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[Rp] Suivre la charrette...

Tyecelin
Bien évidement ce rp est ouvert à toutes et tous, petits et grands qui avez l'immense chance de croiser la troupette sur les chemins du Béarn. Alors n'hésitez point, tant que cela reste dans la cohérence et la bonne humeur générale.




Nos cœurs battent.
Tandis que nos pattes.
Avancent sur le chemin
Nous tenons nos mains.
Nos doigts s'entrelacent
Et sans jamais ne se lassent
Nos yeux se regardent.
Jusqu'au fin fond de la rade.
J'irai pour vous au bout
De tous ses remous.


Attention, baladin amoureux. Autant dire que parfois ce n'est pas tout rose.
Mais au moins il a le mérite de donner sa prose à la Belle de son cœur.
Bon, il est vrai que parfois elle semble hermétique à ses paroles, mais rassurez vous amis (es) lecteurs (trices), il ne le voit point lui.
Tout énamouré qu'il est. Ah oui... il vous faut un petit come back comme on dit, enfin, restons françois,
un petit retour en arrière afin de tout bien comprendre.


Voici quelques jours, notre troubadour Tyecelin est entré à la Confrérie pour y suivre son apprentissage. Il était en Toulouse,
dans une taverne fort accueillante au demeurant quand entra dans un halo de lumière une jeune femme toute auréolée de sa chevelure d'or
comme la sienne d'ailleurs. Là, allez savoir pourquoi, comment, il reconnut en elle la femme de ses rêves.
Il est vrai aussi qu'il avait pris un coup sur le front auparavant durant une représentation théâtrale. Peut être que cela lui avait tourné le ciboulot?
Qui sait, ou saura un jour. Quoiqu'il en soit la jeune femme s'en revenant de guerre, un triste fardeau sous le bras,
se laissa quelque peu aller à ses pitreries et accepta qu'il accompagne le groupe. En espérant n'avoir rien oublié...

Donc les voilà, groupe au complet entrant en Béarn. Une petite fille qui se dit grande, Louise. Une filleule de la jeune femme blonde, Djenesa.
Une amie de la jeune femme blonde, Sandrae et la jeune femme blonde sublimissime, Karine.
Et notre apprenti troubadour courant gaiment devant sa Belle dans la campagne béarnaise cherchant vainement des fleurs à lui offrir.
Il est sur que ce n'est point trop la saison, mais bon allez le lui dire vous à cet homme sous le charme qui versifie à tout va.


Ho sombrero de la tête
Toi qui cache le ciel
Alors que la charrette
Dans un bruit de gamelle
Glisse sur les chemins
Qui nous ferons voir demain
Orethez la belle
Et sa réserve de miel

_________________
Apprenti troubadour à la Confrérie
Kar1
Heureusement, comme par habitude, la Louise conduit, une fois de plus, la charrette. Tirée par notre cher et tendre ami Canasson, cette dite charrette pu ralentir le pas arrivée en Béarn. Ici, ils étaient autorisés à séjourner, et ce pour autant de temps qu'ils le voulaient. Que c'est fatiguant tout de même. Petite parenthèses pour vous amis lecteurs. Le masculin l'emporte sur le féminin, comme toujours. Mais il n'y a qu'un Troubaba accompagné de quatre femmes. Ne devrait-on pas déroger à la règle et laisser le féminin prendre le dessus pour une fois. Pis le Troubaba, c'est un homme? C'est vrai de vrai ça?

Heureusement qu'il n'y a que son inconscient qui permet de me lire, sinon il serait bien triste d'entendre ce genre de balivernes. Bien sur qu'il est homme, et de plus l'heureux élu de la blonde. Blonde qui fait tout le temps des ravages par ou elle passe. Allez savoir pour quoi c'est lui qu'elle a choisi plutôt qu'un autre. Et puis, rien à voir avec ce Noir discret, truand et gardant ses sentiments pour lui.

Enfin bref,ce que j'en dit de ce féminin hein. A partir de maintenant, ce sera elles plus le Troubaba.

Or donc, la troupe féminine et le Troubaba s'en sont allés vers l'océan. La raison est bien simple. Assouvir le dernier désir de Liam. L'Atlantique sera donc le tombeau de ce dernier, la poussière parcourera le monde entier à défaut de lui, en chair et en os, sur le bateau qu'ils voulaient construire. Qu'ils auraient du construire depuis belle lurette d'ailleurs. Allez savoir ce qu'elle a dans la tête maintenant la blonde. Depuis que le Troubaba s'est imposé dans sa vie morose, elle voit des papillons voler de toute part. Quelle idée.. Devenir une bizoubizou! Ah non ça jamais!

Alors pour se faire, Karine a trouvé remède. Elle garde dans un coin de sa tête les paroles rimées du Troubabarbe à papa et fait preuve d'indifférence, juste pour l'endurcir légèrement. Sait il vraiment dans quoi il s'est embarqué? Une femme qui fait la guerre, qui sourit à la vue du sang, qui apprend à une fillette haute comme trois pommes à se battre et qui aime à ouvrir toutes sortes de bourses..

Il se doit d'y être préparé. Il se doit de devenir un mini peu moins maladroit. Il se doit de faire sa place dans la troupe de donzelles.

Alors, c'est le petit matin, Karine a dormi dans sa charrette. Elle ne sait même pas si d'autres l'ont suivi, ou si ils ont tous marché à ses cotés voulant sentir le froid le parcourir les reins. En tout cas, ses cheveux sont en bataille comme jamais, sa bouche est pateuse et ses yeux sont bouffis.
Ahhh.. Nous retrouvons notre chère et tendre Blondine dans toute sa splendeur.

Soif.. Autoritaire, tête dans le paté.


