Bergamoth
"Ça, je sais faire !" avait-elle dit. On noublie pas ses jeunes années. Et elle était venue.
En prévision, elle sétait offert une belle chevauchée, sur les chemins, par les champs et au bord de la rivière. Pour être plus près du sol, elle avait choisi un poney. Point de cruauté : elle nétait pas bien lourde, en particulier en ce moment où elle rentrait un peu fatiguée de son séjour à Rennes. Qui aurait pu croire, sans avoir partagé sa tablée, quelle mangeait comme quatre?
Partie sans bliaud intentionnellement, elle revenait chainse toute crottée de la poussière des routes et des éclaboussures. Elle repassa chez elle quérir son Simon.
Tout comme elle-même aimait galoper cheveux au vent, elle aimait son mouton au naturel. Pas de noeunoeud ou autre pour lanimal. La préparation en fut dautant plus brève. Elle lébouriffa juste, dune caresse à rebrousse-poil savamment appliquée, partagea avec lui un peu de poussière de sa chevelure (car un mouton trop propre, ça fait bizarre aussi) et son carnivore était prêt pour le départ. Elle senveloppa dans une cape cette fois-ci, contre le froid bien sûr mais aussi pour garder la surprise.
Une fois devant lauberge, elle prit le temps avant dentrer de faire tourner Simon en rond dans une belle flaque boueuse, de sorte que ses sabots respirassent la campagne. Nexagérons rien, elle ne lui mouilla pas la toison. Rustique daccord, dégoûtant non, au grand jamais !!! Puis elle ajusta une dernière fois autour de son échine la vieille corde dégottée pour loccasion. Et voilà, lui était fin prêt! Ils firent leur entrée bras dessus bras dessous. Enfin presque.
En prévision, elle sétait offert une belle chevauchée, sur les chemins, par les champs et au bord de la rivière. Pour être plus près du sol, elle avait choisi un poney. Point de cruauté : elle nétait pas bien lourde, en particulier en ce moment où elle rentrait un peu fatiguée de son séjour à Rennes. Qui aurait pu croire, sans avoir partagé sa tablée, quelle mangeait comme quatre?
Partie sans bliaud intentionnellement, elle revenait chainse toute crottée de la poussière des routes et des éclaboussures. Elle repassa chez elle quérir son Simon.
Tout comme elle-même aimait galoper cheveux au vent, elle aimait son mouton au naturel. Pas de noeunoeud ou autre pour lanimal. La préparation en fut dautant plus brève. Elle lébouriffa juste, dune caresse à rebrousse-poil savamment appliquée, partagea avec lui un peu de poussière de sa chevelure (car un mouton trop propre, ça fait bizarre aussi) et son carnivore était prêt pour le départ. Elle senveloppa dans une cape cette fois-ci, contre le froid bien sûr mais aussi pour garder la surprise.
Une fois devant lauberge, elle prit le temps avant dentrer de faire tourner Simon en rond dans une belle flaque boueuse, de sorte que ses sabots respirassent la campagne. Nexagérons rien, elle ne lui mouilla pas la toison. Rustique daccord, dégoûtant non, au grand jamais !!! Puis elle ajusta une dernière fois autour de son échine la vieille corde dégottée pour loccasion. Et voilà, lui était fin prêt! Ils firent leur entrée bras dessus bras dessous. Enfin presque.






















