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[RP] Quand la Doyenne invite le Vénérable Vieux Con

Hijikata
Sortie de taverne... rencontre avec la fameuse Hermine dont il avait tant et tant entendu parlé... curiosité du Venerable vieux con poussée à l'extreme... la discution se deroule... echanges de paroles... du mal a comprendre tout ce que fait la donzelle... monde bien étrange pour lui... comprend juste qu'elle est un peu comme la rectrice d'un endroit ou il ne se souvient pas avoir posé les pieds... l'Doc n'a qu'une parole...

Invitation lancée... l'Doc ne se defile pas... jamais avare de nouvelles connaissances... sort quelques instants de sa bibliotheque tant aimée... direction ce fameux lieu inconnu...

Un peu galere pour arriver ici... l'a du frapper a plusieurs portes... mais l'a trouvé... bon... ça a lui a occasioné pas mal de grognements mais bon... rien d'inhabituel chez lui... il a finit par la trouver... bon la elle a l'air occupée avec deux personnes...

Se pose dans un coin en attendant qu'elle termine son boulot... va pas deranger non plus l'Venerable vieux con...

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H1h1
La doyenne revint rapidement vers le hall d'accueil après avoir ouvert une cellule de travail à une jeune diaconesse.
Elle s'avançait vers un étudiant qui patientait lorsque son regard fut attiré par une ombre terrée dans un coin. Elle tourna la tête, intriguée, et reconnut la silhouette qui semblait échouée au milieu de ce lieu d'échanges et de passage agrémentés de pas pressés et silencieux.
Ainsi il était venu... Elle en resta un moment interdite. Cet homme auréolé de mystères et qui suscitait apparemment mille convoitises aux vues des rumeurs circulant sur son compte : on le disait érudit, séducteur, arrogant, intelligent et peu sociable... L'ancien recteur de Touraine attendait patiemment son tour...

Après la soirée en taverne où ils s'étaient croisés, il lui avait promis de passer au séminaire. Avant de partir, elle lui avait rappelé qu'elle l'attendait et qu'elle se rendrait disponible pour lui faire visiter les lieux. Cependant elle était sortie dans un sourire et pensait que les paroles du noble sieur avaient été prononcées par politesse, davantage que par réel intérêt. Voilà donc qu'elle avait mal jugé son hôte. Et à ce moment précis, elle s'en trouvait ravie !

Hermine tourna la tête vers l'étudiant patient et, l'entendant discuter avec un des séminaristes du cursus proposé, elle se dit qu'elle pouvait apparemment lui octroyer quelques minutes de réflexion supplémentaires avant de recevoir sa réponse concernant son accueil au dict séminaire.
La diaconesse s'avança donc vers l'ombre immobile, un sourire flottant sur son visage :

Sieur Hijikata... Quel plaisir de vous voir...
Je ne pensais pas vous rencontrer aussi vite dans ce couloir !
Ainsi donc, vous êtes venu visiter le séminaire Saint-Louis... Si vous acceptez de sortir de ce coin minuscule, je me ferai un plaisir de vous faire connaître ce lieu consacré à l'étude des textes saints.

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Hijikata
L'Doc tranquille... rale pas... enfin il ne le montre pas... grogner... sa seconde nature au Venerable vieux con... il l'observe... la detaillant du regard... en reste perplexe... s'en gratte la caboche... trop absorbé par la conversation surement... ça lui ressemble pas... puis a la limite ça n'a pas trop d'importance non plus...

Hermine l'avait remarqué... il eu l'impression de la surprendre... elle devait surement penser qu'il ne viendrait pas... contrairement a pas mal de gens... quand il dit quelque chose... il le fait... et sans aucune privation... elle avait reussi a eveiller la curiosité chez lui... il n'allait pas se faire prier pour apprendre un peu plus... et pour une fois pas dans son humble bibliotheque...

Elle s'approche de lui... un sourire sur le visage... sourire rendu bien evidemment par l'Venerable... il hoche la tete en guise de salutation dans un premier temps...


Le plaisir est pour moi Dame Hermine.

Il s'arreta quelques instants... devait-il l'affubler de Venerable elle aussi? Elle lui avait dit etre la doyenne de cet endroit... bref a l'occasion faudra lui demander...

