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[RP]Au printemps se fane la fleur de Margency.....

pnj


[Que co.ño es eso ?]

C. avait finalement prit sur la table un p'tit biscuit (hop ! à moi !), avalé son verre d'un trait, et accepté l'offre d'Hellen. Ben quoi ... Solos pendejos ... Et puis on n'y voyait rien à travers cette fenêtre. Autant aller prendre l'air et déclamer des vers. Pfff faire rimer "air" avec "vers", quelle pitié ! C.Jane décida donc de rester muette. Elle était là, c'était déjà pas si mal. Puis son truc à elle, c'était la popotte, pas la poésie. Foutues Plumes Libres ...

Hellen, Préciosa et C. entamèrent la descente des escaliers, face au jardin tout noir. Il y en aurait eu des raisons de râler. En plus, ça pelait ! Qué frio ... mais non, non, elle reste muette. Gauche ? Droite ? C'était le jardin dans les deux cas. Si encore, il y avait un potager en vue, on pourrait faire le menu de demain.


Qu'on aille à gauche ou bien à droite, tout n'est que noir et herbe moite ...


Ah, voilà quelle reparlait, graine de poète ! Bouder, c'est usant. Mais les bruits de la "répétition" les attirèrent vers l'aile ouest.

A l'ouest aussi, donc, les trois têtes à chapeaux. Le côté féminin des "13". Seule manquait Esperanza qui devait roupiller dans le chariot ou papoter avec le "charmant" gardien ...

Jupons frôlant l'herbe, nez en l'air vers les fenêtres éclairées ...


Hellen, l'était corsé le vin, non ? J'vois des pièces d'or qui volent !!



--Tuemouches
La diagonale du fou



Elle ne devait pas être là, et cet homme avec la capuche qui était-il ? Il avait dit « pas bouger ! Oh non pas bouger! » Oh mais non... Pourquoi écouter ? Parce qu'il tient mon fils à sa merci ? Oui voilà ! Oui à ma merci !  La main tremble alors que la lame affleure la peau du cou juvénile.

Ferme là l'mouflet ou j'te bastonne comme la dernière des trognes des bas quartiers !

Mais non la dame n'en a cure. D'un pas ça recule. Ça fait la maligne, croyant sa diatribe efficace. Depuis quand les mots font fuir les rapaces ? On frôle la borderline mais la dame aime l'équilibre.
A 5 mètres au-dessus du sol c'est dangereux. Balancer les injures sans compter. Le ton est toujours plus haut et le menton aussi élevé, ça pète plus haut que son cul ça mon ami pierrot . Oh oui plus haut, toujours plus haut. Et ça tombe, tombe, tombe dans le néant des mots vides de sens.
Non pas se baisser, la poigne ressert l'étreinte sur le morveux, pas faire ça non. Laissez au sol, laissez la chose qui brille, laisse femme! Laisse le coffre!

CATINNNNNNNNN !

Rage ! Rage ! Rage! Se répand le bien sur le sol alors que la forme et le contenu prennent la direction de la fenêtre pour un plongeon vers le parc et la pelouse pour finir par un ? PLOUF !...?
Vide de sens ! Oh oui vide est ma tête et ne la remplit que la colère.
Tue ! Tue ! Tue ! Raven égorge-la ! Oh oui tue la bête , tue le monstre. Honni soit la vanité.
La Castafiore a balancé l'aumône de ses écus trébuchants. Elle ne sert plus rien, elle n'est plus que morve acerbe qui hurle.

A LA GAAAAAAAAAAAAAAAAAARDE!

Les mots tranchent son esprit. Choc de la désillusion, de la confrontation. Envie de torturer, de massacrer. Non pas cette fois oh non pas cette fois il fuira. Agir et vite pour reprendre le dessus. Le plan si bien monté ne peut s'écrouler. Le château de cartes doit résister ! Oui résister. Consolide le château oui c'est ça ! Va la porte va..Vite hâte toi ! Le bagage est balancé contre le mur voisin laissant le minot un peu sonné. Ne pas s'encombrer, non pas s'encombrer ne compte que d'emporter les objets de valeurs.
Le vioc s'en prend une au passage. A force de dire pas bouger faudrait voir à écouter. La Sentinelle plaisantait pas et la servante est prévenue mais le Tuemouches s'en branle. Ne compte plus que la porte et tout ce qui se mettra en travers de son chemin sera quantité négligeable. Oh oui pas cette fois, cette fois ça sera la richesse et l'honneur auprès des siens. Il s'empare du pupitre de copiste. Pourquoi écrire ? Pourquoi apprendre ? L'enfant n'en aura plus besoin . Aujourd'hui il apprend la haine et la colère.
Rageusement il éclate le pupitre par terre ne gardant que le montant qui telle une buche lui reste dans les mains.

Du couloir viennent des bruits de voix, nombreuses voix. Qui sont elles ? D'où sortent elles ? Le malin me joue un tour, pas gentil ça ! Oh non pas gentil ça ! Le malin veut le sang oui il veut le sang pour le sacrifice. Il va être servi mais d'abord bloquer cette porte et rester isolé. Pas d'autres entrées non pas d'autres. Remplir les sacs des bienfaits et fuir vite par la où ils sont venus. Tant pis pour les autres pièces, mais fuir, fuir!
La porte est refermée sur les voix incompréhensibles, ne pas les écouter, ne pas entendre non ! Pas de canon ! Pas de trouvère ni de troubadour. Rien ! Aujourd'hui le monde est à lui !


