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[RP] L'arbre aux počtes...

Rollin
*Depuis quelques temps déjà, l'arbre aux Poètes retrouvait lentement sa couronne de feuilles, non point les vertes qui annoncent le retour imminent du printemps mais celles de toutes les teintes et de toutes les formes sur lesquelles écrivaient les Chambériens inspirés... Rollin passa sous l'arbre vénérable, celui que sa bien-aimée aimait tant à décorer de ses oeuvres lorsqu'elle y trouvait quelque temps à y employer.*

*Ajourd'hui n'était pas une journée ordinaire pour nombre de Citains... la fête des amoureux, disait-on... Comme si l'amour avait besoin de jours spéciaux pour qu'on l'honnore!*

*Le Chambérien lut deux acrostiches parmi les branches basses et cela lui donna une idée: il sortit le matériel d'écriture de voyage qu'il transportait dans sa besace et noircit un morceau de parchemin de quelques lignes nerveuses...*

*Un sourire aux lèvres, Rollin accrocha le petit billet à une branche et s'en alla, laissant au vent le loisir de porter ses vers auprès de sa Mie.*

Citation:
Folastres & amoreuses doulceurs
Irrépressibles transports charmeurs
Nuds suis & pauvret à prison tot volant

Adonc, douce Dame jouvencelle
Mon coer brusle ès plus doulx ardements
Ores jà m'avez l'asme pertuise adé les ozs, la Belle
Rose plus suave des roses en jardin des Amants.

Me faites grandement tarder, amoureuse jolyette
A presser votre coer sur le mien

Ma carne sèche apaisier du baulme de votre chair doucette
Implacable muse d'Amours si cruelle, tant bien!
Escorchez-moy qui à jamais vous appartiens.

_________________
Bailli de Savoie, Co-Mestre de la Corporation des cueilleurs de fruits de Chambéry.
Aphrodyti
La jeune femme avait décidé de venir exposer, au gré du vent, sur l'arbre aux poemes, une petite rime qu'elle voulait dédier à l'homme qui comblait ses jours et ses nuits.



Si l'amour était une couleur
Ce serait celle de l'automne
D'un brun sombre, d'une lueur
Du regard d'un homme

Si l'amour était une sensation
Ce serait celle de nos deux corps
Enlacés dans les effusions
De l'amour qui nous porte encore

Si l'amour avait un nom
Ce serait le tien mon cheri
Que je murmure dans un frisson
Lorsque mon souffle frémit

Mais l'amour c'est toi
Et l'amour c'est moi
Mais aimer c'est fou
Et aimer c'est tout


Elle d'eposa un baiser sur le petit parchemin découpé en forme de coeur et l'accrocha solidement à une branche.
_________________
Yzalba
Passant comme souvent devant l'arbre sur lequel elle n'avait pas eu le temps de déposer quoi que ce soit depuis fort longtemps, Yzalba prit ce jour là le temps de lire les messages déposés récemment par les poètes de la ville. Une écriture connue retint son attention et son coeur se gonfla de joie et d'amour à la lecture du lai écrit par Rollin à son attention... Rien que pour ça elle ne regrettait pas de lui avoir transmis sont savoir...

A son tour, elle déposa sur l'arbre le petit poème écrit quelques jours avant, et qu'elle n'avait pas pu apporter plus tôt...



En avril fleurissant l’amour en nous germa.
Avec l’été venant son doux chant nous berça
Puis automne et hiver tentant de nous glacer
N’eurent aucun autre effet que de nous rapprocher
Une année à nouveau presque entière passa
Et la Saint Valentin amoureux nous trouva…

_________________
Gasclin
Gasclin lut avec plaisir les textes laissés par les poètes locaux... Loin de prétendre les égaler à cet exercice où ils semblaient experts, il laissa, néanmoins, une trace de son passage, à titre d'hommage à ses prédécesseurs :

Quand l’aube au loin éclaire, de ses feux les glaciers
Quand la nuit pose un regard sombre, sur la danse des sorciers
Quand le loup hurle à la lune, disant sa solitude
Quand le chien, entre les tours, quitte la multitude
L’Arlequin vagabond, qu'on dit jongleur de voiles
Sourit : serein, il joue, se revêtant d'étoiles


Puis il reprit son sac et repartit à la recherche de sa sœur Nyna...
--Le_conteur
L'homme avait entendu parler d'un arbre particulier et, étant conteur, il voulait raconter une histoire au pied de cet arbre. Cette histoire, d'après les anciens, était une légende, et comme toutes les légendes, des rumeurs la disaient vraie !

