirs qui le font sourire. Le petit rire qui fait tanguer la barque…

- »Il … Il y a des salauds
Qui pillent le coeur des femmes
Et des femmes qui n'savent plus trop
D'ou l'amour tire son charme
des Papillons de fleurs en fleurs
D'amour en amour de coeur
Ceux qui n'ont qu'une étoile
Ou ceux qui brulent leur voiles

Rétablissement de l’homme… Et La porte est en vue… Il saute sur l’autre rive… Et tire la barque qui prends l’eau. Ses fleurs sont humides… Il les secoue un peu vers le bas, avant de reprendre… la voix plus basse qu’il approchait des lieux civilisés.

-« Embrasse moi dessus bord
Viens mon ange, retracer le ciel
J'irai crucifier ton corps,
Pourrais-je depunaiser tes ailes ?
Embrasser, te mordre en même temps
Enfoncer mes ongles dans ton dos brulant
Te supplier de me revenir et tout faire
Pour te voir partir et viens!
Emmene moi là bas
Donne moi la main
Que je ne la prenne pas
Ecorche mes ailes
Envole moi
Et laisse toi tranquille à la fois
Mille fois entre lassons nous
Et lassons nous même en dessous

Et la porte ouverte, il a toujours la clé.
Nouveau sourire, il tire la barque a l’intérieur. Faudra la changer. Et il sifflote. Le château s’impose, majestueux. Et lui soupire encore, les yeux pleins de fièvre….


-« Serre moi encore serre moi
Jusqu'à étouffer de toi

[paroles, tryo serre moi]
--Raven_mordcoeur_


[Les chaloupes à la mer !]

Lalalalalaaa ...

Il y avait de la lumière, on est entrés ...
Il y avait aussi un comité d'accueil, bordel !

Enchanté !
Les Gibiers se déploient dans la pièce. En un instant, gosse en otage, cureton en joue et ... Comtesse à portée de fleuret. Les gibiers se répartissent les tâches, d'instinct, c'est comme ça, le premier qui vient fait partie du destin. Et la part du roi pour le chef. Joliment roulée la part du roi. Joliment dorée par les reflets qui sortent de la boîte magique. Pas besoin de fixer le coffre derrière elle, Raven l'a vu, dès l'entrée, du coin de l'oeil, cette douce chaleur qui émanait du centre de la pièce, cette sublime aura. Alors, il fixe la femme. Ses airs supérieurs, son nez frémissant ... Oui, c'est qu'on pue ma belle, quand nos mondes se mélangent.


Plait il ?^^


He bien ... Tuemouches, tu ne m'avais point dit qu'on s'rait attendus.
Fallait pas, c'est trop d'honneurs, ma dame.


L'ironie dans le ton, Raven sourit à demi. A politesse, politesse et demie. J't'en foutrais du "plait-il". L'air soudain mauvais, il avance d'un pas. La pointe de sa rapière se pose au creux du cou de la blonde Comtesse, où palpitent quelques battements tendus. Ce doit être son gamin dans les pattes du fou. Jolie comme un cœur, mais ça, il n'en a rien à faire. Seul son or l'attire. Tout le reste en elle le dégoûte.

L'attitude est calme, le corps semble apaisé et fluide, mais l'oeil est vif, prêt à parer le moindre des mouvements de sa proie. Il avance encore, qu'elle sente bien sa sueur, sa crasse ; que les parfums se mêlent.
Il reconnait l'odeur qui l'avait saisi en entrant. L'odeur qui cache, dissimule ses véritables effluves. Qui fausse les instincts. Phéromones en berne.

L'odeur de fleurs peut-être ? Sait pas. Pas de fleurs à la Cour des Miracles. Sa seule fleur se nomme Sentinelle, vénéneuse et carnivore.

Seul son or n'a pas d'odeur ... et c'est bien tout ce qu'il a envie de lui prendre. Ça, et peut-être la hache qui pend au-dessus de la cheminée, l'argenterie, la bijouterie ... tout ce qui rentrera dans les sacs. L'inventaire sera pour plus tard, quand on étalera le magot sur la terre battue de la tanière. Les objets seront alors dénués de leurs souvenirs, purs, nus, frémissants dans l'air de la Cour. Porteurs d'espoir pour les miséreux. D'espoir de bouffer au moins. Car Raven compte bien partager avec sa cour.

Pour l'instant, on prend ce qui nous tombe sous la patte et on s'arrache fissa !