Je n'allais pas me priver de venir... quand j'suis invité quelque part je viens sinon j'vous aurai dit directement que je n'étais pas interessé.

Il s'arreta quelques instants pour marmonner legerement... oui deux phrases sans le faire... fallait rectifier le tir... avant de reprendre...

Je ne vais pas rester tout le temps dans ce coin la ne vous inquietez pas... mais faites ce que vous avez a faire dans un premier temps. Je ne voudrais vous empecher de faire votre travail tout de meme...

Parole purement rhétorique... l'esperait bien qu'elle prendrait quelques instants pour lui montrer pleins de choses puisqu'elle l'avait invité...

Et pour ce qui est de connaitre les lieux j'en serai ravi... j'ne suis qu'un neophyte dans votre domaine...

Un petit pas en avant... histoire de sortir de l'ombre... l'aurait presque tendu le bras... mais non ... s'connaissent pas assez... petit mouvement de la main...

Apres vous Dame Hermine...
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H1h1
La jeune femme rosit légèrement aux premières paroles du noble invité. La surprise avait dû se lire sur son visage lorsqu'elle l'avait reconnu. Il avait donc percé à jour ses doutes quant à sa venue. Autant qu'ils fassent connaissance dans un climat de franchise honnête. Elle s'empressa donc de répondre :
Et bien cher Sieur, vous me voyez ravie de constater que votre proposition n'était pas simplement une formule rhétorique ou de politesse à mon égard.

Je vais également tenir ma promesse : j'ai dit que je trouverais du temps pour vous faire connaître ce lieu : me voici donc disponible !


Lorsqu'il l'invita à commencer la visite, elle acquiesça en silence, inclinant légèrement la tête sans se départir de son sourire moins affable que sincère. Ils commencèrent à cheminer sous les arcades baignées d'une froide lumière et d'un silence où résonnaient les lectures, les réflexions et les prières estudiantines.
Voyez messire, cette aile de l'archevêché est dédiée au Séminaire Saint-Louis.
Vous avez pu avoir un aperçu du bureau d'accueil où sont prises les inscriptions et où je reçois et dirige les étudiants jusqu'à leur cellule de travail.


La doyenne s'avança vers une première porte en chêne et tourna la poignée, dévoilant à son visiteur une pièce au plafond bas. Deux étroites fenêtres rectangulaires laissaient faiblement pénétrer la lumière du jour. Des recueils à la reliure vieillissante s'alignaient sur de minces étagères. Quatre petites tables de travail étaient disséminées dans la pièce. Chacune était affublée d'une chaise en bois sans teinte et supportait un écritoire simple.
Sur une grande table près de la porte s'entassaient des vélins vierges, plusieurs sortes de plumes et des flacons d'encre noire. On pouvait également distinguer des bougeoirs d'étain et un tas de bougies qui patientaient sagement avant d'être consumées.
Une cheminée apportait quelque chaleur à la pièce par le feu qui y brûlait et la danse des flammes de l'ocre au vermillon qui s'y emmêlaient. Sur le manteau du foyer un grand crucifix était suspendu.
Deux portraits achevaient la décoration plus que sommaire : les hommes qui y étaient représentés étaient ceux qui demeuraient l'âme du Séminaire. Hermine avait pris l'initiative de les accrocher ici lorsqu'elle avait reçu sa nomination en tant que doyenne. Depuis lors, il lui était souvent arrivé de tourner son regard vers eux, cherchant une réponse à ses doutes ou tout au moins un soutien dans leurs yeux fixes.


S'effaçant pour laisser entrer le visiteur, la doyenne tourna son visage vers lui et lui présenta le lieu dans lequel il pénétrait :
Voici la salle des professeurs. Là où nous travaillons sur les leçons, où nous discutons du suivi des étudiants, où nous envisageons l'avenir de ce séminaire...

Elle n'en dit pas davantage. Elle attendait la réaction de son hôte. Cela devait être bien loin du bureau de recteur qu'il avait occupé ou des fastes des nobles demeures tourangelles. Avec une curiosité sans doute mal dissimulée, elle se demandait si le sieur éprouverait la moindre répulsion pour cet endroit de dénuement où flottait l'âme des Textes Saints.
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Hijikata
Il hocha la caboche en entendant les dires de la religieuse. Elle allait tenir parole et cela lui allait fort bien. Meme pas un petit grognement en réponse... ils ne se connaissaient pas assez... et il ne voulait pas qu'elle le prenne mal... comme quoi quand il veut il sait se maitriser...