J'ai soif!
Quand qu'c'est qu'on arrive?

_________________
Karine de Pommières.
Tyecelin
Donc voilà le topo. Un pauvre troubadour au milieu d'une tripotée de femmes mangeuses d'hommes. Il n'avait qu'à bien se tenir le Tyecelin.
mais que l'on se rassure, il n'avait point la peur au ventre. enfin pas de celle que l'on peut ressentir avant une bataille.
Non celle que l'on ressent quand une jeune femme blonde de chevelure vous dit en taverne.
Là il en avait eu les tripes retournées ne sachant trop comment le prendre et s'y prendre surtout.


"j'ai envie de vous... toi... bordel!!!"


"mais ... euh... Karine... c'est que.. enfing... vous voyèg... j'ai... jamais couchèg..."


Il avait baissé la tête tout rouge et penaud. Elle l'avait regardé sans doute avec tendresse avant de venir lui prendre la main et le guider.
Et puis cela lui avait rappelé la Savoie. Pourquoi me direz vous et bien parce que je vous répondrai. Alors qu'elle le caressait doucement il lui raconta sa mésaventure.


"Ah... il faut que je vous raconte damoiselle... ce que vous faites làg... une autre personne me l'avaig montrèg déjàg... enfing...
pas aussi doux que vous... disong... rahem... qu'elle était entrèg en taverne et que sans rieng demandèg, elle s'étaig emparèg du manche.
Que ne fut ma surprise vous vous en doutèg... Enfing... elle semblait savoir ce qu'elle faisaig... Et puig... elle voulaig me donnèg des cours de cheval... mais sans cheval... alors là... pfiouu... je n'ai poing comprit.
Et elle me serrait plus fort... j'avaig chaud... un peu comme maintenang tieng... et... et... "


Il la regardait faire et se déshabiller lentement également. Les rougeurs revinrent au galop et il passa par toutes les teintes possible et imaginable lorsqu'elle laissa tomber sa robe sur ses chevilles. Il y eut un grincement de dents, ou nous appellerons cela un gémissement étouffé et se fut la débandade dans la minute reprenant son récit tant bien que mal avec un air satisfait de lui tout de même.


"Et... elle me dit qu'elle m'attendrait chez elle, qu'il fallait que j'apporte son dinèg, soit un poissong, une viande ... et qu'elle se feraig une joie de m'offrir le desserg... Vous...vous... êtes très belle..."


Oui, enfin, il lui dit ce que par quoi il aurait du commencer. Qu'elle était très belle. Même s'il n'en douta point un instant. Loin de là. Mais les mots n'avaient pu transiter de son esprit à sa bouche qu'avec une lenteur monotone que son cœur entendit bien avant les oreilles de la Belle. Je ne suis pas très clair là... rahemm... Bon passons.

Il cheminait donc depuis la veille. elle l'avait quitté pour aller se reposer un tantinet. Il avait été un peu déçu qu'elle ne l'invite point mais ne s'en était pas offusqué plus que cela sachant bien que cela ne faisait pas longtemps qu'ils se connaissaient.
De plus elle devait effectuer comme un pèlerinage de dernières volontés de son compagnon.
Tout de même il commençait à avoir mal dans ses bottes. la charrette avait semble t'il quelque peu accélère. Peut être que la petite grande Louise avait donné plus de mou pour le semer. C'est alors que...


J'ai soif!
Quand qu'c'est qu'on arrive?


Raisonna dans la campagne à l'approche des remparts de Tarbes la Belle comme lui dira bien lus tard une habitante de ce joli village peuplé d'irréductible béarnais. Ni une ni deux il s'approcha, sautant presque au cou tendu de Karine lui faisant le premier baiser du réveil.


Bientôt ma mie!!
Comme je vous l'ai promis
J'ai aperçu entre deux virages
Le clocher d'un village.
Il ne fait aucun doute.
Que c'est le bout de notre route.
alors comme il vous plaira
La soif vous pourrez étancher
Et moi l'envie de vos baisers.

_________________
Apprenti troubadour à la Confrérie
Djenesa
Tarbes... La dernière fois qu'elle y avait mis les pieds, c'était sept ans auparavant et avec une troupe bien différente. A l'époque, c'était elle la meneuse. A l'époque, il y avait un but à son errance. Les choses avaient bien changé. A présent, elle était celle qui se faisait le moins entendre, elle qui devait être la seule à avancer sans réelle raison dans ce groupe étrange. D'ailleurs en faisait-elle vraiment partie ? Marchant d'un pas vif comme à son habitude, derrière cette charrette dans laquelle elle montait le moins souvent possible, elle jeta un coup d'oeil à ses compagnons de voyage. Une mioche exaspérante, un troubadour maladroit et deux guerrières effrontées... Elle n'arrivait pas à se sentir des leurs. Elle savait qu'elle était l'unique responsable de cet état de fait. Et elle ne réussissait pas à savoir vraiment pourquoi. Quoique. Enfin ! Tant qu'elle réussissait à donner le change...

Dans un soupir, elle secoua la tête et dans le jour naissant, abaissa sa large capuche pour laisser l'air froid la dégourdir. Son visage était fermé. Trop sans doute. Elle dormait peu, pensait beaucoup et ne disait rien ou si peu de choses. Des mots épars, des monosyllabes. Elle contrastait et ce n'était pas peu dire, avec le seul homme de la troupe qui n'hésitait pas à ponctuer le chemin de ses vers. Et évidemment, son attitude froide et distante n'était pour plaire à tous. Trop rabat-joie sans doute. Mais Djenesa n'en avait cure.