--Groslard
[Bien planqué]




Un revenant qu’était r’venu.
L’Tue Mouches avait toujours sa bonne odeur qui vous ligotait l’ pif en moins de deux.

Z’étaient tous partis derrière lui, comme en confiance, mais l’gros l’était pas pour autant et rester en arrière sous le fallacieux prétexte de garder ces foutus canassons était un bon moyen de rester au sec, loin de toutes les embrouilles qui n’allaient manquer d’arriver, aussi sur que sa bedaine réclamait pitance à heures fixes.
Pis quand même, fallait bien surveiller les montures.

Couper les bourses quand la populace grouillait au jour du marché c’était une chose, pénétrer dans la demeure d’une greluche de la noblesse c’était risquer ni plus ni moins que la peau d’son cou ! Et l’gros, ben il y tenait beaucoup depuis qu’il avait échappé au gibet. On a pas de seconde chance tous les matins !

Lors, le voici bien planqué sous couvert d’un bosquet touffu un peu plus loin, assis par terre, dégustant quelques noix trouvées au fond d’une poche, gardant la saucisse pour plus tard, tâtant le maillet par moment, histoire de se rassurer.
Ne pas être en première ligne évite le pire mais pas tout !


pnj
Ca sent le roussi

" Viens voir le mariole qui s' ramène
Vise la dégaine
Quelle rigolade
Toi tu m' fous les glandes
Pis t'as rien à foutre dans mon monde
Arrache toi d' là t'es pas d' ma bande
Casse toi tu pues
Et marche à l'Ombre"

Lalalalalalala....^^

Diane pas maquillée et dans la mouise comme..si souvent en fait...Vit la clique se déployer, ils etaient pas venus emprunter un livre tant mieux le jour d ouverture c est le jeudi.
Pis ils avaient pas le genre à avoir la carte de membres abonnés.
A l evidence ils semblaient determinés, animés de bien vilaines intentions.
Ils semblaient remontés pourtant elle avait respiré à discretion..Non car ça puait vraiment, faut assumer ou passer par les bains publiques avant de se pointer dans le beau monde.
Elle avisa l arbalete à bout portant, sans recul se demandant ce qu elle pensait faire avec son joujou pour longue distance...
Ca faisait une de moins, occupée les mains pleines et c etait un peu de veine pour ce Vendredi 13...
Rosa allait sans doute s evanouir sur un : je vous l avais dit!!

Ca on pouvait dire que c etait la panade...Lame sous la gorge direct.
Quelle entrée! Et Diane prit donc le temps d analyser cette situation épineuse...Appréciant le contact metalique à sa juste mesure...
Rodée au bourbier, faut dire qu elle avait de l antécédant gréffé au CV.
Ca lui pris quelques secondes...Furtif regard à la hache scéllée et qu il serait impossible de tirer de là sans se manger une cheminée sur le coin de la caboche...
En plus elle avait pas remarqué que le bon pere... c etait un curé apparement..La bourde. Et quelle mouise!
Pourvu qu il soit du genre à savoir faire abstraction du sacerdoce en evitant de tendre l autre joue. Heureusement on n etait pas Dimanche...Pas de treve dominicale a vue.
On pouvait les occire sans scrupule. Un peu comme ceux de Bordeaux..Oups..On allait pas attendre plus avant.
Nan car Céraphin...Là..c etait un point pour eux, façon de court circuiter la mere.
Elle detesta illico cette impression d impuissance, souhaitant les avoir rencontré sur un noeud et si son fils n avait pas lame à gorge elle en aurait sourit d aise...

Mais que faire ???
Comment se menager un peu d air pur et de marge de manoeuvre, sortir de cette impasse ?
Le coffret irradiant semblait avoir une aura irrésistible..;Diane s en saisit sans geste brusque, pour ne pas que ça derape, un accident est si vite arrivé...
Ils avaient son fils, elle avait l enjeu.
Toisant le puant, certes un peu frémissante autant de rage que de peur à vue de fils menacé.
Elle ne répondit pas au petit trait d esprit. Tout petit. De qui croit maitriser une situation, ou l exces de confiance qui pousse à l erreur.
Diane avait vu la faille..Elle s y engouffra.
Si elle etait roulée comme une allumette, pas la carrure de Xena certe elle compensait avec une agilité des plus prestes..
C est parti. Calmement et glaciale comme le voulait le contexte et la mauvaise plaisanterie en cours...

