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[rp] Chouchenn et Camisole, taverne auberge rillette.

Einigriv
Le lieutenant qui s’énerve, et malgré l’ambiance tendue qui règne dans la taverne, elle sent son cœur se réchauffer légèrement. Elle essaie cependant de le calmer, connaissant Louis, doté d’une certaine agressivité, même avec elle, elle n’avait pas envie de voir la situation dégénérée…

Merci lieutenant, mais je ne devrais pas avoir de problème, n’est ce pas Louis ?

Puis plus bas :

Je m’excuse pour son impolitesse, et si jamais je vous ferais appeler, ne vous en faites pas, je ne pense pas qu’il lève la main sur moi...

Puis pour elle-même :

Enfin je l’espère…

Elle se retourne et croise le regard noir, qui pour l’avoir déjà vu ainsi, montre une certaine irritation, proche de l’agacement.
Autant reporter l’animosité sur elle, ne pas faire courir de risque sur les autres.


Redevable ? * rire * Je ne vous retiens pas Louis et vous le savez bien.

Il se détourne et attrape Passi par le bras assez violemment, l’air de rien elle ne quitte pas la scène des yeux.

Puis il se retourne à nouveau et de son ton sarcastique, envoie une nouvelle pic, une de plus ou bien devrais je dire une de trop.

Elle avance l’air furibond prête à lui vomir sa haine au visage quand :

Laisse Eini, je vais m’en occuper…
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Contre la pintadophilie et pour les robes de bures avinées!!!
Passionpomi
La voix de Moi l’avait quelque peu apaisée mais ce fut de courte durée….

Deux fois déjà qu’il la traitait de la sorte à la promener par le bras comme il l’aurait fait d’un de ses chiens par son collier… Une légère grimace toutefois vînt donner le change à son visage toujours sévère à l’égard de Louis, souvenir de cette blessure encore récente qu’il évoquait tout à l’heure par son imprudence sur les chemins… Traitait-il tous ses domestiques de cette façon ? Elle l’ignorait mais pensa un instant qu’il ne devait pas être bon d’être à son service…
Petit à petit et pique après pique Eini semblait de plus en plus furibonde jusqu’à cette dernière phrase ou Passi cru bien qu’elle lui décrocherait une gifle magistrale…


Laisse Eini je vais m’en occuper…..

Elle ouvrit un tiroir, en sorti une clé et se tourna à nouveau vers Louis…

Si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre Baron….

Elle quitta le comptoir et disparut dans l’escalier… Une fois à l’étage, une serrure fut rapidement ouverte et le mouvement d’une porte laissa entrevoir l’une des plus jolies chambres de l’auberge…. Il était noble et bien qu’orgueilleux à outrance, il méritait les égards liés à son rang… Elle le laissa entrer et restant sur le pas de la porte, elle se pencha discrètement vers l’escalier afin de vérifier que personne ne les avait suivis… Personne…

Baron…

Elle regarda un instant vers la fenêtre, cherchant à maintenir sa concentration et à trouver les mots justes…

Sachez que je n’ai jamais souhaité que ma filleule soit séparée de son passé et surtout pas de ses origines…

Instant de pause…

Je pense au contraire qu’un jour viendra où elle souhaitera renouer avec sa famille… C’est pourquoi je tenais à ce qu’elle garde les traces écrites de sa naissance… Et si votre « esclavage » puisque vous l’appelez ainsi montre votre patience et votre ténacité, il montre aussi que vous avez saisi qu’elle n’était pas prête pour ce genre de vie pour le moment… Mais étant son amie et depuis peu sa marraine, je suis en droit de me demander si ce mariage pour vous n’est pas synonyme d’avancement plus que d’amour…. Oh je ne suis pas une idiote… Il y a déjà bien longtemps que j’ai cessé de croire en la valeur des mariages d’amour surtout quand l’étiquette s’en mêle… Mais parfois il m’arrive de souhaiter vivement avoir tord ce qui est le cas présentement….
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--Baron_louis
L’intervention de la jeune femme fit baisser la tension qui l’animait et il répondit d’un signe de tête à son invitation à la suivre à l’étage … le fait qu’elle s’attarde sur le pas de la porte l’étonna puis il écouta ses conclusions sur lui, ses inquiétudes vis-à-vis d’Einigriv et cela l’apaisa … suffisamment pour qu’il la regarde avec un sourire en détachant son épée qu’il posa sur la table …