Un conte comme tant d'autres, qui commencerait par il était une fois et se finirait par l'inévitable pour toujours ! Mais voilà dans ce conte, pas de princesse, ni de prince, pas de grenouille ou de bete métamorphosée. Dans ce conte, il y a un Aigle majestueux et une Déesse, des plus divines il va de soit.

Qu'ont-ils en commun ? Rien, absolument rien ! Pas plus que le chaud et le froid, le jour et la nuit. Et pourtant, alors meme qu'ils n'en savent rien, tout les unis déjà ! Mais écoutons la voix qui nous conte cette histoire .....



Dans un pays très lointain, sans couleur, sans odeur et sans gout, un pays qui n'avait d'autre charme que celui de faire la guerre à ses voisins, vivait un peuple avide de pouvoir, cruel pour ses semblables et traitre envers les siens. Bel endroit me direz-vous !

Dans un village de ce pays, était arrivée bien malgré elle, une femme d'une grande beauté. Lumineuse et radieuse, tel un soleil au plus haut du ciel, elle répandait douceur, couleur et milles parfums autour d'elle. Ses longs cheveux d'or laissaient, derrière son passage, un éclat de lumière enchanteur, son sourire résonnait telle une chanson s'égrenant au fil du vent, quant à ses yeux, d'un bleu azur, ils semblaient refléter à la fois le ciel et la mer comme un miroir magique.

Cependant la vie était bien difficile pour la Déesse. Rien, dans ses efforts, ne semblait réjouir la population du village. Elle avait beau y mettre tout son coeur et toute sa volonté, rien n'y faisait, à chaque nouvelle tentative, on lui riait au nez ! Jour après jour, la Déesse perdait de sa lumière et de son éclat. L'aura de sa gaitée naturelle et de sa joie spontanée s'éffilochait au grè des moqueries et de l'ignorance du peuple. La belle ne devenait plus que l'ombre de d'elle-meme et bientot, la grisaille et la tristesse du pays prendrait place dans son coeur, dans son ame, elle perdrait tout ce qui faisait d'elle un etre à part.

Au délà de cet endroit, existait un pays inconnu, un pays sombre de foret, raffraichissant de lacs et de fleuves, un monde où régnaient les Aigles. Un de ses oiseaux fiers et libres décida un jour de prendre son envol, de visiter le monde, découvrir au delà des terres et des mers des peuples différents.

Un matin, il plana au dessus du pays de la grisaille et, de son regard percant il scruta le sol. Il vit des gens, des tas de gens qui se croisaient sans se regarder, sans se parler, sans peut-etre meme savoir qu'ils étaient là, les uns à cotés des autres. Il décida de se poser et de rencontrer ce peuple, mais aucun villageois ne voulait lui parler, certains meme eurent envie de le chasser et il se cacha dans une petite maisonnette. Il avait choisi celle-ci car une lumière scintillait à l'intérieur et que jusque là, il n'avait vu ni lumière, ni couleur dans le village.

Une tres jolie dame, notre Déesse, était là, un doux sourire aux lèvres et accueillit son visiteur avec grace, charme et gentillesse. L'Aigle fut étonné et, à vrai dire, ravi de trouver une ame aussi belle et charitable. Elle lui conta alors comment de toutes ses forces, elle avait tenté de colorer la vie de ces pauvres gens et comment ses efforts avaient été vains. Son regard se voila de tristesse, sa lumière se perdait dans l'obscurité de ses nuits solitaires et elle ne survivrait plus très longtemps.

