Rollin

*Depuis quelques temps déjà, l'arbre aux Poètes retrouvait lentement sa couronne de feuilles, non point les vertes qui annoncent le retour imminent du printemps mais celles de toutes les teintes et de toutes les formes sur lesquelles écrivaient les Chambériens inspirés... Rollin passa sous l'arbre vénérable, celui que sa bien-aimée aimait tant à décorer de ses oeuvres lorsqu'elle y trouvait quelque temps à y employer.*
*Ajourd'hui n'était pas une journée ordinaire pour nombre de Citains... la fête des amoureux, disait-on... Comme si l'amour avait besoin de jours spéciaux pour qu'on l'honnore!*
*Le Chambérien lut deux acrostiches parmi les branches basses et cela lui donna une idée: il sortit le matériel d'écriture de voyage qu'il transportait dans sa besace et noircit un morceau de parchemin de quelques lignes nerveuses...*
*Un sourire aux lèvres, Rollin accrocha le petit billet à une branche et s'en alla, laissant au vent le loisir de porter ses vers auprès de sa Mie.*
*Ajourd'hui n'était pas une journée ordinaire pour nombre de Citains... la fête des amoureux, disait-on... Comme si l'amour avait besoin de jours spéciaux pour qu'on l'honnore!*
*Le Chambérien lut deux acrostiches parmi les branches basses et cela lui donna une idée: il sortit le matériel d'écriture de voyage qu'il transportait dans sa besace et noircit un morceau de parchemin de quelques lignes nerveuses...*
*Un sourire aux lèvres, Rollin accrocha le petit billet à une branche et s'en alla, laissant au vent le loisir de porter ses vers auprès de sa Mie.*
Citation:
Folastres & amoreuses doulceurs
Irrépressibles transports charmeurs
Nuds suis & pauvret à prison tot volant
Adonc, douce Dame jouvencelle
Mon coer brusle ès plus doulx ardements
Ores jà m'avez l'asme pertuise adé les ozs, la Belle
Rose plus suave des roses en jardin des Amants.
Me faites grandement tarder, amoureuse jolyette
A presser votre coer sur le mien
Ma carne sèche apaisier du baulme de votre chair doucette
Implacable muse d'Amours si cruelle, tant bien!
Escorchez-moy qui à jamais vous appartiens.
Irrépressibles transports charmeurs
Nuds suis & pauvret à prison tot volant
Adonc, douce Dame jouvencelle
Mon coer brusle ès plus doulx ardements
Ores jà m'avez l'asme pertuise adé les ozs, la Belle
Rose plus suave des roses en jardin des Amants.
Me faites grandement tarder, amoureuse jolyette
A presser votre coer sur le mien
Ma carne sèche apaisier du baulme de votre chair doucette
Implacable muse d'Amours si cruelle, tant bien!
Escorchez-moy qui à jamais vous appartiens.