Dites moi Passi … je vous fais peur ?

il attendit quelques secondes sa réaction et eut un petit rire désabusé …

Je ne vous crois pas idiote ni même naïve pour vous répondre … mais si vous saviez combien de conseils morbides m’ont été donnés en ce qui la concerne … combien il me serait facile même aujourd’hui de choisir une autre fille plus pliable à mon suzerain et pour égayer mes nuits … si elle savait à quel point ses doutes à mon égard m’offensent …

Il fit un signe à un de ses hommes par la fenêtre puis s’asseyant sur le rebord, plongea à nouveau son regard dans celui de passionpomi …

Retour de bons procédés … ne me croyez pas totalement aveuglé par la fierté …ce soir fut riche d’enseignements …

Passionpomi
Citation:
Dites moi Passi … je vous fais peur ?


Léger froncement de sourcil encouragé quelques seconde plus tard par le rire désormais bien connu du Baron…

Sachez messire que si je suis une femme, je n’en demeure pas moins difficilement impressionnable et qu’à ce jour seules deux personnes peuvent se vanter de me faire peur ……………et chacune pour des raisons bien différentes…. Mais je ne saurais vous en confier davantage, d’autant qu’il me semble que cela vous importe peu et vous éloigne du sujet…

Si ma filleule n’est pas encore en position de remarquer que votre sollicitude a quelque peu changé, vous devez admettre que le contexte de votre rencontre y est pour quelque chose… Elle a cru en ce jour que toute sa vie s’en trouverait changée et ne lui appartiendrait plus… Et il faut avouer que vous avez pris un certain plaisir à le lui laisser croire… Votre assurance est parvenue à anéantir la sienne au point que de vous voir aujourd’hui ne peut être assimilé à autre chose qu’à une éventuelle servitude…

Il vous faudra du temps pour gagner sa confiance mais….. J’espère que vous y parviendrez….

Je vous souhaite un bon séjour en cette auberge et si vous le permettez, je vais prendre congés….

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Einigriv
L’énervement et la colère s’apaisaient petit à petit. Une fois, Louis monté à l’étage, elle ouvrit une vieille bouteille poussiéreuse et s’en servit un bon verre, qu’elle avala avec une grande facilité, pour cette heure encore matinale.
Il resterait là un moment… Il faudrait prendre son mal en patience… Elle se rappela les mots d’Aaron proférés en d’autre circonstance : « programmer un assassinat n’est pas très aristotélicien... » Un léger sourire apparu sur ces lèvres. Pas très aristotélicien mais salvateur parfois oui, elle n’en démordrait pas…
Mais soyons réaliste, elle ne pourrait pas abattre Louis sans risquer de courir de graves ennuis. Mais le faire souffrir autant qu’elle avait souffert de sa conduite, ça elle pourrait… Non ce n’est pas très aristotélicien non plus ?
Passi était redescendu avec un air plutôt satisfait, elle semblait calme, elle la dévisagea un instant, puis voyant qu’elle n’obtiendrait aucunes informations, elle sortit des sortes de petites fioles d’en dessous le comptoir et voyant le regard de Passi ne put s’empêcher de rire.


Ce n’est pas du poison rassures toi !
Ce sont mes essais pour le concours et la dégustation d’alcool que j’organise ici même… enfin même si…


* regard évocateur en direction du plafond *

Il va falloir que je les fasse gouter, et puis je pensais faire une sorte de petit cours pour que les concurrents aient toutes les données, pour le jeu.

Une chose était sure, elle continuerait de vivre comme elle l’entendait, baron ou pas baron, ce serait pareil.
Elle laça le haut des fioles avec des petites étiquettes nommant les différentes liqueurs. On pouvait lire sur chacune d’elles :

- franc digeos rouergat.
- Goutte à nenou
- Rieuse de réo’z
- Liqueur de pomme et cannelle.
- Alcool de fruit diverses : fruits des bois et graine coriandre.
- Liqueur de poire et clou de girofle…


Je sais ça ne fait pas beaucoup de chaque sorte mais j’attends livraison du Rouergue et je suis en train de finir mes essais pour les autres à la cave.