Il fallait comprendre. Elle avait été prise par surprise, en traître, mais il fallait bien l'admettre. Avoir repris les routes ranimait des souvenirs et des blessures que la brunette pensait enfouies à tort. Son voyage vers Castres n'avait pas eu le même effet. Ses plaies étaient encore à vif à cette époque. La douleur était encore sa compagne.

Mais voilà. Elle s'était fixée, sans vraiment s'en rendre compte. Elle n'avait aucune affection pour Castres ou sa région. Elle n'y avait aucun lien, rien. Sauf une chose. Un chez-elle. Et c'était une cruelle vérité qui s'imposait à elle, pas après pas. Cette petite maison qui ne payait pas de mine, à qui elle accordait jusque là si peu d'importance, était ce qui se rapprochait le plus d'un foyer. Et ce petit sentiment de perte qui lui pinçait le coeur réveillait une douleur plus profonde et amère qu'elle tentait de faire taire à tout prix. Elle ne pouvait pas se permettre de montrer ses faiblesses à ces compagnons qui quelques jours avant n'étaient encore que des inconnus. Sauf Karine, bien sûr. Et en parlant de l'énergique blonde, Djen pariait qu'elle risquait fort de la voir lui demander des explications pour son humeur désastreuse.

Bon elle ne causait pas de problèmes, c'était l'essentiel. Mais à vivre ensemble, des frictions apparaissaient rapidement. Et une remarque anodine ou une humeur chagrine pouvaient avoir de fâcheuses conséquences. Elle était trop prudente, trop méfiante, elle le savait. Avec son humour froid, si ironique, et son cynisme, c'était ses deux plus grands défauts. Il fallait qu'elle se détende. Elle réfléchissait trop, comme toujours.

Il valait mieux qu'elle pense à des choses plus terre à terre. Comme ce cheval qu'ils devaient trouver pour la gamine et surtout soulager celui qui les conduisait déjà. Ou à Karine qui venait de se réveiller et commençait déjà à râler.


"Comment fais-tu chère Marraine pour être déjà en forme à peine levée ?" demanda-t-elle de ce ton narquois qui la caractérisait tant. Pas de doute pour la brune : la blonde saurait lire entre les lignes. D'autant plus qu'elle enfonça le clou :

"Oh mais au fait j'ai failli oublier : Bonjour, comment s'est passée votre nuit ? Bien, je te remercie Karine !"

Elle ponctua toutefois sa taquinerie en lui jetant une gourde d'eau presque vide mais pas tout à fait et un de ces affectueux sourires qu'elle n'offrait que rarement. Sans un mot supplémentaire, elle laissa Tyecelin jouer son rôle d'amoureux. Elle détestait tenir la chandelle. Alors elle accéléra un peu le pas pour se retrouver cette fois à l'avant de la charrette et donc avoir une vue dégagée sur le chemin. Même si cette position signifiait être plus près de la mouflette qui tenait les rennes. Que vouliez vous ? L'ancienne mercenaire n'avait jamais aimé la marmaille. Bruyants, capricieux et présomptueux, ils l'agaçaient alors que le monde qui l'entourait et les parents en premier lieu, les aduler exagérément. La patience n'était pas l'une des vertus de la jeune femme.

M'enfin, risquer la présence de la Louise était toujours mieux que de voir le Triste Sire et sa Marraine la fée mal réveillée se bécoter de bon matin. Et puis peut-être pourrait-elle discuter un peu avec Sandrae, qui sait ? La fin de leur étape n'était de toute façon plus très loin.

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Dans la vie, il y a deux types d'individus : ceux qui tiennent l'épée et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... :p
Kar1
[Cloché de Tarbes au loin]


Au moment ou la blonde sort sa tête de la charrette atypique, elle souhaite ravaler ses mots aussitôt. Karine se veut autoritaire parfois, mais finalement, ce n'est rien que pour se donner un genre de méchante. Parfois ça marche, parfois non. Mais à cet instant, ses yeux se rivent sur Djen. La meneuse ne pouvait être plus ravie que d'avoir cette donzelle anciennement Mercenaire à ses cotés. Elle l'avait accueillit comme il se devait à Castres et elle continuerait de le faire jusqu'à plus soif. Plus soif.. Plus soif.. Mais oui elle a toujours soif l'emmerdeuse.
Pourtant, elle ne pipe mot. Quelques secondes se passent entre ses lèvres qui se remuent et le moment ou le Troubaba les lui attrape pour lui faire le baiser endormi du matin.

La deuxième déserteuse de Castres qui n'est autre que Djen ne semble pas vraiment d'humeur à sourire. C'est depuis qu'elles plus le Troubaba (je vous avais prévenu hein) avaient quitté Toulouse. Avant même. Pendant les retrouvailles dans cette taverne. Karine qui se fait séduire. Difficile. Toujours faire passer ses amis, sa famille avant. Mais comment Tyecelin aurait il pris l'audace de la blonde de le laisser en plan. Remarquez, comme l'ont si bien dit Sandrae et Djen à plusieurs reprises ce jour là, suffisait de lui dire clairement de dégager et le tour aurait été joué. Mais au lieu de cela non, elle avait simplement rit à l'arrivée de la Poitevine, mais avait que trop peu regardé sa fillote. Et pourtant.. Elle en sait tant sur cette femme trentenaire qui fuit son passé continuellement. Karine se souvient de ces longues soirées estivales ou les histoires allaient bon train. La fuite, son bras droit, la dispersion de toute une équipe. Il avait été difficile pour Djen de tout enterrer au fond de sa tête.

Alors elle prend les paroles de cette dernière à un degré qui n'est décelable que pas elles deux. Karine ne veut en aucun vas aborder le sujet devant les autres de peur que la Flamande ne se renfrogne complètement et se sente encore moins à sa place dans cette troupe.