Il la suivait comme son ombre... buvant ses explications... ce n'était pas le recteur volage qui était en ces lieux et qui ecoutait mais l'humble médicastre avide de connaissances... l'ambiance était différente de son université... tout lui paraissait relativement froid... mais silencieux... comme il aimait... s'il y avait bien une chose qui l'importunait c'était bien le bruit... et la les gens semblaient gener rien qu'avec le bruit des pas qui frottaient sur le sol froid ce splendide silence qui regnait en maitre...

Il hochait seulement la tête en guise de reponse... agrementé ci et la par des "d'accord"... l'Venerable vieux con tout en sobriété pour une fois... pas un mot en trop... pas un reluquage en régle... non rien... étrangement calme par ailleurs... mais il se laissait baigner par l'ambiance studieuse qu'il ressentait en ces lieux...

Elle le fit pénétrer dans une piece... elle n'était pas des plus encourageantes dans un premier temps... peu d'eclairage... tables peu larges... de simples chaises... meme pas un fauteuil... seul luxe de cette piéce était la presence d'une cheminé qui faisait danser les flammes sur les visages du visiteur ainsi que de la gardienne de ce temple... rien de flamboyant... mais son regard fut attiré par deux tableaux dont il s'approcha sans y prendre garde... curiosité oblige... il les regarda attentivement...

Son regard ne fut détourné de ces tableaux que lorsque la voix de la doyenne retentit dans la piece... il plissa les yeux en la regardant... la salle des professeurs... un petit sourire se fit sur son visage... effectivement il était bien loin de ce qu'il connaissait... il se souvenait de sa salle de professeur... puis de son bureau de Vénérable vieux con qu'il avait pu garder avec l'aimable autorisation de la nouvelle rectrice et amie Solange...

Il est clair que tout était fait pour que les étudiants n'aient en tete que les études et rien d'autre... puis s'adressant a son hote...


Dame Hermine je dois avouer que cela est fort different de tout ce que je peux connaitre. J'vais vous dire que le silence est fort appreciable et je doute qu'hormis la nuit je n'ai pu trouver un tel calme dans notre université. Que j'aime ce silence...

Ses yeux se poserent de nouveau sur l'humble table qui était pres de lui... dire qu'il avait du toutes les tester a la bibliotheque... qu'il avait souvent mis a l'epreuve la robustesse du bois... mais la... cette table qu'il regardait ne donnait vraiment pas envie... mais absolument pas... murmure lentement... assez fort tout de meme pour qu'elle puisse l'entendre puisque ceci s'adressait a elle...

Tout est vraiment fait pour ne penser qu'aux études... mais... il me manquerait un fauteuil tout de même...
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H1h1
Le Sieur la suivait avec docilité, on eût même dit avec une certaine déférence. Elle ne se l'était pas imaginé ainsi. Elle pensait qu'il occuperait tout l'espace, qu'il chercherait peut-être à répandre son charisme sur ces lieux afin d'y créer quelques repères proches de ceux qu'il devait avoir dans les locaux de l'université. Elle ne le connaissait pas suffisamment pour savoir s'il s'agissait de pudeur ou d'une certaine politesse qui chercherait à dissimuler une quelconque appréhension.

Il apprécia la pièce d'un regard circulaire. Il put juger rapidement de la simplicité du mobilier et de l'absence de tout superflus. Nulle réaction ne vint cependant trahir son visage impassible. S'il était dérouté ou rebuté, il savait conserver ses pensées pour lui même.

Elle lui sourit lorsqu'il évoqua le silence. Il était érudit et semblait partager son amour du silence : le calme et la paix qui s'en dégageaient. Il savait à quel point le silence n'était pas synonyme de vide mais bien porteur de connaissances, d'espoirs, de recherches : propice aux découvertes, aux réflexions et au choix des mots qui s'alignaient en écriture sinueuse sur les parchemins vierges. Ils avaient sans doute cela en commun : l'avidité de savoir et l'amour des études, fussent-elles différentes, les rapprochaient en cet instant.