Elle montra la porte fermée à double tour.
Elle essayait de reprendre le dessus même si la visite de Louis l'avait bel et bien chamboulé. Elle ne savait vraiment quoi en penser et le savoir ici pendant quelques temps la rendait méfiante comme si elle sentait que le baron tramait encore quelques complots à son égard.. Cette visite avait rouvert une plaie aussi vive que la brulure de sa nuque.


Hum… Passi tu aurais encore de cet d’onguent pour ma nuque ? Je crois que la chaine m’a quelque peu lacéré la peau.


Elle se tourna et souleva ses cheveux et laissa la blessure aux yeux de sa marraine
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Contre la pintadophilie et pour les robes de bures avinées!!!
Moi333333333
Moi, qui était attéré par le comportement de cet homme, avait perdu la voie quelques instants. Il regardait la scène, observant les manières de chacun. Il se sent complètement désemparé et effacé, mais s'en accomode. La tension ne redescebdait pas quand soudain Passionpomi prit le relai, au plus grand soulagement d'Einigriv. Le pire a été évité.
La marraine emmenat le Baron à l'étage. On entendait leur voix depuis le rez-de-chaussez sans pour autant distinguer un seul mot. L'atmosphère s'apaisat. Le lieutenant en profitat pour aller chercher la loque qui lui sert de cape.
Peu après, Passionpomi descendit, seule. Eini avait préparé ces fioles et proposat de donner des "sortes de petits cours" pour aider les ingnards en vins...:


Très bonne idée Eini, comme ça je pourrais participer un peu.

Il calat son arme dans son foureau et se tournat vers la sortie. Tournant la tète tout en ouvrant la porte:

Eh bien sur ce, merci de cet accueil, pour le repas, et je vous dis à bientôt mesdames.

J'espère que l'ambiance sera plus décontractée lors de ma prochaine visite...
D'ici là je vous souhaite bien du courage. Je sais qu'il vous en faudra, mais je sais aussi que vous arriverez à surmonter cette épreuve.
Et soignez bien cette nuque!
Passionpomi, je compte sur vous pour l'aider, pour ça comme pour... enfin...
A bientôt les amies!

Sur ces mots il parti faire sa ronde mâtinale, espérant bien revenir lorsque ce Baron sera parti.
Einigriv
Elle sourit au lieutenant et fut vraiment désolée du comportement de Louis à son égard. Il n'avait prononcé un mot en la direction du lieutenant, ignorant totalement sa présence et ses remarques.
Mais pour elle, cela était bien différent, Moi qui s'interpose face à cet homme puissant qu'il ne connait pas... Elle lui en était très reconnaissante et espérait qu'il ne lui tiendrait pas rigueur du comportement de Louis, mais connaissant le lieutenant ce ne serait certainement pas le cas.


merci Moi... merci pour tout et revenez quand vous le désirez vous êtes le bienvenu.

Il franchit le pas de la porte et elle se rend bien compte que la situation avait été pénible pour tout le monde... Il faudrait, dans les jours à venir, qu'elle se contienne plus pour ne pas laisser ses humeurs transpirer sur l'ambiance générale de l'auberge...
Rester calme et aimable avec Louis ce serait certainement très dur mais elle ne pouvait laisser son commerce pâtir de tout cette situation et reprendre assez vite le contrôle des choses.
Elle serait tranquille jusqu'au petit matin maintenant... le soleil se couchait déjà sur Rieux, elle n'avait pas vu passer la journée... Comme disait sa mère,
"demain serait un autre jour... et chaque jour ma fille on apprend d'avantage sur la vie, sois confiante en l'avenir..."
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Contre la pintadophilie et pour les robes de bures avinées!!!
Aaron_
Aaron entra dans l’auberge et se dirigea vers le comptoir où se tenait eini, visiblement occupée à disposer des fioles qu’il devina sans peine être remplies d’alcool et levant les yeux vers la jeune femme il leva un sourcil, mi grondeur mi amusé.