CLAQUEEEEEE !

Une porte qui se referme et loquet enclenché de l'intérieur. Avec les restes du pupitre prendre la tige en bois et l'amarrer entre les deux murs pour renforcer la serrure ! Bien ! Très bien ! Bon travail la raclure. Se retourner. Maintenant que la diagonale du fou est terminée, contempler à volonté les objets à emporter. Laisser la dame au chef, laisser à Raven le droit de laver l'injure. Un regard à l'intendante la dague à la main !

Tu tentes quoi que ce soit ! Tu crèves ! Ramasses les pièces !


--Raven_mordcoeur_


[Les rats quittent le navire]

Sur le côté, il n'entend même pas le môme s'époumoner.
Ni les éléphants sur le palier.
Ni ne voit l'encapuchonné s'effondrer au sol.
Il la voit, elle.

L'arme toujours levée, il regarde l'orgueilleuse blonde et n'en croit pas ses yeux ! Quoi ! Cette catin a osé se jouer de mes menaces, et a flanqué l'or de mes pauvres par ses fenêtres ... Mon or. A portée de lame, elle ose encore s'agiter, menacer, crier à s'en péter les cordes vocales, et planter sa plume dans ... ma cuisse ?! Aïe heu ! Maudite femelle !

Raven sent la rage monter de l'extrémité des orteils à son crâne. Ravageant tout sur son passage. Et ressortant par le haut en une petite fumée annonciatrice. Ca va saigner ...

La pluie d'or n'a pas fini de retomber sur le plancher, que la rapière a déjà fendu l'air d'une première gifle à l'attention de l'indomptable Comtesse. Un instant, sa raison lui dit qu'ils ne sont pas venus pour ça. Or et bijoux, tout au plus. Tuer une noble ne tuera pas toute l'arrogance de sa classe. Mais c'est trop tard, le bras gauche est parti, armé d'une imprévisible dague, de toute sa force, de toute son âme.

Pour se planter quelque part entre l'aorte descendante et le diaphragme. Ou un peu plus haut. Il ne sait pas trop, il n'est pas expert du service médico-légal de Miami. Bref, ça pisse le sang.

T'as déjà renversé une bouteille de lait par terre ?*

Et ça jaillit quand il extrait la dague. Partout. Sur la main qui la tient. Sur le visage de la belle. A petites giclées tièdes et pressées, libérées, heureuses de courir sans entrave à l'extérieur de son corps.
Partout. Par terre. La flaque s'étend à une vitesse vertigineuse entre les pièces d'or souillées. Tu l'emporteras pas au paradis, ton or, vieille rombière.

Raven est en sueur, ses yeux brillent d'une fièvre nouvelle. Gibiers de Potence, canailles, raclures de la Cour, tous vaincront contre cette maudite engeance. Maudite noblesse qui les étrangle et les écrase de sa morgue.
Plus de morgue.

Un peu blême et tremblant, tout de même, il se redresse et se sépare de ce corps qu'il avait accompagné dans sa chute. S'essuie machinalement à ses braies.

Il souffle en regardant le plafond. Soulagé.
Et ses yeux tombent sur la hache. Tiens, un beau trophée pour Raven !


Allez, on file !

pnj
Oui mais non...
Il y a un truc qui colle pas... Comme un larsen dans la mélodie...
Comme un décor de verre qui se fendrait en plein milieu de scene..
Entendez vous le bris, les éclats dans la pièce. Silence assourdissant d'une charge, qui a fait entrer une armée et toutes ses lances dans la piece ?Comme si ça venait de frapper. Ca fait ...mal.
Est ce que j ai toujours la tête sur les épaules ? Papa et Héra seraient contents...J aurai briser la tradition.

Yeux ecarquillés sur l impensable. Impossible à croire...D habitude c est toujours à ce moment là que ça arrive...

Le sauvetage. Hey tu es où Mi Amor ? Tu serais pas un peu en retard sur l horaire ?
C est ABSOLUMENT impossible. Doit y avoir une erreur. Je suis pas d accord..
C est pas le moment, c est pas mon heure...

Pourtant... Il retire sa dague au cas où j aurai eu encore un doute...

Aouch!

Ce con vient de me planter. Mais quel con, ce con...Ca doit pas être grave, j ai toujours eu la baraka et l etoile bonne bien en place au firmament...
Oui juste une entaille, rien d important..Rosa y mettra un emplatre...

Mais pourquoi je me sens si...bizarre...Pourquoi je faiblis, le souffle coupé, pourquoi il pleut du sang, suis je changée en nuage rouge... ?
Il vient de faire la bourde du siecle, il l ignore, dommage... Diane qui aurait trouvé plus cruel de pas lui dire, ne peut pas de toute façon.

Stupéfaite autant que pâle.

Voir Ceraphin voler dans la piece, relaché, brouillé, ça m avait jamais fait ça avant...Je vois un ange ? Rosa semble pétrifiée.
Qu elle arrete, elle commence à me faire peur. J ai survécu à une tour suisse c est pas une dague qui va me descendre en fleche pour mieux m envoyer au ciel...
Y a un truc qui cloche...Moi je m accroche, il semble que le sol s ouvre sous mes pieds... Tout est bon à prendre...Meme un revers de col et deux épaules.

Ni la faim ni les coups, on tient la position, Chargez!