L'Aigle, animal intelligent, s'épris immédiatement de la Déesse. Il l'a pris alors avec précaution entre ses ailes et la berca lentement, la couvrant de mots tendres et de baisers. La jeune femme sentit la chaleur envahir son coeur, puis son corps, la douceur de la voix rauque de l'Aigle et l'amour si soudain, si fort, qu'il lui portait, ravivait le feu en elle, rallumait la lumière en son ame. Il lui proposa de rester à jamais avec lui et elle accepta, une lumière jaillit alors de la petite maison, éblouissant tous les gens du village, qui se demandaient bien ce que cela pouvait etre. La lumière s'éleva dans le ciel et l'Aigle, sa Déesse délicatement posée dans ses bras, s'envola loin du pays de malheur pour construire un nouveau monde avec celle qu'il aimait plus que tout.
--Coeur_solitaire
La jeune femme vint à l'arbre, encapuchonnée, ne voulant pas etre reconnue, Elle avait juste envie de venir à cet arbre, venir encore une fois crier à la nature combien elle l'aimait et combien il lui manquait. Elle écrasa une larme sur sa joue, combien n'en avait-elle versé depuis son départ, et elle accrocha son poeme sur une branche basse. Un regard vers le ciel et elle lanca un baiser du bout de ses doigts à celui qui était, est et sera pour toujours l'homme de ses reves.



Au premier regard, au premier sourire,
J'ai plongé dans ton coeur
Au premier geste, au premier mot,
Tu as dérobé mon ame

Un accord de deux corps, frémir
Amour éclairé d'une lueur
Un don du ciel, toi si beau
Mes mains dans les flammes

Pourquoi alors tout détruire
Pourquoi alors faire souffrir
Pourquoi si loin de moi partir
Et me laisser doucement mourir

Il ne reste plus qu'un corps brisé
Seulement une grande déception
Entrainé loin de moi, de ma vie
L'un sans l'autre, ne sommes rien

Je ne cesse de penser à ce baiser
Cet adieu qui me jete dans la désillusion
Je deviens folle, je perds l'esprit
En te perdant, je n'ai plus rien

Pourquoi ne puis-je stopper cet amour
Pourquoi mes nuits emplies de tes jours
Ne sont que douleur et non de velours
Je sais seulement que je t'aime pour toujours
Angel_de_chevelu
Comme le frôlement d'une aile qu'on sait noire,
Un pauvre ver terreux venu souiller la poire,
Et l'orage qui tue les balades aux champs.

Des portes refermées par de vilaines gens,
Un regard qui s'affaisse alors qu'on le supplie,
Et la sombre pâleur d'une insulte polie.

Les griffes d'un hiver qui s'invite au matin,
La gifle qu'on peut lire au rire d'un faquin,
Et la méchante pierre où le flâneur achoppe.

Idem elle surgit quand son cheval galope,
Elle touche, elle assène, elle toise et repart
Et du plus bel orgueil elle abat le rempart.

Critique, ô mal aimée, je te sais salutaire.
Tu n'atteins que les sots qui devraient mieux se taire,
En portant le miroir de nos fourvoiements
Tu mènes les esprits vers leurs grandissements.

Si l'on pleure à t'ouïr on gagne à ton écoute,
Souvent au voyageur il faut montrer la route,
Pour me rendre là-bas je dois apprendre ici
Et pour cela, Madame, acceptez ce merci.
Iris_de_khorne
A la lueur du jour, je masquais mon émoi,
Le regard contrit, le nez pointant la fange,
Les muscles frémissants, jusqu’aux fines phalanges,
J’endossais mon viril et risible carquois.

L’épaisse peau de bête, sur mes épaules menues,
Laissait à la brume pâle, des relents entêtants.
Ne fussent ces douloureux et piètres tourments,
Ma mise ainsi faite ne m’aurait point déplue.