Laisses moi deviner … tu tentes d’améliorer la recette de la goutte rouergate ? tu essaies de créer un breuvage auquel tu laisseras ton nom ? je n’ose imaginer les propriétés dont tu souhaites le doter …

Il éclata de rire en voyant l’expression de son visage

Peut-être devrais tu t’associer à Segilran ... en tous cas les volontaires à la dégustation ne vont pas manquer je pense.

Saisissant l’une d’elles et ôtant le bouchon il en sentit les effluves … pour le moins étonnantes mais intéressantes … de liqueur mais aussi de fruits ou de plantes qui s’en échappaient. La regardant d’un air intrigué il goûta le breuvage et après un petit sourire appréciateur passa délibérément à autre chose.

Aurai-je l’occasion de voir ton garde du corps et m’en faire une opinion ? … tu vois que je n’ai pas d’idée préconçue … il sourit légèrement en la regardant … passi m’en a fait une description assez … contradictoire … à l’écouter il parait insaisissable. Je comptais aller le voir mais manifestement il attend quelqu’un dans la cour … ton invité de marque peut-être.

A l’écoute de ses réactions il sentit qu’elle se crispait légèrement à l’évocation de Louis et lui adressa un regard rassurant …

Je meurs de faim … elle cuisine quoi ta nouvelle employée ?
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Einigriv
Elle essaye de savoir ce qu’il pense de ce qu’il vient de gouter, mais ce ne doit pas être son jour pour deviner ce que les autres ont en tête.

Ne présume pas de mes intentions.


* sourire *

Je ne prétends pas pouvoir donner des effets spéciaux à mes boissons, le seul que je leur souhaite c’est celui de faire plaisir à ceux qui vont le boire. Et oui j’espère aussi que le concours sera un succès…

A l’évocation de Louis sont visage se ferme, et ses mains se crispent sur une des petites étiquettes qui bizarrement a du mal à s’accrocher autour du col de la bouteille…

Essayer de rester de marbre à l’évocation de quelque chose qui vous énerve à tel point que vous aimeriez balancer tout ce qui se trouve à porter de vos mains n’est pas chose facile.
Aaron avait dû le voir étant donné qu’il changeât de sujet aussi vite qu’il y était arrivé.
Elle sourit tout de même, pour donner le change mais à rai dire c’est plus une sorte de rictus qu’autre chose.

C’est du pain catalan. Oui je me suis dit qu’on allait changer un peu et gouter à différentes spécialités, non ?
Tu vas voir c’est très bon.
Une tranche de pain, fait par mes soins, avec une sorte de purée de tomate aillée et une tranche de jambon cru… Je t’en sers un ?
Ca te rendra pas plus fort ni plus beau mais ça a le mérite de bien nourrir.

Cette fois un sourire franc se lit sur son visage, l’énervement s’est évaporé, et elle en oublierait presque la présence de Louis.

Baudouin ? Hum je ne sais pas ce qu’il fait…Ca m’étonnerait que notre chère baron lui fasse l’honneur de lui adresser la parole tu l’aurais vu avec le lieutenant tout à l’heure… elle secoue la tête dépitée Mais si tu tiens à avoir une discussion avec lui je t’en prie.

* un regard taquin à Passi *

Après l’interrogatoire de la marraine il aura le droit à l’interrogatoire du parrain…


* léger rire *

Je peux te l’appeler maintenant même si tu veux - puis dans un rire légèrement moqueur – veux-tu avec ceci un curriculum vitae, son acte de baptême s’il en a un et puis un extrait de casier judiciaire ?

Voyant le regard grondeur qui s’enclenche, elle se met à rire.

Rhooo ça va je plaisante, alors je vais le chercher le « méchant balafré » ?

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Einigriv
Elle rentre des plus éméchées chez elle... Le chemin depuis la taverne municipale ne lui avait pas semblé bien long, mais là, ces derniers pas dans la cour de l'auberge lui avait parus durer une éternité. Elle ne voulait pas faire de bruit, se sachant surveiller par les hommes de Louis ou bien par lui même...
Se faire prendre dans un tel état était dangereux... mais l'alcool est une dangereuse amie n'est ce pas? celle qui vous berce doucement jusqu'à l'euphorie puis vous emmène dans les recoins les plus sombres de vos pensées.
Enfin, elle faisait attention ne sortant pas de suite sa clef, surveillant les coins d'ombres, marchant à pas feutrés. Mais il fallait que cette nuit soit de lune pleine pour assurer son malheur...
L'ombre de son corp se distordait dans la cour comme un arbre fin qui aurait pris la foudre, et ses pas était bruyant malgré tout le soin qu'elle pouvait y mettre, si bien qu'en arrivant devant sa porte elle sursauta.
L'homme lui prit le bras fortement et la fit approcher.