Elle le vit pencher la tête vers la table près de lui, perdu dans une réflexion personnelle qui échappait à la doyenne. Mais, alors qu'elle franchissait la courte distance qui le séparait de lui, elle l'entendit murmurer une remarque à propos de l'absence de fauteuil ! Elle ne put réprimer un rire qui vint casser l'aspect austère et quelque peu rigoriste de la pièce.

La salle des professeurs est une des pièces les plus agréables de notre séminaire. Au moins il y fait chaud et elle demeure assez spacieuse !
Je vais vous montrer les cellules monacales occupées par nos étudiants. Vous verrez que vous trouverez ensuite cet endroit fort plaisant !


Un nouveau sourire se dessina sur la visage de la jeune femme. Elle ne savait dissimuler ses émotions. Elle était franche et spontanée. D'aucuns disaient qu'il s'agissait d'une de ses qualités.
Elle s'amusait de la réaction de l'ancien recteur sans cependant y mettre la moindre méchanceté. Derrière cette visite anodine, la doyenne avait une idée en tête et il fallait qu'elle apprenne tout d'abord à connaître quelque peu l'homme qui se trouvait en face d'elle avant de lui faire la moindre proposition ; même si celle-ci était des plus honnêtes !

Au moment où elle franchissait le seuil de la salle, elle se souvint qu'il s'était attardé devant les tableaux accrochés sur le mur du fond. Retournant son visage vers ceux ci, elle indiqua :

Il s'agit des portraits de Monseigneur Poltau et de Son Eminence Marc l'ancien. Peut-être les avez-vous connus ?
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Hijikata
Il resta quelque peu surpris de la réponse de la doyenne... piece des plus agreables... chaud ça d'accord... mais spacieuse... les cellules monocales sont pires... il en plissa les yeux... il n'aimait pas particulierement le luxe mais un fauteuil lui était indispensable... en tout lieu... bibliotheque... bureau... taverne... meme dans sa chambre il s'en était fait mettre un... pas besoin de grand chose d'autre mais c'était l'indispensable au bien etre des etudes du médicastre... un simple mot sortit de sa bouche...

D'accord...

Il en restait muet... autant la décoration était faite avec gout... mais il n'avait vu dans cette piece que le stricte minimum et encore... en bon recteur d'université il n'aurait pas accepté qu'une piece soit ainsi pour recevoir les etudiants... mais les profs... c'était encore pire... une meme pensée lui revenait sans cesse... bien loin de tout ce qu'il connaissait jusque la...

Mais cela ne l'empechait pas de respecter ces lieux... chacun avait sa methode pour etudier... il preferait la douce chaleur de sa bibliotheque... son fauteuil confortable... les larges fenetres de son bureau qui donnaient sur la ville... mais tout cela n'était qu'habitude... de toute façon il était la pour visiter et decouvrir ce cadre qui lui était totalement inconnu... en tout cas tout cela faisait sourire la doyenne ce qui n'était pas pour lui deplaire... autant que la visite soit des plus agréables et l'Vénérable Vieux Con ne pouvait qu'apprecier le sourire d'une d'moiselle... doyenne qui plus est... pas n'importe qui...

Il fit quelques pas pour la suivre lvers la sortie lorsqu'elle se retourna d'un coup pour satisfaire un peu plus sa curiosité...


Effectivement j'ai connu Monseigneur Poltau, il était étudiant lorsque j'étais l'recteur... par contre je n'ai jamais croisé Son Eminence Marc L'Ancien...

Il laissa son regard sur les tableaux avant de se retourner de nouveau vers la doyenne...

Je suis pret a voir vos cellules monocales. Et promis je ne dirai rien sur l'absence d'un fauteuil.

Petit sourire complice... la visite était des plus plaisantes et des plus interessantes... puis d'un coté il avait hate de voir ces fameuses cellules... ainsi l'prochain qui se plaindrait il saurait lui rappeler qu'il n'a pas a redire sur les locaux de l'université...
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H1h1
La doyenne réprima un nouveau rire qu'elle sentit monter en sa gorge à l'expression qui s'inscrivit sur le visage de son invité. Le simple « d'accord » qui lâcha en guise de réponse en disait long sur sa déconvenue. La jeune femme ne souhaitait pas mettre le sieur mal à l'aise. Elle désirait simplement lui montrer les réalités de ce lieu dédié aux réflexions spirituelles et aux valeurs qui allaient avec lesdits enseignements. Il n'était nullement nécessaire d'en rajouter. L'ancien recteur jugerait seul des conditions d'apprentissage présentes lorsqu'ils auraient progressé dans le bâtiment.

