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[RP] Paquet de l’ange

Alandrisse
Respirez, respirez, parait-il que cela calme les humeurs. Même si la tumulte qui se jouait actuellement en elle était plus égale à un cataplysme divin, qu' une simple tempête. Elle avait simplement répondu "Que veux tu mon amie". Si elle avait écouté ses bas instincts, ceux d'autrefois, certainement qu'une dague lui aurait fait perler son sang au creux de son cou. Au lieu de cela, la jeune femme serrait le poing et tentait de garder ce masque inebranlable. Pas facile, surtout quand on apprend qu'un enfant est né de l'union de sa meilleure amie disons le et de son père tout juste remit avec sa mère. On aurait dit une scène obscure d'une pièce de théatre Amour Gloire et Royauté. C'était à la mode il y a quelques années, enfin bref ne nous éloignons pas du sujet actuel. Direction sur la brunette/Chieuse/Comtesse/Gaga de la Boulasse, elle avait pris place derrière un des fauteuils, idéal pour planter ses griffes car ses pauvres paumes commençaient à faire la revolte vu la douleur.

Il y a des actes, qui meritent selon moi un châtiment radical. Mais j'ai appris qu'à vouloir abattre tous ses ennemis on ne fait que renouveller la fange d'où ils viennent.

Cette enfant sera donc notre petit secret pour le bien de ma famille, je l'enverrais dans un lieu où il sera heureux et en sécurité. Que le Très Haut vienne à ton aide Fildais. Je souhaiterais à present que tu repartes chez les Angevins, tu t'y plais davantage qu'avec tes propres amis. Du moins ce qu'ils en restent.

Les mirettes se posèrent sur le baron. Elle s'approcha et le prit dans ses bras avant de lui déposer un baiser sur le sommet du crâne.

Je suis navrée que ce voyage s'écourte si rapidement. Continue à faire honneur à ta mère. A présent excusez moi, je dois retourner à mes occupations. Takoda vous raccompagnera.
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Fildais
[Entracte…]


Nougats, fruits confits, dragées…
Nougats, fruits confits, dragées… oui vous voulez ? Une cuisse de poulet farcie au miel et à l’orange… voilà… tenez, ça vous f’ra quinze écus…
C’est l’heure de l’entracte dans la caboche blonde, le moment « M » où les voix pénétrantes de sa démence jouent au silence… l’inconvénient étant que dans les hauteurs cérébrales de la Compostelle ça commence à ressembler à une usine à courant d’air balayé par quelques volutes zéphyriennes.
Nougats, fruits confits, dragées…
Oui, oui, Fildaïs va revenir. Une fois qu’elle aura épuré son âme des ses anciens démons et qu’elle aura remis en place les bribes d’idées ébranlées par la tempête montbazonaise.
Oui, elle va reprendre pied… bientôt… Mais dans quel état ?
Nougats, fruits…. Chut, l’entracte est terminé…



[Trac !]


-Où suis-je ? Que fais-je ? Dans quelle étagère ?
-…Celle au fond à droite… dans le fond d’un bocal !

Cette dureté, cette amertume qui teintait les paroles de son amie frappèrent sèchement l’esprit déjà en équilibre instable de la jeune fille.
La Compostelle allait-elle embraser avec effroi l’émoi qui déjà l’esquintait depuis quelques mois. Pleurer de toutes ses larmes et fracturer cette carapace de froideur pour enfin trouver le soulagement qui apaiserait ses maux.
Non… le salant ne vint pas piquer ses yeux, qui restèrent secs.
A ce moment là, cet instant bien défini elle aurait voulu mourir sur place.
Grâce qui ne lui fut point accordé par le Très-Haut bien soucieux à ce que la jeune femme paye et paye encore son lourd tribut.

L’émoi se trouvait fragile, à fleur de peau et pourtant ce fut avec un visage paré d’airain qu’elle se tourna vers la brunette qui tentait une fuite éhontée.
Les iris perlés, la fixait, dénués de tout sentiment, comme vidés de leur substance essentielle, le regard ne vacilla pas au fond des lucarnes.
La voix éraillée s’éleva dans la pièce, calme, froide comme dépouillée de son humanité. Point de heurt, ni de cri, juste un ton monocorde étranger à la Compostelle.


Qui es-tu Alandrisse pour t’ériger ainsi juge ! Es-tu le Très-Haut ? Es-tu vestale irréprochable ?