Regardez vous, vous puez l'alcool bon marché!

Il la secoua fortement.

Est ce une tenue? est ce UNE TENUE EINI?

Lâchez moi vous me faites mal!!!!!

Une dame ne se conduit pas comme un trainée! vous me faites honte!

Lâchez moi où j'hurle! vous me faites mal Louis! laissez moi!

Il la lâcha sous la menace d'un cri qui aurait réveiller tout le quartier.

Laisser moi Louis je n'ai pas envie de me battre ce soir, vous me fatiguez à la fin, d'autre serait mieux pour vous alors pourquoi * hips * vous entêter sur moi?
Je n'ai rien de plus *hips* qu'une autre non?
Vous gâchez votre vie et la * hips * mienne *hips* par la même occasion....


Sous le joug d'un amant puissant qu'est l'alcool, elle défailli légèrement, elle sentit un bras passer sous son corps et entendit le bruit d'une clef qu'on tourne dans une serrure, elle s'accrocha tend qu'elle put à ce tour de coup, se seerant contre celui qu'elle haïssait tant mais rassurée par ces bras fort qui la tenait fermement... puis le noir l'engloutit....
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--Baron_louis
Louis la retint contre lui en étouffant un juron et récupérant la clé, la prit dans ses bras et entra … inquiet de sa pâleur et de sa somnolence, mais aussi en colère de la voir dans cet état, il monta l’escalier vers sa chambre, ne pouvant s’empêcher de penser que si un de ses pseudos défenseurs le croisait à ce moment, ils étaient pour certains si obtus que dans son énervement les tuer serait le plus tentant pour ses nerfs …

Eini … vous êtes une inconsciente … vous vous saoulez comme un ivrogne … EINI !

Poussant la porte de l’épaule il s’avança et l’allongea sur les draps … sentant que ses bras restaient serrées autour de son cou il sourit et se détendit légèrement …

Vous voilà tentatrice sans le savoir

il soupira en la regardant puis dénouant doucement ses mains, s’assit à côté d’elle et toucha son front puis sa joue …

vous n’allez pas vous réveiller en forme … je devrais dire que cela vous fera les pieds mais à vrai dire vos dernières paroles m’ont un peu remonté le moral à votre égard et pour vous répondre … non … je n’ai pas envie d’en courtiser une autre et oui vous avez certaines choses en plus … j’espère seulement que vous n’avez pas fait cette bétise à cause de ma présence ici … à votre réveil nous aurons une petite conversation …

Conscient qu’elle ne l’entendait peut-être pas, il rabattit la couverture sur elle puis se redressant, jeta un œil dans la chambre … le coffret de bois aux armes familières trônait près de la table … il l’ouvrit et y déposa nonchalamment une lettre du duc qu’il n’avait pas eu l’occasion de lui remettre puis il donna un ordre bref à son molosse et se dirigea vers la sortie.

Einigriv
Dans la maison au fond de la cour...

Elle s'éveilla, chatouillée par la lumière qui traversait les rideaux de sa chambre. Se relevant sur son lit, elle fut surprise de s'y trouver entièrement vêtue, mais surtout de s'y trouver simplement.
Un instant où elle ne remet pas les évènements de la veille au soir puis cette impression d'étrange rêve la ramena à la réalité.
Une sensation de profonde honte l'envahit, faisant rougir ses pommettes.
Qu'avait il bien pu se passer ici? Elle n'en savait fichtre rien...
Un autre instant durant lequel elle se concentre, pour se remémorer les faits... Le visage de Louis apparait dans son souvenir. Mais aussi quelques paroles dans le désordre, elle n'arrive pas à associer les mots.
Elle remonte les manches de son chemisier jusqu'en haut du bras et voit cinq belles marques rougies provoquées par le baron la veille et pourtant elle n'arrive pas à ôter de son esprit, une impression de gentillesse étonnante, peut être même de tendresse... D'autant plus étrange qu'on parlait bel et bien de Louis, celui qui prend ce qu'il veut par la force et qui dédaigne les sentiments d'autrui...
Son regard se porte maintenant sur la pièce, était il toujours là? Apparemment pas.