Litanie qui se met en branle, voué à l instinct. Diane Ô force du desespoir de qui commence à comprendre mais refuse d admettre, chope, panique à bord, on file oui... Amen... Quelques mots qui s envolent dans la piece.
Quelques bribes de visages, des airs insoutenables dans l expression.
Ne me regardez pas comme ça...Comme si...

Dernier élan, impulsion allée cherchée dans les reserves pour le vol du siecle...Cramponnée, rivée à l ombre, avec une pensée unique qui hurle prend et emmene. Un de moins dans la piece. Le rebord bas du parapet, un hoquet, titubons par dessus bord...

Un Raven à Plume par la fenetre...

Un dernier vol pour une bestiole, quoi de plus normal...

Per aspera ad astra....

Chacun sa maniere...

Et en bas une pelouse grasse, et plus loin une fontaine....

Direlidondaine...

Per aspera ad astra pour derniere rengaine...

Diane lache tout, en chute libre...Lui aura qu'a se trouver un bosquet amortissant...
--La_sentinelle
gné papotib....






Tout arrive si vite... Tout ça parce qu'une nantie refuse de partager un peu de son or.
Son cri de guerre crée une réaction en chaîne. Le carreau dans la cuisse du padre, Tuemouche qui fait une simulation de rupture d'anévrisme, envoyant valdinguer leur unique monnaie d'échange.... Barricader le tout oui, bonne idée mais pas de cette façon désordonnée. Faut rester mâitre de ses nerfs... Bien comme sa fille celui là, à perdre les pédales...
Son unique qui se prend une plume là où ça fait mal.
La putrelle... Elle va payer.

Mais déjà son rey s'approche et la saigne comme il se doit. Bien fait. Orgueil et vanité, va crever sur le bûcher de ta bêtise.

Puis alors qu'elle s'avance pour protéger sa garde, la comtesse ne se sentant plus de joie, gargouille sanguinolante, ouvre de larges bras, laisse tomber sa proie, ou plutôt s'en saisit et l'emporte avec elle les défenestrant... Quelques mètres plus bas...

Put....

Pour le coup c'est un cauchemar grotesque, inimaginable, tant de malchance, c'est quasi impossible... elle va se réveiller ... Oui c'est bien ça...
Seulement, entre les gémissements du transpercé, les braillements de leur guide qui a tout fait foirer et l'air abruti du mioche qui semble bien sonné, y a pas, faut se réveiller. La Sentinelle tente d'analyser froidement la situation.

En premier lieu. Sauver la peau de Raven. S'il a la moindre égratignure, elle achèvera la blonde.
Laissant Tuemouche en plan, elle se précipite dans les escaliers en direction du point de chute. Perd rien pour attendre le père spirituel de la folasse... Si Raven se meurt, y aura des tripes à l'air.


pnj
[Depuis la porte de la bibliothèque jusqu'aux couloirs qui y mènent]

CLAQUEEEEE

Burger sort de derrière les rideaux. Bruits métalliques. On barricade la porte. Bon, le voilà seul... Moments étranges, incertains... Tout se joue maintenant se dit-il.

Tu tentes quoi que ce soit ! Tu crèves ! Ramasses les pièces !

Puis, moment fugace de silence... L'air s'arrête de tourner, le temps retient sa respiration... Quelque chose est en suspend, crucial, irréel. Le château entier semble retenir son souffle. Que se passe t-il de l'autre côté ?

Burger s'approche de la porte y colle son oreille. Puis...


Allez, on file !

Bruits de pas, mêlés à d'autres... tissus froissés ? meubles déplacés ? Qu'est ce que ? Et les voix de la comtesse, du prêtre... on ne les entend plus... Burger ne sait pas quoi faire... tétanisé...

"Des invités surprises sont venu mettre le boxon... Apparemment ils ont bien tout saccagé à l'intérieur et j'imagine que ceux que j'ai vu rentrer là sont dans un sale état. Les autres en bas sont surement encore entrain de se bâfrer... Les fauteurs de trouble sont surement passés par la fenêtre". En fait Burger n'en n'avait fichtrement aucune idée. Y'avait-il une autre issue ??

"Qu'est ce que je peux bien faire ?" se demanda t-il. "Bon, pas grand chose, mais on va quand même le tenter". Il se mit à frapper à la porte de toutes ses forces.


Pam pam pam

tout en criant.

Je vais chercher du renfort ! tenez bon !

Puis il fait marche arrière à toute vitesse. Reprenant le chemin qu'il avait suivit depuis la cuisine. C'est alors qu'il se cogna dans l'un des hommes que Burger avait vu dans la cuisine. S'étalant de tout son long sur le sol pour tenter de l'éviter, il parvint hors d'haleine juste à lui dire.

Vite, vite... euf euf... Dehors... euf euf... Ils ont du sortir, faut les retrouver. Euf euf... Votre chef, le pretre... euf euf... coincé en haut... euf euf... Ils foutent le camp par l'extérieur... euf euf... y'a eu du grabuge... euf euf... si vous voulez les coincer... euf euf... vite vite
Ceraphin
[Entre bibliothèque et inconscience... ]


Comment dire...
Pas eu le temps de répondre au puant qu'il n'avait pas peur de ses menaces (en tous cas pas au point de se laisser faire en silence)... qu'il avait valsé rudement contre un mur solide.