Moi ou mon fils morts..Vous sortirez jamais d ici vivants.
Vous n etes pas sur la place des Miraculés ici.
C'est ça que vous souhaitez ?
Soit...


Et elle prit le risque en se reculant vivement de lever brutalement le coffret entrouvert qui commença à se répandre. Jolie pluie dorée dans la piece, le reste, s envola avec bel effet...

Direction la fenetre, la nuit, le parc et sa pelouse en bas à cinq metres. Comme quoi c etait pas les vases qui volaient en ce jour mémorable..

Et sur un ton suave...Droit dans les yeux du trouffion qui se prenait pour le nouveau riche des quartiers pauvres. Il revait tout debout lui...

Ramasse...Et..Va chercher.

Et si elle ne siffla pas c etait question d éducation...
La pluie d or ,elle, teintait retombante sur le parquet...Se glissant, roulant s en allant dans tous les coins..

C est la fete, Diane a toujours été altruiste...
Peu materialiste...Normal quand on est née dans la soie du bon coté du monde...

Pas de d'bol, y a des choses qui changeront jamais..
Gagne petit est un costume perpetuel.
Demain...Vous serez morts, miserables, gueux.
Au bout d une corde, les poches vides...
Regrettant à mort d avoir rever plus haut que realisable.

A LA GAAAAAAAAAAAAAAAAAARDE!


Et en guise d arme, de lui planter sa plume en traitre..Un coup bas, un peu au hazard.
Là où ça fait mal... Le pauvre a aussi des bijoux.
De famille.

Si le curé pouvait faire autre chose que de rester pétrifié.. Ca l arrangerait. Il va etre furax le brigand et avec une plume en guise d epée, un encrier en cristal comme gourdin pas sûre d aller loin...
En meme temps vu comme ça se précipite...entre une chasse au trésor sur le plancher et dans les jardins histoire de remplir les poches avant de se carapater à toute vitesse...Et le monde en arme qui va débarquer.Nul doute que celui qui tient son fils va s empresser de récolter tout ce qui vient de se répandre...En tout cas ça remet les choses sur un point d equilibre moins fermé. Un peu de leste...Et d effet de surprise. Et ça se passe tres vite. Quelques secondes à peine et une dizaine de mots.
Reste peu d options. Casse toi tu pues.

Plouf!

Dit le coffret...
Ceraphin
Bibliothèque


Le Lueur s'était mise à danser, ostensiblement.
En d'autres circonstances, Ceraphin aurait réagi à cette flamme vacillante et aux ombres changeantes engendrées... sans parler du courant d'air criminel.
Mais là, la lecture prenait une belle part de son attention... laissant aux adultes l'intimité d'une conversation qui ne le regardait d'ailleurs pas... donc...

Bizarrement la fameuse conversation s'était tue.
Et c'est là que le courant d'air tenace et frigorifique avait fini par lui faire lever le nez de sa lecture.
Ce qu'il serait assez inexplicable à décrire.
Une tâche.
Une tâche béante devant ses yeux écarquillés, une ombre mouvante qui, maintenant, vient de le soulever de terre pour l'arracher à sa tranquillité... pour une fois qu'il était sage et posé!

La suite le glaça quelque peu.
Un nauséabond le tenait sous la contrainte de son arme, à la gorge.
Les vociférations s'enchainèrent, les menaces avec... et toute une troupe fit irruption dans la bibliothèque.

Tétanisé il écouta ce que son ravisseur lui murmura...

Et Ceraphin de répondre, presque malgré lui...


Non je n'irai pas avec toi...

Certes la question n'était pas là puisque de toute façon, le criminel, le soulevait à sa guise, l'emportant là ou bon lui semblait... enfin pour l'heure, hein?
Mais dans la tête du gamin cela le renvoyait à contredire tout un passé proche qu'il avait passé à retrouver cette Maman là, celle dont on voulait le séparer pour l'emmener il ne savait trop où, celle qu'on venait de menacer de mort.


Non je n'irai pas avec toi...

Crispé au possible, le gamin n'était déjà plus trop là lorsque sa Maman joua de la prose et de la diversion.
Comme une litanie, toujours et de plus en plus il fort, il rabâchait, tel le dément d'un soir, avec cette hargne que peuvent contenir même les plus angélique...


Non je n'irai pas avec toi... non je n'irai pas avec toi... non je n'irai pas avec toi... non je n'irai pas avec toiiiiiii!!!

