Alycianne
[Salle à manger]
La fillette avait suivi silencieusement les Poneys, et s'était ainsi retrouvée dans le château d'Aubeterre. Lorsque les corps de la jeune fille et du garçonnet avaient été allongés sur les grandes tables en bois, elle n'avait pu retenir une grimace. Elle s'était adossée au mur, et s'était lentement laissée glisser à terre, pour entourer ses genoux de ses bras.
Incapable d'esquisser le moindre geste, d'aider à transporter eau chaude, linges, ou même de se proposer.
Tu es pas courageuse.
Et, pour une fois, de n'en avoir rien à carrer. Complètement indifférente. Elle regarde le vieil homme s'agiter au dessus d'Ygerne, de Karyl.
Soignez-les, par pitié. Aristote... ?
Et voilà qu'elle fait appel à celui qu'elle avait rejeté ces derniers mois. Mais elle en a besoin, et réalise son importance là, maintenant. Voilà la gamine qui culpabilise de son écart.
Tu m'aimes toujours, Aristote ? Très Haut, pardonnez moi...
Où est passée ta force, Alycianne ? Sapée, depuis trop longtemps attaquée par accoups. Elle est faible, surement. Elle n'a que huit ans. Et pour contrer le monde, qu'un sourire d'enfant.
Ce qui est très utile en toute circonstance. Mais contre l'élan d'un homme armé, que peu conséquent.
Spectatrice, elle observe les linges passer d'une main à l'autre, l'aiguille qui se lève et qui plonge recoudre les plaies, le sourire du chirurgien à l'action, les tissus tâchés d'écarlate.
A attendre que tout ça se finisse, qu'elle puisse enfin aller au chevet des blessés, embrasser Ygerne sur la joue et tenir la main de Karyl. Qu'ils guérissent.
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Alycianne de Blanc-Combaz.
Du Rouge, du Quartz & un grand Sourire.
Vous ne la connaissez pas ? Vous l'adorez déjà.
--Le_roger
[Plusieurs jours après l'attaque, à l'arrivée de Felina and Co]
Bourse en main, rêvant déjà des cuisses charnues qui l'attendaient, l'aubergiste pose son regard porcin sur la gamine qu'a pas encore déguerpi. La môme a pas l'air de vouloir filer, ptêt qu'il avait sa chance finalement. Encore une sainte Nitouche qui dirait pas non dès que ses mains auraient défait les liens de son corsage !
D'un sourire édenté, il commence à faire bouger ses lourdes jambes pour se rendre de l'autre côté du comptoir, s'imaginant déjà caresser le corps nu de l'angevine.
Mais v'là qu'une autre donzelle se pointe. Une moins commode que l'autre à première vue. Regard renfrogné, d'un demi-tour il revient s'emparer d'une chope pour la remplir à nouveau avant de se rendre au lupanar. Du coin de l'œil, c'est un autre lascar qu'il voit se pointer à son tour. Tout ça sent pas bon. La gamine, ça allait, mais les deux autres là, ils lui inspiraient pas confiance.
D'ailleurs, l'autre folle qui s'est mit à hurler dès son entrée se ramène vers lui, lui laissant pas le temps de souffler que déjà sa tunique est attrapée et que son ventre se retrouve en proie à une très désagréable sensation. L'avait quoi au bout des doigts celle là encore ?
Ouch, doucement ma jolie, on s'calme.
Il aurait bien tenté le coup du « ça se monnaye ma toute belle », mais quelque chose lui disait que s'il tenait à ses abattis, fallait qu'il se la ferme.
L'chateau du Comte, c'est vers Sarlat, tout près du lac.
Aïe, mais c'est qu'elle lui faisait mal la bougresse !
Grimaçant, il s'extirpe de sa poigne et fait le tour de son comptoir, attrapant au passage le nerf de bœuf qui traîne toujours non loin de lui.
L'avait ptêt du poids en trop le Roger, mais il savait mâter la vermine qui venait l'emmouscailler dans son tripot !
Dressant le bâton, il s'approche d'eux, mais pas trop près quand même. Juste assez pour pouvoir assommer la première tête qu'il voit.
Pouvez pas l'louper vot'chateau, maint'nant, barrez-vous d'chez moi !
Karyl
[Pendant ce temps là, au n° 51327, Paradis des chambrières (Enfin... "Paradis" c'est vite dit !)]
-Bla bla bla
(Une heure...)
- Bla bla bla
(Deux heures...)
- Bla bla bla
(Et le temps passe...)
-Bla bla bla
(... ou pas... Vous avez du temps j'espère? )
- ... ... ...