Pour la suite... autant dire que sa tête s'est faite douloureuse et embrume ses pensées et réactions.
Néanmoins, même si peut être apprendra-t-il la haine et la colère en reprenant tous ses esprits, plus tard... ce qui le frappe là, à cet instant, c'est qu'à voir ce fou détruire le pupitre d'écriture, il n'a pas du avoir le droit d'apprendre les mots dessinés.
Voilà pourquoi tous ceux là auront beau piller toutes les richesses du royaume... ils auront toujours la misère collée aux chausses et la crasse à l'âme... parce que la vraie richesse est ailleurs.
Mais ce secret là n'est pas pour tout le monde.

Drôle de pensées... Ceraphin.

Faut dire aussi que le moment n'est pas ordinaire, même s'il ne saurait dire pourquoi.
Un gout amer et ferreux monte doucement du fond de sa gorge.
Le gout du sang, du moins sa saveur ou sa sensation... pas qu'il l'apprécie mais elle est là.
Il passe un doigt tremblant dans sa bouche pour comprendre mais non, ça ne vient pas de là.

Et déjà sa concentration s'amenuise encore un peu plus.
Tête lourde, il tente de comprendre ce qui se passe.
Maman bataille... comme toujours, comme à Châteauroux...
Tiens le messire à capuche est parterre aussi et semble le regarder.
Il est tombé aussi?
Je ne sais plus, j'ai pas vu.

Des bruits, des cris, tout s'en mêle, tout s'emmêle.

Sa tête tourne, irrémédiablement.

Vas y Maman, montre leur donc... à ces idiots.

Oh des pièces d'or qui roulent à mes pieds...

Tiens Maman ne crie plus... plus personne ne crie d'ailleurs...

Elle sait voler Maman?...

Et Ceraphin sombre.

Une porte qui claque violemment le fait sursauter brusquement et le ramène un peu à la conscience.
Le temps de voir l'autre dingue vociférer contre Rosa... une histoire de pièces à ramasser.
Déjà ailleurs, l'enfant sourit... des pièces y en a plein, là.
Alors soit il est devenu étrangement coopératif, soit il se fout royalement du monde en poussant d'un geste désordonné, les quelques écus à portée de pied.
L'air de dire, tiens ramasse toi même, puis va te les faire piquer à ton tour.

Il s'en fout Ceraf'... il n'a plus peur de rien... puisque Maman sait voler.
Et puis il a vraiment sommeil là, ou du moins ses yeux ne lui obéissent déjà plus...
Et dans un dernier soubresaut, comme pour chasser quelques écus de plus vers celui qui les aime tant, il heurte malencontreusement la Lueur... qui se renverse si près des livres.

C'est ballot ça.
Enfin non, au contraire ça le réchauffera, Ceraphin... au milieu de tous ces courants d'air malsains.

Et ça tambourine à la porte...

Fondu au noir.
pnj
Des éclats attirent son regard. Etrange saison. Rebondissant dans un bruissement amusant, comme de ses joues vents que l’on accroche…


Ting tiling tiling…


D’autre bruit lui monte au cerveau, et déjà il ne s’aperçoit pas qu’il court. Un grand domaine est agréable, flâner dans le labyrinthe, l’es aussi, et qu’est ce que … Que la température est bonne, que le ciel est joli. Et qu’est ce que… Et toutes ces pièces qui heurtent la fontaine… un vœu. Qu’est ce que ? Haut la fenêtre illuminée, un battement d’ailes froissées. Juste un battement. Comme un souffle plisse les voiles plutôt qu’il ne les gonfle. Sa vie s’échappe tandis qu’il lève les yeux, l’ange tombe, il déchoit, comme le conte emmêlé intimement à son existence. Pas un son ne sort et il ne s’agrippe pas le cœur, pas un son, pas un mot.

Trop tard pour l’attraper au vol, cette fois.

Une minute, une vie.
Il voit un autre oiseau s’étaler, elle s’est au ralenti qu’elle se pose… Car il amorti sa chute en décomptant la seconde. Elle rebondit, la nuque ployée vers l’avant, entachée... Les pièces ont finis de tomber. Un vœu ?

Il approche, visage serein, composé.
Tout ira bien.
Evidence.
Tout ira bien.
Mais pas un son ne sort.
Tout ira bien.
Juste le silence et l’ombre qui passe son regard.
Tout ira bien.
Les doigts sous le menton.
Tout ira bien.
Malgré l’évidence.
Tout ira bien.
Malgré tout. Et rien.
Tout ira bien.
Parce qu’il le faut.


Le corbeau se ménage probablement une sortie, rampe t’il, dans l’herbe fraîche… Un couteau pour lui aussi ?
Cela ne l’étonnerait qu’il croasse. « Jamais, jamais plus. *»
Ces mains fermes et d’une maladresse inhabituelle tente vainement de la réchauffée. Il sait combien Elle est froide. Elle.

Lui qui a toujours foule de chose sur lui.
A part quelques fleurs nouvelles, autour éparpillé, il n’a rien emporté.
Combien de fois est Elle passée, sans jamais l’emporter ?
Combien… de sourire dispensé, d’insouciance et de … Si blanche… mais sa bouche ne s’ouvre. Il est des soupirs plein de ratures, qu’on échappe. Des regrets, des espoirs… qui s’évadent.
Et des mots qui ne s’expriment…


- D… Diane ?


*reférence au corbeau d'Edgar Alan Poe
--La_sentinelle
jardins noir de gris.