"Comment fais-tu chère Marraine pour être déjà en forme à peine levée ?"
"Oh mais au fait j'ai failli oublié : Bonjour, comment s'est passée votre nuit ? Bien, je te remercie Karine !"


Qu'aurait-elle fait en temps normal. Elle aurait encore plus râlé bien sur la Karine. Elle serait rentrée illico dans sa tannière et n'en serait pas ressortie avant d'arriver aux remparts ou il aurait fallut montrer le laissez passer qu'elle seule possède. Au lieu de cela, elle prit un air bien plus enjoué pour montrer à l'emmerdeuse de fillote (oui oui elles sont toutes emmerdeuses sur les bords, suivez?) qu'elle la comprend malgré ses sous entendus. C'est d'ailleurs sans broncher une seule seconde que la blonde encore à moitié endormie reçut les quelques gouttes restantes d'une gourde, en plein visage. Karine sait pertinemment qu'il n'y a aucun mal venant de sa fillote.

La blonde se laisse ensuite faire par le Troubaba qui lui saute au cou. Les baisers sont doux et agréables au touché. Le novice semble apprendre bien vite et ce n'est pas pour déplaire à la blonde. Peut être que son entrain risque de la faire grimacer à l'avenir mais il faut faire preuve de patience, et l'encourager dans le bon sens. Blondine y travaille d'arrache pied. "Rien ne sert de courir, il faut partir à point".
Un de ses yeux est toujours rivé sur la jeune femme cynique. Leurs regards se croisent une seconde. Les deux se comprennent sans forme de procès aucune. Elle la zieute s'éloigner, un peu plus sereine, sachant que de toute façon, avant une prochaine escale, elles discuteraient, comme elles avaient l'habitude de le faire quelques années plus tôt.

Karine reprend alors son air ronchon, son poil de bête et son accent à couper au couteau. Euuh.. Moins que celui du Béarnais à vrai dire maintenant.Elle lance alors à haute et intelligible voix, certaine que tout le monde entende.


Et l'Brigand chewal.. Z'avez vu d'quoi dans l'coin?
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Karine de Pommières.
Tyecelin
Une gourde qui vole, juste avant que notre troubadour ne se pende au cou de sa muse. Le regard est étonné, puis se tourne vers la jeune femme qui prend la tangente certainement dégoutée de ne point avoir ses faveurs. Il rit sous cape avant de s'accrocher aux lèvres appétissantes de Karine.
Même les cheveux en pétard, il l'aime. Serait ce cela que l'on nomme l'amour aveugle. Et ne dit on point que l'amour rend justement aveugle? Ah amis (es) lecteurs (trices) voyez combien il est doux ce baiser, ses baisers. Mais c'est vrai qu'il prendrait de l'assurance le coquin!!!

Mais revenons à la question fatidique de Karine. Ou trouver un cheval pour en faire cadeau sans nul doute possible à la petite Louise. Oups, pardon, la grande Louise. Si elle m'a entendu cela va être ma fête...
Tarbes était en vue. Peut être trouveront ils leur bonheur, les uns comme les autres. Notre troubadour lui a n'en point douter. Il l'a déjà trouvé au risque d'être laissé sur le carreau un jour ou l'autre. Mais même cela, il n'y prend garde tout dans sa bulle dorée qu'il est. Mais gare, plus dur sera la chute.

Mais pour l'heure, la charrette passe sans encombre les barrages filtrant, Il parait que le Lion de Judas est encore présent. Cela lui en rappelle des souvenirs à Tyecelin. Il ne manque pas d'ailleurs de reprendre sa Belle. Oui, oui, vous avez bien entendu. Il la reprend alors qu'ils sont en taverne, à siroter un godet.

Ah nong, Karine... il faug dire Le Lion de Judas... Et çag, je le saig, pfiou... la tombèg qu'il m'a mit leur tête pensante la fois ou je l'ai croisèg en taverne à Genève...

Il secoue la main en prenant un air offensé. Il est vrai que de part son voyage initiatique notre troubadour a vu un peu de pays. Béarn, Armagnac, Toulouse, Languedoc, Dauphiné, Bourbonnais Auvergne, Bourgogne, Savoie, Helvétie, Franche Comté. Il ne parait comme ça hein? Et oui, il a bougé un peu tout de même. Et rencontré quelques grands de ce monde. Dont Sanctus. Pas pour autant que cela fait de lui un méchant pas beau à mettre sur toutes les listes noires, rouges, vertes violettes du Royaume de France et de Navarre. Bref fermons cette parenthèse et retournons les voir tous en taverne voulez vous...

Je suig formel!! Le Lion de Judas!!
Un petit godet pour faire passer?


Il commençait à la taquiner aussi. Et puis il faut aussi bien dire que Louise c'était découverte une nouvelle amie en la mairesse de la ville damoiselle Ingenue. Une sombre histoire de famille encore. Tyecelin n'y portait point trop attention trop occupé à bécoter Karine, qui lui faisait de plus en plus d'avances. Ce qui n'était point pour lui déplaire bien au contraire. Mais il la savait en deuil et ne voulait point lui forcer la main. Et puis pour quoi faire. Il se le demandait bien. Il avait bien discuté un peu avec Adelin à Castelnaudary, mais celui ci ne l'avait guère plus aiguillé sur les façons de s'y prendre avec une femme alors il allait se débrouiller seul. Il en avait l'habitude.
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Apprenti troubadour à la Confrérie
Thwaite
Thwaite et sa famille avaient raté le départ mais avaient réussit a rattraper leur retard sur le joyeuse troupe.

Le barbu avait laissé une ville pour la deuxième fois, Castres puis Toulouse, mais son départ fut moins dur de Toulouse que de Castres. Il avait beaucoup vécu à Castres, il en gardera de bons souvenirs et de bons amis, à Toulouse il avait rencontré des personnes super d'un peu tout le comté et d'ailleurs.