-Mais non j’ai pas dit que ils étaient trois, j’ai dit que j’en avais eu trois d’un coup. Vraiment tu comprends rien toi hein. En plus faut que tu arrêtes de m’interrompre comme ça parce que quand tu fais je peux pas raconter mon histoire alors que tout le monde il a envie que je dis la suite…
Loin, très loin derrière Ygerne, un petit blond avait lui aussi fait un bien étrange voyage. Et pour un paradis, c’était un paradis ! Imaginez un peu : une pièce immense remplie de chambrières, des chambrières à perte de vue, des chambrières n’ayant rien d’autre à faire qu’écouter des histoires, câliner, s’extasier et en raconter à leur tour. Voilà notre karyl qui s’était trouvé THE auditoire parfait.
- Bon alors je en étais où… AH OUI !! Les trois soldats ! Moi en faite j’étais parti faire de la mission très importante c’est pour ça que j’étais pas avec les filles quand ils sont venus. Je suis sure que ils ont attendu que je parte pour venir. Parce que moi comme je sais très bien faire la bataille, ils ont pas osé venir quand j’étais là. Même que aucun brigand a osé m’attaquer sur la route. Mais comme en vrai j’ai beaucoup l’expérience de la protection, j’ai vu tout de suite que les soldats étaient là et que ils allaient faire des bêtises alors moi je suis monté sur mon cheval pour aller voir. Et j’ai eu raison en plus parce que quand je suis arrivé y avait de la bagarre partout et même que les filles elles arrivaient pas trop à faire la défense. Alors moi j’ai sorti mon épée et j’ai défendu beaucoup et j’ai fait ça et ça et ça aussi et…
Et voilà le mioche reparti dans un duel sans merci, combattant milles ennemis aussi féroces qu’imaginaires. C’est qu’il fallait bien montrer pour qu’elles comprennent, les chambrières ! De la pure pédagogie en somme.
- Et tu es mort ? Figé dans son élan par la remarque d’une des auditrices, le mioche se retourna lui lançant un regard lourd de reproches. Ah les femmes, décidément ça comprend rien !
- Ben non que je suis pas mort t’es bête ! je t’ai déjà dit en plus que j’avais eu les trois soldats et même que après et ben j’en ai encore eu quatre après ! Mais ils ont eu le temps de faire du mal à Ygerne, elle aussi elle est chambrière en plus ! Alors moi et j’ai couru pour aller la sauver mais y avait beaucoup de sang et tout et…
- Et c’est là que tu es mort ?
- Moi j’ai plus trop envie de te parler si tu continues à dire ça hein. Je t’ai déjà dit que je suis du très fort et fier aventurier et que j’ai encore beaucoup les choses à faire. Regarde en plus j’ai les gros muscles alors on peut pas me avoir! Et au petit monstre de relever les manches de sa chemine, pour dévoiler deux biceps des plus saillants… Du moins de son point de vue ! En plus moi, ma marraine elle est maître d’armes à la licorne et elle sait faire beaucoup de bagarre et même que quand elle fait la bagarre avec Eikorc- lui c’est le plus fort de toute la terre- et ben des fois elle gagne un peu et moi je gagne quand on fait la bagarre de cuillères tous les deux. Et maman elle est mercenaire, c’est elle qui m’a appris à faire avec la dague bien mais elle veut plus trop que je fais alors je lui dit pas quand je fais avec les armes pour pas que elle se fâche. Même que une fois avec gaspard on a joué avec un fléau et moi maintenant je sais faire…. Mais il faut pas trop dire parce que sinon, moi je devrais faire la corvée de la vaisselle si Cerridween elle sait.
Soupçonneux tout à coup, le mioche se mit à regarder tout autour de lui. C’est qu’il ne faudrait pas que sa chère marraine se trouve dans les parages ou se serait l’engueulade assurée. Rassuré, le mioche reprit :
- Là il faut que je finis la histoire sur Ygerne mais après je pourrais aussi vous raconter quand j’ai appris à nager à Milo, et même que maintenant grâce à moi il sait bien faire. Ou alors la fois ou j’ai gagné le concours de la pêche contre Flaîche et aussi si vous voulez, la fois ou je suis allé tout seul dans la bourgogne pour sauver maman ! Après il faudra que je vous expliquer la blague que on a fait à ‘Nore avec le chevalier qui a les cheveux blancs et aussi le pacte que j’ai fait avec Alycianne et ma sœur. Et la fois ou j'ai fait le bateau avec l'amiral et aussi ou j'ai rencontré Natacha et aussi Calyce parce que elles sont trop bien!