Raide comme une bûche, Ceraphin semblait se tétaniser sous la peur... ou la colère.
Le vrai courage est d'affronter ses peurs lui avait soufflé Mordock, le soir, au fond d'une oubliette hantée et plus obscure qu'une nuit sans étoiles.
Et faudrait pas prendre ce petit là pour un soyeux cocooné... il a survécu à la guerre, aux errances solitaires et aux nuits perdues à rechercher son passé amnésique.
Alors là, non il ne sera pas un surhomme avant l'âge mais il ne sera pas non plus l'agneau du sacrifice, mené à l'autel sans un cri.

Et de plus en plus crispé sur le livre qu'il n'a pas lâché, emporté par la rage hurlée qu'il ne se laisserait pas emporter, il ne va pas tarder à laisser la colère l'emporter sur la peur.
Sous peu, si rien ne change pour lui, si l'étreinte se le relache pas, son livre deviendra le saint Graal qu'il balancera de toutes ses forces, à deux mains mais à l'aveuglette par dessus son épaule... là d'ou émane cette haleine fétide.

Prudence, enfant est imprévisible, même dans la peur.
Car le poids des ans et de l'expérience ne sont pas encore venus modérer et étouffer sa spontanéité... qu'elle soit bien ou mal inspirée.
--Le.bon.pere
Être monté si haut pour se retrouver si bas...


Mon père...Mon Bon...Il suffisait qu'un homme, inconnu, porte une capuche et le voilà caractérisé comme partie prenante du règne d'Aristote sur terre. Le calme ne quitte pas le visage. Ne montrant ni affront ni susceptibilité, éternelle quiétude. Il fut un temps où se sentir biaisé ainsi aurait entrainé chez lui une réaction peu docile. Mais le temps a marqué le corps de son empreinte et certains gestes, d'humeur, ne viennent plus. La dame tient les clés de la maison et lui doit trouver un lieu où se terrer avec les siens. Planquer le Tuco et L'Irlandais le temps que Guyenne soit oubliée. Alors Mon Père ou Mon Bon, son frère ou n'importe quelles autres raisons..feront l'affaire.

La noble se rend volontairement noble et la capuche ne laisse passer qu'un rictus d'amabilité qui acquiesce. Ne rien laissé transparaitre. Ni devant le dédain ni devant la surprise quand soudain dans la bibliothèque pénètre une troupe inattendue.
Pas vraiment le temps de réagir quand l'un d'entre eux s'empare de la pièce maitresse de l'échiquier. D'où sortent ils ? Première question qui lui vient. Cet endroit est rempli de courant d'air et les âmes y circulent comme dans une place au cœur d'un village. Ceux la doivent sortir de la foire communale. A l'odeur comme à l'allure on sent que quelque chose ne colle pas.

Il a treize professionnels en bas et il se retrouve coincé la comme un rat. L'histoire à son sens de l'ironie. Des vanupieds, mais promptes à réagir. Il connait le message que portent leurs yeux. La peur, la surprise et la panique. Il aimerait que tout ce passe bien mais l'arbalète qui le met en joue ne lui accorde pas vraiment un espace de liberté à gérer les choses. La dame vise t-elle bien ? Pas facile avec cet engin. A t-elle bonne vue et un usage fréquent de cette arme au recul si puissant qu'elle pourrait se retrouver de la où elle vient.

Pas sur de vouloir vérifier le père peinard.

Puis après tout qu'elle les laisse filer avec ce qu'ils veulent emporter. A peine dehors les prendre en chasse serait juste une plaisanterie à distraire les 13. Mais non. La dame n'avait pas l'intention de s'en laisser imposer. Il n'était pas sur que c'était la meilleure idée. Les circonstances leurs étaient favorables et pour le moment les seules lames menaçantes étaient sur la gorge de l'enfant à hauteur de celle de la femme.
Le ton se fit hautain, prenant de haut les nouveaux venus. La psychologie semblait de mise. Il y a des moment où il faut savoir oublier ses titres. Ben pas là...Au contraire. La maitresse des lieux ne s'en laisse pas compter. Mesure t-elle au moins la portée des mots et des gestes ?

Arrêtez..Arrêtez..ne faites rien...

Les femmes ne l'avaient jamais écouté. Grande différence avec le Mercoeur. Le pas de recul dégage la rapière de la gorge laissant quand même la dame à porté. Le coffre est ramassé, une partie pour le bois et l'autre pour la fenêtre. Le geste précipite l'action.