Ses bottes fracassent les brins d'herbe les éclatant contre le sol...
Grave, elle cherche dans l'obscurité une forme se rapprochant d'un corps... Pleuvent les objets sur la pelouse abandonnée soudain transfigurée en marché aux puces...
Tuemouche s'en donne à coeur joie... Inventaire insolite... Un pupitre, achevé en mille débris... Des coussins, un édredon... Raven ? Elle s'approche respiration éteinte... Un pollochon ... Un pollochon ? De mieux en mieux... Elle ne cherche plus à comprendre... Un pollochon déplumé, éventré s'imprime sur sa rétine... Mille plumes blanches dans les airs... Une comtesse qui git un peu plus loin...

Mais toujours pas de Raven... Pourtant... Elle l'a vu tomber du rebord de cette fenêtre plus haut...

Lever les yeux, incrédule fixer la forme éclairée soudain plus avant par un début de flammes qui viennent lécher les tentures encadrant l'ouverture à l'étage...Raven... Accroché au rebord...

Son coeur bat plus vite plus loin bien plus fort, remonte dans sa gorge, vertige.

Compte à rebours... Arrêt sur image...Erase and rewind... Elle revient sur ses pas, escalier dans les talons, souffle court... S'engouffre à nouveau dans la pièce qui commence à crépiter, joli feu de cheminée. Se dépêcher, ça sent le roussi.

Tuemouche s'acharne à ramasser les pièces une par une... Regard furtif, prière muette, elle se penche... Toujours là... Un soupir, une main qui se tend, un regard qui s'accroche.

Viens... Vite.

--Raven_mordcoeur_


[Retour au port]

Il l'avait encore d'imprimée dans la rétine, la fameuse hache, quand il sentit qu'on le menait vers la fenêtre.
Vous attachez pas à moi comme ça Comtesse, c'était juste un coup en pass ... hey ! ... préférez pas admirer les étoiles ?
Les corps se démènent, le grand cadre noir approche, et c'est la culbute. Réflexe, se raccrocher à n'importe quoi, mais le lierre se détache sous son poids et l'attraction joue, irrévocablement.

Gargouille bienvenue.
Tu sais que tu as une bonne bouille toi ?

Même s'il s'est écrasé comme une tanche, gouttière salvatrice en travers du bide, il se hisse sur la pierre et, debout, admire la disparition de la blanche Diane vers les profondeurs sombres.
Pas longtemps : un sac rempli de quincaillerie siffle à ses oreilles. Puis un autre. Vont me faire tomber ces cons-là ! Bon, faut remonter maintenant ... Une main atteint enfin le rebord de la fenêtre mais personne pour le sortir de là. Va pas appeler quand même ! Ca la foutrait mal. Deuxième main sur le rebord et efforts ultimes ... gniaaa ... ça glisse bon sang.


Viens... Vite.


Sa Sentinelle dans l'encadrement de la fenêtre, toute auréolée d'une lumière nouvelle.
Apparition angélique ?
Lumière divine ?
Tu rêves Raven, c'est l'feu bordel !

Il s'accroche à son soupir et saute sur le plancher.
Regard reconnaissant, bras protecteur qui s'enroule autour des épaules de la poison.
Murmure et faux soupçon dans le ton : "t'es bien essoufflée toi ?!"
Le temps s'est arrêté l'espace d'un instant. Il réalise qu'elle est descendue, qu'elle l'a cru clamsé.
Mienne Sentinelle ...

Tuemouches continue le déménagement malgré les flammes et la douce chaleur qui s'installe.


Tuemouches, prends le marmot. Sonja, on file !

Les Gibiers de Potence dévalent les escaliers de service, fuient la fournaise et l'épaisse fumée qui commence à envahir le plafond. Marmot en otage, à moitié pour se défendre, à moitié pour le sauver de l'incendie. Les Gibiers ne sont pas des tueurs de mouflets.
Traverser la pelouse, prendre le butin au passage.
Non, Tuemouches, pas les polochons, laisse tomber ! On a de la visite !
En effet, ça grouille dans les jardins.
Et chemin inverse, comme un film qui va se dérouler à l'envers, course sous les arbres, coup de botte au cul du chat, escaliers, murailles, échelle de corde, barque.
Avec la hâte aux fesses, les Gibiers sont devenus de vrais athlètes. Il vont y arriver.

Une si belle hache, partie en fumée. Quel gâchis !


--Rucsbo


Comme une fresque surchargée.


Non, non et non! bougonne-t-il dans sa barbiche clairsemée.
Je n'aurais jamais du entrer dans ce maudit château.

Il cavale dans les couloirs, tentant au possible, d'éviter toute confrontation au cours de ses pérégrinations hasardeuses. Pourtant il aurait bien aimé prendre le temps, le temps d'admirer et de s'inspirer des œuvres présentes. Il avait même failli se lancer dans une création improvisée, inspiré par une œuvre figurant, précisément, un peintre affairé à son art. Il aurait peint la toile, dans son environnement, précurseur du concept des deux miroirs face à face se renvoyant la même image qui se rétrécit à l'infini.

Mais non! C'était un lieu résolument sans calme et sans repos. Aux éclats de voix se succédaient les bruits de cavalcades et autres cris divers et variés, autant d'intolérables perturbations.

Maudit château!

Ses pauvres jambes ne sont pas rompues à l'effort et sa respiration se fait chuintante. Oui c'est presque musical, une forme d'art, aussi. Il fuit. Cherchant l'opposé de l'agitation, il tourne et vire et n'a qu'une hâte: retrouver les extérieurs et la nuit noire.

