Maeve.

Après sa défaite à ses premières joutes, Maeve avait décidé de ne pas rentrer immédiatement à Sémur, mais de profiter de son séjour dans la capitale pour mettre à jour quelques dossiers, par exemple faire reconnaitre sa brisure par la Hérauderie, ou visiter les quartiers dont lui a tant et tant causé Karyl, gamin des rues devenu frère de la rouquine. Profiter aussi un peu de ses derniers moments de solitude avant un énième voyage, avant de rejoindre le chevalier dont elle sera l’écuyère personnelle.
C’est ainsi qu’on la retrouve dans les rues de Paris, les bottes usées foulant le pavé d’une ville dans laquelle elle n’avait encore jamais erré seule. Seul l’estomac qui gronde peut forcer son regard à quitter le faîte des immeubles pour partir à la recherche d’une enseigne quelconque qui annoncerait viande rotie et pain blanc.
Ce n’est qu’une fois rassasiée, sur un banc douteux d’une auberge pas si crasseuse qu’elle aurait pu le penser, qu’elle réfléchit à ce qu’elle pourrait faire. C’est que Nore essaie désespérément de lui inculquer quelques unes des manières de la Cour, et qu’elle apprécierait de rendre fière son Etincelle après l’avoir déçue en chutant aux éliminatoires. S’armant d’un velin et d’une plume, elle débarrasse d’un mouvement de poignet la table des dernières miettes de son repas, avant de s’atteler à rédiger sa première missive « officielle ».
C’est ainsi qu’on la retrouve dans les rues de Paris, les bottes usées foulant le pavé d’une ville dans laquelle elle n’avait encore jamais erré seule. Seul l’estomac qui gronde peut forcer son regard à quitter le faîte des immeubles pour partir à la recherche d’une enseigne quelconque qui annoncerait viande rotie et pain blanc.
Ce n’est qu’une fois rassasiée, sur un banc douteux d’une auberge pas si crasseuse qu’elle aurait pu le penser, qu’elle réfléchit à ce qu’elle pourrait faire. C’est que Nore essaie désespérément de lui inculquer quelques unes des manières de la Cour, et qu’elle apprécierait de rendre fière son Etincelle après l’avoir déçue en chutant aux éliminatoires. S’armant d’un velin et d’une plume, elle débarrasse d’un mouvement de poignet la table des dernières miettes de son repas, avant de s’atteler à rédiger sa première missive « officielle ».
Citation:
A Elianor de Vergy, duchesse de Bellesme, baronne de Lesparre, Castelnau de médoc, Sillé le Guillaume et Mulsanne
A la jeune épousée,
A celle qui a permis mes premières joutes,
A la nièce de Cerridween,
Le bon jour.
Sans doute devez-vous recevoir nombre de souhaits de bonheur, et de la part de personnes bien plus illustres que moi. Sachez qu’il ne s’agit pas là de félicitations, mais plutôt d’encouragements que je vous adresse. Pour avoir croisé plusieurs Von Frayner dans mon enfance, j’ai appris que la plupart étaient fourbes, menteurs, violents et désobligeants.
Peut-être cela ne s’écrit-il pas à une jeune mariée, mais je compatis sincèrement à la déception qui doit être la votre de compter désormais parmi votre famille des membres impériaux qui ne savent ni se tenir ni tenir leur langue. Y compris votre époux, hautain, froid et désagréable.
J’ai appris à l’occasion des joutes que vous avez organisées en l’honneur de votre hyménée que vous aviez sensiblement mon âge, ce qui me fait de nouveau vous présenter mes plus sincères condol*rature*encouragements. J’ai vu au bal du Roy nombre de pucelles de haut rang qui semblaient malheureuses comme les pierres, dont une qui s’est enfuie alors qu’elle avait été désignée par le Roy lui-même… Alors un Duc, blond de surcroit, que l’on vous impose… j’espère que vous avez d’autres loisirs afin de vous distraire de ces funé*rature* épousailles.
En vous remerciant tout de même de m’avoir permis de jouter pour la première fois,
Qu’Aristote vous ait en sa sainte garde,
Maeve Alterac
Ecuyère personnelle du Chevalier Ethan Newton
Dame de Saint Sornin Lavolps.
A Elianor de Vergy, duchesse de Bellesme, baronne de Lesparre, Castelnau de médoc, Sillé le Guillaume et Mulsanne
A la jeune épousée,
A celle qui a permis mes premières joutes,
A la nièce de Cerridween,
Le bon jour.
Sans doute devez-vous recevoir nombre de souhaits de bonheur, et de la part de personnes bien plus illustres que moi. Sachez qu’il ne s’agit pas là de félicitations, mais plutôt d’encouragements que je vous adresse. Pour avoir croisé plusieurs Von Frayner dans mon enfance, j’ai appris que la plupart étaient fourbes, menteurs, violents et désobligeants.
Peut-être cela ne s’écrit-il pas à une jeune mariée, mais je compatis sincèrement à la déception qui doit être la votre de compter désormais parmi votre famille des membres impériaux qui ne savent ni se tenir ni tenir leur langue. Y compris votre époux, hautain, froid et désagréable.
J’ai appris à l’occasion des joutes que vous avez organisées en l’honneur de votre hyménée que vous aviez sensiblement mon âge, ce qui me fait de nouveau vous présenter mes plus sincères condol*rature*encouragements. J’ai vu au bal du Roy nombre de pucelles de haut rang qui semblaient malheureuses comme les pierres, dont une qui s’est enfuie alors qu’elle avait été désignée par le Roy lui-même… Alors un Duc, blond de surcroit, que l’on vous impose… j’espère que vous avez d’autres loisirs afin de vous distraire de ces funé*rature* épousailles.
En vous remerciant tout de même de m’avoir permis de jouter pour la première fois,
Qu’Aristote vous ait en sa sainte garde,
Maeve Alterac
Ecuyère personnelle du Chevalier Ethan Newton
Dame de Saint Sornin Lavolps.

Et de sortir dans les rues, son matériel bien rangé dans sa besace, afin de trouver rapidement coursier, sûre que sa soeur serait trop fière d'elle.
_________________

Au revoir, Fab.