A LA GAAAAAAAAAAAAAAAAAARDE!

Au moins une chose de faites mais n'arrivera t-elle pas trop tard. La main se tend pour attirer la femme à lui. L'éloigner de la rapière et des yeux, surtout des yeux qu'elle n'a pas su voir, comprendre.
Tout va très vite. L'ouragan déclenché souffle de tous ses vents. Le carreau d'arbalète transperce l'air déchirant la cuisse et laissant l'homme s'effondrer sur le sol. La dame savait se servir de son outil et ses menaces n'étaient pas plaisanteries. Dommage car ses yeux étaient à l'envie..mais cela n'avait plus d'importance. Le premier sang à couler serait le sien. Les yeux cherchèrent l'enfant pendant que le corps s'affaissait vers le bas....


--Hellen


Hop hop hop ! A la promenade, besoin d'air !

Ce qui est bien avec les 13, c'est que tu proposes à l'une et c'est une autre qui répond. Au moins, on se sent moins seul. Que la boudeuse continue ses turpitudes, elles, au moins, vont voir si y'a pas d'autre bitu... boutures à se mettre dans le gosier... sous la main. Voler, certes, des mots, peut être, mais faut voir à quoi ça peut bien servir. Remarquez, certains en auraient grandement besoin dans le lot... Mais surtout, faut leur donner discrètement, c'est susceptible parfois ces bêtes là...

Hellen haussa les épaules et prit la suite de la Précieuse. Quelle discrétion avec ses dentelles ! La blonde se demandait parfois comment elle arrivait à faire tenir l'essentiel de l'armement nécessaire dessus ou dessous autant de froufrous... En même temps, elle posait la question mais n'avait pas vraiment envie d'en faire l'expérience. Trêve de plaisanterie, y'a de la découverte dans l'air.


-"Les artistes sont bien les seuls à pouvoir procréer tout seul ... J'me demande si je vais pas m'y mettre, ça doit poser moins de problème..."

Gorge qui se racle allègrement. Une torche est délogée et s'envola dans un bruit de tissu. Suivez le guide ! Jusqu'aux escaliers. A gauche ou à droite ?

-"Alors Dâââme, c'est où qu'on va ?"

Sourire espiègle. Preciosa en maitresse de maison, ça pourrait l'faire.

-"A gauche, on frise le ridicule
A droite, on cherche les fécules
C'est toi qui choisi la belle
Du moment qu'on ne fait pas de ritournelle..."


Ca y'est, elle est contaminée ! Au secours ! C'est quoi ce truc ???? C'est elle qui frôle le ridicule, non mais franchement, y'a un air louche qui traine dans le domaine... Surtout se reprendre, ne pas se laisser entrainer dans ce genre de guet-appens... Manquerait plus qu'elle chante après ça ! Sauf pour déjouer les plans de l'ennemi, mais là, y'avait pas besoin.

-"aaaaarrrrrrrddddddeeeee ! aaarrrrddddeeee ! arrddee! arde !"
-"ooooooiii ! ooiii ! oooiii"


La blonde se figea. Non mais écoutez moi ça ! Voilà que maintenant elle entendait des voix. C'était pas sensé être calme par ici ? Mais rien à y faire, si c'était un cri, fallait courir ou périr... Droiture obsessionnelle oblige. En même temps, pour savoir dans quelle direction, fallait pas y aller de main morte. Elle avait peut être commencé à rimer, mais pour l'oreille musicale, on repassera.

-"Euh... Tu disais quelque chose ? Ou j'entends des voix ? Si c'est le cas, j'comprend qu'ils aiment jouer ici, avec un écho pareil... Mais vaut mieux pas qu'ils soient trop nombreux... le charivari sinon..."

Oui bon bin hein ! Pas envie d'être ridicule une fois de plus. Elle a déjà subit l'épreuve du regard dédaigneux avec son accoutrement à Paris, elle va pas en plus, se la jouer joyeux chevalier qui court à l'aventure au moins bruit...

-"Tu crois pas qu'on devrait aller voir ? Par curiosité, c'est peut être une répétition..."

Bien voyons... Et la marmotte...

--Ben_wade
La Tour prend garde...