Ci fait, il débouche tantôt sur un paysage qu'il ne reconnait pas, puisque situé en verso du bâtiment. Ca et là quelques bosquets savamment disposés le plonge dans un labyrinthe végétal. Nul doute qu'en plein jour, il s'y soit mieux orienté! Mais là...

Enfin Rucsbo finit par se fier à la faible luminosité ambiante et tente de se laisser guider par elle. Bien mal lui en prit puisqu'il ne tarde pas à se retrouver non loin d'un tableau des plus surchargés. Là, sous yeux, se déploie une fresque dantesque où, à la claire fontaine, s'en allant promener, d'étranges acteurs jouent une scène fatidique. La lumière, déjà. Elle s'en vient croissante de l'étage, dansante et rougeoyante, faisant des silhouettes qui se détachent en son devant, là haut, comme de funestes ombres chinoises. En bas, la clarté se répercute sur d'innombrables reflets dorés, éparpillés ça et là, pelle mêle et scintillants. Ceux ci font d'ailleurs la lumière sur le sujet central du tableau: une silhouette penchée sur un corps inerte. Le tableau dans la fresque. L'étrange quiétude au milieu de la fureur générale. L'œil du cyclone.

Il se mord les lèvres, pris entre son envie de s'enfuir loin de tout ceci et l'instinct créatif qui s'éveille à nouveau. Et comme ce dernier l'emportera, frénétiquement Rucsbo va délacer sa besace pour en soutirer de quoi faire. Relié de parchemins ouvert sur page vierge, un pinceau et quelques pots de pigments ouvert à la va vite et déposé au plus vite dans l'herbe fraiche. Jouant de contorsions, il va tenter de capter suffisamment de lumière pour pouvoir travailler... sans se faire voir, si possible.

Dans la frénésie qui l'emporte déjà, il se rendra compte, trop tard, que des couleurs lui manquent: carmin, cyan et ocre... entre autres.

Et ce, tandis qu'autour de lui, les cyprès prennent des allures de donjons fantastiques, ainsi éclairés par la lumière d'un feu nourri de parchemins enluminés.
--Preciosa
Dehors. Puisque je te dis qu'on est dehors. Nomehooo....



Elle serait bien partie vers l'ouest avec sa torche à la main mais la C. en avait décidé autrement. Et on contrarie pas une C. enfin décidée à se bouger sous peine de se voir jeuner pour l'éternité. Alors elles étaient parties vers l'escalier du bas. A peine dans le courant d'air que la flamme de la torche s'était éteinte. Camelote que cela. Toujours en est-il que l'endroit était devenu tout noir et la Précieuse ben elle a jamais aimé le sombre sauf dans le creux des bras d'un homme pour l'enlacer ou la rassurer. Et la...Elle allait pas se jeter dans les bras d'la blonde. C'est qu'on a sa fierté tout de même.

On va dehors ? Vous êtes sur que c'est une bonne idée ? Les cris ne venaient pas de par là.

Cause toujours on avance. La C. en guide du routard exemplaire parcs et jardins. Le devant de la propriété leur avait donné un avant goût plaisant du site. Semblerait que la elles soient à l'arrière ? Reconnaissait pas du tout sa première vision la Préciosa. Ici plus d'écuries ni de cours, juste des arbres à plus en compter, des buissons à foison, des haies à hauteur offrant un labyrinthe inextricable dans le noir. Elle semblait deviner une forme qui s'élevait dans le fond et plus haut que le tout : Les remparts. Ça devait être la muraille d'un autre temps qui entourait Margency de sa protection moyenâgeuse.

Puis soudain ce fut ? Différent. Les yeux de la C. se portèrent à l'ouest. toujours plus haut et à l'évidence elle trouva les bons mots...

Non. Il n' était pas corsé le vin ! Planquez vous !

Même pas le ton laissait à réfléchir qu'elle chopa les deux copines aux cols et les envoya au sol avec elle.
Tout juste le temps d'entendre un bruit sourd qui percutait de l'eau, une marre ? Un puits ? Une fontaine ? On voit rien dans ce noir bordel ! Regard vers le ciel éclairé discrètement d'une lune qui n'était pas loin d'être plaine et contempler le cirque à la fenêtre. Masse qui se projette dans le vide en laissant une autre suspendue à la pierre. Devant leurs yeux c'est le bordel.


Merdeeeeee.....On fait quoi ?

A l'heure du dilemme il faut avouer que l'appât du gain reste un sentiment majeur chez les vauriens. Et puis dans la nuit qui pourrait les reconnaître. Bon d'accord il y'a les chapeaux mais ils sont treize à en avoir un...
Alors qu'une forme humaine gigotait à la fenêtre les trois comparses s'approchèrent des écus trébuchants. Même dans le noir cette couleur pouvait briller à leurs yeux. Ce qui fut moins le cas de ce qui soudain vola de la haut. Bruit de métal et quincaillerie. Sa seigneurie déménage ?


Parties en roulade et chacune dans son coin. On partage le jardinage. Les branches des arbres devraient les protéger le temps que ça se calme. Un ultime regard vers le haut pour voir une fumée qui sortait des fenêtres et entendre des voix qui laissait supposer que la situation s'arrangeait pas. Il y ' avait du baltringues dans l'air et le truc ressemblait pas à une orgie d'artistes qui auraient trop consommé d'alcool frelatée. Ça mettait le feu et le vrai. Lui vient soudain à l'esprit une évidence..