Ils sortirent de la salle des professeurs alors qu'ils évoquaient les éminents personnages représentés sur les tableaux près de la cheminée.
Oh, je ne pensais pas que vous êtiez déjà recteur alors que Monseigneur Poltau était étudiant. Cette époque me semble si lointaine...

Ils avançaient lentement vers les portes qui s'alignaient, identiques, le long de la façade suivante. Elles restaient plongées dans une semi-pénombre. Un séminariste les croisa, les saluant d'un simple signe de tête avant d'entrer dans une des salles et de refermer la porte derrière lui.
La doyenne resta un instant silencieuse puis ajouta une réflexion toute personnelle, indiquant par là même que son esprit avait continué son vagabondage, détaché un court moment des évènements qui pouvaient les entourer :

Ces deux hommes illustres étaient emplis de bonté. Ils cheminaient tranquillement sur le chemin de la Vertu ; suscitant l'Amitié et paraissant indifférents aux attaques qu'ils pouvaient subir.
Je ressens beaucoup d'admiration et un profond respect pour les clercs qu'ils étaient... Encore aujourd'hui....

La jeune femme laissa un instant ses mots s'installer dans le silence puis, brusquement, balaya d'un sourire ses dernières réflexions. Elle ne voulait pas qu'elles restent entre eux comme un aveu teinté de regrets funèbres. Ce lieu était vivant. Elle s'y plaisait. Elle aimait trop la vie pour rester accablée par le chagrin.
Ils venaient d'arriver devant la première cellule que la doyenne savait inoccupée.
Elle se tourna vers le médicastre avant d'ouvrir la porte et lui demanda d'un air redevenu joueur :

Prêt ?

Le sieur lui ayant déjà confirmé sa volonté de poursuivre la visite, elle n'attendit pas sa réponse et ouvrit la porte de l'étroite cellule.

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Hijikata
La doyenne semblait de plus en plus à l’aise... elle semblait se laisser aller quelque peu... dans sa caboche une doyenne de ce genre d’établissement se devait d’être aussi austère que les meubles qui s’y trouvait... et bien au contraire... il la sentait détendu... impatiente de satisfaire la curiosité du Vieux con...

Un léger sourire se fit sur son visage lorsqu’elle insinua qu’il faisait parti des anciens...


Ho je m’en souviens fort bien pourtant. Il m’a toujours été d’une grande aide lorsque j’en avais besoin.

Le silence se fit de nouveau... ne laissant la place qu’aux bruits des bottes sur le sol... les couloirs n’étaient pas aussi large que dans son université... peu d’éclairage... tout était dans la pénombre malgré la lumière qui régnait en dehors des murs... un seul étudiant dans le couloir... enfin il le présumait... aucune parole superflue... juste un signe de tête et hop dans une pièce... la doyenne les avait bien dressée... pas un bruit... le silence... même dans les couloirs... a se demander si les salles étaient occupées ou simplement vide... peu importe... le vide... se sentiment d’être seul... il appréciait cela...

Le silence se brisa de nouveau à cause d’une voix qu’il sentit comme confidentielle... chargée de regret... il ne savait quoi lui répondre... la mort de ces deux personnes semblait l’avoir affecté... mais l’Vénérable ne savait jamais quoi dire en réponse... s’il n’avait pas été dans ses lieux il aurait offert son épaule en guise de réconfort... mais la pas possible... il hocha la tête en guise de réponse... pour lui indiquer qu’il savait ce qu’était de perdre des gens proches...

Bien étrange doyenne que voila... mais elle avait la même façon que lui pour oublier ce qui doit l’être... la tête se secoue... comme pour faire partir les mauvaises pensées... bon elle conclut cet acte par un sourire alors que lui par un grognement... mais bon... presque pareil au final...