Pourtant une chose semble déplacée, une chose à laquelle personne ne touche même pas elle, pour tout dire, une chose qui la replonge souvent dans ses souvenirs. Le coffret.
Elle se lève, la tête lui tourne un peu, et se dirige vers la petite table de bois.
Caressant le bois du bout des doigts, elle relève la petite tablette sculptée et y trouve un pli qu'elle décachète, ses yeux se posant d'abord sur la signature. Phillipe.
Et bien quand ce n'était pas l'un c'était l'autre...

La porte s'ouvre à la volée, elle se couvre d'un grand châle et descend l'escalier.


Et bien Baudouin ne vous gênez surtout pas, allez y entrez donc! Je peux savoir ce qui vous prend là?


Et vous ma mignonne qu'est ce qui vous prend à vous? La nuit a été agréable je suppose?

Il avait un sourire à la fois grivois et agacé sur le visage, dessinant plus profondément les cicatrices sur ses joues, qui la fit rougir à nouveau. L'heure de la morale était déjà arrivée... avant même qu'elle ait pu boire une tisane bien chaude.


Qu'est ce que c'est que ces insinuations Baudouin? Je ne vous permet pas...

Oh vous ne me permettez pas, il me semble que vous permettez beaucoup de choses ces temps ci...


Irritée, fatiguée, la tête tournant encore un peu plus vite, elle descendit le reste des marches et se dirigea vers lui furieuse.

Sortez! Allez dehors! Fichez moi la paix, vous me fatiguez vous aussi!

Une fois la porte fermée, elle s'y adossa, essayant de reprendre son calme, quand on frappa derrière.
En ouvrant elle pensait renvoyer Baudouin à ses affaires mais Louis souriait déjà à son air furibond. Elle rougit.

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--_baudouin
Dans la salle de la taverne...

Il entre et claque la porte derrière lui, faisant sursauter la bavasse, la tavernière et un homme qui est toujours là, un parrain... Pffff... encore un prétexte à la noix, un parrain, la gosse avait le feu au corps oui!!!
Un regard assassin, il passe derrière le comptoir et prend un bouteille de chouchen, sous le regard de la tavernière, qui n'a pas plus d'amitié pour lui qu'il n'en a pour elle.


Quoi? Ça vous étonne? J'ai encore le droit de boire!

Il repousse brusquement une chaise, une envie de tout fracasser, se réveillait dans ses entrailles.
En revenant de chez la gosse, l'autre enfariné s'y dirigeait... Il lui aurait volontiers écrasé la figure d'un coup de poing. Lui faire ravaler son sourire, en lui cassant les dents pour sur!
Mais qu'est ce qui tournait pas rond chez cette gosse????
Quand l'autre était arrivé, elle l'avait fait venir en pleine nuit pour lui exposer la situation et voilà que la nuit dernière, il le voit sortir de chez elle en catimini!
Le feu au corps oui!


Il avale une autre bolée de chouchen et sent les regards sur lui. Il relève la tête.

Quoi? Regardez les amochés ça vous fait vibrer tavernière? Ou bien vous êtes comme la gosse vous aussi!


Il avait voulu parler pour lui même mais les mots qui suivirent, sortirent aussi clair que le son des cloches de l'église.

Une sacrée menteuse ouais la gosse! Cache bien son jeu!

Le soi disant parrain et la tavernière, ouvrirent des yeux comme des billes, lui sans ajouter mots se resservit une rasade.

--Baron_louis
En se dirigeant vers sa maison il avait eu envie de lui décocher une remarque cinglante sur son comportement de la veille mais elle ouvrit la porte et il ne put s’empêcher de sourire de son expression … passant de biais entre elle et le montant de la porte en la fixant, il entra …

Eini … hier soir c’était moi qui vous attendais ... et si ça avait été quelqu’un d’autre … et si vous connaissiez moins bien que vous ne le pensez cet homme balafré que vous avez engagé … d’une certaine façon j’aimerais que vous me disiez que vous avez bu à cause de moi … cela m’éviterait de penser que c’est habituel.

