Breiz

Elle avait laissé Gauvain, ravi, jouer entre les pieds du palefroi, sous le regard protecteur d'une Mathilde terrifiée, et désaprobatrice. Non, elle n'avait toujours pas mangé, et non, elle n'avait pas faim, oui, merci, Mathilde, je vous assure que ça va.
Et zou, en voiture Simone, enfin, en selle Breitzel, la voila partie sur le dos du jeune étalon de guerre en direction de la forêt domaniale.
Lugh du clos d'Epona, la Lumière Divine. Le bien nommé.
La rouquine prend son temps. La nuit a été longue, et pénible. Elle aurait préféré rencontrer Théo n'importe où, sauf là. Qu'allait-il vouloir? Une course?
Lugh était trop lourd pour concurrencer un cheval de prix comme devait avoir le Baron.
Quelle idée avait bien pu lui passer par la tête quand il avait proposé cette sortie en pleine forêt?
Machinalement, elle dégagea sa robe des étriers, la remontant légèrement sur sa botte de cuir souple avant de la réajuster par dessus. Avec un léger soupir. Si un jour elle devait réellement mener les rusés au combat... Mais non, non, la Ruse, elle l'avait quittée, en claquant la porte, et les courriers avaient beau se faire rassurants et pleins d'idées, elle...
Elle ne savait plus.
Et puis, il était où, le Baron? Quelle idée de donner rendez-vous dans la forêt! C'est grand, une forêt!
Elle engagea Lugh sur le sentier, affermissant sa prise sur les rênes lorsque le cheval, inquiété par le passage vif d'un écureuil, esquissa un écart.
Elle le talonna, légèrement, et ils reprirent leur route, alors qu'elle gourmandait l'animal craintif, lui expliquant qu'à la guerre, il y aurait des trucs beaucoup plus dangereux qu'un écureuil à la recherche de sa réserve numéro 826 en plein cur de l'hiver.
Et, lentement, ils s'enfoncèrent dans la forêt.
Et zou, en voiture Simone, enfin, en selle Breitzel, la voila partie sur le dos du jeune étalon de guerre en direction de la forêt domaniale.
Lugh du clos d'Epona, la Lumière Divine. Le bien nommé.
La rouquine prend son temps. La nuit a été longue, et pénible. Elle aurait préféré rencontrer Théo n'importe où, sauf là. Qu'allait-il vouloir? Une course?
Lugh était trop lourd pour concurrencer un cheval de prix comme devait avoir le Baron.
Quelle idée avait bien pu lui passer par la tête quand il avait proposé cette sortie en pleine forêt?
Machinalement, elle dégagea sa robe des étriers, la remontant légèrement sur sa botte de cuir souple avant de la réajuster par dessus. Avec un léger soupir. Si un jour elle devait réellement mener les rusés au combat... Mais non, non, la Ruse, elle l'avait quittée, en claquant la porte, et les courriers avaient beau se faire rassurants et pleins d'idées, elle...
Elle ne savait plus.
Et puis, il était où, le Baron? Quelle idée de donner rendez-vous dans la forêt! C'est grand, une forêt!
Elle engagea Lugh sur le sentier, affermissant sa prise sur les rênes lorsque le cheval, inquiété par le passage vif d'un écureuil, esquissa un écart.
Elle le talonna, légèrement, et ils reprirent leur route, alors qu'elle gourmandait l'animal craintif, lui expliquant qu'à la guerre, il y aurait des trucs beaucoup plus dangereux qu'un écureuil à la recherche de sa réserve numéro 826 en plein cur de l'hiver.
Et, lentement, ils s'enfoncèrent dans la forêt.
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