Felina

[Rues de Cosne, à l’aube.]
Patience …
Bourgogne … enfin … Terres maudites emplies de souvenirs que la Rastignac préfèrerait parfois enfouir au plus profond de sa mémoire. Jamais elle n’aurait cru refouler un jour le sol de ce duché qu’elle avait quitté pour ne plus jamais y revenir. Comme quoi les certitudes… Elle a laissé les autres au campement de fortune, à l’extérieur du village bourguignon et elle déambule dans les ruelles encore désertes de Cosne, alors que le soleil se lève à peine. Ça et là les échoppes ouvrent une à une leur portes, et la vie s’éveille comme les paysans partent aux champs et les ouvriers à la mine. Un regard ébène vers le ciel, nuageux et menaçant et un soupir d’une sauvageonne partagée entre impatience et désir oppressant de faire demi tour et de prendre ses jambes à son cou. Fuir ...
Patience …
Tuer le temps à défaut d’autre chose, car cette fois ci la mercenaire n’est pas venue en ennemie sur ces terres tant haïes pourtant. Non, c’est la frimousse d’un blondinet haut comme trois pommes qui lui a fait traversé la moitié du royaume, de La Rochelle à Sémur. Karyl … son Karyl.
Enfin …
Si tout se passait bien, demain ils franchiraient enfin les portes de la ville où se réfugiait l’enfant et alors viendrait le moment de lui dire enfin tout ce qu’elle n’a su que lui écrire jusqu’à présent. En aura-t-elle seulement le courage ? Quelle est cette angoisse qui lui étreint la poitrine à l’idée de ces retrouvailles qu’elle espère pourtant depuis de long mois ? Serait ce de la peur ?
Oui c’est cela, la fière et orgueilleuse mercenaire éprouve en cet instant une peur irraisonnée, incontrôlable … La redoutable guerrière n’est plus rien face à cet enfant, et pour la première fois de sa vie, elle panique à la simple pensée qu’il puisse la rejeter, redevenant une simple femme, emplie de doutes. Néanmoins elle fera ce qu’elle à faire, elle ne reculera pas cette fois. Elle doit absolument le voir, lui parler, une fois pour toute. Et elle assumera les choix de l’enfant car s’il existe une personne en ce monde qui connaît le prix de la Liberté c’est bien elle. Assez des non dit, assez des rendez-vous manqués et du jeu du Chat et de la Souris à travers tout le Royaume et même au-delà. Elle aurait gravit des montagnes, traversé des fleuves et franchit des murailles pour le retrouver. Ce devait être l’Helvétie, c’est devenu la Bourgogne, et pour lui, seulement pour lui, elle ne craint pas de pénétrer ce duché où elle est inscrite en traître.
Patience …
Soudain la brûlure à l’épaule qui se rappelle à son mauvais souvenir, comme un funeste présage. Ce B infamant, marqué au fer rouge par ce bourreau maudit dont elle a juré la fin à leur prochaine rencontre. Sa main gauche vient caresser la marque des traîtres au travers du tissu de sa cape, alors qu’elle grogne au souvenir du cauchemar de la torture. Une chose après l’autre… Retrouver Karyl est la seule raison de sa venue en ces lieux, ensuite, s’il lui est donné de dénicher le Balbuzard, alors oui, peut être sera-t-il temps pour la Rastignac de régler ses comptes, face à face.
Feras tu autant le fier, Eusaias, devant une Féline armée et qui a retrouvé ses griffes, (dans le sens le plus littéral du texte si l'on tient compte du gant orné de griffes en métal qu'elle porte en dextre) ?
Te rappelleras tu seulement notre première et unique rencontre, dans les bas fond des geôles de Joinville et les tourments infligés ?
Tu n’étais que le bras armé d’un duché violé dans sa fierté par une troupe de mercenaires étrangers, mais tu seras pourtant celui par qui passera ma vengeance … Il le faudra, pour mettre un terme à tout cela, tourner définitivement cette page et avancer de nouveau. Les chefs ne sont pas là cette fois, personne ne pourra m’empêcher de faire ce que j’ai à faire. Non … Personne !
Un jour …
Patience …
Les longs cheveux brun volent au vent lorsque la Féline secoue la tête de droite à gauche pour chasser ses sombres pensées de son esprit torturé. Pas le moment … Non. Garde ta hargne au fond de ton cœur, ne pense qu’à lui, qu’à l’enfant. Le reste sera pour plus tard … Tout vient à point à qui sait attendre.
Patience …
Demain arrive aujourd’hui
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A trop jouer avec les Félins, il faut s'attendre à être griffé ...