Après moi j’ai pas trop envie que je parle de Aurile parce que elle a trouvé du mieux que moi en chevalier alors je crois que je vais bouder encore un peu avant de lui faire le pardon pour que elle sait que je boude et que je suis du fâché contre elle de pas avoir de la lettre. Mais en vrai c’est de la copine et…
- ET C’EST QUAND QUE TU ES MORT ??????? -Un certain agacement peut-être?-
Surpris le gamin sursauta en regardant la chambrière n°51326 avec des yeux ronds comme des billes. Encore de la folle dingue à vouloir voir des morts partout cette-là ! Puisque c’était comme ça, il allait pas raconter toutes ses histoires et se serait tant pis pour elle na ! Ronchon, le mioche posa ses mains sur les hanches et reprit : Je t’ai déjà dit cent fois que je suis pas mort et que je suis venu chercher Ygerne ! Tu es vraiment de la nulle toi hein ! Et moi je t’avais dit que si tu faisais encore je te parlais plus alors je vais plus te parler et se sera tant pis pour toi si tu ennuis maintenant. Et comme je trouve que tu es un peu de la fille nulle et ben je vais aller chercher Ygerne et même que je veux pas que tu viens avec moi !
Voilà qui était dit ! Et au mioche de se faufiler alors à travers la forêt de chambrières : « Pardon, pardon, excusez moi madame, pardon, je passe ! » Mais y en avait des milliards où quoi ? Humph !
Trop de chambrières… Tue la chambrière….
Alors aux grands maux les grands remèdes, les histoires reviendraient après : YGERNE !!!! TU ES OU ? JE SUIS VENU TE CHERCHER POUR QUE ON RETOURNE VOIR MAMAN !!!!!
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un simple gamin des rues...
Natasha
Ecumer… c’était l’mot juste ! Le trio était passé d’une taverne à l’autre avec une vélocité à toute épreuve ; faut dire que la chevauchée infernale ne leur avait pas donné le loisir d’une moindre chopine et un jour supplémentaire aurait signé la déshydratation officielle de la blondasse. Promptes à faire marcher l’commerce, elles avaient assiégé tout ce que la ville comptait de tripots ou autres bouges jusqu’à finir dans un infâme estaminet, seul rescapé de la paisible cité… Quand les quelques irréductibles, comprenez clients puants et déjà imbibés, se mirent à siffler, les donzelles ne s’en émurent pas ; occupées qu’elles étaient à tergiverser sur la politique comtale et sujets scientifiques d’extrême importance… Mouais, pas crédible ! Disons qu’elles exploitaient les possibilités, débattaient sur le pourquoi du voyage et se lamentaient déjà d’avoir débarqué dans un tel trou ; en deux mots, la slave ramait dur dans l’argumentation quant au bien fondé de la balade.
C’est le rire obscène du misérable taulier qui anima la vigilance blondesque et l’attention se porta sur la salle ; les ambres surveillèrent la scène avec intérêt quand la platine reconnu la brunette… ladite gamine dont les manières différaient des siennes lui arracha un sourire, d’autant qu’elle avait eu gain de cause et…
BLAMMM !
La porte s’ouvre –ouais, pour les bruitages, j’suis en formation^^- avec une douceur toute particulière et le minois s’assombrit un court instant… plus ou moins long en vérité, le temps que la caboche turbine sur la situation et que Félina, puisqu’il s’agit de sa discrète entrée, reprenne un semblant de calme. De toute façon, à la vitesse où elle réfléchit, la minette avait l’temps de mourir, ça va sans dire ! Mais l’intellect du poison n’étant pas le thème… moui, bref.
L’oxygénée tend l’oreille, attentive aux échanges :
Calyce. a écrit:Elle l'soigne...'lors il est vivant, hein ? On va l'chercher ?
Ça s’tient, pas con la mioche et l’impatiente de soupirer doucement, soulagée. Alors, elle perçoit la voix de l’homme et la moue d’apparaitre… Sort d’où lui ! Pff, tu vieillis Nat’ ! Namého, ça va hein, j’ai qu’deux mains ! Erf, bien avisée la réponse, on sent la profonde réflexion là… rictus rapidement remplacé par un sourire indéfinissable comme il confirme les dires de l’angevine et déjà la mercenaire qui cherche des réponses auprès du ventripotent ; façons toutes aussi différentes mais qui portent leurs fruits et valait mieux à en croire l’agacement dans la voix de la Rastignac.
Toujours en retrait, le tiercé d’arrogantes se lève comme un seul homme…’fin plutôt comme une seule femme dans le cas présent… et s’approche tranquillement des bruns, spontanément :
On part quand ?
Coups d’œil au suintant qui se veut menaçant, manquerait plus qu’il assomme quelqu’un…_________________
Ygerne
[Paradis des chambrières – bureau des âmes perdues, 3ème couloirs à gauche puis à droite]
- Hum… pas bon.. pas bon du tout…
- Je peux clarifier certains flous ?
- Raaah ! horrible.. Halala non c’est une horreur !
- Mais je.. hum… je peux expliquer...
.......
- C’est quoi votre truc avec des numéros ?
- Bonjour… faut que je parle avec le bureau des redirections d’âmes
- C’est drôle votre tube pour parler…
- Oui.. ici le bureau des âmes perdues… j’suis en face d’un cas grave.