Mais il avait besoin de quitter ce comté, laissant ses souleurs, sa boutique et des espoirs. Il espérait néanmoins qu'il n'avait pas fait tout cela pour rien.

Il se grattait le bouc doucement, les yeux perdu vers l'horizon, il devait ne plus s'inquiéter de tout cela, et voir l'avenir, retrouver le goût de rire et de s'amuser. Il avait vu tellement de choses, entendu trop d'injures et de blasphèmes.

Il était comme ça, il ne pouvait accepter que les petits souffrent des grands, que les enfants souffrent des adultes, que les femmes souffrent des hommes. Il luttait contre l'injustice depuis toujours.


Il se tourna vers sa femme et lui dit.


Coucou mon amour, tu as bien dormis? Aaron dort encore.

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Djenesa
(Bon c'est pas un chef d'oeuvre ce message... ¬.¬''')

Si Djen avait pu avoir accès aux pensées de Karine, elle en aurait été désolée. Évidemment que la blonde n'y était pour rien quant à son humeur maussade. Ce n'était qu'un concours de circonstances fâcheux. La flamande n'aurait jamais réagi ainsi, si elle n'avait, non pas quitté, mais fuit Castres. La brune avait très rapidement compris les raisons qui poussaient ce voyage vers l'océan. Son amie n'avait pas eu besoin de lui expliquer de vive voix. L'absence du Noir qu'elle avait rencontré brièvement, et ce regard dans les yeux de sa Marraine qu'elle ne connaissait que trop bien, avait suffit à la mercenaire pour comprendre le drame. Alors que Karine trouve un peu de réconfort auprès du Triste Sire, elle en était heureuse, et ne reprocherait jamais à son amie de la délaisser. Même si cela la projetait face à sa propre solitude et ses faiblesses. Comment pouvait-elle en vouloir à celle qui l'avait tant aidée à éloigner ses démons ?

C'était justement parce que ces démons s'agitaient que Djenesa était si mélancolique, et non parce que Karine réapprenait à vivre, même si elle n'aurait jamais parié sur ce troubadour pour ça. La brunette était taquine, moqueuse, parfois dure et blessante mais quand il s'agissait de sa marraine, ce n'était toujours qu'un jeu. Ses remarques n'étaient jamais sérieuses. Et la Flamande adorait voir la Bourguignonne répondre à ses attaques. Et le fait qu'elle ne le fasse pas ce matin-là indiqua à Djen que Karine avait compris ce qui se passait dans sa caboche. Et le regard qu'elles échangèrent la conforta dans cette idée. Quand elles seraient seules, elles en parleraient. Parce que la meneuse avait raison. Tenter de percer la muraille de la brune sans prendre de précautions, c'était comme attaquer un mur à la petite cuillère... Peu efficace. Oui, elles étaient toutes les deux des emmerdeuses finies, c'était vrai. Mais n'était-ce pas pour cela qu'elles étaient encore en vie ?

Mais dans tout ce merdier, s'il y avait une chose qui était sûre c'était et, heureusement pour cet imbécile, que Djenesa n'avait également aucun moyen de savoir ce qu'il pensait... Ses faveurs... Non mais pi quoi encore ! Elle n'avait aucune envie de dégobiller sur la route, merci bien ! Il apprenait peut-être vite, ce que la brune avait pourtant bien du mal à imaginer, mais il était encore loin du compte, pour sûr... Djenesa se demandait même s'il savait délasser un corset sans se coincer les doigts. Pi elle aimait pas les blonds... Enfin bref, arrêtons là le portrait du malheureux. Tout ça pour dire que Tyecelin avait tout intérêt à garder ses certitudes pour lui. Il avait encore bien des choses à apprendre sur les femmes le damoiseau, et surtout sur les emmerdeuses. Et Karine avait pour sa tranquillité d'esprit tout intérêt à prévenir son Triste Sire de ce qu'il risquait à casser les pieds de la volcanique Flamande. Et la grimace qu'elle lui offrit en partant était suffisamment significative. Gardez vos distances, surtout ! ¬.¬

Arrivé à Tarbes, la première chose que le groupe de voyageurs fit, était évidemment de s'arrêter à la première taverne venue. Et comme à son habitude, la brunette se commanda une tisane. Nan parce que bon, la bière de bon matin, c'était pas pour son estomac. Elle s'attabla au comptoir comme toujours écoutant simplement le Triste Sire débiter ses histoires. Suffisait de pas grand chose pour le relancer, c'était peu de le dire. Au moins il faisait l'animation du voyage, pour au moins trois. Le Lion de Judas... Djen ne comprendrait jamais pourquoi les Hommes se sentaient obligés de tuer son voisin pour une question de croyances... Quelle importance si la façon de prier n'était pas la même franchement ? Pas à dire la religion c'était vraiment le bordel ! Sirotant sa boisson, elle jeta un coup d'oeil au Sire Tyecelin. Semblait avoir bien bourlinguer aussi celui là comme chacun d'entre eux. Les apparences étaient trompeuses. Genève. A l'évocation de la ville, une foule de souvenirs lui revint en mémoire et la jeune femme détourna une seconde son regard vers l'une des fenêtres sales de l'établissement. Voila ce qu'elle craignait dans ce voyage : la nostalgie.

Il fallait qu'elle se secoue alors elle préféra laisser ses pensées trainer sur des questions plus concrètes :


"Bon c'est bien joli tout ça mais la lance de Thwaite est en retard et le Canasson est au bord de l'épuisement. La suite des festivités ?" demanda-telle de sa voix neutre, montrant qu'elle ne demandait là qu'un complément d'informations sans sous-entendus.
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Dans la vie, il y a deux types d'individus : ceux qui tiennent l'épée et ceux qui creusent. Toi, tu creuses... :p
Carmeli
Grand départ, toute leur fortune étant dans la charrette. Sans un regard en arrière Thwaite fit démarrer la charrette.