J’avançais, malgré moi, guidée par un Candide,
Vers de belles aventures, espérant que le vide
D’une existence paisible, se comble de richesses,

Et n’en demeure pas moins ce qui me ficèlerait,
A mes anciennes attaches, d’amour ou d’amitié,
Balançant mes frissons et profondes détresses.

_________________
Angel_de_chevelu
Nulle dame en ce monde ne fut jamais si belle,
Qu'aux temps où nous tournions autour de ses dentelles,
Et le feu que leurs charmes en nos humeurs attisent,
Brûle à son apogée alors qu'on les courtise.
L'Eau pure des alchimistes et la Pierre cachée
Sont peut-être utopie mais il faut les chercher.

Le secret du bonheur? En fait je vous le livre:
Eussiez-vous par magie digéré tous les livres,
Et rangé dans votre âme l'étendue des savoirs,
Eussiez-vous encor vu tout ce qu'humain peut voir,
Et parcouru enfin, toutes les routes de France,
Que vous n'eussiez point vu la flagrante évidence,
Qu'il n'y a vérité qu'au tréfonds de nos cœurs!

Le secret du bonheur? Mais c'est vous, voyageur!
La lune et le soleil aiment nous faire entendre,
Que ce n'est point vers eux que notre œil doit se tendre,
Que c'est bien en nous-même qu'on doit chercher, fébriles,
-Sans pour autant bien sûr s'admirer le nombril-
Le lac de Perceval, le Graal de Lancelot,
Car dans tout diablotin se cache un angelot.
Jesse.plant
La nuit était douce et les premières lucioles commençaient à faire leur apparition dans le vert sombre des buissons. A chaque instant, le printemps s'éveillait et prenait plus de force. Jesse le sentait dans toute sa moelle. Les beaux jours revenaient et la nature, immense tapisserie livrée aux mains du plus grand des maîtres se paraissait de ses plus beaux atours. Il errait un brin après rencontre imprévue mais espérée dans les ruelles Chambériennes quand ses pas le conduisirent auprès de l'arbre...

Il griffonna quelques mots sur parchemin à la lueur d'un bout de chandelle et esquissa un sourire...




A l'heure où les phalènes s'envolent dans la nuitée
Mon esprit vagabonde, libre de toute pensée
Reste alors mon coeur, triste étendard flottant
Sur l'écueil de tes absences et de ses tourments

Ce manque imprimé tel fer rouge dans mes chairs affaiblies,
Me laisse pantelant, comme perdu dans la vallée des ombres
Éternel errant à la poursuite de son Ophélie
Trouverai-je encore la force d'avancer dans la pénombre ?

C'est le souffle du vent portant tes doux murmures
Qui attise les flammes de mon amour si pur
Et quand tes bras viennent enserrer mon cou... Blottie...

C'est ton corps chaud qui respire contre le mien.
Ton souffle vient parfumer mon visage, aérien,
Et mon coeur s'envole porté par ses chuchotis.
Precye_
Elle est passée par là, elle repassera par là....Encore une belle journée printanière qui débute, et la blonde azuréenne vient s'asseoir près de l'arbre, y gravant quelques mots qui s'envoleront sans doute avec le vent matinal....




Vous êtes mon parcours que je veux sans embûches
Vous êtes mon essaim et j'en construis la ruche
Dont vous êtes le miel, sur mes lèvres gouteuses
Butiner votre cœur, est une fleur flatteuse
Que mes lèvres en gardent l'essence capiteuse

Longtemps sur votre bouche souvenirs sauront
Captiver pas très loin votre âme papillon
Car pour vous je serais mante religieuse
Parée de mes atours deviendrait aguicheuse
Mon hyménée pour vous en sera audacieuse

L'amnésie de l'amour je combattrais sans cesse
Qu'il reste sur votre peau qu'une infime caresse
Elle saura satisfaire vos envies capricieuses
De paroles enivrantes serais jamais boudeuse
Que jamais tombe sur nous, tornade désastreuse


Angel_de_chevelu


Dans le frais clair-obscur des heures du matin,
J’avais gravi les prés qui bordent Bellecombette ;
Tout à l’entour, les chants du pâtre et la sonnette,
Des troupeaux m’envoyaient leur concert argentin.