Il parvint à retenir avec peine l’ordre qu’il allait lui donner de ne jamais recommencer mais lui lança le regard qui correspondait et soupira avant de porter son attention vers l’escalier pour cacher son irritation et son inquiétude …

Se dirigeant vers elle il lui tendit un sachet …

C’est souverain contre la gueule de bois … vous ne le méritez pas mais vous tenir dans mes bras reste un tendre souvenir pour moi et à vrai dire … je n’ai pas envie que vous souffriez.

Il la dévisagea un long moment quand elle prit le petit sac de plantes.

Vous m’avez posé des questions hier soir. Mon but n’est pas de vous harceler … mais je peux comprendre que ce soit ce que vous ressentez si vous me détestez et que vos ambitions sont à des lieux des miennes. La Bretagne … je vous comprends Eini … plus que vous ne le pensez … et je ne vous obligerai à rien … mais il faudra compter avec moi encore un moment au moins… tant que vous ne m’aurez pas totalement vaincu ou que je ne vous aurai pas convaincue.

Einigriv
Décidément c'était une habitude ce matin d'entrer chez elle, sans permission, mais autant tirer au clair toute cette situation de suite.
Elle écouta la morale une seconde fois en moins de temps qui lui en avait fallu la veille pour être ivre, soupirant légèrement, elle répondit d'une petite voix :


Écoutez Louis, je crois que vous êtes la seule personne que je connaisse qui est capable de m'attendre des heures durant devant ma porte pour me surprendre à rentrer chez moi ivre...
Et que ça vous plaise ou non, je ne suis pas à la cour de Phillipe, je n'ai pas d'étiquette à respecter et je suis libre de faire ce qu'il me plait, me diriez vous le contraire?
Pour ce qui est de Baudouin, cela ne vous concerne pas et je vous répondrais simplement que je sais choisir mes employés...
Mais je crois que je dois vous remercier de vous être occupé de moi...


Un regard en sa direction, elle vit bien qu'il faisait un effort pour se contenir, et lui en sut gré, la perspective d'un affrontement, ne la réjouissait guère, surtout que sa tête tournait toujours, la laissant dans une impression de flottement.
Elle prit le sachet, dans un sourire reconnaissant qui se transforma vite en gène à l'évocation de ce qui avait bien pu se passer la veille. Elle baissa le regard confuse et ne répondit rien, se détournant pour prendre deux tasses et l'eau dans l'âtre.


Asseyez vous.

Elle l'écouta en venir au fait tout en lui servant une des tisanes de sa composition, et pour elle le fameux petit sachet de plantes.
Elle était gênée de l'entendre parler ainsi, gênée de l'avoir cru sans aucun scrupule, il se montrait là sous un jour différent. Une fois qu'il eut fini elle le regarda un moment et bu une gorgée bien chaude. Un sourire amusé se dessina sur ces lèvres, en l'entendant parler comme un soldat qui a une guerre à gagner...


Pourquoi Louis? Soyez réaliste, je ne suis pas une femme pour vous... Nous n'avons pas reçu la même éducation et comme vous le dites si bien :  « pas les mêmes ambitions ».
Me comprendre? Êtes vous en train de me dire que vous seriez capable d'abandonner ce dont vous jouissez pour vivre ici, comme moi? Je ne le crois pas...Je n'ai aucune envie de vivre votre vie et vous aucune envie de vivre la mienne, je ne partirais pas d'ici pour rejoindre la cour de Phillipe, je pensais avoir été assez claire à ce sujet. Et c'est ce que vous voulez n'est ce pas? Que nous repartions ensemble?


Elle sortit le pli et le posa sur la table face à lui.

Je ne l'ai pas lu. Mais vous devez savoir ce qu'elle contient vous qui êtes si proche de lui...
Louis je ne vous chasse pas, ce serait être bien ingrate mais je ne vous promets rien non plus. Le simple fait, que je sois plus cordiale avec vous, ne m'engage à rien.


Elle se sentit bien mieux, la tisane était très efficace, ou bien était-ce ces paroles sincères et cet abcès crevé qui lui ôtèrent cette nausée qui la tenaillait depuis son arrivée...
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