Le repas touchait à sa fin. C.Jane boudait dans son coin, Préciosa avait tenté une vaine approche pour que les hommes la suivent dans son périple mondain qui n'avait su trouver oreille attentive que dans celles d'une Hellen toujours à la recherche du temple de la féminité qu'elle refusait de trouver. Quant aux hommes, en dehors du Bon Père qui avait su sauter sur l'occasion d'aller faire des ronds de jambes en leur lieu et place, savouraient leur moment de digestion dans le calme.

Enfin... sérénité c'était vite dit ! C'était sans compter sur Sentenza qui trouvait le temps long et avait besoin d'exercices. Mal lui en prit, quant une odeur nauséabonde arriva aux narines de Ben.


Arf ! Sentenza ! T'es pourri ! Tu aurais pu aller dehors... agitant les bras pour éloigner la puanteur qui se dégageait tout en prenant le large vers une des fenêtres. Il était loin de s'imaginer que cette pestilance était un relent des courants d'air du château. Faut dire qu'ils avaient rarement eu la possibilité de prendre des repas entre quatre murs. Ils étaient plutôt plafond étoilé et planché poussiéreux ou herbeux quand la chance leur souriait. Mais là, ça sentait pas le foin et encore moins le cuir... De telles odeurs ne pouvaient être le fruit d'un relachement humain. Pour une fois qu'on pouvait être bien au chaud...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'un cri se fit entendre.

A LA GAAAAAAAAAAAAAAAAAARDE!

Un sourire en coin comme un camouflet au Sentenza.

Je crois que le Bon Père est en train de s'occuper de la maîtresse des lieux. Tu penses qu'il a besoin d'aide ? Une lueur d'envie au fond du regard quand un autre cri vint en écho qui n'avait rien à voir avec la douce voix féminine.

avec toi... non je n'irai pas avec toiiiiiii!!!

C'est quoi ce bordel ? Mierdà ! Y'a pas moyen d'avoir un peu de calme même parmi les emplumés ! grommela-t-il. Va falloir encore qu'on parte. soupir avant de s'adresser aux autres. Bon, on fait quoi ? On va voir dans quels draps il s'est mis le Bon Père ou on attend qu'il ait fini ?

Il n'avait guère envie de courir pour se faire jeter par un encapuchonné mal embouché qui n'aurait pas fini son affaire.



pnj
Burger était resté caché tout ce temps derrière le long rideau de velours qui couvrait l'encoignure de la porte du vestibule qui menait à la chambre... Il avait entendu les débats depuis que le prêtre était rentré en laissant la porte ouverte et avait attendu en vain la sortie de l'intendante pour l'intercepter au passage et lui demander ce qui se passait.

Ainsi avait-il suivit ce qui se passait.


A LA GAAAAAAAAAAAAAAAAAARDE!

Ah ! La dame appelait la garde... elle ne se laissait pas faire, bougre de bougre... Les voleurs allaient-ils repartir, se rendre ? Rien n'était moins sûr. Surtout s'il n'y avait que le numide pour intervenir... à moins que ceux restés en bas... Mais entendraient-ils l'alerte ? Ça non plus c'était pas gagné.

Que pouvait bien faire Burger ?? Il ne pouvait pas laisser la comtesse des lieux sans aide. Même s'il ne la connaissait pas, laisser une dame face au péril n'était pas Burger. En même temps n'importe quel quidam le taillerais en charpie...

Dilemme, se jeter dans la chambre et se prendre un carreau d'arbalète pour la beauté de geste ? Burger était gentil mais n'avait pas la vocation du martyre. Non, une autre idée lui vint à l'esprit. Burger était un vrai artiste, théâtre, musique, peinture et... ventriloque. Peut être que s'ils se savaient cernés par une armée...

Burger commença à hurler en leur tournant le dos, pour donner l'impression que cela venait d'en bas.


Chargez les canons !
Canons chargés capt'aine !
On arrive m'dame la Contesse !
Vous êtes cernés !
Rendez vous et la vie vous sera épargnée
Arbalétriers en joue !
Archers postez vous à portée des issues !

Les issues sont sous surveillances cap'taine
z'ont aucune chance de passer !

Cataclop, cataclop, cataclop
Voilà la cavalerie !


[Burger essaye même le barrissement]
Ils ont amenés les pachydermes !
Vous z'êtes fait comme des rats ah ah ah ah ah ah ah ah !
rire sadique

Burger se souvint alors de la Corne de Brume qu'il avait ramené des côtes de Normandie. Il plongea sa main dans sa besace, la saisit et la porta à ses lèvres.


POOOOOOOOOOOOOOOOOOOOWWWW
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