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[Arrivée au Mans, dans la matinée]
Clair et bleu, le jour avait fait son apparition. Le soleil répandait peu à peu ses doux et chaleureux rayons sur la ville du Mans quand elle se présenta devant la grande muraille. Comme à son habitude, l'entrée avait été envahie dès que les portes s'étaient entrouvertes. Roulottes, bêtes et marchands s'étaient engouffrés sans plus attendre pour rejoindre le cur de la ville. En retrait, en bord de route, elle avait patienté et assisté à l'éternel manège avant de constater que l'accès était de nouveau praticable pour de simples vagabonds.
Il faisait agréablement doux, mais elle ferma tout de même sa cape et réajusta sa capuche, ne laissant apercevoir dans l'ombre de cette dernière qu'un regard brun bordé de longs cils fins, et entra à son tour.
Une douce brise se leva lorsqu'elle bifurqua et prit le chemin de terre qui longeait les remparts. Au fil des pas, les bruits du centre ville s'estompaient doucement, lon ne percevait plus que le bruissement des feuilles agitées par le vent et le chant de quelques oiseaux s'apostrophant dans un concert de piaillements et roucoulements. Au bout de quelques mètres, apparu le toit de la petite maison solitaire Sa maison.
De son pied, elle poussa la pierre qui retenait le pan de bois abîmé qui avait autrefois tenu lieu de porte et pénétra à l'intérieur de la maisonnée, tout était resté tel qu'elle l'avait laissé à son départ à quelques choses près. Parchemins et vêtements jonchaient encore le sol, mais un amas de poussière avait recouvert le tout et quelques toiles d'araignées avaient fait leur apparition aux quatre coins de la pièce. Elle se remémora, ce jour où la colère l'avait emporté sur elle, réveillant celle qu'elle avait tant redouté durant six ans. Ce jour, elle avait tout abandonné et décidé de le retrouver « lui » quoi qu'il lui en couterait, mais en vain. Certes, on l'avait assurée de son existence, mais il semblait introuvable et la seule personne qui était susceptible de l'informer avait eu une telle méfiance, que cela lui avait paru dangereux pour elle au point qu'elle avait préféré rester discrète les jours suivants avant de quitter définitivement la ville pour continuer ses recherches. Elle eut un bref sourire aux souvenirs de ce voyage. Malgré les mésaventures qu'elle avait connues durant ce périple et cette chose qui lui nouait toujours les entrailles, elle se sentait apaisée enfin, à présent tout cela lui paraissait assez lointain pour qu'elle ne se soucia plus que du travail qui l'attendait.
Se rendant dans le petit espace qu'elle avait aménagé pour en faire une chambre, elle troqua sa robe contre une paire de braies et une fine chemise puis remonta ses boucles brunes pour les enfermer dans un fichu qu'elle noua sur sa nuque. Un nettoyage s'imposait, ensuite elle s'occuperait d'aller prendre des nouvelles de son amie.
Clair et bleu, le jour avait fait son apparition. Le soleil répandait peu à peu ses doux et chaleureux rayons sur la ville du Mans quand elle se présenta devant la grande muraille. Comme à son habitude, l'entrée avait été envahie dès que les portes s'étaient entrouvertes. Roulottes, bêtes et marchands s'étaient engouffrés sans plus attendre pour rejoindre le cur de la ville. En retrait, en bord de route, elle avait patienté et assisté à l'éternel manège avant de constater que l'accès était de nouveau praticable pour de simples vagabonds.
Il faisait agréablement doux, mais elle ferma tout de même sa cape et réajusta sa capuche, ne laissant apercevoir dans l'ombre de cette dernière qu'un regard brun bordé de longs cils fins, et entra à son tour.
Une douce brise se leva lorsqu'elle bifurqua et prit le chemin de terre qui longeait les remparts. Au fil des pas, les bruits du centre ville s'estompaient doucement, lon ne percevait plus que le bruissement des feuilles agitées par le vent et le chant de quelques oiseaux s'apostrophant dans un concert de piaillements et roucoulements. Au bout de quelques mètres, apparu le toit de la petite maison solitaire Sa maison.
De son pied, elle poussa la pierre qui retenait le pan de bois abîmé qui avait autrefois tenu lieu de porte et pénétra à l'intérieur de la maisonnée, tout était resté tel qu'elle l'avait laissé à son départ à quelques choses près. Parchemins et vêtements jonchaient encore le sol, mais un amas de poussière avait recouvert le tout et quelques toiles d'araignées avaient fait leur apparition aux quatre coins de la pièce. Elle se remémora, ce jour où la colère l'avait emporté sur elle, réveillant celle qu'elle avait tant redouté durant six ans. Ce jour, elle avait tout abandonné et décidé de le retrouver « lui » quoi qu'il lui en couterait, mais en vain. Certes, on l'avait assurée de son existence, mais il semblait introuvable et la seule personne qui était susceptible de l'informer avait eu une telle méfiance, que cela lui avait paru dangereux pour elle au point qu'elle avait préféré rester discrète les jours suivants avant de quitter définitivement la ville pour continuer ses recherches. Elle eut un bref sourire aux souvenirs de ce voyage. Malgré les mésaventures qu'elle avait connues durant ce périple et cette chose qui lui nouait toujours les entrailles, elle se sentait apaisée enfin, à présent tout cela lui paraissait assez lointain pour qu'elle ne se soucia plus que du travail qui l'attendait.
Se rendant dans le petit espace qu'elle avait aménagé pour en faire une chambre, elle troqua sa robe contre une paire de braies et une fine chemise puis remonta ses boucles brunes pour les enfermer dans un fichu qu'elle noua sur sa nuque. Un nettoyage s'imposait, ensuite elle s'occuperait d'aller prendre des nouvelles de son amie.