Plus facile que ce qu'elle pensait de partir de Toulouse, plus rien d'attachant a ce comté. Elle se retourna regarda si son fils était avec eux. Le petit les avait déjà fait prendre un jour de retard sur la lance de Karine. Il n'avait pas trouvé meilleure idée que de partir à la pêche au moment du départ, les forçant à le chercher reportant leur départ.

Bon cette fois il était là, la charrette avançait gentiment dans les chemins de campagne. Carmeli regarda son époux les trait tirés l'air grave. Comme elle aurait aimé apaiser son mal être. Elle glissa sa main dans la sienne lui murmura des mots tendre. Il resta silencieux, elle fixa l’horizon heureux d'être avec les personnes qu'elle aimait le plus.

La nuit commençait à tomber, Thwaite en bon époux lui dit qu'il allait conduire toute la nuit. Elle alla se coucher dans la charrette aux cotés de son fils.
La nuit fut assez agitée par les secousses de la charrette et par tout un tas de cauchemars. Au petit matin elle se réveilla la tête dans le ...


Coucou mon amour, tu as bien dormis? Aaron dort encore.

Bonjour toi elle sourit tendrement essayant d'oublier sa mauvaise nuit.

Oui, il dort à point fermé ...on est ou là ?
_________________
[
Thwaite
Oui, il dort à point fermé ...on est ou là ?

Nous sommes enfin à Tarbes, on a rattrapé notre retard. Par contre le cheval est fatigué, je vais m'occuper de le rafraichir et de le laver pour retirer sa sueur.

Thwaite retira les liens de Cheval, ben oui il connait pas son nom, alors comme on appelle un chat, un chat, ben un cheval, un cheval aussi.

Il devra d'ailleurs demander le nom du cheval à Carmeli, elle doit le savoir, fin bref, il tapota sa cuisse et Zane, son chien le rejoint, il avait marché a côté de la charrette, Carmeli étant allergique.

Il fit boire Cheval à l'abreuvoir puis l'arrosa doucement avec une eau fraiche, Cheval dressa ses oreilles de plaisir, poussant des petits hennissements.

Une fois désaltéré, lavé et séché, il le conduisit dans le padoque afin qu'il s'y repose.

Puis il rejoignit sa femme, qui avait enfin réussit à sortir la tête de son ..., et l'aida a descendre, et l'embrassa amoureusement. Il laissa un mot a côté d' Aaron pour lui indiquer où il se rendait.
Kar1
[LE Lion de Judas, prétexte à discorde aujourd'hui]


Ben ça y est, il a le chic pour la faire ronchonner. Et pas qu'un peu le Troubabarbe à papa. Ca l'emmerde un peu la blonde parce qu'il commence vraiment à réussir à l'amadouer. L'avait envie de se faire désirer un peu plus. Ouep, quand elle ronchonne c'est que Karine a de l'estime pour son vis-à-vis. C'est pas bien compliqué de noter la différence avec l'indifférence envers quelqu'un. Et ce Sanctus là, à être à cheval sur des principes douteux, qui permet au blond de la reprendre quand il y a erreur. Elle finirait presque par regretter ce blond maladroit comme pas deux. Mais encore une fois, il faut savoir que je suis ravie, moi narratrice, que ce Tyecelin en question ne puisse en profiter pour être maladroit pour la forme, parce qu'on a bien dit presque hein.

Ils sont en taverne à Tarbes quand il étale ses connaissances qui n'ont pas de fin. Alors, il faut que Karine trouve le moyen de le faire taire. Elle est forte en la matière. Si l'on pouvait la noter, elle serait déjà recouverte d'or et de diplômes pour ses plans faussement machiavéliques. Un sourire en coin, la main devient baladeuse. Un sourcil relevé suivi de près par un regard mutin et la voilà nue face à lui. Pour sur qu'il se tait. Pour sur qu'il en devient pivoine. Audace faite, un point partout..
Le jeu peut reprendre.

Mais la blonde ne s'arrête pas là. Elle le guide, lui montre des monts plus merveilleux les uns que les autres. Certains coins sont cachés dans l'ombre, humides. Il y fait chaud. Mais tout se tend. L'atmosphère devient électrique. Je passe les détails. On les dérange à chaque tentative de toute façon. Cette fois, la Mairesse de Tarbes et l'histoire de famille dont Karine n'est pas au courant pour un sou, font irruption. Et bien ce sera pour une autre fois, comme toujours. Peut être n'est ce pas plus mal. Peut être qu'ils ne doivent pas se précipiter, ce n'en pourra être que meilleur.
M'enfin quand même! Ca dur là.. Un peu.. Ou presque..

Pis il avait fallut repartir. Ca c'était de la faute d'une enchignonnée accompagnée de toute sorte d'amis cheveulesques. A force de se gratter, ça fait des trucs blancs, et ces trucs blancs, ben ils sont bouffables par d'autres trucs blancs, ou Noirs, mais vivants cette fois. Passons les détails, la blonde en sourit déjà. Donc, c'est à Pau qu'ils se dirigent. Toujours pas de Cheval Noir sous la main mais ça ne saurait tarder. Pis le plus important pour le moment, c'est de savoir que la suite troupesque est sur le point de les rejoindre. D'ailleurs..


"Bon c'est bien joli tout ça mais la lance de Thwaite est en retard et le Canasson est au bord de l'épuisement. La suite des festivités ?"

On les attend à Pau, on prend des chambres, on laisse le Canasson se r'poser et on s'affiche en taverne!