Ne t’inquiète pas pour mon châtiment… Je le porte dans mon corps, dans mon âme, il n’y a pas une seconde où ce châtiment ne m’enveloppe et ne m’emporte, pas une, où il ne m’étreint jusqu’à l’étouffement… ce châtiment là a un nom Alandrisse… on ne nomme remord… et il ronge chaque parcelle de la Compostelle.
Pour le reste… le Très-Haut s’en chargera lors de mon dernier jugement, à l’heure de ma mort car je suis bannie du regard de Dieu…


Ne pas céder au chantage du chagrin trop fort qui lui quémandait un effort incommensurable.
La blonde était entrain de perde un à un ses gardes fous, se déchiquetaient là les derniers remparts à sa folie.
Après cela, il ne lui resterait plus grand-chose, sa noiraude amie et un tas de souvenirs au goût de cendre.
La déception d’Enguerrand, le mépris d’Al et vice versa… et vice et cetera…
Douleur bis repetita qu’elle glissa au fond d’elle-même, encore une fois.
La voix toujours aussi blanche que sa diaphane, elle reprit.


Je préférai que tu élèves cet enfant car avec toi je sais qu’il ne risquera rien… Tu es droite et loyale, et surtout les liens du sang priment et tu sauras le protéger et même je le sais… oui je le sais bien, à l’aimer…

Et dans le cas où ça t’intéresserait, l’enfant est une fille…
Sa voix trembla légèrement, elle se nomme Lucie...

Sa tocante n’en pouvait plus de prendre la tangente, à battre à tout rompre et dans son poitrail et dans son crâne… La Compostelle n’avait prononcé qu’une seule fois son nom, à sa naissance et depuis avait coupé court à tout contact affectif avec le fruit de sa chair.

Je te demanderai une dernière faveur, de garder sa nourrice, elle est veuve et c’est une brave femme qui s’applique au soin de l’enfant.

Voilà, elles s’étaient tout dit, échanger les dernières civilités d’usages d’une politesse contenant les ressentis saumâtres de leurs discussions.
Les aux revoirs se firent plus grave et sans l'once d'un regard. Juste un :


Reçoit ma gratitude et que le Très-Haut t'abstienne de telle épreuve...


-Ça veut dire qu’on verra pas de pendus ?
-Ohhhhhhhhhhhhhhhhhh
-J’vous l’avait bien dit, fallait pas tout déballer… bande de cruches !
-Nan mais on verra pas les cramés non plus ?
-Ohhhhhhhhhhhhhhhhhh

-Ben moi j’aurais pris fuchsia pour les fauteuils…
-C’est quoi un fouchia ?
-Chais pas, ça sonnait bien dans la phrase…

Oh misère…
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Toujours en deuil et de plus en plus cintrée ! [En rouge : les voix pensionnaires de la tête blonde]
Alandrisse
Qui suis-je pour juger...

Les mots firent mouches. Il faut dire que la Montbazon avait pris du poil de la bête depuis quand déjà? Son départ des oies blanches, celui du Languedoc ou bien son arrivée en Touraine. Elle ne se souvenait plus vraiment. A vrai dire, un jour elle s'était réveillée tout simplement. La brunette avait enfin compris que des mots doux pouvaient être aussi tranchants d'une lame et aussi dévastateurs que du poison. Il y en avait fallu du temps pour faire éclater cette bulle rose que la Montbazon avait autour de sa pomme.

Le corps s'arrêta, la haine qui torturait son être ne voulait qu'une chose. Simplement déverser cette rage qu'elle retenait tant bien que mal. La fuite avait été la meilleure option pour éviter l'irréparable, elle avait été son amie, peut être l'était-elle encore. Doucement la Comtesse pivota pour faire face à l'être qui l'avait trahi. Ses traits s'étaient durcis pour ne faire paraître qu'un masque impassible. Elle fit un pas puis un autre...


Dès que mon regard se posera sur cette enfant, je ne verrais que l'acte que toi et mon père avez fait. Je sais parfaitement qu'elle n'y est pour rien. Mais je ne me sens pas capable de l'élever, pas pour le moment en tout cas. Sa nourrice la suivra autant que l'enfant garde un lien régulier avec une personne.

Elle n'arrivait même pas à dire le nom de ce petit être. Comment pouvait-elle lui apporter une véritable éducation? La jeune femme salua une dernière fois la Compostelle avant de retourner à ses occupations. Un poids de plus à garder, elle respira profondément alors que la jeune femme s'enfonçait dans les couloirs du château. Plus rien ne la retenait dans cette pièce, une amitié perdue, voilà tout ce que la Montbazon avait su y trouver. Sa joie laissant place à la peine qui sillonnait désormais son visage...
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