Roxxon

Lugubre choix que d'y venir s'y promener mais c'est pourtant dans le dédalle inquietant de tortueuses venelles que s'agite une harpie en haillon à la face pâle et froide dont deux opales noires annonçent la rebellion.
C'est en marge de lois bien détestables que la voix d'une Vilaine est passée pour déraison. Guerroyant l'arme au point pour dispenser ses notions elle fut le peuple, le chef, la lame et le grand tintouin à noble raison. Mairies et châteaux tombèrent en leurs pognes de Vilains et des miliers d'oisels assombrirent le ciel tendit que leurs actions se répercutaient à travers tout le royaume. Libertad y eut sa part tout comme d'autres bandes d'alliés veinards. Ainsi, cent apôtres se relayant pour déjouer les plans des grands Vilains n'eurent pas l'ombre d'un effet. La troupe d'une grande Môme était née et allait en balancer plus qu'il n'en fallait. C'tait l'époque des grandes idées, du changement et des griefs ardemment repoussés. Seulement, c'tait sans compter sur le sort souvent injuste qui allait démanteler la confrérie et changer les moeurs même des plus justes...
Désormais indigne des verdoyantes contrées puisque traquée, elle s'est donc réfugiée au plus près de la fange des ombres miraculées.
Au diable le Poitou, le Périgord et le Bourbonnais! Elle les laissera donc croupir un peu plus chaque jour dans leurs brumes d'aveuglés.
Etrange, elle savait son passage à la Cour des coeurs pourris imminent mais, de là à aimer y jeter la sonde c'tait plutôt intriguant. Sur les pavés inégaux d'Paris semblait s'jouer la symphonie satyrique d'un peuple insoumis et en c'jour loin d'être béni, c'tait bien son tour d'rejoindre la fange d'ces pauv' maudits. Sous un ciel quelque peu voilé, en une grise matinée, elle lorgnait tout autour d'elle en longeant la Seine. Les quais sertis d'vieilles baraques aux façades rabougries ne semblaient faites que pour péter à la gueule d'un monde vicié.
Adossé contre l'une d'elle, elle remarqua une silhouette qui tout d'abord lui sembla être un endormi. Se rapprochant sur la pointe des pieds dans la poussière accumulée des pavés, il fut bientôt clair que le bougre avait été occis. Teint blâfard, doigts crispés sur la plaie béante de feu son ventre déjà grouillant de mouches assoiffées. Un filet d'sang séché au coin des lèvres, ce dernier l'observait. Il semblait même rire du fumet de sa mort prématurée empestant l'air et ajoutant à l'horreur du genre de scène auquel elle devrait s'accoutumer. Grimaçante, la Vilaine remarqua que l'gus avait été dépouillé jusqu'aux chausses, restait rien à prendre et mieux n'valait pas s'attarder en sa funeste compagnie. Ici rôdait un mal ayant des raisons qu'elle ne souhaitait point éclaircir.
Déguerpissant au pas d'course, elle s'enfonça un peu plus avant dans cette épouvantable jungle. Les conditions s'raient défavorables pour un temps certe, mais l'besoin c'tait d'provoquer une destinée, d'lui filer une chiquenaude et d'lui tirer la langue pour mieux l'enfourcher.
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C'est en marge de lois bien détestables que la voix d'une Vilaine est passée pour déraison. Guerroyant l'arme au point pour dispenser ses notions elle fut le peuple, le chef, la lame et le grand tintouin à noble raison. Mairies et châteaux tombèrent en leurs pognes de Vilains et des miliers d'oisels assombrirent le ciel tendit que leurs actions se répercutaient à travers tout le royaume. Libertad y eut sa part tout comme d'autres bandes d'alliés veinards. Ainsi, cent apôtres se relayant pour déjouer les plans des grands Vilains n'eurent pas l'ombre d'un effet. La troupe d'une grande Môme était née et allait en balancer plus qu'il n'en fallait. C'tait l'époque des grandes idées, du changement et des griefs ardemment repoussés. Seulement, c'tait sans compter sur le sort souvent injuste qui allait démanteler la confrérie et changer les moeurs même des plus justes...
Désormais indigne des verdoyantes contrées puisque traquée, elle s'est donc réfugiée au plus près de la fange des ombres miraculées.
Au diable le Poitou, le Périgord et le Bourbonnais! Elle les laissera donc croupir un peu plus chaque jour dans leurs brumes d'aveuglés.
Etrange, elle savait son passage à la Cour des coeurs pourris imminent mais, de là à aimer y jeter la sonde c'tait plutôt intriguant. Sur les pavés inégaux d'Paris semblait s'jouer la symphonie satyrique d'un peuple insoumis et en c'jour loin d'être béni, c'tait bien son tour d'rejoindre la fange d'ces pauv' maudits. Sous un ciel quelque peu voilé, en une grise matinée, elle lorgnait tout autour d'elle en longeant la Seine. Les quais sertis d'vieilles baraques aux façades rabougries ne semblaient faites que pour péter à la gueule d'un monde vicié.
Adossé contre l'une d'elle, elle remarqua une silhouette qui tout d'abord lui sembla être un endormi. Se rapprochant sur la pointe des pieds dans la poussière accumulée des pavés, il fut bientôt clair que le bougre avait été occis. Teint blâfard, doigts crispés sur la plaie béante de feu son ventre déjà grouillant de mouches assoiffées. Un filet d'sang séché au coin des lèvres, ce dernier l'observait. Il semblait même rire du fumet de sa mort prématurée empestant l'air et ajoutant à l'horreur du genre de scène auquel elle devrait s'accoutumer. Grimaçante, la Vilaine remarqua que l'gus avait été dépouillé jusqu'aux chausses, restait rien à prendre et mieux n'valait pas s'attarder en sa funeste compagnie. Ici rôdait un mal ayant des raisons qu'elle ne souhaitait point éclaircir.
Déguerpissant au pas d'course, elle s'enfonça un peu plus avant dans cette épouvantable jungle. Les conditions s'raient défavorables pour un temps certe, mais l'besoin c'tait d'provoquer une destinée, d'lui filer une chiquenaude et d'lui tirer la langue pour mieux l'enfourcher.
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