En voilà une réponse qu'elle est bonne. Pis LE Sancte est dans le coin. Vu deux fois en peu de temps. La première, pas de possibilité de se présenter plus que ça. Le Namay avait fait le coq, la blonde n'avait pas supporté. Alors là, fallait bien montrer qu'on n'était pas une poule. Ca marche pas du tonnerre au début, un coup de mou venant de la blonde. Mais la nuit tombe et son poil de bête pailleux doré redevient soyeux. Alors une blagounette vaseuse par là, un ronchonnement comme on les connait par ci et la blonde est ravie.

Mais, là ou il est bon de se retrouver, c'est dans cette couche partagée, collée contre un Troubaba, pour la première fois. Elle a hâte..

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Karine de Pommières.
Tyecelin
Et puis chemin faisant on commence à parler. Le groupe se découvre. Karine toujours aussi ronchon. Un vrai délice pour notre troubadour prenant un peu plus ses aises. Il l'adore que voulez vous. Il ne voit qu'elle. La grande Louise toujours à fatiguer sa tutrice. Tyecelin en sourit parfois en est attristé. Il faut bien dire que la gamine a du répondant et point sa langue dans sa poche. Et que dire de la filleule. Toujours dans son coin à renâcler on ne sait quoi. Elle parle peu, ou alors juste pour moquer le monde l'entourant. Mais bon, notre troubadour n'en prend point ombrage.

Pau se déssine au loin. Quelques fumeroles de ci de là pour indiquer aux visiteurs qu'il y a eu la guerre ici, il y a peu. Une taverne. Des rencontres. Sancte. Un nom qu'il avait ouir de par ses voyages sans jamais le rencontrer.
La discution tourne autour de la présence des helvètes. et là, allez donc savoir pourquoi, notre apprenti troubadour se lève, empoigne sa citole et gratte les cordes.


Tsing..Tsaing...Tsoiinng!!!!

Tout juste s'il ne monte pas sur la table et entame une ballade.

Oyez oyez gentes dames et beaux damoiseaux
Laissez moi vous contez l’Histoire.
Oui la grande Histoire, la Belle
Celle de Genève la rebelle !
Il vint là bas par les chemins.
Arrivé au bout il tua de ses mains.
Cité sanctuaire en deuil de son maire.
Vilement assassiné par un sicaire.
Fuyant la justice et les armes
Il se réfugia en Béarn.
Genève la fière demanda justice
Auprès des instances propices.
Mais sourdes oreilles elles fissent.
Énervant promptement les hospices.


Il marchait dans la taverne se penchant de temps en temps sur les personnes qui étaient présentes.

Notre Duché en sourit.
Hébergeant avec sauf conduit
Un auguste personnage
Qui déclencha la rage
De toute une cité.
Qui avec la rage du justicier
Traversa le Royaume
Avec armes et heaumes
L’insulte était là bien présente
Et malgré l’infâme qui débande
Les genevois se présentent
Face à Pau qui déchantent.
Moult batailles s’ensuivirent
Moult pauvres erres périrent


Arrivé vers Karine, il ne put s'empêcher de lui donner un baiser.

Tout cela pour un refus
Que la justice soit rendue
Ho !!! Vous qui m’écoutez
Vous habitant de mon Duché
Comment avez-vous pu
Laissez faire cela à votre insu.
Une guerre même gagnée
Qui vous aura bien sur coutée
La sueur de votre front
Et un terrible affront
Celui d’avoir eu l’indécence
De vouloir voir la balance
De la justice pencher
En faveur de la malhonnêteté.
Ou est donc la gloire
Ou est donc l’espoir
De voir un jour meilleur
Pour notre terre de cœur
Si nos dirigeant
Petits et grands


Tsing, tsing tsang!!!


Pour assouvir leur besoin de pouvoir
Se croient en devoir
De rendre justice par les armes
Aux risques de voir les larmes
De leurs citoyens désœuvrés
Sur leurs joues couler.
Pleurant qui un mari perdu
Qui un membre disparu
Devant cet amas de chaire
Pourrissant devant Pau la Chère
Oyez oyez braves gens
Donnez un peu d’argent
A ces hommes et femmes
Qui à leur grand dam
Ne cherchaient que réparation
Suite à cette aberration
Dont on fait preuve nos élus.
Et pour que leur soit rendu
Liberté et fierté
D’être Femmes et hommes
Tout comme nous le sommes.


Il laissa ses doigts tomber le long de son corps, la tête suivit le mouvement et il ne bougea plus un quart de seconde attendant la salve d'applaudissements qui ne saurait tarder plus.
Sur ce le Sancte en question l'invite à Montauban sous le regard pétrifié de la blonde muse. Mais déjà il se fait tard et toute la troupe présente ressent la fatigue du voyage. Et puis Karine l'avait invitée à passer la nuit dans sa chambre. Une chambre. Une vraie. Avec un lit. Il n'avait connu que le dessous de la charrette jusqu'à présent et il était aux anges. Surtout après qu'elle lui ait fait découvrir des endroits insoupçonné du Béarn.... ou d'ailleurs il faut bien l'avouer.

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Apprenti troubadour à la Confrérie
Izaac
[À peine le blond Phébus avait-il étendu sur la spacieuse face de la terre immense les tresses dorées de sa belle chevelure ; à peine les petits oiseaux nuancés de mille couleurs avaient-ils salué des harpes de leurs langues, dans une douce et mielleuse harmonie, la venue de l’aurore au teint de rose, qui, laissant la molle couche de son jaloux mari, se montre aux mortels du haut des balcons de l’horizon du levant, que le fameux reître genevois, abandonnant le duvet oisif, monta sur sa fameuse mule Ingeburge, et prit sa route vers l’antique et célèbre cité de…]

Comment donc que ça s’appelle ici ?