Putain..Le vioc...Il est la haut...
éH les fiii...Silence !!

Y'a un truc qui bouge auprès et qui s'allonge sur une masse noire au sol. On dit plus un mot. On est plus seul. Une branche, non pas ça. Ça c'est une brindille ! La main furète dans l'ombre se saisissant d'un rondin plus costaud. La . Voilà ça c'est bien mieux...


pnj
Per aspera ad astra...


J ai traversé le ciel et en meme temps la terre m a trahi, refusant de s ouvrir...Cet endroit ne ressemblait à nul autre, je ne sais où je suis.

Mais c est beau. Entre le Soleil et la Lune. Ailleurs...

J'ai vu des gens, je les ai reconnu pour certains...J ai cherché...Il y avait un duo sur le green qui jouaient avec des balles blanches, ils tenaient entre leur mains d etranges lances. Il y avait un oiseau blanc s agitant autour d'une fontaine..Il affolait les anges leur volant dans les Plumes. Ce corbeau etait noir avant je le sais...

Je cherchais encore..en vain..

"Dessine moi une Luciole..."

Un enfant blond se tenait soudain devant moi, souriant...Et de soulagement, j ai fondu en larmes. Et pour la premiere fois je ne me suis pas cachée...Ce n etait pas Lucas.
C etait la seule chose qu il n avait pas le droit de me faire. Partir avant moi et être là à m attendre...Merci..
C est mon enfant que je ne porterai pas en terre..C est un beau Vendredi 13...
J avais refusé les deux chemins... Celui du retour en arrière. Celui du renouveau et d une nouvelle peau...Je suis Comtesse, je n ai jamais aimé le réchauffé, il n a plus la meme saveur..Rien de ce que je pourrai revivre ne pourrait être meilleur...Et un vieil homme à barbe blanche nous a rejoint. J ai cru betement que c etait Odoacre..Pas longtemps.
Il ne semblait pas comprendre...Je lui ai montré mon dessin comme un voeu...Et il a secoué la tete, il semblait triste. Je l ai vraiment cru en tout cas...
Il m a dit que ces créatures etaient disparues, une race envolée et que les rares qui restaient n osaient plus briller...Honnies qu elles etaient...Il m a regardé et tendu un Tournesol magnifique en souriant. J ai pensé à Constant...
Et puis il y a eu cette odeur et cette voix. Lentement je me suis retournée.

C est sans doute là que j'ai ouvert les yeux. Je ne pouvais pas louper cela...
C etait lui. Là. Je voulais lui dire tant de choses mais j etais devenue muette. Quelle ironie...Moi qui suis si bavarde. J ai si sommeil ce soir...J ai respiré encore une fois. J aurai voulu lui mentir pour qu il ai moins mal.
Mais j avais tant à faire deja pour me convaincre..

Chuut je dors...Ce n est que cela... Demain...

J ai su qu à Rome mon frere avait dû frémir. Ressentir ce coup violent en sa chair gémélaire. Sans doute a t il vacillé, pris de froid, comprendre que j avais disparu et s il etait devant Celui sur cette croix, il a dû lui demander pourquoi ?

J ai si sommeil ce soir...Il n y aura pas de trousse dentelle et je te tombe la chemise sous les étoiles. Nous ne nous aimerons pas.
Pas que je ne veuille, juste que...je ne ressent déjà plus rien. Et c est bien. Je suis brisée..de fatigue, ça doit être cela. J ai toujours cru que se serait dans la fureur d une bataille ou alors dans mon lit, sereine, sans m en rendre compte...Par contraste au tumulte de ma vie que je m eteindrai...

Finalement je meurre où je dois...Là où je ne suis déjà plus...C est injuste..
Non... Ce n est qu un reve...Je repose et demain...
Je l ai vu, respiré, mais dans le vitrail il n y avait déjà plus que cette lune et ce soleil..Pourquoi brille t il fort à cette fenetre la haut ?
Ne laissez pas cela se faire....S il vous plait. Pas mes Plumes c est déjà tout que je perd...Les Lueurs ne détruisent pas, elles ne sont halos legers...

Je lui ai souris une dernière fois, comme toujours..A mon insu et malgré moi, autrement je n ai jamais su..Lucius Y SAIT FER...

Je reve encore, un Falco immense les mains tendues, il lance des boules de feu pour réchauffer les frileux, mes enfants devenus grands et tout ces gens qui dansaient sur un air enjoué. Ils célébraient la Navarre...

C est beau de rever. Je pars.. je veillerai sur elle...Celle qui ne naitra pas. Elle me ressemble un peu et je l ai emmené avec moi. Elle tient ce dessin de Bestiole...C est peut être mieux pour elle, pauvre Ange, on l aurait appelé Canard...Vois... je dors les yeux ouverts..Pour mieux t apercevoir...Pardon si ce soir je dors si tôt...Si je m etale longuement juste que c est la derniere fois..Je viens de comprendre et j ai un sourire malgré tout, pour que ce pinceau le prenne...Cadeau...
Voilà...c est fini...Le voile retombe...Toi qui m a ouvert les yeux sur le monde, à ta façon, referme les...

Tu sais combien j ai toujours eu peur du silence et du noir...