A mes pieds, le soleil par brusques échappées,
Éclairait les forêts, de brumes estompées,
Et par delà les bois de hêtres, à travers,
Le noir frissonnement des sapins toujours verts.

Je voyais les blés d’or et les avoines blondes,
Les sarrasins pareils à de blanches toisons,
Et les champs de maïs et les toits des maisons,
Épars sous les noyers trapus aux cimes rondes.

Puis, dans le vert lustré des vignes, tout au loin,
Un coin de lac tranquille et d’un bleu de turquoise.
L’air était imprégné de la senteur du foin,
Mêlé à des parfums de fraise et de framboise.

Je le buvais à plein poumon ; j’en étais gris !
La montagne était là, devant moi, dans sa gloire.
Alors, tout exalté, dans ma gourde, je pris,
Un grand verre de vin pétillant de Saint Jeoire.

Et saluant les monts, les bois, le lac d’azur,
Le cœur ému, les yeux en fête, l’âme en joie,
Je portais tout là-haut, sous le ciel large et pur,
Un toast à la Savoie.

A la Savoie ! au beau pays toujours frais,
A la noble province énergique et loyale,
A qui les pics neigeux et les vieilles forêts,
Font une couronne royale !

Aux fils de la Savoie ! aux braves gens de cœur,
Par qui l'honneur, aux jours de deuil, fut secouru,
Et dont les fortes mains, avec même vigueur,
Tiennent l’épée et la charrue !

A ses filles !… Leurs yeux doux, limpides et bleus,
Gardent un reflet pur du lac dans leurs prunelles ;
Les roses cyclamens, sous leurs sapins ombreux,
N’ont pas meilleure grâce qu’elles.

Et levant haut mon verre où mousse ton vin pur,
Le cœur ému, les yeux en fête, l’âme en joie,
Je porte un toast aux monts, aux bois, au lac d’azur,
A la Savoie !
Saamsara


Qui ne veut voir un autre monde est aveugle.
Qui ne sait dire un mot gentil quand il le faut est muet.
Qui est tourmenté par un trop grand désir est pauvre.
Celui dont le cœur est content est riche.

_________________
Aphrodyti
Il y avait longtemps ..... ou peut être pas .... Enfin tout paraissait tellement long, immuable, comme pris dans les glaces invisibles du temps, figé dans une immortalité qui vous tuait sournoisement a petit feu.

Le petit parchemin fut glissé, caché, parmi les autres, comme toujours sans un mot mais dans un sanglot.



Fuir,
Fuir la peur qui vous étreint,
Fuir la solitude qui retient,
Fuir de craindre de mourir,
Fuir ou finir par vieillir

Haïr,
Haïr le monde qui vous entoure,
Haïr les sourires qui courent,
Haïr a perdre le peu de raison,
Haïr d'avoir aimé a déraison,

Crier,
Crier la douleur qui vous vrille,
Crier la peine qui vous mutile,
Crier de son cœur, de son corps,
Crier pour être vivant encore.

_________________
Galopin
Citation:
Trente ans passés sur le chemin des roses
C'était hier, pourtant tant de choses ont changé
La vie, les gens, nous, les choses
Des tas de souvenirs qu'il a fallu ranger

Depuis ce temps, chacune des heures
De toutes ces nuits, de tous ces jours
Je les ai vécues au jardin du bonheur
Où s'épanouissent les fleurs que l'on appelle amour

Avec le temps qui nous impose ses ingratitudes
Elles changent de nom et deviennent tendresse
Le coeur s'installe dans une douce quiétude
Et c'est sur la joue ou le front que parvient la caresse

Ce qui fut naguère, incendie flamboyant
Devient feu qui couve sous la cendre
Mais bien qu'assoupi, il est le plus brûlant
Et j'ai pour toi chérie, les pensées les plus tendres

_________________
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