Izaac scrute. Grognements. Dans une ruelle, un fort sanglier ou autre gorêt domestique franchement du matin, saillit sa laie, franchement du soir... Respectant scrupuleusement le troisième commandement du manuel du compagnon reitre suisse, le cavalier écarte prudemment sa monture. Laissez les animaux en paix, est-il écrit. Ils vivent dans la nature et s'y reproduisent. Laissez-les tranquilles. Respectez leurs abreuvoirs, leurs lieux de ponte, leurs dortoirs, leurs nids. Ne touchez pas leurs petits, vous les effrayez. Ils courent le risque de s'enfuir et d'être abandonnés par leurs parents. Contentez-vous du plaisir de les observer !

Tsing..Tsaing...Tsoiinng!!!!

Gruïïk ?
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P4.
Kar1
La blonde le zieute. La bouche s'entre-ouvre pour pour laisser apparaitre une glotte douce et pendante. Il se lève et commence à chanter à tue tête pour illustrer les événements actuels de son Comté. Elle l'écoute l'oreille attentive, elle le regarde les yeux ébahis. C'est bien la première fois qu'elle se rend compte qu'il a finalement du talent et qu'il ne fait pas partie de ces Troubadours de pacotille. Il lui en aura fallut du temps. Leur route s'était croisée depuis plusieurs centaines d'heures maintenant. Mais Karine ne semble pas au bout de ses surprises.

Elle reste pendue à ses lèvres donc, buvant ses paroles. La blonde n'avait pas été très au fait de la situation des environs. Curieuse comme elle est, cela lui permettait de combler ses lacunes. Et puis..

Nan.. Faut pas le dire..
Et puis si..

Blondine déteste la musique, n'a aucun rythme et ne sait pas danser. Bien plus jeune, un de ses amis avait essayé de l'initier, mais en vain. Et vlà ti pas que sous la table un pied bat la mesure. Vlà ti pas que ses jupons commencent à gigoter dans un souffle qui les caractérise parfaitement. Karine suit le tempo. Inconcevable..
Quand alors la blonde s'en rend compte. Elle devient rouge pivoine, comme le fait si bien son compagnon. Son pied s'arrête pour qu'ensuite les yeux de la blonde parcourent la salle en quête d'un visage connu autre que le Troubabarbe à papa. En fait non, ce n'est pas du tout cela. C'est plutôt qu'elle vérifie que personne ne l'a vu faire avec son talon. Ca casserait peut être tout un mythe. En même temps, peu de gens la connaissent suffisamment pour que cela arrive. M'enfin, quand la blonde fabule on ne peut rien y faire.

Tout ça s'est déroulé pendant que Tyecelin s'égosillait de manière contrôlée dans la taverne. Karine avait réussi à profiter du baiser doux et furtif pour laisser disparaitre le rose de ses joues. Puis, il fini..

Blondine reste stoïque, encore impressionnée par la prestation. Elle jette un deuxième coup d'oeil inquisiteur vers la salle. Ben oui, en fait, même si elle a apprécié, cela ne veut pas dire que c'était de la bonne improvisation. Alors elle zieute, elle scrute pour voir la réaction des gens. Ils ne sont pas bien nombreux mais ils commencent à applaudir chaleureusement. Alors, au ralenti, Karine rejoint ses deux mains pour en faire de même.

Méfiez vous de l'eau qui dort..

Tyecelin s'incline, elle le trouve beau et sourit enfin. Le silence commence à prendre le pas sur le brouhaha précédent. Karine se lève pour onduler jusqu'à lui. Après s'y être collée et lui souffle au creu de l'oreille avant d'accompagner ses gestes à un baiser des plus doux.


Quel homme.. J'adore les surprises de c'gen..

Mais elle n'a même pas le temps de finir son compliment qu'un énorme bruit au dehors de la taverne se fait entendre, comme si quelqu'un égorgeait un cochon sauvage en pleine nature.

Gruïïk ?
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Karine de Pommières.
Tyecelin

Oui, oui, amis (es) lecteurs (trices), c'est important. Mais pourquoi me direz vous. Et bien tout simplement pour ce "Gruuik" voyons!
Oui, il faut que l'on vous explique avant que vous ne soyez tout perdu. Lancez un brin de paille en l'air et vous connaitrez le sens du vent. Nous éviterons de lancer une jeune femme blonde très belle. Pourtant notre troubadour trouvait l'inspiration à toute heure du jour et de la nuit. Enfin bon, la nuit, il dort tout de même un peu n'est ce pas.
il chantait en jouant de sa citole. Rien de plus banal n'est il point. Et pourtant. Et pourtant. Il attire les foules notre apprenti. Sans parler des sangliers et autres bestioles des forêts des bois sortant des bosquets. Hors donc là en l'occurrence ce fut un cavalier solitaire surgissant dans la nuit au galop!!! Mais je m'égare.
Alors que félicité comme il se dit par sa muse retentit un...

Gruikkk!!!

Et la porte de la taverne s'ouvre sur un homme. Tous les visages se tournent vers lui. Plus un bruit. Plus un mot. Juste un baiser en train de s'échanger entre deux tourtereaux.

Smack....

Ho!! Bonjourn messer!! Vous apprécièg la bonne musique!! Venèg entrèg donc!!! Tavernièg à boire pour tout le monde!!!

Et voilà comment messire Izaac fit son entrée dans la danse. En parlant de danse, je vais vous faire une confidence, mais chutt... ne lui répétez point surtout. Notre troubadour à l'intention d'initier sa belle. Avouez qu'il n'a point peur pour ses pieds!
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Apprenti troubadour à la Confrérie
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