Chuut je dors dans tes bras..comme toutes nos nuits..
Juste que demain...le jour sera là..Et que je n y serai pas...
Chuuut je dors, surtout ne soyez pas sages...
Chuuut...C etait ma derniere seconde et tourne encore le monde...
Chuut...Sans dernier souffle, pour l emporter ton parfum..
Tu sens bon.

Chuut...J ai tant à faire la haut..Avec l oiseau et le chapeauté nous nous disputeront pour savoir laquelle des sept fontaines nous prendrons d assaut en premier...Quel nuage nous passerons franc...Pour faire bouger, animer les cieux et entendre rire...rire...rire...et rever...



Citation:
THE END....
--Sonja_la_boheme


Du monde… Le voilà le premier manqué de ce mystérieux compère… Le voilà le pourquoi de ce mauvais pressentiment qui lui étreignait les tripes depuis leur départ de la Truanderie. Une bibliothèque pleine de monde. De trop de monde… Une bibliothèque d’abord, drôle de cible pour les analphabètes qu’ils sont tous… C’était couru d’avance qu’ils n’y seraient pas les bienvenus…

La dague est dégainée, campée solidement sur ses pieds le regard qui analyse tandis que y’en a un qui prend pas cette peine. Le compère dans la lumière de la bibliothèque est d’un coup moins mystérieux… cette trombine, la Bohémienne elle la connait que trop bien évidemment. Un disparu qui refait surface… Une bouteille à la mer…
Pas de joie, c’est dans un traquenard qu’il les a attirés.
Pas de colère, ‘l’a jamais jouit de tout son ciboulot le bonhomme, à l’instar de sa fille.
Et puis les sentiments, pas le temps dans l’immédiat. Tout se déroule si vite… Un coffret qui se répand avant de prendre son envol bien malgré lui… ça c’est ce qu’on appelle foutre l’argent par les fenêtres ! Un père encapuchonné qui se prend un carreau, le gamin qu’est relâché, un chef et une comtesse défenestrés après s’être blessés … fait pas bon d’être à la tête de quoique ce soit, on finit par perdre la sienne et cavaler à la suite de l’or…

Ca sent le roussi…

Devant le manque de coopération de la servante, Sonja se hâte de ramasser tous les objets brillants qui lui tombent sous la main… La Sentinelle cavale déjà , qi y’a quelque chose à faire pour le chef elle le fera, en attendant c’est dans l’intérêt de tous de ne pas être venu pour rien, ne pas faire chou blanc, ne pas récupérer que des blessures et se nourrir du goût du sang… Ne pas connaitre l’échec une fois de plus aujourd’hui… Alors les mains, s’agitent, frénétiques, remplissent le sac de toile, empochent, se saisissent et s’approprient tout ce qui leur passe sous les doigts…

Ca sent vraiment le roussi…

Sonja cette odeur triple buse ! Un œil relevé, une conscience qui remet un pied dans le monde réel...en enfer. Les flammes montent…. Raven remonte.
Soulagement. Si la troupe a perdu la tête en venant au château ce soir, elle n’aura au moins pas perdu sa tête.

- Tuemouches, prends le marmot. Sonja, on file !

Le chef a parlé. Un chef qui ne meurt même pas alors qu’on le précipite par une fenêtre de tout plein de pieds de haut. Alors un chef comme ça on ne tergiverse pas, on ramasse les dernières babioles à portée de nos ongles crochus et on met les voiles… en vitesse !

Radeau de la Méduse… Des puants dépenaillés, Liverté en étendard, tous dans la même galère.

Court ma belle, court. Si t’as ni ailes ni voile, t’as quand même le feu aux fesses…


pnj
Elle le regarde encore , esquissant un sourire, comme il est heureux de la voir…

-« Non…

Ce n’est pas qu’elle parte dans la nuit…
Tu as si peur du noir.
Ce n’est pas qu’elle le laisse.
Je pars avec toi.

L’oreille posée sur son cœur…T’endormir en douceur…
Le mien bat encore…. Et rêver.
Et les mots n’ont pas sens…
Je te berce…

-« Oh, Ma petite créature naïve, où es-tu partie…
Je deviens vieux et j'ai besoin d’un endroit où me poser
Quand va tu me laisser entrer, dis ?
Je me fatigue et j'ai besoin de quelque part où recommencer
Et si tu as une minute, pourquoi n'irions nous pas…
…En parler dans un endroit qui n'appartient qu'à nous ?
Ceci pourrait être la fin de tout
Alors pourquoi n'irions-nous pas
En cet endroit qui n'appartient qu'à nous ?*


Et elle dort. Sa lumière éteinte. La nuit reprends ses droits.

Il ferme ses yeux. Sa main entière, il caresse encore sa joue…
Tu es encore partie sans moi, ma douce.
Et ses yeux à lui se ferment aussi, une minute le visage dans ses cheveux.
Emporte l’amour, emporte l’espoir, emporte mon âme, qu’ils te réchauffent.


-« A plus tard…

Je te demande la miséricorde.

Il emporte l’ensommeillée. Tout en douceur. Entre ses bras.

Il se retourne, face à un gourdin, une ombre.


-« Ma femme… Ma…

Je te laisse l’avance. Je lui laisse l’avance.
A plus tard, mon amour. A bientôt, ma haine.


-« MA femme… est morte.

Il passe entre elles. Vide. Pli amer en coin de lèvre.
Une vie pour un souffle...


[traduction libre (et un peu magouillée) de somewhere only we know de Keane]
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