Patience …
Bourgogne … enfin … Terres maudites emplies de souvenirs que la Rastignac préfèrerait parfois enfouir au plus profond de sa mémoire. Jamais elle n’aurait cru refouler un jour le sol de ce duché qu’elle avait quitté pour ne plus jamais y revenir. Comme quoi les certitudes… Elle a laissé les autres au campement de fortune, à l’extérieur du village bourguignon et elle déambule dans les ruelles encore désertes de Cosne, alors que le soleil se lève à peine. Ça et là les échoppes ouvrent une à une leur portes, et la vie s’éveille comme les paysans partent aux champs et les ouvriers à la mine. Un regard ébène vers le ciel, nuageux et menaçant et un soupir d’une sauvageonne partagée entre impatience et désir oppressant de faire demi tour et de prendre ses jambes à son cou. Fuir ...
Patience …
Tuer le temps à défaut d’autre chose, car cette fois ci la mercenaire n’est pas venue en ennemie sur ces terres tant haïes pourtant. Non, c’est la frimousse d’un blondinet haut comme trois pommes qui lui a fait traversé la moitié du royaume, de La Rochelle à Sémur. Karyl … son Karyl.
Enfin …
Si tout se passait bien, demain ils franchiraient enfin les portes de la ville où se réfugiait l’enfant et alors viendrait le moment de lui dire enfin tout ce qu’elle n’a su que lui écrire jusqu’à présent. En aura-t-elle seulement le courage ? Quelle est cette angoisse qui lui étreint la poitrine à l’idée de ces retrouvailles qu’elle espère pourtant depuis de long mois ? Serait ce de la peur ?
Oui c’est cela, la fière et orgueilleuse mercenaire éprouve en cet instant une peur irraisonnée, incontrôlable … La redoutable guerrière n’est plus rien face à cet enfant, et pour la première fois de sa vie, elle panique à la simple pensée qu’il puisse la rejeter, redevenant une simple femme, emplie de doutes. Néanmoins elle fera ce qu’elle à faire, elle ne reculera pas cette fois. Elle doit absolument le voir, lui parler, une fois pour toute. Et elle assumera les choix de l’enfant car s’il existe une personne en ce monde qui connaît le prix de la Liberté c’est bien elle. Assez des non dit, assez des rendez-vous manqués et du jeu du Chat et de la Souris à travers tout le Royaume et même au-delà. Elle aurait gravit des montagnes, traversé des fleuves et franchit des murailles pour le retrouver. Ce devait être l’Helvétie, c’est devenu la Bourgogne, et pour lui, seulement pour lui, elle ne craint pas de pénétrer ce duché où elle est inscrite en traître.
Patience …
Soudain la brûlure à l’épaule qui se rappelle à son mauvais souvenir, comme un funeste présage. Ce B infamant, marqué au fer rouge par ce bourreau maudit dont elle a juré la fin à leur prochaine rencontre. Sa main gauche vient caresser la marque des traîtres au travers du tissu de sa cape, alors qu’elle grogne au souvenir du cauchemar de la torture. Une chose après l’autre… Retrouver Karyl est la seule raison de sa venue en ces lieux, ensuite, s’il lui est donné de dénicher le Balbuzard, alors oui, peut être sera-t-il temps pour la Rastignac de régler ses comptes, face à face.
Feras tu autant le fier, Eusaias, devant une Féline armée et qui a retrouvé ses griffes, (dans le sens le plus littéral du texte si l'on tient compte du gant orné de griffes en métal qu'elle porte en dextre) ?
Te rappelleras tu seulement notre première et unique rencontre, dans les bas fond des geôles de Joinville et les tourments infligés ?
Tu n’étais que le bras armé d’un duché violé dans sa fierté par une troupe de mercenaires étrangers, mais tu seras pourtant celui par qui passera ma vengeance … Il le faudra, pour mettre un terme à tout cela, tourner définitivement cette page et avancer de nouveau. Les chefs ne sont pas là cette fois, personne ne pourra m’empêcher de faire ce que j’ai à faire. Non … Personne !
Un jour …
Patience …
Les longs cheveux brun volent au vent lorsque la Féline secoue la tête de droite à gauche pour chasser ses sombres pensées de son esprit torturé. Pas le moment … Non. Garde ta hargne au fond de ton cœur, ne pense qu’à lui, qu’à l’enfant. Le reste sera pour plus tard … Tout vient à point à qui sait attendre.
Patience …
Demain arrive aujourd’hui
Rp totalement Ouvert bien sûr.
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A trop jouer avec les Félins, il faut s'attendre à être griffé ...