La marche dans les dédales de ce sanctuaire venait de se terminer... devant une porte... tout aussi austère que les couloirs qu’il avait jusque la parcouru... en plus elle tentait de se jouer de lui en lui demandant s’il était prêt... il voulait voir bien entendu... sa curiosité étant aussi grande que le royaume... elle avait su aiguiser celle-ci au maximum... mais elle semblait tout aussi pressé que lui de tout lui faire découvrir qu’elle n’attendit pas la réponse et ouvrit la pièce...

Il fit quelques pas à l’intérieur sans pour autant oublier de lancer un regard curieux à son hôtesse... son regard parcouru lentement la pièce... enfin... il ne dira pas geôle mais presque... faut dire qu’il ne trouvait que peu de différence entre les deux... hormis... que la fenêtre n’avait pas de barreau... qu’il y avait le nécessaire pour étudier... mais pas de siège digne de ce nom... la pièce faisait bureau et chambre à la fois... un léger plissement des sourcils... quoique ça peut être bien vu que la plupart du temps il s’endort au petit matin dans sa bibliothèque... et qu’en guise de couche il a son fauteuil et le bureau ou les bras sont croisés et la caboche posée dessus... il y avait en cette pièce le condensé du parfait petite Aristotélicien... coin de prière... exemplaire usé jusqu'à la moelle du droit canon...


Certes tout était fait pour que l’étudiant ne fasse qu’étudier... on ne pouvait qu’y étudier... rien d’autre ne pouvait détourner l’attention des élèves... une méthode comme une autre... il se retourna lentement vers la doyenne...

Effectivement c’est... rustique... sans vouloir vous vexer bien entendu...
Par contre Doyenne, vous ne faites qu’étudier le domaine ecclésiastique ?


Effectivement il aurait pu dire qu’il aurait sûrement du mal à étudier dans ces conditions... il eut un sentiment d’être en fait adepte de son petit confort... il ne savait pour le moment juger si lui qui avait besoin de trop de choses pour étudier ou si c’était au contraire ces conditions de travail qui étaient trop vétuste... mais bon... un livre en bon état... était-ce réellement un luxe ?

Quoiqu’il en soit sa curiosité était satisfaite...
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H1h1
Rustique... voire un brin austère n'est-ce pas ?

La doyenne reprit son sourire avant de poursuivre sa réponse :
Je ne me vexe pas pour si peu messire, n'ayez crainte. Je préfère votre franchise à une émotion fausse, exprimée juste pour me plaire... Et qui, immanquablement rate son effet !!

J'enseigne, je transmets donc quelques connaissances aux étudiants sur le Dogme et le Droit Canon. J'étudie moi même dans un deuxième séminaire pour parfaire mes connaissances et évidemment, je fréquente l'université où d'autres cours de théologie mais aussi de langues me sont dispensés.
Et auparavant, j'ai étudié... l'art poétique.

Elle savait que sa dernière phrase allait peut-être le surprendre ; voire même le choquer. Mais cela représentait clairement sa propre ambivalence : elle conciliait plaisir des rimes et plaisir des textes saints ; l'Amour du Très-Haut et l'Amour qu'elle portait à son époux ; apprentissage des prières et liberté créatrice... Ses valeurs restaient les mêmes quoi qu'elle entreprenne. Elle faisait tout avec passion et sincérité. Mais cela, son invité le découvrirait peut-être peu à peu s'ils avaient l'occasion de se voir plus régulièrement.

La jeune femme avança dans la pièce, replaça un recueil posé sur la table d'étude qui menaçait de tomber et s'installa presque machinalement à la place qu'elle occupait lorsqu'elle venait travailler avec les séminaristes. Elle se retourna vers son visiteur, l'invitant de la main à s'asseoir sur la chaise qui se trouvait face à elle tout en se demandant si l'invitation serait acceptée ou si la répulsion pour la cellule enjoindrait l'homme à quitter la pièce au plus vite.

Je me doute bien que cela est fort éloigné de votre confort habituel.
Nous recevons ici des étudiants venus de tous horizons ; chacun avec son histoire, ses désirs.
Cependant les séminaristes ne sont pas uniquement des élèves d'université. Ils viennent étudier les Textes Saints afin de connaître et de propager la Parole de Dieu ; et par là même de se rapprocher un peu plus de Lui.
Le confort facile auquel certains sont habitués depuis leur naissance n'est pas une nécessité absolue. Face au Jugement de notre Créateur, nous nous présenterons tous sans apparat, dans le plus simple dénuement : seuls nos actes, nos paroles, nos pensées qui auront jalonné notre vie compteront alors.
Dans le discours, il est aisé de parler de Partage, d'Humilité et de Don de Soi. Mais dans les faits, cela est-il toujours aussi simple ? Savons-nous toujours nous tourner vers la Vertu en négligeant les plaisirs ou les victoires faciles qui peuvent porter préjudice à autrui ?