Ygerne esquisse un grand sourire à l’homme qui la dévisage.
- Alors voila… pas baptisée, dernière confession non répertoriée… On a bien trace d’une visite dans une église à Chinon…. Qui se serait soldée par le vol de vin de messe et la destruction de reliques retrouvées dans le… hum.. *toussotement*… postérieur d’un dénommé Burrich…
- J’ai une explication rationnelle pour tout…
- Oui c’est bien ce que je pensais… alors je me disais qu’elle avait peut-être été mal redirigée et dépendait d’une autre croyance…
- Non mais c’est juste que…
- Attendez, je regarde… non y a rien… à par un espèce de culte à une sainte Bécassine.
- Oui… demandez lui de…
- Inconnue parmi nos saintes…pas retrouvé de traces ailleurs.
- Mais si… y a aussi Thérèse …
- Hum.. oui oui.. ok… oui je crois qu’on n’a pas le choix oui…
- Non mais de toute façon un prince m’attend je veux pas vous ennuyer plus. Je vais redescendre…
- Une partie d’échec ce soir ? OK.. j’amène la boisson… alors à ce soir !
.....
- J’ai bien peur que nous ne puissions rien faire pour vous
- Mais je peux expliquer…
- Vous allez être admise dans le département des âmes errantes.
- Ah ? mais moi je veux retourner voir les âmes vivantes…
- Il faut relativiser.. vous pourrez hanter la personne de votre choix…
- Oui mais mon prince….
.....
- Vous faites quoi ? NON je veux pas y aller NON !
- Du calme… oui service de la sécurité… oui je vais avoir..
- Là ! Un crocodile !
- Quoi ? Ou ça ?
Ni une ni deux, la rouquine attrape son dossier et file en courant.
- Sécurité !
Et elle court : gauche, droite, droite et gauche… retour dans la salle d’attente, la foule la dissimule. Ouf ! sauvée !
- YGERNE !!!! TU ES OU ? JE SUIS VENU TE CHERCHER POUR QUE ON RETOURNE VOIR MAMAN !!!!!
- Karyl ! Karyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyl !
Elle aperçoit une petite tête blonde au milieu de toutes ces femmes. Il a un sourire niais et satisfait.. Bien un homme en devenir celui-là !
Elle l’attrape par la main :
- Viens faut qu’on trouve la sortie… sont fou ici.. et on a rancard en bas.
--Fantine.
[Paris, Févier 1459, tard dans la nuit]
Il se fait lointain le claquement des sabots contre le sol pavé de Paris. Ce sont deux cavaliers qui disparaissent dans la nuit laissant derrière eux Saint-Antoine et les bas fonds de la ville, une auberge et deux mioches, ils n'ont prit qu’un vélin. « On reviendra ! » avaient-ils dit. Rien n’était moins sure, il vaut parfois mieux fuir que risquer sa vie. Mais dans le couple, l’homme est cupide et la femme cruelle. De l’argent ils veulent et argent ils auront. De gré ou de force, les autres payeront ! C'est qu'il faut éponger les dettes et faire tourner la boutique. Les contrats se font rares et les gosses trop petits. Alors, les sabots raisonnent vers la province, d’ici dix jours elle sera arrivée, dix de plus et la voilà rentée. Et le rire gras de des fomentateurs raisonne. Que valent les mauvais coups quand d’un seul en pleine lumière, on peut s’en mettre plein les fouilles ?
[Périgord, des jours plus tard, après l'attaque]
C’est toute fois deux silhouettes fatiguées qui entrent finalement à Angoulême. La route a été longue et le vieux canasson bien trop lent. Elle n’a plus envie de rire la sale gueuse à la mine dégueulasse pas plus que l'homme qui l'accompagne. Il lui tarde de se reposer et elle gueule et s’acharne contre la pauvre bête en oubliant presque de chercher une auberge. Pour un peu elle en oublierait même ce qu'elle est venue faire ici, en pleine cambrousse aussi loin de Paris. La mine blafarde finit tout de même pas se tourner vers les enseignes. "Celle-ci ira très bien..." fit-elle à l'attention de l'autre. Et la voilà qui entre et commande une chambre pour plusieurs nuits, du pain et du vin.
Lentement ils s’installent a une table, la plus discrète possible et ressortent le vélin qui les a conduit ici. Un sourire mauvais se dessine au coin de leurs lèvres. La femme parcourt des yeux une fois encore l’écrire malhabile et s’arrête sur un nom : « Marie-Alice Alterac », le répète comme une douce mélodie tout en caressant la lame qu'elle cache sur sa cuisse. Ils devront bientôt aller la saluer mais avant… ils ont une épine à se sortir du pied.
Faut la r'trouver la Rastignac.. et vite!
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Le vie ne vaut rien sans quelques larcins...