Elle se rendit compte qu'emportée par son envie de justification, elle avait sans doute été un peu loin dans son discours.
Veuillez me pardonner, vous n'êtes pas venu jusqu'ici pour m'entendre vous prononcer un sermon !
Je sais que les conditions d'étude peuvent parfois paraître difficiles au prime abord mais j'essaie de compenser cela en mettant en oeuvre toute la bienveillance dont je suis capable.

Elle afficha un nouveau sourire pour appuyer ses dires. Une question mi espiègle, mi provocatrice lui vint alors à l'esprit en voyant la moue affichée par le noble médicastre :
Et vous Sieur, n'êtes vous point intéressé par les études théologiques ?
Pensez-vous que vous pourriez tenter d'obtenir la licence délivrée à l'issue de ce séminaire ?

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Hijikata
La discussion allait bon train... bien entendu qu’il n’allait pas lui dire quelque chose qu’il ne ressentait pas... pas vraiment son style... il préférait ne rien dire plutôt que de lui servir des paroles qui ne lui ressemblaient pas... puis de toute façon... elle devait s’en douter de ce qu’il pensait de cette pièce a l’allure presque lugubre...

Quoiqu’il en soit la doyenne était impliqué dans la vie de son séminaire... quoi de plus normal... il ressentait en elle la même petite flamme qu’il avait lorsqu’il ouvrait un bouquin pour étudier durant une nuit entière... léger haussement de sourcils... l’art poétique... il fut réellement surpris cette fois ci... pour lui tout ce qui touchait l’Eglise n’était que prières et sermon... et a priori il se trompait vu les goûts et le comportement de la doyenne...


Il faudra me montrer cela alors Dame Hermine...

Elle semblait apprécier l’ordre... après avoir replacé un bouquin la voila qu’elle se pose sur une chaise... une simple chaise en bois... une invitation de lancée... léger plissement des yeux... le regard qui tombe sur cette gueuse de chaise... tant pis... il n’est pas dans son élément... il ne va pas râler pour avoir un fauteuil... puis il espère bien qu’elle ne va pas l’obliger a rester assis dessus un trop long moment... il retient son marmonnement...

L’Vénérable Vieux con aurait aimé répondre à la Doyenne assise en face de lui... bien sur que c’est éloigné de ce qu’il aime... mais pas le temps... la voila partant dans un long monologue... il l’écoute... hochant la tête a plusieurs reprises... bien une personne plongée dans le monde ecclésiastique... ces gens la aiment les longs discours et les sermons... non pas qu’il n’est pas d’accord avec le contenu... juste qu’a vrai dire... pas vraiment venu ici pour ça non plus... plus que les paroles... l’éloquence de la Doyenne est fort appréciable à entendre... sur ce point ils sont différents... l’Doc est plutôt du genre associable grognon...

Léger sourire qui s’affiche...


Ne vous inquiétez pas ce n’est pas grave. Je ne doute absolument pas de votre bienveillance, j’entrevois fort bien cela depuis le début de la visite.

Les dires de la Doyenne se transforment peu en défi... tout du moins ce qu’il ressent...

Pour ce qui est des études théologiques, j’n’en suis qu’au début. Il faut dire que la construction des petits bateaux me prend énormément de temps.

Les yeux du Vénérable se bloquent sur la Doyenne...

Pensez vous que je ne puisse pas avoir cette licence ? Vous ne devriez pas douter de ma capacité à appendre Dame Hermine. Certes cela ne sera pas facile puisqu’il n’y a à priori aucun fauteuil, mais si vous me permettez de m’en faire transporter un, avec plaisir que j’étudierai pour obtenir votre licence...

L’Seigneur de Léméré aime les défis... alors forcement quand on lui propose quelque chose ainsi... il ne peut qu’accepter... puis le plaisir de parler avec quelqu’un qui partage la passion des études... ça lui plait au vénérable...
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